Genre : Romance/Slash
Disclaimer : Les personnages sont à JKR. Rien ne m'appartient, sauf l'histoire.
Rating : M
Couple: HP/DM
Chapitre 9 : Bad Dream
Draco remontait le chemin serpentant dans le parc pour revenir au château.
C'était l'heure du dîner apparemment, puisqu'il y avait beaucoup de bruit à l'intérieur.
Il respira profondément et passa les grandes portes.
Il marchait le plus droit possible, tous les regards étaient braqués sur lui, beaucoup plus pâle que d'habitude …
Il ne sentait qu'un seul regard, celui d'Harry. Celui-ci était mort de trouille depuis sont départ du midi avec son père et Severus, et vu la tête qu'il avait, ça n'avait pas dû se passer très bien.
- Draco s'assit à sa place et resta le regard dans le vide, sans bouger, sans manger de tout le repas.
- Harry ne mangeait pas non plus, il le regardait, inquiet. Il n'arrivait pas à supporter de le voir perdu à ce point.
Lorsque la salle se vida, Harry vit que Draco ne bougeait pas. Il n'y avait plus grand monde alors il se dirigea vers lui.
- Dray … qu'est-ce qu'il se passe … ? murmura t-il en s'asseyant à côté de lui.
Draco releva la tête vers lui et plongea dans son regard.
Harry fut choqué de ce qu'il y vit, de la peur, de la tristesse, de l'angoisse, de la honte, du dégoût …
- Dray …
- Dehors Harry … dans 10 minutes.
Il hocha la tête et sortit de la salle.
Il attendait dos contre leur arbre quand il entendit les pas de Draco se rapprocher.
Draco ne voulait pas craquer dans la grande salle, alors il voulait qu'Harry l'attende dehors.
Il était là, contre leur arbre. Il ne se retint pas et lui fonça dessus.
Il le serra contre lui le plus fort possible, sans rien dire.
Harry avait comprit son désespoir et le serrait tout aussi fort.
Draco tremblait et le serrait comme une bouée de sauvetage, Harry lui frottait le dos doucement. Ils restèrent ainsi un long, très long moment avant qu'Harry ne se décide à parler.
- Qu'est-ce qui s'est passé Dray … ?
- Rien. Il ne s'est rien passé du tout.
- Tu ne vas pas bien alors ne me dit pas qu'il ne s'est rien passé.
- Je t'assure, il ne s'est RIEN passé, tu m'as manqué c'est tout. Si ça te plait pas je peux m'en aller. Son ton était froid et direct.
- Mais non … Désolé. Pars pas.
Draco s'en voulait de ne rien lui dire, mais c'était impossible. Absolument impossible. Ça les briserait, tous les deux. Alors il prendrait sur lui pour que jamais Harry ne soit au courant de cette immondice.
La semaine passait, Draco avait vraiment peur que le weekend arrive, pourtant, le temps semblait ne pas vouloir s'arrêter pour lui. Il aurait aimé que les soirées avec Harry s'éternisent et que le lendemain n'arrive pas. Chaque matin, il se réveillait en se disant qu'il lui restait de moins en moins de temps.
Harry se sentait mal car il savait que Draco avait un problème, mais il respectait le fait qu'il ne veuille pas lui dire. Il lui dirait quand il serait prêt, il le savait. Néanmoins il ne pouvait s'empêcher de lui en vouloir de lui cacher quelque chose qui le mettait dans un tel état.
Draco s'efforçait de paraître normal au possible avec Harry, quand ils étaient seuls mais le brun voyait bien le désespoir dans les prunelles grises lorsqu'il était en cours, dans la grande salle, ou même avec ses amis. Il avait mal aussi. Mal que Draco ne lui fasse pas assez confiance pour tout lui dire. Mais pour Draco, ça n'était pas question de confiance, il lui faisait totalement confiance, il aurait fait les yeux fermés tout ce qu'aurait dit Harry tellement il lui faisait confiance. Mais il ne pouvait pas lui dire. Lui aussi avait mal de cette situation, mais il n'y pouvait rien.
Le samedi matin arriva inévitablement, et ce avec un Draco dans un piteux état. Il n'avait pas dormi, impossible de fermer les yeux sachant que dans quelques heures il serait la chose personnelle du Lord Noir.
C'est très proche de l'état d'un cadavre qu'il se rendit dans la grande salle pour manger, ou en tout cas, faire comme.
- Tu es dans un état pitoyable Dray … Lui lança Pansy Parkinson.
- M'en fou.
- Si tu ne dors pas, tu devrais au moins te mettre un sort de camouflage histoire qu'on ne profite pas de ta sale tête.
- Merci beaucoup Pansy, c'est super agréable à entendre.
- Je te le dis pour t'aider mon chou.
- Mouais …
Il jouait avec sa nourriture, n'avalant rien. Harry l'observait, il avait mal au cœur de le voir comme ça.
Il le rattrapa dans les couloirs après le repas.
- Tu n'as pas dormi ?
- Non, je n'ai pas réussi. Mais ce n'est pas grave. Toi comment tu vas ?
- J'aime pas quand j'ai l'impression que tu ne vas pas bien …
- Cesse de t'inquiéter Ry' … Je vais bien. J'ai juste mal dormi. Je te le promets.
- D'accord. Tu pars ce weekend ?
- Ouais, je dois rejoindre mon père dans 1 heure.
- Ah … C'est vraiment nul que tu doives partir le weekend, alors qu'on pourrait se voir plus …
- M'en parle pas, ça me dégoûte de pas pouvoir te voir, mais tu sais, j'ai pas le choix …
- Oui je sais. Il n'empêche que c'est nul !
- Je sais ! Excuse moi, il faut que j'aille me préparer …
- D'accord… Tu reviens quand ?
- Demain soir je pense.
- Ok …
- Tu vas me manquer Ry', ne l'oublie pas, et pense à moi, d'accord ?
- Je pense tout le temps à toi Dray …
- Moi aussi Ry' … Allé j'y vais.
Il l'embrassa tendrement et parti en direction des cachots.
Il avait le cœur serré de l'avoir laissé comme ça alors qu'il aurait tellement voulu lui donner plus, beaucoup plus, avant d'être sali …
Il était maintenant habillé, coiffé, prêt. Lucius lui avait bien dit d'être le plus présentable possible car il fallait que le Lord pense que Draco voulait lui plaire. Il ne faut pas contrarier le Lord, n'est-ce pas.
Draco remarqua alors les cernes bleues violettes sous ses yeux alors il chercha dans un livre un sort de dissimulation. Il se le lança et retourna voir dans le miroir. Les cernes avaient disparues, il n'avait absolument aucun défaut. Il était « parfait ».
Il attrapa sa cape et remonta dans le grand hall où Lucius attendait, adossé contre le mur.
- Draco. Comment tu te sens ?
- Hum … Comment dire … Mal. Très mal.
- Je suis vraiment désolé, tu sais.
- Oui, je sais. Ça ira. On y va ?
- Oui.
Ils sortirent de la zone anti-transplanage et Draco prit la main de Lucius alors qu'ils transplanaient au manoir Riddle. Ils marchaient en direction du manoir, les grilles s'étant ouvertes grâce à leur marque.
Un elfe de maison les conduisit aux appartements privés du Lord mais Lucius ne fut pas autorisé à entrer. Seul Draco pouvait.
Il ferma son esprit, arrêta les quelques tremblements qui l'envahissaient depuis son départ de l'école, et poussa la porte.
La pièce où il entra semblait être un salon. Un grand salon, confortable, presque chaleureux, luxurieux, décoré avec beaucoup de goût, il fallait l'avouer. C'était vraiment joli.
Il était là, assit sur un fauteuil, à lire un livre, nonchalamment, beau, fascinant.
Draco s'approcha un peu, doucement, et se mit à genoux.
- Tu es ici mon invité Draco. Il ne t'ai pas nécessaire de t'agenouiller devant moi.
- Oui maître.
Il se releva et tomba dans les pupilles carmines.
Tom lui indiqua un siège à ses côtés pour qu'il s'assoit alors il s'y installa, un peu crispé.
- Détend toi un peu. C'est vexant que tu sois comme ça face à moi.
- Je suis désolé maître.
- Prend un livre si tu veux. Tu peux te détendre ici, et faire presque tout ce que tu veux. J'ai un livre à terminer pour le moment.
Draco acquiesça, prit un livre sur la petite table et commença à lire.
C'était bizarre, vraiment trop bizarre. Il était là, avec le Lord Noir le plus puissant qui ai existé et il lisait. Le Lord n'avait pas l'air de vouloir le frapper, le torturer. Draco fut rassuré car peut être le voulait-il juste de lui pour lui tenir compagnie, comme en ce moment. Si c'était ça, ça pourrai passer plutôt vite.
À midi, il lui proposa de manger quelque chose alors ils mangèrent ensemble. Sans parler. L'après-midi, c'était pareil que le matin, Draco était plongé dans son livre et le lisait avidement. Le soir fût pareil que le midi. Ils mangèrent, sans échanger aucun mot.
Draco se dit que la journée n'avait pas été trop mal finalement.
Ils étaient de nouveau dans le salon.
- J'ai fini mon livre.
Tom reposa ce livre et se leva. Il marchait vers Draco et posa ses mains sur les accoudoirs de façon à ce que son visage soit près de lui. Il murmurait
- Tu es vraiment beau Draco.
- …
- Tu sens si bon, tu es parfait.
- …
Il approcha un peu plus son visage et posa doucement ses lèvres sur celles de Draco. Le blond savait qu'il n'avait pas le choix alors il répondit au baiser, timidement.
Tom plaça une main sur sa nuque pour approfondir le baiser. Son autre main passait dans les cheveux du plus jeune, touchant avidement ces fins cheveux blonds.
Il devenait plus franc, plus insistant avec sa bouche, il forçait le passage des lèvres de Draco, sa langue cherchant son homonyme pour une danse sensuelle. Il les fît transplaner dans une grande et belle chambre où le blanc régnait en maître. C'était plutôt ironique comme décor mais Draco n'avait pas le temps de se formaliser de telles choses.
Il fut placé sur un lit aux draps de soie blancs.
Voldemort n'était absolument pas doux, il ne caressait pas, il griffait, il découvrait le corps, la peau fine et fragile du blond sans aucune douceur. Les vêtements avaient été retirés d'un sort.
Draco était plaqué contre le matelas, il avait mal. Physiquement, il était vraiment fragile et la façon brutale qu'avait Voldemort de le toucher lui faisait très mal, mais aussi et surtout psychologiquement, il se rendait compte que le cauchemar démarrait, il ne pouvait plus rien faire.
Dans tous les sens du terme. Voldemort lui avait attaché les mains sur le rebord du lit avec un sort muet. Draco était donc à genoux, dos au Lord, les mains bloquées en l'air.
Il tremblait.
Il ne voulait pas ça, non, tout mais pas ça. Il ne l'avait jamais fait. Il avait peur maintenant et il ne se retenait pas de trembler.
Les mains parcourant toujours son corps, Voldemort de pencha vers lui.
- Cesses de trembler. Je t'ai choisis parce que tu es fort et résistant. NE ME DÉÇOIS PAS …
Son ton était menaçant sur la fin, Draco serra les dents, ferma les yeux fortement et tenta de se calmer.
Il hurla silencieusement alors que le brun le pénétrait avec force, et démarrait de lents va et vient.
Il avait mal, tellement mal, il se sentait brisé, au plus profond de lui.
Sa tête baissée cognait contre la tête de lit à chaque coups de rein, il avait l'espoir de tomber dans les pommes. Mais cet espoir ne lui fût pas accordé.
Il ressentait tout. Ce membre énorme au plus profond de lui, le blessant chaque fois un peu plus. Ces mains fortes, le griffant, laissant des marques rouges sanglantes sur son corps pâle. Ces râles rauques de plaisirs qui lui brûlaient les oreilles, ces grognements, cette respiration saccadée. Les larmes coulaient silencieusement sur ses joues rougies par la douleur et la honte.
Il voulait que ça finisse, le plus tôt possible. La seule idée qu'il eut, fut de se contracter pour que le plaisir envahisse le Lord plus rapidement. Ça avait marché. Le plaisir du brun fut accentué mais au lieu de jouir, il accéléra ses mouvements, le baisant brutalement, le brisant un peu plus, plus vite, plus fort, plus douloureux et violent qu'avant.
Il avait de l'endurance ce cher Lord, et cette torture dura pendant plus d'une heure et demie.
Draco n'en pouvait plus. Il voulait mourir, il voulait que tout s'arrête, il aurait donné sa vie pour être libéré de ça.
Il se demandait pourquoi il n'était pas déjà mort, sa tête frappant si fort contre le bois, les poignets attachés avec des liens bloquant le passage du sang, ce même sang coulant sur son dos, ses hanches, il sentait déjà les hématomes se dessiner sur sa peau fine. Tout son corps étant comme chauffé à blanc.
Et, comme il faut bien que ça arrive, le moment de la délivrance.
Il sentit le brun se déverser en lui, se retirer et il entendit des bruits de vêtements.
Il retomba comme une masse sur le lit lorsque les liens disparurent.
Il entendit Voldemort sortir de la chambre et refermer la porte derrière lui.
Draco, pleurant et tremblant, se plaça dans les draps, les serrant tout autour de lui, recroquevillé en chien de fusil.
Il était brisé. Il avait tellement honte. Ça avait été sa 1ère fois, et il s'était fait baiser comme un chien, comme une putain. Il se sentait sale, anéantis. Ses pensées partirent naturellement vers Harry, qui devait être tranquillement en train de dormir. Et lui, il l'avait trahi. Trahi car trompé, même s'il n'était pas consentent.
Si son corps était en charpie, son âme était dans un état pitoyable. Il sanglotait sans retenue, et de fatigue, il plongea dans les limbes du sommeil, réparateur, il l'espérait.
Il avait froid en se réveillant. Il n'avait pas été rhabillé et il tremblait dans les draps fins, de froid, de peur, de fatigue. Car comme il le craignait, ça avait été un sommeil noir, vide. Le genre de sommeil qui te laisse plus fatigué au réveil qu'au coucher.
Il avait encore mal physiquement, les coupures le brûlaient légèrement, les bleus et les courbatures lui barraient le corps entier, il avait une intense migraine, et son derrière le faisait aussi beaucoup souffrir.
Il resta encore longtemps dans les draps de soie, essayant de ne pas sortir de cette léthargie qui lui permettait de ne pas penser à ce qui c'était passé.
Il était dans un état de semi conscience qu'il bénissait à ce moment. Il ne voulait pas réfléchir, il ne voulait pas penser.
Il ne savait pas combien de temps c'était écoulé entre son réveil et l'entrée de Tom Jedusor dans la chambre.
Il s'approcha doucement, posa un léger baiser sur le front du blond et posa des habits propres, une chemise blanche, un pantalon noir, et un petit pull noir en cachemire.
Il ressortit de la chambre en demandant à Draco de le rejoindre lorsqu'il serait prêt.
Après avoir pris une bonne douche, Draco était bien réveillé et son cerveau marchait à plein régime.
Pourquoi paraissait-il « gentil » ou en tout cas pas méchant ? Comment s'était il retrouvé à être la pute personnelle de Lord Voldemort ? Il était souillé, comment pourrait-il regarder Harry dans les yeux maintenant qu'il l'avait trahit ?
Autant sur le coup il avait été aveuglé par la douleur, autant, à la lumière d'un nouveau jour, il se rendait compte à quel point ce qui c'était passé était horrible, ignoble. Il savait maintenant que cela se reproduirait chaque semaine, jusqu'à ce que la guerre ne finisse, il était condamné à se faire prendre sans amour, sans douceur, alors qu'il ne rêvait que de ça avec Harry. Il voulait appartenir à son âme sœur, il voulait vivre ces choses incroyablement intenses, avec amour, avec Harry.
Mais c'était trop tard, il était sale désormais, il ne pourrait plus rien faire avec Harry par peur de le salir aussi. Il ne pourrait pas lui offrir son corps, son âme … Il avait tellement honte qu'il ne pourrait plus le regarder en face.
Il voyait les marques sur son corps. Sa peau pâle était parsemée de marques rouges boursouflées, de taches bleues noires, et les cernes avaient reprit leur place sous ses yeux gris, sombres, ternes, vides.
Il se dégoutait tellement, il n'était rien de plus qu'un cadavre, presque vivant.
Après s'être lancer un sort de dissimulation et s'être habillé correctement, il rejoignit le Lord dans le Grand salon.
Celui-ci était assit exactement au même endroit que la veille, en train de lire un livre, nonchalamment installé dans son grand et beau fauteuil.
Il s'approcha doucement et s'assit dans l'autre fauteuil.
- As-tu bien dormis Draco ?
- Euh … Oui.
- Bien. Tu veux rester ici cet après-midi ou retourner à ton école ?
- Euh …
- Pour la 1ère fois je t'autorise à rentrer, mais les prochains weekend tu resteras ici.
- Je … Je ne sais pas. Vous … voulez que je reste ?
- J'aimerais oui.
- Bien. Je reste.
- Bien. Tu peux lire ou faire ce que tu veux. Si les autres fois, tu veux amener tes devoirs du weekend, tu pourras. Tu as remarquer que tu as pas mal de temps pour toi quand tu es ici.
- Oui. Merci Maître.
Draco gardait les yeux baissés et il ne pouvait par conséquent pas voir le regard que le Lord posait sur lui. Il avait un regard presque doux, un regard possessif, il lui appartenait, et il le savait. Il avait été son premier, il le savait aussi. Il aimait le voir comme ça, timide, les yeux vaguement intéressés par le sol, des yeux tristes. Il paraissait faible, à sa merci. Bien qu'il aurait aimé le voir résister un peu plus la veille, il avait aimé le prendre.
Draco préférait rester, car il avait peur du regard des autres, il ne voulait pas voir Harry, il avait trop honte.
Il attrapa donc un livre sur les potions et se mit à lire.
Comme la veille, à midi Tom lui proposa de manger. Il n'avala pas grand chose, il n'avait absolument pas faim. Vers le milieu d'après midi il avait terminé le livre et il commençait à s'ennuyer.
Il regardait autour de lui d'un air absent et il sursauta lorsqu'il vit Voldemort sortir sa baguette.
- N'aie pas peur. Tu t'ennuie. Je vais prévenir Lucius qu'il vienne te chercher.
- Oh. D'accord. Merci.
Il pointa sa baguette sur sa tempe, murmura quelques paroles et prononça.
- Messenger Patronum.
Un énorme serpent argenté flotta dans les airs quelques instants et disparut vers la porte.
Voldemort se rassit et oublia Draco jusqu'à ce qu'un elfe de maison apparaisse dans le salon 30 minutes plus tard.
- Maître, M. Lucius Malfoy est arrivé, Maître.
- Bien. Va attendre dehors.
- Pop'
- Eh bien, Draco. Je te revois à la même heure samedi prochain.
- Oui Maître.
- Appelle moi Tom.
- Euh. Oui … Tom.
Un faible sourire apparu sur les lèvres fines du brun et il déposa un baiser tendre et léger sur celles du petit blond.
Draco se retourna et sortit de la salle. Il suivit l'elfe jusque dans le hall où Lucius attendait, tendu.
- Draco …
- Bonjour Père.
- Ça va ?
- À votre avis ?
- Draco …
- On peut y aller ? S'il vous plaît.
- Oui viens.
Ils sortirent en silence de la résidence et, les grilles refermées derrière eux, ils transplanèrent.
- Draco. Parle moi.
- Pour dire quoi ? Vous savez très bien ce qui s'est passé, pourquoi en parler ?
- Je suis tellement désolé. Ça me fait mal de te voir comme ça.
- Comment ? Il faut me dire ce qui choque chez moi, il ne faut pas qu'il le voit !
- Tes yeux. D'habitude tu as les yeux qui pétillent, là ils sont … Vides.
- J'ai vu ça oui. Comment je fais pour le cacher ?
- Je ne pense pas que tu le puisse.
- Ne puis-je pas rester au manoir ? Je n'ai aucune envie d'y retourner …
- Pourquoi ? Tu ne veux pas le revoir … ?
- Non. Je l'ai trahis. Je ne pourrai pas le regarder en face.
- Il ne t'en voudra pas. J'en suis sûr. Dis-lui, il pourra t'aider à surmonter ça.
- Impossible... Bon j'y vais. Au revoir Père.
- Draco …
- Vous pouvez revenir me chercher samedi prochain ? Même heure.
- Dra …
- Oui ou non ? Le coupa t-il.
- Oui.
- Bien. À la semaine prochaine alors.
- Draco … ?
Il ne prit pas la peine de répondre et il s'en alla vers le château. Il n'avait pas du tout envie de parler. Il ne voulait pas être méchant avec son père qui essayait de l'aider mais il ne voulait pas parler, avec personne.
Il n'entra pas au château, il s'assit dans le parc. Pas sous leur arbre. Plus loin, au bord du lac sur un tas de rochers. Il regardait l'eau ondulée paisiblement, troublée de temps en temps par une tentacule du calamar géant. Aucun bruit, pas d'oiseau, pas de vent, personne, rien. Juste lui et ses pensées. Non, même pas, il avait la tête vide, il ne voulait pas réfléchir, il voulait juste oublier.
Le soleil descendait dans le ciel, l'ombre l'enveloppait, le froid lui tomba dessus mais il ne frissonnait pas.
Les heures défilaient sans qu'il ne se rende compte de quoique ce soit.
Pendant ce temps Harry était dans sa salle commune avec Ron et Hermione. Il avait été de mauvaise humeur et tout bonnement insupportable tout le weekend et ses amis ne comprenaient pas pourquoi. Il n'aimait pas savoir Draco loin de lui pour une quelconque mission avec les autres Mangemorts et il avait stressé tout le weekend. Il savait qu'il devait revenir ce soir et il ne pouvait plus attendre de le revoir.
C'était l'heure du repas et il espérait voir cette chevelure blonde à la table d'en face mais de tout le repas, il n'aperçu pas Draco. Il se demandait vraiment pourquoi il n'était pas encore revenu et, inquiet, il ne fit que jouer avec son assiette sans rien avaler.
Il quitta ses amis après le repas et sorti dans le parc. Peut être Draco l'attendrait sous leur arbre comme la dernière fois, mais lorsqu'il atteignit le sol pleureur, il ne vit personne.
Draco ne devait pas être rentrer alors il s'assit et attendit.
Au bout d'une heure et demie, il laissait aller son regard dans le reste du parc et il vit, le cœur battant, une fine silhouette plus bas, près du lac.
Il marchait doucement, se rapprochant du lac, il voyait difficilement mais il reconnu sans problème que c'était Draco qui était assis, les jambes repliées, la tête sur les genoux, regardant au loin.
Il ne voulait pas lui faire peur alors il ne dit rien, il se contenta se s'assoir à côté de lui.
Draco était vraiment concentré sur ce qu'il regardait car il n'avait pas réagit à son approche.
- Draco ?
- …
- Dray ?
Il se retourna, plongea ses yeux dans ceux d'Harry. Le brun eu une impression bizarre en voyant les yeux de son amant si ternes.
- Ça ne va pas ?
- Si. Désolé, je ne t'avais pas entendu arriver.
- C'est pas grave. Tu as fait quoi ce weekend ?
- Rien de bien passionnant. Je suis rester avec les autres Mangemorts. Et toi ?
- Rien. Je me suis ennuyé sans toi.
- Tu m'as manqué Ry' …
- Toi aussi Dray.
- …
Il tourna la tête et regarda de nouveau le lac. Harry ne savait plus quoi dire, mais Draco parla.
- Il est beau le lac quand il fait nuit.
- Oui. Tu es rentré depuis longtemps ?
- Je ne sais pas. Je me suis assis et je n'ai pas vu le temps passé.
- Tu n'as pas eu faim ? Tu n'étais pas au repas.
- Non. J'ai pas tellement faim...
- Je t'attendais sous le sol pleureur quand je t'ai vu ici.
- Oui. J'avais envie de venir près du lac ce soir.
- C'est aussi bien.
- Hum …
- Euh … Dray … Il y a des nouvelles, sur les plans de Voldemort ? Par rapport à la guerre ?
- Hum, non. Pas vraiment. Père et Severus brouillent bien les pistes sur ce que fait l'Ordre. Il ne sait pas trop comment agir pour gagner la guerre.
- Tant mieux. Ils jouent parfaitement leurs rôles.
- Oui. C'est très Serpentard de cacher son jeu.
- Ouais …
Harry était surpris de leurs retrouvailles, il pensait qu'ils se sauteraient dessus. Draco lui avait tellement manqué mais lui, il paraissait blasé et il ne l'avait pas embrassé. Ça lui manquait …
- Dray ? Tu m'as pas dit bonjour tout à l'heure …
- Ah ? Bonjour.
- J'ai plus le droit à mon petit bisou ?
- Oh, si. Désolé.
Il se pencha vers Harry et posa un chaste baiser sur ses lèvres. Il avait mal au cœur en se disant qu'il avait embrassé Jedusor seulement quelques heures auparavant mais les lèvres d'Harry étaient bien différentes, il ressentait tout l'amour que celui-ci lui portait rien qu'en l'embrassant. Et ça, c'était différent d'avec Voldemort.
Il fut plus appuyé sur le reste du bisou, Harry avait passé sa main sur sa nuque et l'avait rapproché de lui, amoureusement. Draco avait l'esprit ailleurs et se sentait beaucoup mieux, contre les lèvres de Harry, entre ses mains parfaites. Il oubliait, pour un petit moment.
To be continued …
Désolé pour ce chapitre … Vous devez avoir des envies de meurtre sur moi, mais si vous me tuez, il n'y aura plus d'histoire … ça serait dommage … Non ? Et puis, le chapitre 10 est en écriture, je prévois une petite surprise pour ma faire pardonner ;-) Restez à l'écoute et vous en saurez plus =D
Je dis un grand merci a cleo McPhee, ma béta, pour corriger mes chapitres et pour ses petits commentaires qui me font très plaisir !
Merci à vous tous qui "reviewez" à chaque chapitre ! Merci beaucoup pour continuer à me suivre !
Low
