Chapitre 10 – So long, Midgar
Nos héros, à présent libérés de leur prison par un phénomène inexplicable, se trouvaient confrontés à un cruel dilemme : dans quelle direction partir ? Vers le bas, à la sortie du bâtiment, en redescendant tous les étages pour gagner la liberté ? … ou bien vers le haut, en suivant les traces de sang larges d'un mètre, les cadavres d'employés, les lumières qui déconnent et la petite musique angoissante au violon ? Attention, il s'agit là d'une question-piège.
Cloud : Suivons les traces de sang.
Aerith : Bien sûr, quel meilleur endroit pour se mettre en sécurité !
Cloud : Il faut qu'on sache ce qu'il arrive.
Tifa : Dans le meilleur des cas, on pourra peut-être trouver un hélicoptère sur le toit du bâtiment, non ?
Barret : J'ai toujours rêvé de piloter un hélico !
Aerith : Va pour la piste d'hémoglobine, alors, mais vous viendrez pas vous plaindre si le chemin se poursuit avec notre sang à nous.
Cloud : Voyons voir… Hé !
Tifa : Qu'y a-t-il ?
Cloud : C'est l'endroit où était contenue Jénova…
Barret : Elle s'est faite la malle ?
Rouge XIII : Négatif, la malle est toujours sur le bureau d'Hojo, là-bas.
Aerith : On en a marre de tes conneries, toi !
Rouge XIII : J'y peux rien si tu le prends malle.
Aerith : J'VAIS T'ÉTRIPER !
Rouge XIII : Au secours ! On me malle-traite !
Aerith : GNAAAH !
Rouge XIII : Aaah !
Cloud : Ça suffit, vous deux.
Rouge XIII : Désolé, Aerith, je n'y voyais pas malle-ice.
Aerith : Tss…
Cloud : Bref, toujours est-il qu'on a une piste à suivre, il me semble.
Celle-ci les mena tout d'abord à l'étage supérieur, où ils avaient tantôt affronté l'ignoble expérience difforme, dont le cadavre était encore incrusté dans le mur, et les conduisit bientôt au dernier étage, lequel était constitué d'une sorte de petit hall et d'un escalier somptueux menant au bureau du directeur de la Shinra. Inutile de préciser que c'est vers ce lieu que le chemin ensanglanté se poursuivait.
Tifa : Qu'est-ce que…
Barret : Le directeur ! Il fait la sieste sur son bureau ! Espèce de gros branleur !
Cloud : Il dort pas, idiot, il est mort. L'épée plantée dans son dos devrait parler pour elle-même…
Barret : J'avais un doute, mais j'm'étais dit que comme c'était notre grand ennemi, il pouvait pas crever aussi facilement, et surtout pas tué par un autre que nous…
Aerith : Et pourtant, il a l'air mort de chez mort.
Tifa : Cette épée… elle est plutôt impressionnante, vous ne trouvez pas ?
Cloud : Oh merde… je la reconnais… je sais à qui elle appartient…
Tifa : Comment ça ?! À qui elle est, au juste ?
Cloud : Sephiroth.
? : Iiiiih !
Rouge XIII : Y a quelqu'un, là-bas !
Aerith : Derrière la colonne.
? : IIIIIH !
Tifa : Pas si vite !
Cloud : Hop ! Tu restes là, mon coco.
? : Lâchez-moiiiiii !
Barret : On l'a vu pendant la réunion, ce gusse-là ! C'est quoi, son nom, déjà ?
Tifa : Palmier, je crois, ou quelque chose comme ça.
? : PALMER !
Cloud : Dis-nous ce que tu sais.
Palmer : Je sais un peu de l'Histoire de Midgar, je sais mes tables de multiplication jusque 7 et je sais faire le riz au lait ! Me tuez paaaaaaaas !
Cloud : On s'en fout, de ça ! Parle-nous plutôt du meurtre du président de la Shinra !
Palmer : Qui ?
Barret : Le type avec une épée dans le dos, là, sur le bureau !
Palmer : Ooooooh ! Oui ! J'm'en rappelle ! Y a un type avec des cheveux gris très très longs, une cape noire, une grande épée et tout ça qui est venu, a dit un truc comme « Je suis le grand méchant, bla bla » et kaput, le dirlo. Vous avez des chips ?
Aerith : Non mais il sert à quoi, ce type ?
Tifa : Il y a écrit sur sa veste : « Responsable du Développement Spatial ». J'imagine qu'ils doivent tenter d'explorer l'espace, ou d'y envoyer des satellites.
Barret : C'est lui qu'y faudrait y envoyer, ouais !
Cloud : Hé, mais c'est qu'il se débat, l'animal !
Palmer : Je dois faire cacaaaaa ! À bientôôôôt !
Cloud : Reviens, bâtard !
Tifa : N'y prêtons pas attention.
Rouge XIII : Vous entendez pas comme un bruit d'hélices, venant de dehors ?
Barret : Un hélico ! C'EST NOTRE HÉLICO ! J'VEUX LE PILOTER !
Cloud : Toi aussi, reviens ! S'il est en marche, c'est qu'il doit déjà y avoir quelqu'un dedans ! MAIS REVIENS, J'TE DIS !
Barret : MON HÉLICOOOO !
Aussi étonnant que cela puisse paraître, le « balcon » du bureau du directeur de la Shinra servait également d'héliport. Propre sur soi dans son costume blanc impeccable et descendant tout juste de sa monture volante, un jeune homme se tenait face à eux, un jeune homme qui semblait fortuné, et que la vie paraissait avoir gâté… à un détail près.
Barret : Un roux !
Tifa : Dis-donc, Barret ! Ça ne se fait pas de montrer les gens du doigt !
Aerith : Oui, non, mais là il a quand même raison. Je me demande comment ce type est parvenu jusqu'à l'âge adulte sans mourir lapidé…
Cloud : Il n'y a qu'une seule réponse possible. C'est Rufus.
Barret : Rufus ?!
Tifa : Le… fils du directeur ?
Rouge XIII : Il aurait dû l'appeler Roux-fils.
Rufus : Tout d'abord, j'aimerais noter que mes cheveux ne sont pas roux, mais blonds vénitiens…
Aerith : C'est ça, à d'autres.
Rufus : Ensuite… Je reviens d'un long voyage à l'étranger, et que vois-je en revenant ? Une bande de cloportes…
Barret : Cloporte toi-même, l'affreux !
Rufus : Mais à qui ai-je l'honneur, exactement ?
Cloud : Un ancien du SOLDAT.
Tifa : Une tenancière de bar !
Rouge XIII : Un futur client de son bar.
Aerith : Une simple vendeuse d'herbes. T'en veux ?
Barret : Un mec pas content !
Rufus : Quelle équipe… Et je vois que vous avez même veillé à la diversité ! Deux femmes, deux hommes, un animal… Et là-dedans, un afro-américain.
Barret : C'est toi l'affreux, eh cloporte !
Rufus : Une telle hétérogénéité…
Cloud : Il nous manque un handicapé mental pour être complets, tu veux nous rejoindre ?
Aerith : Je crois qu'avec lui en plus, ça en fera plutôt une majorité.
Rufus : Une telle disparité… une telle variété…
Barret : Ben quoi ? Ça t'pose un problème, l'affreux cloporte ?
Rufus : C'EST UNE INSULTE À L'ÉQUILIBRE DU MONDE !
Cloud : … Whaaat ?
Rufus : Mon paternel était un idiot qui ne s'occupait que de l'argent !
Aerith : Ouais, on était parvenus au même constat.
Rufus : J'ai d'autres ambitions pour ce monde que celle de simplement m'enrichir ! Je veux l'uniformiser ! Je veux le rassembler ! L'unir sous l'égide dominatrice et terrifiante de la Shinra ! Je veux élever une bergerie géante ! Des millions de moutons ! Nous les prendrons pas la main, nous leur dirons comment vivre, quoi acheter, quoi dire, quoi ne pas dire, quoi penser, quoi oublier, quoi aimer, quoi haïr, nous les pousserons à se torcher joyeusement le cul avec du papier de verre, s'il le faut !
Tifa : Mais… mais c'est mal !
Cloud : Ça fait mal, surtout.
Aerith : Et le prix de la répartie du siècle revient à… la paire d'obus avec une fille au dessus.
Barret : Prenez toutes les insultes que j'ai dit à son papa et faites un copié-collé sur ce type avec plein de points d'exclamation en plus !
Rufus : À présent, vous ne voyez sûrement pas à ce que je me débarrasse de vous, alors préparez-vous à mourir.
Cloud : Je m'occupe de lui, allez-y !
Barret : Quoi ?! Mais pourquoi ?!
Cloud : Parce qu'avec le meurtre de l'autre couillon, là, les forces de la Shinra vont débarquer d'une minute à l'autre, alors j'aime autant que vous descendiez pour préparer un plan histoire de sortir d'ici, parce que je sais pertinemment que vous allez mettre une demi-heure à en pondre un !
Barret : Oh… En plus, l'hélico est en l'air, maintenant que le rouquin est descendu…
Aerith : C'est marrant, l'espace d'un instant, j'ai cru que tu voulais faire le héros protecteur qui se sacrifie pour gagner un peu de temps à ses amis. Je me disais aussi. T'es ni un héros, ni mon ami.
Cloud : Ouais, ouais, c'est ça, tire-toi aussi !
Le reste du groupe s'activa donc pour s'enfuir du bâtiment en vitesse. Tous, sauf Tifa, rejoignirent l'ascenseur, celle-ci prétextant d'avoir oublié quelque chose – bien que les autres, à l'exception de Barret, comprirent d'office qu'elle ne souhaitait tout simplement pas abandonner le guerrier à pics blonds. Cela n'empêcha cependant pas Aerith de se jeter sur la manette de commandes pour descendre sans trop se soucier des deux restés là-haut. Toutefois, alors qu'ils attendaient dans l'ascenseur spécial en forme de tube et donnant sur la ville, une autre plate-forme se mit à leur niveau, contenant une véritable machine à tuer. Une sorte de machine d'artillerie fixe avec deux canons gattling en guise de bras.
Barret : Bah ! On est protégés par des vitres !
Aerith : T'as cinq secondes pour réaliser ta connerie et te baisser, parce qu'autrement, tu risques de vite déchanter.
Barret : Ah bon ? Pourqu… Ouaaaah !
Rouge XIII : Tous aux abris, v'là des débris !
Barret : Oh ben ça alors ! Il a pété la vitre ! Moi qui croyais que les robots avaient genre pas le droit de détruire le mobilier et tout ça, dans leurs lois de la robotnik !
Aerith : Premièrement c'est « loi de la robotique », deuxièmement, ce sont les humains auxquels ils n'ont pas le droit de faire du mal, en principe, et troisièmement : baisse-toi encore.
Barret : Aaaah ! Il a d'nouveau tiré ! 'Faut riposter !
Rouge XIII : Il est sur l'ascenseur d'à côté, et j'sais pas pour vous, mais moi j'me sens pas des envies d'acrobates, avec cette hauteur-là !
Aerith : Moi non plus, mais Barret a un canon mitrailleur, alors il va s'en occuper, hein Barret ?
Barret : Euh… si tu veux, ouais. Tu vas voir, tas de ferrouille !
Rouge XIII : Avec ce que tu vas lui mettre, s'il était humain, il pourrait faire « ouille ».
Aerith : Tiens, si t'as le temps, tire aussi sur ce débile.
Barret : Bouaaaah ! Prends çaaaa !
Rouge XIII : T'as pas un peu visé à côté ?
Aerith : Décidément, c'est un problème récurrent, chez les hommes…
Rouge XIII : Ah tiens, son ascenseur ralentit !
Aerith : Il ne ralentit pas, il s'arrête, carrément. Je sais pas ce que t'as fait, mais apparemment, il est en panne.
Barret : Super ! Y a plus rien qui viendra nous déranger !
Aerith : Rien, à part les blagues de l'autre, là. T'es sûr que tu peux pas lui plomber le cerveau, vite fait ? Les autres en sauront rien.
Rouge XIII : Hé !
Mais au même instant, un terrible combat se livrait sur l'immense balcon du dernier étage.
Cloud : Aah… aah… t'abandonnes ?
Rufus : Tu dis cela, mais c'est toi qui es essoufflé.
Cloud : Évidemment, moi j'fais tournoyer mon épée à chaque fois que j'attaque ! C'est super fatigant, alors que toi tu te contentes de rester là, avec ton fusil à pompe !
Rufus : Ne t'inquiète pas, je vais abréger tes souffrances.
Cloud : Ça, c'est vraiment trop gentil ! Ce sera avec plaisir, là dis-donc !
Rufus : Meurs !
Cloud : Aaah !
Rufus : Meurs, te dis-je !
Cloud : Merde merde merde, si j'avais pu gagner une seconde de plus, j'suis sûr que j'aurais pu trouver un plan !
Rufus : C'est inutile, je vais en finir avec toi.
Cloud : Raaah… Réfléchis, Cloud, réfléchis…
Rufus : Meurs.
Cloud : Put…
Rufus : Tiens ? Mais pourquoi est-ce que ça ne marche pas ?
Cloud : Euh… t'as pensé à remettre des munitions ?
Rufus : Mmh… Comment est-ce qu'on fait cela, exactement ?
Cloud : Attends, tu te sers d'un fusil à pompe et tu sais pas comment recharger ?
Rufus : Je n'en ai jamais eu besoin ! Mes cibles se sont toujours urinées dessus en implorant mon pardon avant de mourir au premier tir ! Ensuite, je n'avais qu'à tendre mon arme à un larbin pour qu'il la recharge et la nettoie jusqu'à ce qu'elle brille. Je réitère donc ma question : comment est-ce qu'on la recharge ? Parle, ou bien je… eh bien…
Cloud : Je te trouve un peu barbant, avec ton parler un peu bourgeois. Tu permets que je te rase de près avec mon épée ?
Rufus : Tu… tu n'oseras pas…
Cloud : Oh que si, viens-là que je t'embroche, mon salopard !
Rufus : Nooon !
Plus rapide qu'il en avait l'air, le nouveau directeur de la multinationale parvint à sauter sur l'hélicoptère parvenu à son niveau avant de prendre la fuite par la voie des airs sous les jurons de son agresseur.
Tifa : Ah ! Tu es sain et sauf ! J'avais peur d'arriver trop tard ! Où est Rufus ?
Cloud : Il s'est enfui en hélico, le p'tit chacal. J'ai failli l'avoir.
Tifa : Bon, ça ne fait rien. Les autres nous attendent sûrement en bas, enfin j'espère. Allons-y, vite !
En effet, les autres restaient au rez-de-chaussée du bâtiment, non pas à se tourner les pouces, mais peu s'en faut. Ils n'agissaient pas ainsi par choix, cependant, mais bien parce que Cloud avait eu raison en disant qu'ils mettraient une demi-heure à échafauder un plan.
Barret : On sort et on défonce les soldats de la Shinra !
Aerith : Pour la troisième fois, ÇA NE MARCHERA PAS ! Et le coup du zob à l'air non plus ! Il va falloir te le dire en quelle langue ? Cela dit, ça pourrait me fournir une diversion pour m'enfuir seule…
Rouge XIII : Y a pas d'autres issues ?
Aerith : Mmh… Il doit bien y avoir un parking…
Barret : Oh ! Et si on volait une moto et qu'on se tirait d'ici avec ?!
Aerith : Bonne chance pour caser cinq personnes sur une seule moto, l'ahuri.
Tifa : Vous voilà !
Barret : Ah, Tifa ! Il est passé où, Cloud ?
Tifa : Suivez-moi, on a un plan ! C'est par ici.
Rouge XIII : Le panneau indique « Parking »…
Déjà quelques intuitions leur vinrent à l'esprit, et furent bientôt concrétisées par un bruit de moteur, non loin. Et soudain, ils le virent. Cloud dévalant en moto les escaliers avant de s'arrêter en dérapant devant ses compères l'air de dire « Regardez comme j'suis beau gosse ».
Barret : Descends de là, c'est mon tour de monter dessus !
Cloud : Tu rêves, j'ai dit preum's au moment de la prendre !
Barret : Tifa ! Tifa ! Cloud veut pas me laisser monter sur sa bécane !
Tifa : Ça ne fait rien, Barret, nous on a cette petite voiture. En se serrant un peu, on devrait pouvoir y rentrer à quatre.
Aerith : Fantastique.
Barret : Peuh ! De toute façon, j'en voulais plus, de sa moto pourrie !
Tifa : En route !
C'est donc au volant de deux véhicules inégalement classes que le groupe scindé en deux sortit en trombe du QG de l'entreprise diabolique, profitant de la surprise des soldats postés devant pour prendre de la vitesse. Il en fallait cependant plus que cela pour les arrêter, c'est pourquoi les militaires de la Shinra surgirent bientôt de derrière eux, également sur des motos.
Tifa : Cloud, occupe-t-en, nous on ne peut rien faire, avec la voiture !
Cloud : Oulà, attends ! J'ai déjà du mal à conduire cet engin, alors si en plus je dois me servir de mon épée en même temps, je cours droit vers l'accident !
Rouge XIII : Pour l'instant, tu ne fais que rouler, c'est seulement après l'accident que tu devras courir. Et en attendant, pour ce qui est d'aller droit, c'est pas tout à fait ça !
Cloud : J'ai pas besoin de subir tes…
Garde A : Rangez-vous sur le bas-côté !
Cloud : Aah !
Garde A : Aaaargh !
Garde B : Jean-Pierre !
Garde C : C'est un fou, ce type ! Il donne des coups d'épée en conduisant !
Garde D : On n'abandonnera pas !
Barret : Hé, d'autres types arrivent de la droite !
Cloud : Oh non… OH NON… JE RECONNAIS CES TYPES ! ACCÉLÉREZ AUTANT QUE VOUS LE POUVEZ !
? : Bonjour, chers amis, auriez-vous un instant pour parler de notre sauveuse ?
Cloud : Vous avez toujours pas compris que je voulais pas de vos conneries ?!
? : Rejoignez les témoins de Jénova, et vous nous aiderez à former un monde meilleur !
Garde D : Prenez-le en cisaille !
Garde C : Bonne idée, Jean-Jean !
Garde B : Moi, je m'occupe de la voiture !
Aerith : Appuie sur le champignon, ils nous rattrapent !
Tifa : C'est ce que je fais, mais ce tacot ne peut pas aller plus vite !
Barret : Mmh… un taco…
Rouge XIII : Tacot leur foncer dedans, tu l'enverras dans le décor !
Tifa : Jeu de mot à part, c'est pas une mauvaise idée ! Et hop ! Un grand coup de volant !
Barret : Ouaaaah !
Garde B : HEIN ?! MAIS ELLE EST MALA… AAAAAAH !
Garde D : Jean-Philippe !
Garde C : On va le venger !
Témoin : REJOIGNEZ-NOUUUUS !
Cloud : Non !
Témoin : VOUS AUSSIIII !
Garde C : N… Non ! Écartez-vous ! C'est dangereux ce que vous faites, on ne double pas par la dr…
Témoin : JENOVA SAUVERA VOTRE ÂÂÂÂME !
Garde C : Aaaaah !
Garde D : Jean-Dominique !
Cloud : Bien, il ne reste plus qu…
? : Bonjour ! Nous avons toute une gamme d'aspirateurs à vous proposer, avec des prix variant de…
Cloud : MAIS ARRÊTEZ DE M'EMMERDER QUAND JE CONDUIS, BORDEL ! Sérieux, on peut pas fuir la ville à plein vitesse sur une autoroute en travaux sans que tous les tarés du coin viennent nous emmerder !
Vendeur : Ils sont pas chers, mes aspirateurs !
Garde D : Ah ! Des aspirateurs ! Ça m'intéresse !
Vendeur : Arrêtons-nous sur la bande d'arrêt d'urgence, je vous fais un prix !
Garde D : Volontiers ! C'est ma femme qui va être contente !
Cloud : Bon, au moins on est débarrassés de ces débiles…
Aerith : Attends un peu, Cloud ! T'as dit quoi, à l'instant ?!
Cloud : Que tous les tarés du coin venaient nous emmerder ?
Aerith : Avant ça.
Cloud : Qu'on pouvait pas fuir la ville par une autoroute en travaux sans… sans… merde. Une autoroute en travaux.
Tifa : Aaaaah ! La route s'arrête net !
Et de piler violemment. Les fuyards sortirent à toute vitesse de leur véhicule respectif pour trouver une autre issue lorsqu'un grand bruit leur parvint de derrière. Ils n'eurent que le temps de se retourner pour voir apparaître un énorme véhicule à trois fois trois roues gigantesques surmonté d'un corps de robot.
Aerith : Non mais ils en ont pas marre de nous envoyer leurs machines ?!
Tifa : Si j'avais su à quoi servait leur grand projet « Une deuxième vie pour les conserves », j'aurais arrêté de mettre toute ma ferraille dans les poubelles à recycler !
Cloud : Il est plutôt imposant, ce lascar-là… Il faut qu'on trouve une faille, et vite, avant que d'autres ne rappliquent !
Barret : Et si on lui crevait les pneus ?
Rouge XIII : Tu pneu essayer si tu veux, mais y a pneu de chances que ça marche.
Aerith : On devrait lui balancer Rouge XIII pour détourner son attention pendant qu'on s'enfuit.
Tifa : Il est sur le point d'attaquer !
Cloud : Merde, il va nous rouler dessus !
Tifa : ÉCARTEZ-VOUS !
Aerith : Aah !
Barret : OUAAAH !
Rouge XIII : Hop-là !
Cloud : C'est bon, on l'a esquivé ! Maintenant, c'est le moment de… de… hein ? Ben il est passé où ?
Tifa : Vous venez pas d'entendre une sorte de grand « Boum » ?
Aerith : Si je ne me trompe pas, ça venait d'en dessous.
Barret : Oh le con, il est tombé de l'autoroute !
Aerith : Et le prix de la mort la plus débile revient au… robot-camion suicidaire.
Cloud : T'avais pas déjà décerné ce prix à un autre ennemi ?
Aerith : Les prix, ça va, ça vient. On change bien tous les ans pour les acteurs, alors pourquoi pas tous les jours pour les boss ? En plus, je sens qu'on aura pas de mal à trouver des lauréats.
Tifa : Par bonheur, il y a une corde ici, et on dirait qu'elle est suffisamment longue pour nous permettre de descendre !
Barret : Wouhou ! Qu'est-ce qu'on attend ?
Rouge XIII : Hum…
Barret : Mmh ? Ah oui, tiens, tu peux difficilement descendre, toi. Bon allez, j'te porte.
Rouge XIII : J'te revaudrai ça.
Aerith : Et dire qu'on avait une occasion parfaite de le laisser planté ici…
Une fois en bas, hors des murs de la ville, le simple fait de respirer se posa comme une sensation toute nouvelle. Habitués des jours, des mois ou des années pour certains à la pollution de Midgar, l'air frais en dehors des murs de la cité avait une valeur plus grande encore que la liberté que tous venaient soudain d'acquérir.
Aerith : N'empêche, il y a une question toute bête que je me pose.
Tifa : Qui est ?
Aerith : On fait quoi, maintenant ?
Rouge XIII : Moi, j'aimerais bien rentrer chez moi.
Tifa : Les plans de ce Rufus sont ignobles, je n'ai aucune envie qu'il les accomplisse !
Barret : Ouais ! J'ai passé toutes ces dernières années à râler contre la Shinra, alors je sais plus rien faire d'autre ! CONTINUONS À LES EMMERDER !
Cloud : À la rigueur, pour ma part, c'est plutôt la poursuite de Sephiroth qui m'intéresserait…
Barret : Ce mec… Il devait être bien balèze ! Comment tu le connais, au juste ?
Cloud : C'est une longue histoire, tout a commencé quand…
Aerith : Oh ! Oh ! Je t'arrête tout de suite ! Si tu dois nous raconter ta vie en détail, je propose de faire ça dans une auberge, ou un endroit du genre, histoire qu'on puisse s'asseoir quelque part, ou surtout qu'on puisse piquer un roupillon si ça devient trop saoulant, ce qui manquera pas d'arriver, à mon avis. T'auras un bonus de 10 points si t'arrives à me garder éveillée, d'ailleurs.
Tifa : Si je me souviens bien, il y a une ville au Nord-Est d'ici, Kalm. Allons-y, on y trouvera certainement une auberge.
Cloud : Adieu, Midgar, tu me manqueras pas, mais alors pas du tout.
Et eux non plus ne manqueraient pas à Midgar, après les dégâts qu'ils y ont causé. C'est ainsi que se clôt la longue introduction gratuite de Final Fatrasy VII. Pour la suite de la parodie, il vous faudra vous rendrez sur mon site www(point)parodyse(point)fr puis vous abonner à la formule PPP, alias Parodyse Pigeon Premium, qui ne coûte que 14,99€ par mois ! Ou pas, ho ho ! Je plaisante, bien entendu ! C'était une blague ! Vous devriez voir vos têtes ! Ho ho ho ! Qu'est-ce qu'on se marre ! Allez, l'ami, baisse ton pistolet ! Fort bien. Où en étais-je ? Ah oui. Sachez toutefois qu'il n'est pas impossible que sortent des chapitres annexes en DLC disponibles au prix dérisoire de… AAAaaaargh ! MON GENOU ! L'ENFOIRÉ ! IL M'A TIRÉ DANS LE GENOU ! C'ÉTAIT UN SUPER BEAU GENOU EN PLUS ! IL ME FAUDRA AU MOINS PLUSIEURS JOURS POUR M'EN REMETTRE ET POSTER LA SUITE !
