Hello, je suis désolé pour le temps d'attente mais bon, une fois de plus j'ai complétement réecrit le scénario de cette fic dans mon esprit car j'ai eu de nouvelles idées. C'est assez compliqué car, je déteste donner des détails inutiles et je me dois de trouver une place à chaque évenement. Qu'il soit mineur ou majeur, parfois même ceux que vous ne remarquez pas après plusieurs lectures!

Sur une note moins "joyeuse", j'ai remarqué que le nombre de reviews par chapitre a été divisé de plus de deux. Pour quelle raison? Ma fic prend une tournure que vous n'appréciez pas? Parceque vous avez un raisonnement du genre: "Magyar prend six mois pour écrire un chapitre, je vais faire la même chose pour mon commanetaire" et finalement vous oubliez? Ou situation analogue. Répondez moi!

Bon, assez blablaté! Il y a un temps pour tout, et celui de la lecture est arrivé!

Chapitre 10:

Certains se sont sûrement déjà demandé comment fonctionnait la hiérarchie dans l'armée des mangemorts de Voldemort, pourquoi ne pas demander à un sorcier rencontré sur le chemin de traverse ? Enfin, il est peu probable que le sorcier rencontré connaisse la réponse et à moins de vouloir provoquer une émeute, mieux vaut vous abstenir.

Pourquoi ne pas demander à ceux qui sont sensés connaître la réponse alors, ceux qui chaque jour luttent contre l'armée de ce lord noir craint de tous : les aurors. On vous donnerait sûrement une réponse où les mangemorts sont classés selon leur degré de cruauté envers les autres. Hypothèse complètement absurde d'ailleurs, sinon ce seraient les plus parfaits idiots qui auraient les commandes de l'armée du mage, or aux dernière nouvelles c'est cette même armée qui gagne la guerre… pas fou le Voldemort !

D'ailleurs, il est déconseillé de poser cette question à un auror, à moins de vouloir bénéficier de l'hospitalité des geôles du ministère.

Il reste une dernière solution, poser la question à un mangemort. Le narrateur décline toute responsabilisée en cas mort, mutilation, torture, ou autres sévices du même genre.

Admettons que vous ayez obtenu une réponse, si votre source est fiable, vous devriez maintenant savoir que les mangemorts sont répartis en 7 sections, chacune commandée par un capitaine ayant le droit de torturer légèrement tous les mangemorts, et le général, Lord Voldemort ayant absolument touts les droits. Les autres n'étaient que des sous-fifres…

Voici ce que savait Severus Rogue, fier mangemort de son état et capitaine de la 1ére division, comme l'attestait le I sur la tête du serpent de sa marque. Il allait à une réunion de l'état-major suivi de son fidèle porteur de café agréablement chaud, apporteur de chaussons moelleux, cireur de pompes, homme de ménage, souffre douleur,… Quedver.

Le maître des Potions entra dans une grande salle confortable où une table l'attendait ainsi que quatre autres capitaines. Quedver essaya bien d'entrer mais il le repoussa d'un sort, inutile de lui faire croire plus longtemps qu'il était convié à la réunion. Severus lui avait fait traverser le château par pur plaisir. Le meurtrier du vieux barbu s'assit dans l'attente du dernier capitaine. Celui-ci arriva bientôt. Contrairement à la plupart des capitaines, on ne connaissait pas sa véritable identité, seulement son pseudonyme, le Bourreau. Même le Lord l'appelait ainsi, capitaine de la quatrième division et préposé aux tortures, il était le seul à pouvoir tuer un mangemort sans autorisation préalable du Lord. Mais bon, il savait qu'on n'abusait pas d'un tel privilège.

Il était grand, fin et son masque était du même genre que celui de l'héritier et laissait vois la pâleur de sa peau et son sourire cynique. En parlant du gamin, qui était-il donc pour avoir les faveurs du Lord, et quelle était sa situation hiérarchique ? Tout en espérant que ces questions trouveraient une réponse à cette réunion, Rogue ferma son esprit à l'entrée du seigneur des ténèbres.

Celui-ci jeta un long regard sur l'assemblée, puis s'assit dans un fauteuil bien plus confortable que les autres, son serpent se lova autour de son corps.

-Bien, je vois que vous avez tous répondus rapidement présents à cette convocation. Il a beau être tard je peux compter sur vous.

Petite pensée de Severus pour le rat qu'il avait levé en plein milieu de la nuit, rien que pour ça il avait oublié qu'il faisait un beau rêve.

-Je vous ai réveillé car le membre d'honneur de la réunion ne pouvait pas se libérer plus tôt.

Le lord qui se dérangeait pour un autre, il aura tout vu…

-Une nouvelle personne va avoir sa place à cette table.

Le mur derrière le lord s'enflamma pour dessiner le contour d'une porte, un jeune homme avec une robe verte émeraude veinée de rouge qui le faisait ressembler à un serpent quand il entrait en mouvement. Il avait un masque de type vénitien de la même couleur avec une étrange pierre sur le front. Les flammes de la porte se rassemblèrent pour former un oiseau qui se posa sur son épaule. Puis il se plaça aux côtés du lord en restant debout.

-Voici le nouveau capitaine et vice commandant.

Super, mon supérieur, il ne manquait plus que ça !

-Excusez-moi, de quelle division sera-t-il le commandant ? Demanda un capitaine.

Un léger sourire apparut sur les lèvres de l'Héritier, puis il dit, trés calmement :

-C'est de ta division dont je vais prendre le commandement, tu n'as pas été prévenu ?

Le mangemort tiqua du fait qu'on le tutoie mais ne dit rien, riant nerveusement.

-J'ai oublié de te prévenir, dit alors le Lord noir en sortant sa baguette… Avada Keda

Le lord éclata de rire, ainsi que son héritier.

-C'était une blague !

Voila que maintenant le Lord faisait des blagues, si Mac Go s'était mis à le draguer en petite tenue, Severus n'aurait pas été plus surpris !

Le mangemort victime de la blague dut se faire une réflexion similaire car il pâlit violement puis afficha un sourire forcé. En espérant très fort ne jamais avoir à nouveau affaire avec l'humour douteux du Lord.

-En fait, je n'aurais pas vraiment de division, plutôt une garde rapprochée. Je me contenterais de venir vous diriger sur le terrain, vous inspecter, vous humilier.

Les mangemorts présents crûrent tout d'abord à une blague puis ils se souvinrent des derniers jour, l'héritier s'était montré implacable avec ceux qui lui manquaient de respect, mangeaient salement, parlaient trop fort…

-Bien, je vous ai convoqués pour vous dire ça, maintenant je vais me coucher ! dit le Lord

Comme ils en avaient l'habitude, les mangemorts attendirent que leur maître fut sorti avant de commencer à se lever, mais leurs jambes ne leurs obéissaient plus. Ils regardèrent l'héritier, celui-ci leur faisait comprendre qu'il exigeait le même traitement que le Lord, la prochaine fois ce ne serait pas un sort d'entrave mais de torture.

-Au fait, je m'occupe personnellement du cas Potter, demain je veux toutes les informations que vous avez sur le sujet, vous les donnerez à un elfe pour qu'il me les apporte. Je vous interdis de continuer toute enquête en cours, si jamais moi ou Voldemort nous rendons compte que vous avez désobéi, vous comprendrez que le Bourreau n'est qu'un enfant de chœur !

Puis, comme il était venu, Harry Potter disparut à travers un mur de flammes sur le mur.


Comme chaque jour, quelques heures avant le début des cours, Harry sortit de son dortoir et se rendit dans une salle oubliée dans un couloir dont il ne connaissait pas l'emplacement. Quand il y allait, c'était comme-ci quelque chose lui disait de tourner à droite, à gauche ou d'aller tout droit. Puis il poussa une porte qui n'était verrouillée ou dissimulée d'aucune manière. Pour quelle raison ? Personne n'aurait pu la trouver.

A l'intérieur, comme chaque jour l'elfe bibliothécaire l'attendait. Assis devant un bureau. Il apprenait la maîtrise de pouvoir et quelques secrets de sa famille. L'elfe ne voulait d'ailleurs plus s'aventurer plus loin avant d'avoir appris au jeune homme à prononcer un mot absolument imprononçable. Bien qu'il maîtrise le langage des serpents, cela lui semblait absolument hors de portée. Il avait une fois demandé à l'elfe de lui écrire, celui-ci avait souri, avait saisi une craie et avait tracé une à une les lettres du mot. Avant qu'Harry ait pu le lire, il avait disparut en entraînant avec lui tout ce qui était écrit, ainsi que tout ce que le jeune homme avait lu du mot, sortant tout de son esprit. Son elfe lui avait alors dit :

-Tant que vous ne le maîtriserez pas, vous ne pourrez jamais lire ce que je vois au tableau en ce moment !

Il avait même essayé de lui faire écrire en phonétique, et dans toutes les langues mais le pouvoir de ce mot était tel que l'effet avait été le même.

L'elfe le salua rapidement du regard et lui dit :

-Il est temps de nous remettre au travail ! Nous allons essayer à nouveau de prononcer ce mot.

Youpi pensa très fort Harry.

-Je vois que vous êtes motivé !

Il avait encore oublié de fermer son esprit en présence de l'elfe !


Une fois de plus, Harry était en retard au petit-déjeuner. Tout cela par la faute de son elfe. Et puis ce mot, il l'avait sur le bout de la langue, mais il glissait en s'enfuyait comme de l'eau. Et puis la perspective de passer une nouvelle journée avec Ron et Hermione...

Harry aperçut alors un visage connu à la table des Serpentards. Chris, Harry ne lui avait pas parlé depuis leur petit entretien privé. Il s'étaient déjà croisés mais n'avaient fait que se lancer un regard de salut puis étaient retournés à leur occupations respectives.

Il se concentra sur le pouvoir, et forma un sort dans son esprit. Ce sort était comme une pensée qu'il envoyait tout autour de lui et qui disait : « regardez ailleurs ». Aussitôt, toutes les personnes présentes détournèrent le regard, entamèrent une conversation avec leur voisin, une seule personne ne montra pas le résultat voulu, ce fut Chris, il regarda Harry droit dans les yeux, comme pour lui dire qu'il savait ce qu'il faisait. Et il savait !

Harry se mit à marcher rapidement, il ne pouvait pas maintenir le charme très longtemps, il arriva en face de Chris et s'assit, la place était occupée mais touts les élèves de la tablée se décalèrent sans s'en rendre compte.

Le jeune homme s'assit et voulut activer un sort pour les protéger des oreilles et des yeux indiscrets, moins puissant que le précédent mais avant qu'il n'ait pu faire quoi que ce soit, Chris se mit à agiter étrangement sa cuillère dans son bol. Aussitôt, un dôme se forma, protégeant leur intimité. Harry sourit à Chris, ce sort de discrétion était épuisant, les vélanes s'en servaient usuellement pour qu'on ne les voie pas accomplir un vol, empoisonnement, ou tout autre méfait que cachait leur apparente beauté. Mais, bon, il est inutile de se faire des illusions, ces raisons sont minoritaires par rapport au véritable usage de ce charme. Aller batifoler avec un beau jeune homme sans que celui à qui l'on doit fidélité ne s'en rende compte…

-Bonjour, Potter dit Christopher, sans vraiment sembler surpris par le charme.

-Bonjour Chris, répondit le brun, en faisant passer un message clair ne m'appelle pas Potter.

-Dis-moi, Chris, tu m'as bien dit que tu venais de Salem ? reprit le brun, après avoir fini de se servir.

-Oui, j'ai dit ça !

-J'ai fait des recherches sur ta famille, après avoir mémorisé le motif de ta bague.

Chris leva la main, il n'y avait absolument aucun ornement…

-Quelle bague ?

-Celle qui est là, juste sous cette illusion.

Chris eut un petit rire, et une bague apparut, du même type que celle que Harry avait récupéré dans la banque.

-Il vaut mieux pour nous ne pas montrer ce genre de choses, tu devrais faire de même.

-D'après mes recherches, la famille qui correspond à cette bague est la seule qui ait le pouvoir de connaître une de nos pratiques magique les plus secrètes. La seconde famille sorcière mondiale, juste après les Potter et la seule famille humaine depuis l'écriture magique qui n'ait pas de nom de famille. Vous êtes les espions les plus craints de cette planète, votre domaine est un état indépendant, à coté de vous, James Bond est comparable à un bambin armé d'un bavoir ! Mais surtout, votre réputation est telle que Voldemort, ne voulant pas se faire de vous des ennemis n'a pris aucune mesure quand vous avez refusés de vous joindre à lui… Tu n'avais aucune raison de quitter ton pays natal, qu'as-tu à me répondre ?

-Qui est James Bond ? Demanda son interlocuteur en enfournant une grande bouchée de viande.

Harry réprima une petite grimace et répondit à sa question.


-Non, sérieusement, pourquoi es-tu ici ? Redemanda le brun, quelques minutes plus tard, alors qu'ils erraient seuls, apparemment sans but dans les couloirs de l'Ecole.

-C'est ici que tout se passe, répondit évasivement l'autre. C'est beau comme coin. Remarqua Chris, alors qu'ils arrivaient dans un carrefour particulièrement bien décoré. Il y avait plusieurs tentures qui, Harry le savait abritaient des passages secrets, une ou deux armures poussiéreuses et des tableaux qui étaient remarquables par leur absence.

-Je voulais justement passer par ici aujourd'hui.

-Pourquoi ?

-Tu vas voir !

Harry s'approcha d'un des murs et se mit à le sonder, il en repéra un sans passage secret et avec une particularité intéressante.

-Viens voir, et dis moi ce que tu remarques.

Chris s'approcha et fit un petit signe dans la poussière sur le mur.

-Euh, il y a une veine magique ?

-Oui, et tu sais ce que cela signifie ?

-Pas du tout.

-Ca ne m'étonne pas, sourit Harry.

Il regarda sa bague quelques instants, non, elle ne serait pas assez puissante pour ça. Il allait donc devoir faire un sacrifice personnel.

Harry sortit des recoins de sa robe une dague et jeta un regard amusé à Chris qui par pur réflexe en avait fait sauter deux depuis ses manches dans ses mains.

-Réflexe…s'excusa le Serpentard.

L'autre lui jeta un regard plein de moquerie mais ne releva pas. Tout occupé qu'il était à faire couler le maximum de sang sur la lame. Puis, il passa l'index sur la dague et traça divers symboles sur le mur. Il prenait parfois un petit moment de réflexion puis continuait son œuvre. Quand il eut fini, il recula de quelques pas. Des dizaines de symboles s'étalaient tout autour du point le plus puissant de la veine magique du mur qui le reliait au cœur de Poudlard. Il corrigea un ou deux détails puis se mit à fredonner une étrange mélodie. Les murs du château semblaient lui répondre en vibrant. Puis, Harry sortit le portait de l'un de ses ancêtres d'une des ses poches agrandies magiquement et le posa. La toile nue fut alors entourée d'un cadre et le tableau bascula révélant une entrée dans une pièce qui n'était pas la quelques instants auparavant.

Harry entra, suivi de Chris qui mit quelques secondes avant de passer la porte, le passage se ferma derrière lui. La pièce était ronde, propre comme un sou neuf et…vide.

-Que vas-tu faire de ça ? Demanda Chris.

-Une salle commune, je m'occuperai bientôt de la décoration mais pas avant d'avoir mis touts les dispositifs de sécurités possibles.

-Je pense que je vais rester alors…

-Pourquoi ?

-Pour t'apprendre ce que veux dire le mot sécurité.

Harry le regarda quelques instants avant de tracer un pentacle compliqué afin d'invoquer des Gardiens.


Il avait fallu une bonne partie de la journée aux deux garçons pour établir des protections acceptables. Quand Chris lui dit enfin que ce serait suffisant pour la plupart des mages, Harry s'était dit que de toute façon, il n'aurait pas pu lancer un seul sort de plus. Tout autour d'eux, du sol au plafond compris il y avait des centaines de runes, qui palpitaient en rythme, certaines plus fort que les autres, les sorts lancés à haute voix étaient si nombreux que la vue magique de Harry lui montrait un étrange brouillard. Fort heureusement, c'était le week-end, en effet il était fortement déconseillé de quitter une pièce que l'on est en train de protéger, sous peine de ne plus pouvoir y entrer : Ce qui aurait posé problème si ils avaient dus aller en cours. Il jeta un coup d'œil aux nombreuses marques de brûlures, causées par un Gardien plus puissant que prévu, la rune à laquelle il était lié palpitait d'ailleurs comme un petit soleil.

-Bien, fit Harry, alors qu'ils approchaient de la sortie, encore un petit détail… Il fit deux signes dans les airs devant lui, qui apparurent sur un mur et ouvrit la porte.

-Au fait, pourquoi voulais-tu un lieu pour toi ? Ton dortoir ne te suffit pas ?

-Je ne pouvais plus supporter les ronflements de Neville ! répondit Harry alors qu'il fermait la porte.

-Que faisons nous maintenant ?

-Le temps que les protections se stabilisent, tu pourrais me dire où tu as obtenu ce glyphe de soumission.

-Tu connais les Rogue ?

-Comme Severus Rogue ?

-Oui, eh bien figure-toi qu'il étaient tellement sûrs de leurs protections que…

Ils s'éloignèrent tandis que la distance étouffait les mots de Christopher. Une silhouette se dessina alors dans l'ombre. Tonks, qui avait perdue de vue Harry dans la grande salle avait passée la journée à les chercher. Elle venait d'apprendre que Harry avait fait en sorte d'avoir un endroit pour lui à l'écart mais la suite lui semblait être du charabia. Qu'est ce qu'était un glyphe de soumission. Et pourquoi diable n'y avait-il aucune entrée dans le mur d'où les deux jeunes gens étaient sortis. Il y avait bien un tableau mais selon lui, il n'y avait aucune salle à proximité.

Elle allait devoir en parler à Remus.


Tout se déroulait dans une grande ville moldue, en Amérique du Nord. Plusieurs groupes de mangemorts s'opposaient, dans les grandes rues parallèles les une aux autres, à des groupes de sorciers, l'aide internationale faisant que plusieurs groupes étaient en fait composés d'aurors qui étaient aisément reconnaissables à leurs robes couleur de Gryffondor.

L'on aurait pu se demander pour quelle raison aucun moldu n'était alerté par tout ce bruit, mais fort heureusement pour la loi du secret, un sortilège surpuissant les avait écartés dans un rayon de plus de mille mètres. Et grâce au soutien du président des U.S.A., tous les satellites pouvant prendre des photographies et étant en orbite au dessus de la ville avaient étés désactivés et tous les vols annulés.

Le seul moyen d'avoir une vue d'ensemble de la bataille aurait été de disposer d'un balai, et de survoler la ville comme certains sorciers qui transmettaient les informations ainsi acquises à leurs chefs.

Où encore de se trouver dans une certaine salle de conseil. Une immense table ronde s'y trouvait et l'on pouvait voir que huit personnes y étaient assises, regardant sur un écran les images transmises par un satellite espion resté en service. Les huit personnes les plus puissantes du monde, tout du moins officiellement. Chacun de ces hommes étant sensé se trouver à des milliers de kilomètres. Mais on ne fait pas toujours ce que l'on est sensé le faire…

Revenons à la bataille rangée qui se déroulait dans la ville. Parmi toutes ces silhouettes, l'une d'entre elles se démarquait des autres par une attitude étrange. Elle se glissait entre les autres, bondissait entre les sorts, ne portant aucune marque d'appartenance, dans le doute on ne lui cherchait pas d'ennuis mais, quand elle était directement menacée, elle tuait, sans hésitation.

La silhouette s'engagea dans une petite ruelle épargnée par les sorts, courut à une vitesse qui était largement supérieure à celle humainement possible. L'homme, car c'était un homme arriva dans une grande rue déserte, déserte.

Déserte mais pas épargnée par les combats, des dizaines de corps étaient entassés, appartenants à toutes les nationalités. Traçants comme une frontière, ils étaient alignés le long d'une ligne imaginaire.

La silhouette regarda étrangement l'air devant lui, semblant voir quelque chose d'invisible, puis elle sortit un paquet de cartes d'une de ses poches, en sortit une et la brandit devant lui. Puis il la lâcha mais elle ne tomba pas. Défiant une bonne partie des lois de la physique, elle resta en suspension dans l'air, comme collée à un mur invisible. Ce qui se révéla être le cas, au bout que quelques instants, un immense muraille de lumière apparut. La silhouette fit un geste et la carte réintégra le paquet. Un autre geste et quatre cartes en sortirent et se placèrent sur le mur. La silhouette récita une courte formule et une entrée apparut dans l'obstacle de lumière.

Il franchit l'ouverture et les cartes le suivirent, dans son paquet. Et ce fut à ce moment que Christopher se retrouva pour la première fois en face d'un petit groupe de mangemorts et d'une étrange silhouette verte perchée au dessus de l'ampoule d'un lampadaire.

Sur le visage de cette silhouette, un masque.

Sous ce maque, L'Héritier du seigneur des ténèbres.