Avant toute chose, un grand grand merci pour vos commentaires :) Ça me fait super plaisir ^^

Hé hé ben oui y a du rapprochement dans l'air entre nos deux couples ^^ Et ça risque pas de s'arrêter de si tôt... Perso, je suis une fan de Lemon, et c'est ce que j'écris de mieux donc va falloir vous accrochez à partir de maintenant XD

Ptite précision : Une amie (qui est en réalité Morrigann en vrai lol) à décider d'écrire mon histoire mais de son pov... Et apparemment elle est assez motivée pour du Lemon aussi, donc peut-être que vous aurez l'occasion de la lire un jour XD

Mon inspiration pour ce chapitre : « Air of the Night » by Phil Collins

Voilà voilà, je vous souhaites une good day et vous dis à très vite pour le chapitre 10 ^^

XOXO

Chapitre 9

« Si je vous retrouve encore à gambader seule, et sans arme, je vous promets de vous laissez mourir, quitte à ce que vous hurliez à la mort pendant des heures. Est-ce bien clair ? »

«Vous feriez vraiment ça?» demandais-je légèrement sur le cul, en déglutissant.

«Oui... Maintenant allons voir ce que nous pouvons faire pour votre mal!» Me répondit-il en tournant les talons.

Je marchai derrière l'éclaireur, en fulminant, là mon ego en avait prit un fameux coup... Me laisser hurler à la mort juste à cause d'un bain? non mais je vous jure, les hommes!

Nous retournâmes au camps, et une fois arrivés, je fonçai vers Morrigann.

Bors et Dagonet se retournèrent sur nous;

«Tristan, qu'est-ce que tu as fait à la p'tite?» Demanda le vieux Chevalier d'un ton paternel en se précipitant vers moi.

«Rien» Répondit ce dernier en haussant les épaules tandis qu'il continuait son chemin.

«Arrêtez de m'appeler Petite ou Gamine, ça commence à bien faire! J'ai un prénom, merde!» m'énervai-je.

«Qu'est-ce qui t'arrive, Ailinn?» demanda Morrigann en se joignant à nous.

«J'ai mal, voilà ce qu'il m'arrive!» Répondis-je en tournant les talons vers notre coin de campement.

oOoOo

A la demande de ma cousine, les Romains nous avait prêté une de leur tente, afin que Morri' puisse me soigner sans être épiée par toute cette testostérone en manque de bonne femme...

Je m'étais séchée, et Morrigann s'était occupée de me coiffer. Elle s'affairait à me bander la poitrine avec un linge sec quand quelqu'un arriva près de la porte en tissus.

«Je vous ai préparé un onguent à appliquer là où vous avez mal, ça ne fera que soulager la douleur, la blessure ne peut malheureusement pas être soignée.»

Je regardai Morrigann du coin de l'œil en continuant de faire la tête. Celle-ci comprit que je n'avais pas l'intention de répondre à ce fumier de Tristan;

«Merci, Messire, j'arrive tout de suite.» Dit-elle en me regardant un sourcil levé.

«Bien» Répondit Tristan en s'éloignant de quelques pas.

«Il va falloir que tu m'explique ce qu'il t'a fait pour te mettre dans un état pareil!» Commença-t-elle.

«Rien» Répondis-je en croisant les bras sur ma poitrine, comme une enfant fermée à toute discussion, alors qu'elle nouait le linge dans mon dos.

«Très bien, si tu ne veux rien dire, ne dis rien!» Capitula t elle.

Morri' passa le rideau de toile et me laissa seule.

oOoOo

Ma cousine m'avait appliqué l'onguent avec douceur, et quand elle me banda les cotes, j'essayais de ne pas grogner sous la pression. La mixture de Tristan était efficace, cela fit effet presque dans la minute, et une fois le bandage bien serré autour de moi, je me sentais nettement soulagée.

Une fois complètement fini, je m'habillai, avec l'aide de Morrigann, ça avait été presque sans douleur. Elle m'aida à enfiler la sous-robe, et la robe. Elle sortit ma longue tresse de dessous des vêtements et m'observa avec un sourire à la limite du niais sur le visage;

«Quoi?» demandais-je.

«Tu ressemble à une fille!» me répondit-elle en riant.

«Ah ha! T'es une marrante... T'as fait l'école du cirque?» Ricanai-je.

«Aller viens, on va manger, la nuit est tombée, et je pense que ça doit faire un bon moment qu'ils nous attendent.»

Je suivis Morri', qui me tins la toile, afin que je ne doive pas m'abaisser. Quand je fus dehors, elle installa ma cape sur mes épaules, le vent était froid, et effectivement il faisait nuit, mais le campement était éclairé par des torches placées à environs 2 mètres les unes des autres sur tout le tour du camp. C'était carrément autre chose de le vivre en direct, les camps du XXI èm, bien qu'ils étaient presque les répliques de ceux de cette époques n'avaient pas la même atmosphère... Ici c'était pour de vrai.

« Tá sé go hálainn ! » soufflai-je à ma cousine, qui comme réponse me souriait avec des yeux pleins d'étoiles...

Nous avançâmes en riant jusqu'au point de feu où les Chevaliers étaient installés. Tous étaient assis autour, occuper à manger, boire, et parler, mais une fois que nous arrivâmes tous se turent.

Leurs regards étaient posé sur moi, et avoir sept paires d'yeux sur soi, ça vous donne juste envie de vous enfoncer sous la terre.

Arthur se leva, suivit de Lancelot, Gauvain et Galahad.

«Quoi?» Demandai-je, gênée «Vous n'avez jamais vue une robe?» m'emballai-je en allant m'installer là où il y avait place. Morri' me suivit en pouffant tandis que je lui lançais un regard assassin.

«Je t'avais bien dis que tu ressemblais à une fille!» me dit-elle en riant de plus belle.

«Ah c'est vrai que ça change Gam... Euh, Ailinn!» Lança Bors, tandis que lui aussi, je l'assassinais sur place.

«Vous êtes très jolie!» Lança Lancelot... Don Juan le retour!

Je lui lançai un hochement de tête et beau sourire hypocrite en guise de remerciement. Arthur nous passa de quoi manger, et un godet de vin à chacune, C'est vrai que la journée avait été longue, et nous n'avions pas mangé depuis la veille, mais avec les événements de la journée, j'avais un peu l'estomac en vrac, si bien que je ne mangeai presque rien.

J'observai ce qu'il ce passait autour de moi, Arthur et Lancelot discutaient, de même que Galahad et Gauvain, sauf que ce dernier était plus occupé à observer ma cousine, qui de temps à autre lui lançait elle aussi des regards – C'était bien parti entre ces deux là apparemment!

Bors et Dagonet parlaient de leur retour, enfin Bors parlait de son retour, parce que Dagonet, lui, ne pétait pas un mot, Bors parlait pour deux ... Et Tristan, lui, mangeait en silence, le regard plongé dans les flammes du foyer qui nous séparais.

A l'entour de nous, ça grouillait de Romain, et bien que nous étions certainement en sécurité avec tout ces gardes et ces Chevaliers, la peur d'être attaqués à nouveau par des Pictes, ou pire des Saxons, était encrée dans mon esprit. J'étais fatiguée, et je n'avais qu'une envie c'était de pouvoir m'allonger et dormir... Mais je savais que cette nuit l'insomnie me guettait, un bain n'avait servi qu'à me nettoyer le corps... Qu'allais-je devoir faire pour me nettoyer l'esprit?

oOoOo

Tout compte fait, j'avais peut-être trouvé la solution à mon problème, des mecs en jupette et de la picole... C'était un mixe radical contre les images d'horreur, ça devenait même marrant au stade où j'en étais...

Les deux types avec qui je trinquais m'étaient complètement inconnus et à vrai dire je m'en fichais comme de ma première culotte.

Astérus et Obélus étaient aussi faits que moi, si pas plus – Oh ça rime!

Le pichet de vin passait de main en main, et j'avais la légère impression que mon godet ne se vidait jamais... Les deux alcolos en jupette lâchaient des blagues à deux balles et bien qu'elles n'étaient pas du tout marrantes, j'avais à nouveau mal aux côtes tellement je riais...

J'avais par la même occasion une envie folle de fumer, depuis que nous étions arrivées, je n'y avait carrément pas pensé, mais c'était bien vrai que l'alcool engendre des envies bien particulières... Et là, pour ma part, c'était la clope! Et évidemment, ici, ben y en avait pas! C'était bien ma veine...

Ce cirque dura un bon moment, jusqu'à ce que les deux Romaines s'endorment comme des paillasses à même le sol. Seule et bourrée, je n'avais pas grand chose à faire d'autre que de retourner au campement des Chevaliers, qui en fait était tout près de là où j'étais, mais apparemment pas assez pour que je me rappelle de quel coté prendre...

Péniblement, je me levai, en sifflant sous le lancement de mes côtes...

Je contournai les deux gardes, et commençai à marcher, perdue dans mes pensées...

Après un bon moment, je me rendis compte que je marchai dans une direction qui ne m'amènerait certainement pas à ma paillasse, je voulus faire demi tour, mais tournant sur moi même, je ne savais plus du tout quel direction prendre... En bref j'étais perdue.

Peut-être en était-ce trop pour la journée, car un sentiment de solitude profonde s'empara de moi. Une soudaine nostalgie fit son apparition. A l'instant même, j'aurais tout donné pour être dans notre appartement à Morrigann et moi, à coudre une nouvelle tenue médiévale tout en discutant et en écoutant de la musique dans la cuisine... Qui avait été récemment changée en atelier de couture...

Je m'adossai à un arbre, et me laissai glisser le long du tronc, tandis que les larmes commençaient à envahir mon visage. J'enfouis ma tête dans mes bras enrouler autour de mes genoux. L'alcool avait la sale manie de soit me rendre dépressive, soit complètement déjantée, et la pour ce soir c'était la première solution... je me laissai aller à pleurer tout mon saoule...

«Vous devriez pas rester là» Ah ben tien, je me disais bien que c'était bizarre qu'il soit pas encore apparu celui là!

Je relevais le visage, et le regardais, il faisait sombre mais la torche qu'il tenait en main éclairait la petite clairière où j'avais trouver refuge – ou plutôt là où je m'étais perdue comme une quiche!

«Vous pleurez?» Me demanda t il d'un ton surprit.

«Bravo, t'as trouvé ça tout seul, Sherlock?» Lâchai-je ironiquement.

«Pourquoi?» Me demanda t il en s'approchant de quelque pas, mais tout en restant à une distance raisonnable.

«Pourquoi je pleure?» Dis-je en me relevant, tout en m'appuyant contre le tronc de l'arbre.

«Je pleure parce que je suis loin de chez moi, que mon monde est à l'opposé du vôtre, que ma vie est plus que bizarre depuis mon enfance» continuai-je dans un rire nerveux.

«Je pleure, parce que j'aime un homme depuis 24 ans, un homme qui se trouve être vieux de 16 siècles de plus que moi et que jusqu'à avant-hier, j'ai vécu avec ce putain de manque, comme si, il me manquait une partie de mon âme... je pleure parce que je ne sais pas ce que je fous ici, et que ce pourquoi on m'a envoyé sur cette terre n'a aucun sens! Voilà pourquoi je pleure! » Lançai-je hors de moi.

J'avais lâché ma tirade d'un coup, et je dus reprendre mon souffle une fois fini, j'avais arrêté de respirer, et quand le froid entra dans ma cage thoracique, c'est comme si je brûlais de l'intérieur... Mais un éclair passa dans mon esprit, et je me rendis compte que je venais de lâcher un truc qui à cette époque m'aurait emmené droit au bûcher. Je plantai ma main sur mes lèvres, choquée par la bêtise atroce que je venais de faire...

Tristan, n'avait pas bougé, sauf la stupeur pouvait se lire sur son visage, enfin une réaction humaine chez cette homme étrange. Il m'observa durant plusieurs secondes sans bouger, à tel point qu'un malaise s'emparait de moi, je n'osais pas le regarder, de peur que la stupeur se soit changer en horreur, ou pire, en total indifférence...

Ce qui se passa ensuite me laissa pantelante de stupéfaction...

Je n'eus pas le temps de réagir, que Tristan marcha droit sur moi, il planta la torche dans le sol et s'empara de mes lèvres avidement, un baiser qui n'avait rien de doux, c'était comme un sauvetage en mer, il m'offrait une bouée à laquelle me raccrocher pendant ma noyade.

Je fermais les yeux, tandis que ses doigts se crispèrent à la racine de mes cheveux, sous la tresse, et que son autre main se déposa au creux de mes reins... Bien que je ne comprenais pas la raison de ce baiser, je me laissai entièrement envahir par sa fougue soudaine.

J'avais attendu cela durant tant d'années, j'avais souffert de la solitude durant trop longtemps, mais si Tristan était réellement celui que j'attendais, je ne regrettais en rien de m'être infligée autant de mal. Et à l'instant même, un flux énergétique jaillit du sol et s'empara de moi... Les dieux me donnaient ils la réponse à ma question? J'en avais bien l'impression...

Le baiser s'intensifia, j'étais avide de ses lèvres, de cette langue qui cherchait son double, de ses doigts emmêlés dans ma chevelure, comme si à l'instant il essayait de me retenir, comme si en un clin d'œil j'allais disparaître. Je nouai mes bras autour de son cou, et montai sur la pointe des pieds pour être encore plus proche de cet homme qui me rendais totalement folle...

Après un instant qui me parut bien trop court, le baiser se changea en taquinerie. Délicatement, ses dents mordillèrent ma lèvre inférieure, me faisant défaillir... Il déposa son front contre le mien, son souffle caressait ma peau de sa douce chaleur, et en cette instant même, j'avais cette impression d'être là où je devais être, que j'étais à ma place dans cette époque pleine de barbarisme... Et ça n'était pas qu'une impression. C'était comme le fait de savoir que la terre est ronde, c'était comme une pluie d'automne ou la neige en hivers, c'était juste une évidence...

Je sentis son regard sur moi. Comment savais-je qu'il me regardait? Je le savais... A chacun de ses regards, même les plus discrets, je le sentais... Un frisson me parcourut l'échine tandis que j'ouvrais à mon tour les yeux, et qu'en un instant je fondis dans une mer noire enflammée...

Mais, ce fut de courte durée, car comme à chaque fois que je me laissais envahir par ce regard, je fus prise de vertige...

Au loin, je revis ce petit garçonnet courir vers moi, comme je l'avais rêver la nuit précédente.

Il était dans mes bras, il pleurait à chaude larme, tandis que je lui frottais le dos pour apaiser sa souffrance... Mais quand il releva la tête, je vis que ses larmes n'étaient pas des larmes de peine, mais des larmes de joies, tandis qu'un sourire éblouissaient son visage d'ange...

«Maman» soupira t il «Où étais-tu Maman?»

Il répétait ce mot à chaque phrase... Comme si il devait le dire pour y croire ...

Je faillis tomber à genoux, mais les bras de Tristan me rattrapèrent avant même que mon corps ne me lâche... Décidément, cette situation allait devenir une habitude...

Mais cette fois, je restai consciente. Il glissa un bras sous mes genoux, et me souleva de terre comme si je n'étais pas plus légère qu'une plume pour lui. Je déposai ma tête dans le creux de son cou, et restai silencieuse durant le trajet du retour.

Quand nous arrivâmes au campement, Tristan me déposa délicatement sur ma paillasse, près du feu qui allait cesser de vivre... Hors de ses bras je me sentais comme abandonnée... Mais il fit un geste qui me réchauffa le cœur... Doucement, il glissa une mèche de mes cheveux derrière mon oreille, et caressa ma joue... Puis il se leva.

Je le suivi des yeux... il ramassa quelques bûches et alimenta le feu... Ce qui eu le mérite de réveiller Morrigann qui était, elle de l'autre coté du foyer...

«Que s'est-il passer?» Chuchota-t-elle d'une voix endormie.

«Rien de grave, je pense que votre cousine à un peu trop abuser du vin Romain ce soir!» Lui dit-il en me jetant un regard, tandis que je détournai le mien, de peur de replonger dans une de ces visions, du futur, du passé, ou de je-ne-sais-quand!

«Dormez, Morrigann, la route est encore longue jusqu'au mur et vous devez vous reposer.» Fut sa dernière phrase avant de tourner les talons...

oOoOo

Je m'étais levée avec un mal de crâne incroyable, et sans trop de souvenirs de ce qui s'était passé la veille, à part le faite que Tristan s'était jeté sur moi... Et à vrai dire, j'étais trop mal en point pour y porter grande importance... Je souffrais le martyr, mon bras me lançait, mes côtes me brûlaient, et ma tête était sur le point d'exploser... On appelle ça la gueule de bois!

J'osais à peine bouger, et j'avais peur que tout cela s'était aggravé, si nous avions été au XXI èm siècle, j'aurais accouru chez un médecin pour y passer divers examens, ainsi qu'une prise de sang... Mais là, j'étais condamnée à souffrir en silence, en attendant de trouver mieux que des herbes et des plantes... Ce qui était plutôt mal barré!

Morri' vient s'agenouiller près de moi;

«T'as pas l'air bien!» me dit elle inquiète.

«Non, pas du tout en fait...» soufflais-je tandis qu'un lancement dans le bras me fis grimacer.

«Je vais aller chercher Tristan, je crois que mes compétences en médecine ne te serviront à rien dans ce monde.»

J'aurais voulu l'en empêcher, lui dire qu'au final je n'allais pas si mal que ça, juste pour qu'elle ne se lève pas, pour qu'elle reste près de moi, et qu'elle n'aille surtout pas chercher celui qui me torturait le cœur depuis maintenant 3 jours...

Mais elle s'en alla quand même, me laissant seule avec ma souffrance... Ça m'avait parut une éternité quand elle revînt avec Lui...

«Ton bandage est imbibé de sang, je crois qu'on va devoir recoudre.» commença t il en observant les dégâts. «Pour ce qui est des côtes, malheureusement on ne peut rien faire à part essayer de soulager la douleur.»

Il parlait d'un ton calme mais ferme, sans inquiétude dans la voix, comme si il avait l'habitude de rafistoler les gens... ce qui au fond ne m'étonnait pas, il était extrêmement intelligent, et connaissait énormément sur les remèdes et tout ce qui servait à la guérison.

«Je vais chercher le nécessaire!» lança t il avant de ce lever et de partir à toute enjambée vers son cheval.

oOoOo

Pendant qu'il piquait la peau de mon bras avec une aiguille à coudre, Bors me tenait fermement le bras, tandis que Dagonet tenait l'autre. Lancelot m'avait donner un bout de bois dans le quel je devais mordre si la douleur était trop insupportable... et croyez moi, elle l'était!

Morrigann regardait la scène paniquée, les deux poings serrer contre sa bouche, certainement pour éviter de hurler après ces trois hommes en train de me charcuter... Bien qu'en réalité, il n'y en avait que un qui me charcutait!

Tristan était concentré sur mon bras, et j'essayais de ne pas le déconcentrer avec mes gémissements de douleur. L'entaille n'avait apparemment rien de très grave, mais Tristan avait, après mure réflexion, décidé de recoudre, parce que je cite: Je suis incapable de rester tranquille, et que nous avions encore une demi journée de trajet avant d'arriver au mur!

Et puis, une fois refermé, avec un bon bandage et un bon remède, l'infection ne s'installerait certainement pas...

Une fois fini, Tristan coupa le fil à l'aide de ses dents et je dus serrer les miennes autour du bout de bois... Mais le pire fut la mixture qu'il appliqua soigneusement sur la plaie... Pire au point que je lâchais un grognement qui aurait fait fuir le plus courageux des loups du coin!

«C'est bien ma p'tite! T'as été courageuse!» Me lança Bors d'un air sévère.

«Plus courageuse que certains!» Ria Lancelot en lançant un regard vers Galahad.

Après le supplice de l'aiguille, Morri' s'occupa de mon buste. Elle me resserra d'abord le bandage autour de ma poitrine, et ensuite, elle appliqua l'onguent à l'endroit où un énorme hématome s'était formé sur mon côté gauche, puis banda le tout en serrant fort afin que je reste droite... Mettez-moi un corset, ça sera plus facile! Ah zut, ça existait pas encore les corsets!

Quand tout fut fini, Arthur décida qu'il était temps de reprendre la route, car les Romains commençaient légèrement à s'impatienter.

Galahad et Dagonet m'aidèrent à monter derrière Bors, et nous reprîmes la route vers le Mur d'Hadrien...

«Courage ma p'tite, nous y sommes presque.» Me lança Bors... je n'avais même plus la force de répliquer à ce petit surnom affectueux que je détestais tant!

oOoOo

Traduction :

Tá sé go hálainn !C'est magnifique !

Voili voilou, j'espere que ce chapitre vous aura plus :) Mais je ne sais pas pourquoi, je me doute que oui loool

Pour le prochain chapitre, je vous suggère de garder le défibrilateur à proximité... Et peut-être même de préparer la bassine, les glaçons etc... XD

A la prochaine

Bisous Bisous