Et voilà le chapitre diiiiiiiix ! Nous revoilà après les fêtes pour une petite prolongation des festivités. Non mais sans blague quand même et puis je ne sais pas si vous avez remarqué mais mais mais… le noël des sorcier correspond presque (hum hum) avec le notre ! le hasard des publications tous les trois siècles nous offre cette incroyable chance. C'est dingue sachant quand même que j'avais écrit ça il y a oui oui bien mathusalem (au moins), ou plus raisonnablement il y a plus d'un an. Eh si ! bon je vous laisse avec nos skieurs en gazon (pire qu'en herbe c'est dire! ), car chose promise chose due c'est une sortie façon moldu ;) Et le prochain chapitre arrive dans les deux trois jours suivants ;)

Bonne Lecture !

Guest : merci, merci ça fait très plaisir :) tu verras ça sert la suite de l'intrigue…

Chapitre 10 : Où l'on agit de façon moldue et l'on pratique des activités qui leur sont propres

— Aujourd'hui c'est journée moldue les cocos ! Préparez-vous donc et les binômes aussi s'il-vous-plaît, vous allez aller faire du ski !

— Il commence à me râper les raisins ce Benedict avec ses surnoms à la con, grommela Ron en mangeant distraitement son porridge,

— Du ski ! s'exclamèrent Lavande et Pansy avec la même grimace que si on leur avait proposé d'enfoncer les mains dans le purin.

— Ouai mais putain, il est sacrément canon, fit Harry drôlement bien réveillé ce matin. La présence stimulante de Draco dans la salle de bain dès potron-minet avait le don de le mettre de bonne humeur. La grande cuillère pleine de Porridge de Ron rata l'entrée de sa cavité buccale et dévia son chemin en plein sur la joue où elle s'écrasa, y laissant une trace douteuse.

— Tu as dit quoi Harry ?

Le survivant se mortifia tout seul

— Euh qu'il était sacrément… grand… , fit-il pitoyablement avant que Seamus ne lui sauve la mise en s'exclamant d'une voix de crécelle rouillée,

— Oh mon dieu, regardez ce cake à la citrouille !

Et il souffla un grand coup, fort conscient d'être passé à un cheveu du grillage intégral.

Dans un bel effort de discrétion, il regarda le Français discuter vivement avec quelques élèves chahuteurs. Ses cheveux noirs soyeux retombaient en quelques mèches voltigeantes, encadrant un visage de porcelaine aux pommettes toujours rosées. La bouche carmin s'étirait sans cesse en un sourire sauvage et frais qui se reflétait dans ses prunelles. Ses yeux ! Même à l'autre bout de la salle, on était hypnotisé par les orbes d'un turquoise pâle rehaussées de longs cils et d'une ligne vive de sourcils ébène. On suivait la courbe épurée de sa nuque caressée avec amour par les filins sombres.

Une mâchoire bien dessinée, une peau onctueuse et lisse comme le marbre tiède des statues enchantées, une peau qu'il voulait sur le bout de sa langue, pressée contre ses lèvres. Avec un charisme infini, Benedict sortit de la salle et le monde perdit un peu de sa saveur.

— Redescends sur terre Sauveur du monde, ce n'est qu'un Veela parmi tant d'autres. Harry s'ébroua et croisa les yeux rieurs de sa binôme. Il regarda autour de lui et vit nombre des élèves qui regardaient la porte avec mélancolie, perdus dans une admiration forcée.

— Il le fait exprès cet enfant de salaud ?

La jeune femme fit rouler ses boucles d'or et baissa les coins de sa bouche.

— Plus ou moins, je crois qu'il a le contrôle mais il est obligé de le laisser déborder quelques fois tu vois… mais je crois que ça l'amuse bien aussi.

— Le sacré fils de puuute, soupira Harry pensivement, pas encore tout à fait remis de l'apparition d'un ange devant ses yeux bouffis du matin


Heureusement il faisait plutôt beau et le ciel se découpait avec une jolie teinte au dessus des crêtes scintillantes. Le magasin était tout proche de là où ils avaient atterri en balai et ils pestaient déjà comme des beaux diables, car voler en combinaison de ski et moon boots n'était pas chose la plus agréable ni facile à réaliser.

Le professeur au petit bouc noir qui s'était déjà occupé d'eux pour les Abraxans se fendit d'une explication en large, en long et en travers des différentes règles précises qui régissaient le très select monde du ski, à savoir : porter chacun deux skis, deux chaussures et deux bâtons et toujours le suivre sans jamais le dépasser, sauf lorsqu'il le demandait.

Il leur indiqua ensuite de rentrer dans deux boutiques absolument moldues tout en prenant bien garde à ne pas se griller en parlant de choses incompréhensibles pour les vendeurs.

— De toute manière, je vois pas bien ce qu'on pourrait faire de dangereux sans nos baguettes, râla Alicia Spinnet qui apparemment boudait depuis que Rogue la lui en avait privé.

Les Français avaient de toute évidence l'habitude de s'en passer puisqu'ils agissaient avec un naturel désarmant, évoluant comme dans leur milieu naturel, alors que les Poudlardiens se sentaient comme des poules équipées de couteaux.

Harry entra dans la première boutique suivi de vingts autres Poudlardiens chahuteurs et regarda avec des yeux ronds tout autour de lui. Les autres commençaient sans gène aucune à aller accoster le pauvre loueur qui ne savait plus où donner de la tête devant cet afflux brusque de non initiés.

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— Je veux ceux-là, s'exclama brusquement Daphné en s'accoudant au comptoir comme si elle commandait une Bièraubeurre.

Les skis étaient turquoises, très fins et mesuraient environ un mètre. Des skis de fond d'enfants. Charles l'attrapa vite par les épaules en rectifiant la commande. Neville avait absolument voulu mettre le bonnet que sa grand-mère lui avait tricoté mais malheureusement il était un peu grand pour lui et lui tombait sans cesse sur le visage. X

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— Où sont les Enormus à Babille ?

Peu charitable, Dean se plia de rire tandis que Neville, entendant les dangereuses paroles prononcées par sa douce, se précipitait vers elle pour l'inciter à se taire. Le bonnet lui cacha la vue et il fonça tout droit sur une vendeuse qui essayait de répondre aux mille requêtes différentes de Cho peu aidée par son binôme, parti roucouler avec Katie sous le regard courroucé de Fred qu'Hermione dut retenir d'asperger l'impudent d'eau rapetissant.

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—Pourquoi ceux-là ? , s'exaspéra Draco alors que Synnedie essayait depuis cinq minutes de le convaincre d'accepter une paire de skis rossignol orange fluo.

— Mais enfin on s'en fiche de la couleur, je te dis que c'est la meilleure marque !

Il l'ignora totalement et héla le vendeur.

— Monsieur je prendrais les noirs accrochés au mur !

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— Kouuuuah ? Non mais c't'une plaisanterie là ? Vous espérez que je mette ça ?

—Bon écoute Ernie maintenant il va falloir m'écouter. Ce sont des chaussures de ski pour glisser !

Le jeune garçon secouait obstinément la tête, assis sur le banc de bois puis se mit à glapir quand Rose-Blandine lui attrapa de force le pied pour l'enfiler dans la chaussure.

— Au secours ! Au secours !

Il tira sur son pied mais elle le tenait bon, mesurant quelques dix centimètres de plus que lui.

— Mais vas-tu te taire oui !

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— Ah bah non, toujours pas.

La vendeuse eut l'air de vouloir se tailler les veines aussitôt et remporta la huitième paire de chaussures. Ronald regarda ses pieds enveloppés dans dix centimètres d'épaisseur d'une laine violette à motifs de sapins jaunes d'un air très satisfait.

— Ron peut-être que comme tu chausses déjà du 46 tu devrais mettre des chaussettes plus fines non ? , demanda Marie Laure en observant avec curiosité Ernie qui braillait à quatre pattes sur la moquette du magasin de location en essayant de tirer sur son pied que Rose-Blandine retenait d'une poigne de fer, accrochée de l'autre au banc.

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Harry décida d'aller chercher ses propres skis et entra dans la réserve, se dirigeant vers le rayon des 175, il en attrapa une paire Dynastar et se pencha pour attraper des chaussures sous l'étagère.

— Ah ! Bordel mais qu'est ce que tu fous ici ! , cria-t-il sous le coup de la surprise en voyant Diggory planqué sous le bureau.

— Non mais j'ai pas très envie de skier, j'ai peur…

Un grand « klang » retentit, le banc de bois venait de lâcher et Rose-Blandine déséquilibrée venait de s'écraser sur le pauvre Poufsouffle.

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— C'est sympa cette rétrospective de skis accrochés sur le mur, fit Blaise de sa voix de savant, ça nous rappelle qu'à l'origine ce n'était qu'un moyen de se déplacer pour les bergers isolés l'hiver.

Hermione lui fit un grand sourire.

— Que pense-tu de ces skis de 1910 ?

— Oh splendide ! Mon grand père en conservait une paire dans son grenier je crois, mais ceux de 1850 sont bien plus remarquables ! Et que dire de ceux de 65 !

Hermione ramena ses cheveux sur une épaule et lui offrit un sourire admiratif, et en plus ce Serpentard s'intéressait à la culture moldue… elle fronça légèrement les sourcils,

— Mais… , pourquoi donc Draco essaye-t-il de décrocher les skis du champion olympique de 1994 ?

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Après pléthore péripéties et moult crises de nerf de la part des vendeurs, tout ce petit monde engoncé dans les duveteuses combinaisons multicolores débaroula sur les pistes dans un vacarme monstrueux.

« Nous partîmes quarante, mais par un incongru renfort, ils nous crurent quatre cent à l'arrivée au nord. » dirait plus tard Nestor un élève français, sans scrupules de dénaturer ainsi la célèbre phrase. Et en effet, songeait Harry en rajustant le col émeraude et jaune de la combinaison de Parvati, à tous, éclectiques bruyants et désordonnés, ils étaient plus effrayants qu'une troupe d'éléphants de ferraille clinquante chargeant au pas de course. Ron aurait quasiment pu skier avec ses chaussures vu la taille de celles-ci. On l'appelait Berthe avec ses grands panards trop engoncés de laine maternelle. La plupart s'enthousiasmaient en humant ainsi sous le beau soleil cru l'odeur de la montagne mais d'autres ronchonnaient dans leur coin. Olympe se faisait un devoir de convaincre et de mettre en état de bonne volonté chaque Anglais récalcitrant en les abreuvant de discours plats et fleuris écœurants de bonne foi. Spinnet qui s'acharnait en rageant pour tenir ensemble ses skis et ses bâtons trop lourds et les faisant tomber à chaque pas, écopa d'un pamphlet engagé sur le retour à soi par catharsis sylvestre. Digne des irréductibles soixante-huitards biberonnés à l'opium. Harry qui commençait vraiment à bien s'amuser replaça ses caches oreilles mauves pelucheux pour ne pas y attraper froid.

— Oh le petit homme sensible, aguicha Draco qui se débrouillait remarquablement bien avec ses skis.

Syn avait réussi à lui faire adopter une paire moderne aux couleurs toutefois moins criardes et le Survivant s'étonnait à chaque seconde que cet aristocrate si prompt à dénigrer ce qui échappait à son omniscience à toute épreuve, ne trouve pas un motif de râler. Qu'importe, il lui en fournirait un pour le plaisir.

Vicelard, notre Gryffondor rebelle et facétieux se glissa auprès de madame Olympe, et tendit un doigt bien visible en direction du blond qui marchait tranquillement quelques mètres devant lui.

— Regardez madame ! Il traîne les pieds et tout à l'heure je l'ai entendu dire qu'il préférerait manger un Scroutt que de venir là ! C'est scandaleux non quand on pense à la chance que nous avons de pratiquer à une activité si bienfaitrice pour la santé. Et le psychique, c'est aussi important, le psychique !

La Grande Dame au cœur tout dévoué faillit l'embrasser sur le crâne mais il esquiva mesquinement, ne souhaitant se couvrir les cheveux d'une couche de graisse de baleine. Elle s'élança tout auréolée de sa fourrure brune et sa grande masse fit trembler le sol.

— Mon cher Draco, enfin mais ne soyez pas comme ça. Allons parlez moi regardez cet air pur, ces oiseaux, cette blancheur immaculée, comment un cœur ne peut-il être touché par cette immanente fraternité… peut-être cela est-t-il dû à votre enfance ? Allons enfant de mon cœur ne soyez pas si fermé je vois dans vos yeux de la peine !

Et elle attira la tête blonde ahurie contre sa vaste poitrine velue de fourrure. Harry devant le désarroi total de son ennemi était en train de s'étouffer de rire. Quand enfin il vit la tête ressurgir des poils de lapin pour chercher une goulée d'air, rouge et décoiffée, c'en fut trop et les larmes lui grimpèrent aux yeux tellement il riait. Les yeux glacés croisèrent les siens et il y lut une promesse de mort qui ne fit que redoubler son hilarité monstrueuse.

Zabini passa par derrière et lui flanqua un coup de bâton derrière les oreilles. Il s'allongea dans la neige la tête protégée par l'immense empiècement de fourrure noire qui lui servait de capuche. Son anorak rouge vif faisait penser à une tâche sanglante de loin et faisant l'ange des neiges, il agita bras et jambes. Quelque chose fondait en lui à l'air doux de cette France accueillante, des rideaux sombres tombaient en déliquescence dans son esprit et il en devinait l'absence à la douceur paisible qui berçait son cœur chaque instant. Indépendamment bien sûr, des événements tumultueux que la présence du Serpentard causait immanquablement. C'était plus comme un fond, une harmonie silencieuse mais bien présente, manteau de matins cotonneux. Quiets et purs. Oui, ce charme désuet parfois, et la bienveillance ubiquiste trouvaient des trilles accordées dans son esprit jusque là un peu sombre.

« Ah toi, France de nacre au climat cerisier, altière, l'amour tu m'en emplis, comme l'eau fraîche une belle cruche de porcelaine, et je ne souhaite que l'épandre et te le rendre et en donner tant et plus sans me soucier car aimer m'emplit d'amour. Je plie de tendresse comme une jouvencelle florale devant ces joies frugales et saines. »

— Eh, Blanche-Neige tu prends de la drogue ? , harangua Dean.

— Quelle paix mes amis… murmura-t-il extatique, et les élèves le dépassèrent en haussant les épaules.

On n'était plus à une excentricité près de sa part.


— Stop, STOP-EUH ! Mais arrêtez de pousser derrière, bande d'abrutis dégénérés, vous voyez bien que ça ne marche plus. En même temps avec ces moldus, je vois pas de quoi je m'étonne… , rouspéta Draco devant le tourniquet qui ne voulait pas tourniqueter.

Ernie qui s'amusait comme un petit fou, remarquablement à l'aise, n'avait pas entendu et se mit à beugler à l'arrière en forçant Théodore à glisser par une pousse bien sentie. Le choc se répercuta dans la queue pour arriver jusqu'au blond Serpentard. Ce dernier se retourna les sourcils froncés sur la moldue qui le suivait.

— Eh ma pauvre cloche ça ne marche pas je vous dis ! Arrêtez on va pas passer de force quand même ! , lui cria-t-il à la face en se tapant le crâne de l'index pour lui montrer combien elle pouvait être stupide.

La femme rougit, tout offusquée, tandis qu'il tentait de faire un demi tour entre les bornes de métal avec ses grandes spatules sans déchausser. Il s'emmêla les pinceaux, faillit tomber et se raccrocha au pantalon de la moldue ; menaçant de la dépoiler.

— Mais… mais… , ânonna-t-elle confuse.

Il se releva tant bien que mal et lui jeta un regard furieux,

— Vous ne pouviez pas faire attention non ! Voilà que vous me faites tomber en plus !

eu-t-il le culot de lui affirmer d'un air pincé alors qu'elle n'avait pas bougé d'un pouce.

— Quel toupet ! fit-elle en se mettant à reculer.

Derrière, les protestations reprirent de plus belle. Neville tendit le cou au-dessus de la foule pour voir ce qui provoquait ce tohu-bohu et appela :

— Draco ! Draco ! Il faut que tu mettes ton forfait dans la poche avant !

— Ah ! Merci Londubat, fit le préfet en sortant son forfait.

« Voyez madame pas la peine de s'énerver, remarqua-t-il d'un ton insupportablement hypocrite.

Il avança et se retrouva sur la ligne du télésiège en même temps que Pansy et deux moldus moustachus. La jeune femme regarda l'homme debout à côté d'elle

— Non mais on vous a pas invité vous, cracha-t-elle avant de pousser brusquement l'homme qui tomba sur le talus et manqua de se faire assommer par le siège qui arrivait à pleine vitesse.

— Ah la putain, et vous ne le ralentissez pas surtout ! Il a failli me casser les jambes, enchaîna-t-elle, envers le technicien interdit, tandis qu'ils commençaient à s'élever dans les airs.


— Bon, fit l'homme au bouc, je constate que ça n'est pas franchement facile pour tout le monde.

— Et pour certain encore moins que pour d'autres, se moqua Seamus.

Diggory haussa les épaules et ignora la pique.

— Taisez-vous là bas ! Bon, vous me suivez jusqu'en bas en file indienne. Olympe fermera la marche. On se souvient bien comment on place les skis pour freiner et tourner. En V, c'est d'accord ? Allons y !

Les élèves se bousculèrent pour ne pas être derniers et éviter ainsi de se faire rentrer dedans par Dame Olympe. La malheureuse Cho à qui c'était arrivé, avait été rapatriée au château en urgence. Ils s'élancèrent ensuite en un long serpentin sur la piste de la Marmotte. Leur âge et leur inexpérience attiraient des regards amusés de la part des usagers moldus. Crabbe s'arrêta sur le bord de la piste à côté d'un jeune homme d'à peu près son âge et le sécha d'un coup de poing à la tempe avant de repartir mains sur les genoux. Penché, en avant toute, chasse-neige, il réintégra sans anicroche la file.

On ne pouvait en dire autant de Padma qui se faisait systématiquement embarquer à droite comme à gauche et fonçait à toute berzingue dans les bas côtés ne réussissant à freiner qu'en se jetant sur le sol. La pauvre s'accrochait pourtant relativement bien malgré les bleus qui la recouvraient.

— C'est moi ou on a l'air de débiles, grommela Ron

— J'ai aussi cette impression mon gars, agréa Millicent devant lui,

— Songe qu'il y en a pour qui c'est une sensation nouvelle la Belette, harponna Blaise derrière lui.

Ronald freina un grand coup et leva le coude que Blaise peu à l'aise se mangea. Violemment.

Petit-bouc s'arrêta enfin sur un replat et indiqua à tous de s'aligner sur lui.

Ginnie, Harry, Theodore et Dean s'arrêtèrent avant que Lavande ne fonce sur eux et ne s'arrète en bousculant tout le monde.

— Une ligne Lavande, une li-gne, la charria Dean.

— Oui, il va falloir revoir les notions de base en géométrie l'amie, surenchérit Seamus.

Enfin, tous arrivèrent en tas et le professeur chercha Padma du regard.

— Vous là, dit-il à l'indienne qui avait encore de la neige dans les cheveux, vous avez de sacré difficultés.

— Je sais, chouina-t-elle, je sais pas pourquoi, je mets bien mes skis en V pourtant.

— Allez-y alors, montrez moi. Je vous regarde avec attention mademoiselle. Descendez jusqu'au poteau là-bas en faisant trois-quatre virages bien larges. Les autres, dites-moi ce qui ne va pas.

Padma s'élança et aussitôt, tandis que tous se pliaient lâchement de rire, Hermione levait le doigt bien haut :

— C'est parce que le V n'est pas dans le bon sens, Monsieur.

— Exact ! Maintenant si vous permettez je vais préciser pour ceux qui ne l'auraient pas compris tout seuls : le V pointe vers la p… Non mais… mais… mes aïeux que font-ils ?

Harry tourna la tête suivant le regard du prof. Un petit tremplin était installé au milieu de la piste et certains skieurs le prenaient, s'élevant d'un ou deux mètres avant de rejoindre la piste. Crabbe, Goyle et Crivet posés sur le côté se croyaient au ball-trap et tiraient sur les sauteurs d'énormes balles de neige quand ils ne les abattaient pas d'un coup de bâton sauvage utilisé comme une batte de base-ball.

Georges Weasley s'approcha de son frère et croisa les bras.

— Crois-tu que je pourrais louer un Crabbe pour dégnomer le jardin ? Il a l'air drôle ment efficace, on le poste devant un terrier et blam il te les assomme à tours de bras.

— Oh oui, tiens je pense même qu'avec son collègue, ils pourraient monter une enseigne Chez Crabbe et Goyle Gnomicide de Masse qu'en dis-tu ?

Georges prit un air pénétré de réflexion et appuya ses deux mains sur son bâton en contemplant la scène que les professeurs essayaient désespérément d'arrêter, à grands renforts de gesticulations et de cris outrés.

— Quand je les vois comme ça si épanouis Gred, je me dis que ça serait même une vocation.

Voilà, comme d'hab merci à Juls ;) n'hésitez pas à commenter et portez vous bien !