'Cat y mini ouvre un porte grinçante et poussiéreuse. Tout menace de s'effondrer, mais en même temps, tout est là. Alors elle s'asseoit et décide de rendre ses couleurs à la place...'
Bonjour à tous... Vous n'osiez même plus en rêver? le voici! le chapitre final, qui non, ne m'aura pas pris quatre ans pour l'écrire, mais quatre ans pour le publier. Toutes mes excuses pour le retard. Heureusement qu'il n'y avait pas de suspense et que tout le monde connaissait le coupable :')
What? c'est pas une excuse? Hum, alors voici le dénouement. On me dira que j'ai eu bien du temps pour le refaire, le reconstruire, l'écrire bien, et vous aurez raison. Cela dit, je le réécrirai sûrement afin de le rendre plus beau (sauf avis contraire du public). Je n'ai pas changé le scénario depuis le début bien que j'y ai pensé, mais il aura fallu que je refasse tout donc euh.. bon :3 (j'espère quand même qu'il n'est pas trop mal écrit)
Voici donc la fin. Bien sûr il y aura l'épilogue, que je mettrai début juillet, (ma soutenance de mémoire est le 29 juin et donc après la soutenance, je serai un peu plus tranquille) pour conclure définitivement l'histoire (puis rappelez vous au début, il doit y avoir un bal pas gnian gnian pour reprendre mes termes d'il y a longtemps :P). Je tiens à dire que l'épilogue tel que je l'ai prévu, n'a pas changé d'un iota depuis que je l'ai envisagé en 2010 (:
Bien sûr je vous présente mes plus plates excuses pour ce retard honteux, et surtout je remercie toutes les personnes qui n'ont cessé de m'écrire des gentilles reviews pour cette histoire. J'espère redevenir active sur une fois mes études finies.
La section commentaire est ouverte pour expressions de joie, de rage, de meurtre, de menaces et autres réjouissances sur cette fin. je vous répondrai avec beaucoup de plaisir.
Des voitures et des hommes
'RECULEZ MES LADIES !' S'exclamait Armstrong, toutes étoiles dehors, 'GRACE AUX TALENTS JAMAIS EGALES DE DEBLAYAGE TRANSMIS DE GENERATION EN GENERATION DANS LA FAMILLE ARMSTRONG, TOUS LES PASSAGES SERONT ACCESSIBLES RAPIDEMENT, NEANMOINS, une étoile cligna près e sa houppette tandis qu'il contractait et décontractait ses biceps, PRENEZ GARDE A NE PAS RECEVOIR DE POUSSIERE DANS VOTRE DELICATE CHEVELURE OU SUR VOS CHARMANTS ATOUUUUURS !' Il se figea dans une pose qui aurait rendu plus que jaloux le faux musclé Arnold.
Les jeunes hôtesses du bar admiraient son travail (et accessoirement la magnificence sculpturale parfaite de son corps) et son spectacle d'exhibition avec une émotion non contenue. Des 'kyah' admiratifs s'élevaient de ce petit groupe et elles ne comptaient pas le laisser repartir sans avoir touché sa plastique. Derrière son comptoir, Christmas soupirait. Son bel établissement était en train d'être démuré par une espèce de supermuscleman à la houppe, et toute l'attention de ses employées étaient dirigée vers lui. Ce soir elle avait été obligée de tenir son bar fermé, ce qui signifiait une chute substantielle de son chiffre d'affaires. Pis, elle ne pourrait pas s'en prendre à son petit Roy car celui-ci était soit déjà mort, soit pas loin de l'être et ce peut-être derrière ses murs à elle dans une voiture…
Non, ce n'était vraiment pas une bonne soirée pour les affaires.
Havoc regardait lui aussi le plastic show du Commandant. A vrai dire il n'avait rien d'autre à faire car Armstrong avait clamé haut et fort qu'il se chargeait de tout grâce au talent majestueux de nettoyage qui… qu'avait-il dit exactement ?
Il soupira. En choisissant l'équipe du bar à hôtesses, il avait osé espérer qu'il taperait dans l'œil de l'une d'elles grâce à sa force, son courage et sa volonté de sauver des victimes, qui plus est quand l'une de ces victimes est connue et appréciée par les hôtesses, et bien non. Havoc n'avait pas prévu dans ses plans que les jeunes filles lui préfèreraient l'exhibition d'arts plastiques à la Armstrong.
Décidément il n'avait pas de chance.
Madame Christmas alla s'asseoir à côté de lui, ayant vu en lui, un potentiel fumeur intéressant pour sa propre manie. Elle regarda tour à tour le blond, puis le spectacle, puis la forme que dessinait le paquet de cigarettes dans la poche du blond.
'Je te permets d'en griller une à l'intérieur du bar si tu m'en passes une mon petiot.'
Havoc, bien que légèrement surpris, sortit le paquet de la poche lorgnée par la dame, sortit une cigarette et lui tendit. De bonne grâce, il lui proposa même le briquet avant d'entamer le même rituel pour lui-même. Les deux fumèrent ensemble manifestant leur blase devant le one-man-show.
'J'espère que ça va donner des résultats cette enquête, et que vous saurez retrouver mon petit Roy, vivant de préférence, et réparable, j'en ai besoin.' Dit-elle de but en blanc sans plus se soucier de leur couverture. L'enquête avait simplement révélé que Roy fréquentait souvent ce bar à hôtesses, et la gérante ne voyait rien de choquant à ce que, en sa qualité de client régulier et compte tenu de son physique, Roy Mustang soit particulièrement apprécié de la gérante. Qui plus est, et si ses calculs étaient bons, elle s'adressait au cavalier.
Havoc acquiesça. Mieux valait ne pas s'attirer les foudres d'une dame semblant apprécier le colonel encore une fois. Et puis malgré tout, il appréciait bien son supérieur, donc il espérait aussi le retrouver vivant.
'Ce sont des soldats intéressants que vous avez dans l'armée.' Dit soudain la gérante en désignant Armstrong toujours pris à son show. Il est vrai que c'était surprenant de voir un tel spectacle, courtoisie d'un membre gradé de l'armée qui plus est. 'Les filles ont l'air de beaucoup l'apprécier' poursuivit-elle au grand désarroi de Havoc. 'Vous pensez qu'il accepterait de bosser pour moi afin de distraire mes filles ainsi qu'une clientèle féminine ?'
Havoc fondit en larmes.
Au même instant, Fuery raccrocha le téléphone et se précipita en direction de la scène du one-man show, interrompant son incroyable présentateur.
'Commandant, s'il vous plait !' dit-il un peu fort pour pouvoir se faire entendre et en se mettant au garde-à-vous devant lui, 'Hawkeye vient de me contacter, elle dit avoir besoin de votre aide…'
Armstrong s'interrompit dans son exhibition et toisa le petit sergent de haut, mais en même temps il ne pouvait pas faire autrement.
'Comment dites-vous ? le lieutenant Hawkeye ?'
ooOOoo
'Vous savez ce que j'aime chez une femme ? c'est son répondant. Rien que cette façon d'être et de faire en dit long sur le sujet et sur ses sentiments. Qu'en pensez-vous Falman ?'
Devant Bradley, Falman soupira. Il aurait espéré que justement, le répondant de Hawkeye l'eut fait taire une bonne fois pour toutes. Dommage, ceci figurait donc comme le premier échec de Riza Hawkeye dans la catégorie rabattage de caquet…dur.
Ladite Riza Hawkeye, en tête de file s'efforça d'ignorer le bellâtre et de se retenir de l'étriper. Ils avaient encore besoin de lui et un mort peut difficilement servir. Quoique.. pensa-t'elle, Falman et leurs nerfs à tous deux lui en seraient éternellement reconnaissants.
A méditer dans les 5 minutes à venir.
D'autant que par ce fait, jamais le chemin du parking n'avait paru aussi long. Ce qui d'ordinaire prenait 10 à 15 minutes, prenait des allures d'éternité. Ils étaient là à s'enfoncer dans l'obscurité du parking faiblement éclairé par les ampoules flageolantes accrochées ça et là au mur ou au plafond, bref une vraie ambiance tamisée. Le tout ponctué par les caquetages de Bradley pour l'ambiance. Sans doute avait-il peur du noir se disaient les deux autres.
'Tenez, une réaction brutale par exemple', poursuivit-il. 'Je l'interprète comme la réciprocité de l'acte. La femme qui le frappe comme ça après un baiser éprouve un désir similaire au mien mais sans doute par amour propre, elle ne cède pas tout de suite. Histoire de se faire désirer un peu plus. Les femmes aiment ça. Mais je sais qu'à l'occasion suivant, elle réagira plus positivement !'
Riza se pinça l'arrête du nez exaspérée. Pourquoi ne l'avait-elle pas carrément assommé ? On se le demande. Falman quant à lui assimilait de flot d'information, mais plus au profit de certains termes de certains paris qu'au profit de la popularité de ce comique. Paris pour lesquels, Falman devait absolument faire confiance au jugement fraîchement énoncé par son collègue s'il voulait que le futur prenne un tournant plus enrichissant pour lui.
Ce fut presqu'arrivés en bas de l'escalier que Bradley dit ce qui valut la suite :
'Après je reste un homme, et si une femme ne me cède pas tout de suite, pour mon plus grand désarroi, je suis toujours obligé d'avoir recours à d'autres moyens.. je reste un homme, un poil macho comme tous les hommes, hein Falman (celui-ci ne releva pas, il y réfléchirait plus tard), et donc j'aime quand les réponses que je reçois me sont favorables' il se massa la mâchoire pour appuyer sa déception, geste que personne ne remarqua puisque les deux autres lui tournaient délibérément le dos. 'Autrement-
'Vous allez donc vous débarrasser de moi ?' l'interrompit innocemment Riza (non sans une pointe de sarcasme lourdement sentie), dans le but secret et inavoué de le faire taire sans avoir recours à des procédés douteux qui feraient tâche dans son dossier.
Le silence espéré se produit. Riza se permit un sourire en coin que personne ne vit car elle était tout devant et tournait donc le dos aux deux autres. Cependant, le silence dura quelques secondes de trop. Plus que le silence, ce fut un mauvais pressentiment associé à la lourdeur du silence qui commença à confirmer à Riza la justesse de ses soupçons. Alors qu'elle envisageait elle ne savait encore quoi pour aborder la situation, un bruit sourd, suivi immédiatement d'un gémissement étouffé se fit entendre dans son dos. Elle se retourna pour recevoir de plein fouet le corps de Falman. L'homme étant logiquement plus lourd que Riza, il l'entraîna dans sa chute des marches restantes de l'escalier.
ooOOoo
'Qu'est ce que tu dis là ?' S'exclama Roy en se redressant sous la surprise. Ce qui lui arracha un gémissement de douleur. 'Aie. Je serais curieux d'entendre ton idée de génie mon cher'
Ed eut un sourire que Roy ne vit pas dans le noir. Mais le silence immédiat fit comprendre à Roy que Ed avait trouvé là une occasion en or pour le moquer.
'Je m'étonne que vous n'y ayez pas pensé Colonel' dit-il doucement. 'C'est une idée qui m'a été inspirée de vous en plus. Sans vouloir vous jeter des fleurs, je dois bien admettre que vous êtes parfois pas si bête.' Et avant que le Colonel ne puisse rétorquer. 'Toutefois, puisque nous nous trouvons dans une situation dangereuse et que nos vies sont en jeu, je ne vais EXCEPTIONNELLEMENT pas perdre de temps en me moquant de vous. Mais sachez que ce n'est pas 'envie qui manque et je ne manquerai pas, une fois que nous serons sortis, de-
'Tu perds du temps la justement' toussa Roy. 'Fais tu référence à mon incident du 5ème laboratoire que j'essaie d'oublier ?
'Mais oui ! D'ailleurs vous ne devriez oublier que les mauvais côtés de ce jour-là. Enfin bref, comment avez-vous réussi à transmuter vos flammes alors que vos gants avaient été réduits en charpie par une plantureuse femme ?
'Mon sang en effet' admit Roy qui comprenait maintenant très bien.
'Et qu'êtes-vous en train de perdre abondamment présentement ?
'Hum oui, d'ailleurs on ferait mieux de se grouiller avant que je ne perde tout…'
'Bon alors concrètement voilà mon idée, parce qu'il ne s'agit pas seulement de faire un cercle d'ouverture avec du sang, il s'agit aussi et surtout de le faire du bon côté, celui qui nous mènera vers la liberté, vous voyez ce que je veux dire ?'
'Oui' admit Roy. 'Mais comment veux-tu trouver le bon côté si tu ne sais même pas où tu es ? ce ne serait pas plus simple de faire péter tous les côtés les un après les autres ?
'Non trop dangereux ! de un parce que tout pourrait s'effondrer sur notre tête et je ne tiens pas à mourir, de deux parce qu'il faut, excusez-moi, économiser votre sang, et de trois parce que imaginons que notre ravisseur soit dans les parages et nous surprenne alors qu'on pète un mauvais côté…'
Roy admit, à contrecœur que le blondinus avait raison sur tous les points. Il se donna comme excuse qu'avec le sang qu'il avait perdu, il n'était pas en pleine possession de ses moyens et que par conséquent, ses capacités étaient mises à rude épreuve… 'Heureusement que Hawkeye n'est pas avec moi' songea-t'il tout en se demandant si elle les trouverait bientôt…
'Tu as raison Ed, mais un autre problème, comment comptes tu tracer le cercle dans l'obscurité la plus totale ?'
Ed eut un rictus, qui ne se vit pas non plus : 'les cercles d'ouvertures sont très simples, je les connais par cœur, et pour m'être entraîné à plusieurs occasions, je me targue de le faire sans erreurs, pour ne pas dire parfaitement. Et puis 'Ed tapota la paroi près de lui' nous sommes effectivement dans une voiture, ce qui veut donc dire surface plane de chaque côté. La seule chose que je vous demanderai en plus de votre sang, c'est de garder suffisamment d'énergie pour réaliser la transmutation, car je ne peux pas faire d'alchimie..'
'Comment ça ?'
'Je n'ai qu'un bras… notre ami m'a pris mes automails…'
Roy se tut. Après tout si ça pouvait les sauver, il réussirait bien à tenir encore un peu malgré la douleur et l'engourdissement grandissant de son cerveau. Il ne l'admettrait jamais publiquement, mais il était admiratif de la vivacité et de la capacité d'analyse du petit. Pour son jeune âge il avait décidément bien des ressources et Roy, il ne l'admettrait jamais non plus, était malgré tout heureux de se trouver dans cette galère en sa compagnie, plutôt qu'avec une autre personne.
'Pour trouver le bon côté à péter' reprit Ed, 'il va falloir que nous observions le plus grand silence et que nous détections tous les bruits, de quel côté ils proviennent et s'ils sont susceptibles d'indiquer la sortie… vous avez tout compris ?'
'Bien sûr' rétorqua le colonel. 'Une dernière question cependant, si jamais nous sommes dans un endroit désert et qu'il n'y a aucun bruit, comment ferons-nous ?'
'Nous aviserons….'
ooOOoo
Il fallut quelques instants à Riza pour reprendre ses esprits et se dégager du corps inerte de Falman, assommé par le coup à la tempe (si l'on en juge le filet de sang qui coulait), et par la chute. Malheureusement ces quelques instants, aussi courts fussent-ils, ne lui permirent pas de reprendre le contrôle de la situation, puisque Bradley, debout tout près d'elle la tenait en joue, arborant un air froid qui n'avait plus rien à voir avec l'homme enjoué et énervant d'ordinaire.
'Comment avez-vous su ?' Lança-t'il en guise d'introduction, sans préciser l'objet du savoir que riza devait savoir.
Elle ne tenta pas de se relever. Le canon du pistolet, qu'elle reconnut comme le sien, lui permit d'apprendre que Bradley avait profité de ces quelques instants pour la désarmer, que par ailleurs il connaissait les planques d'armes des snipers, et surtout, ledit canon était suffisamment près de sa tête pour que Bradley ait le temps de réagir dans n'importe quel cas et de la faire taire définitivement, malgré qu'elle n'était pas si bavarde que ça.
'Oh en réalité je n'étais pas sûre' dit-elle calmement. 'J'avais comme un léger doute après avoir lu votre dossier qui s'est retrouvé sur mon bureau.' Elle leva les yeux vers lui. 'Mais merci de me l'avoir confirmé. Je ne savais pas tellement comment aborder le sujet.'
Bradley ne répondit pas. Il semblait réfléchir et remettre les éléments dans une logique qui n'appartenait qu'à lui afin de déterminer comment son dossier était-il arrivé sur le bureau de la femme qu'il convoitait, et qu'avait-elle lu qui la fasse douter.
Semblant lire ses pensées, Riza reprit : 'réformé pour insuffisance n'est ce pas ? Les voitures piégées aux explosifs ont obtenu plus de votes que vos voitures scellées à l'alchimie ?
'Mon alchimie était parfaite pour leurs besoins' Rétorqua Bradley piqué au vif. 'En temps de guerre il faut plusieurs types d'armes bien sûr ! Mon scénario était loin d'être parfait mais avec les moyens que j'aurais pu obtenir en devenant Alchimiste d'Etat, j'aurais pu créer l'arme la plus parfaite ! Mais non ils n'ont pas su voir… ils n'ont pas sur voir mon potentiel… Mon rêve, certains le trouveront fou, était de partir sur le front. J'ai tout fait pour. Mais d'autres sont partis à ma plac, soi-disant plus utiles… Alors puisqu'ils m'ont privé de mon rêve de participer à cette guerre, je vais les priver de ce qu'ils croient utile…'
'Vous êtes cinglé !'
Bradley se contenta de sourire et de passer le canon de l'arme sous le menton de Riza afin qu'elle relève la tête avant de la remettre en joue.
'Disons que j'aime simplement exaucer mes rêves.. et comme je le disais plus tôt, je n'aime pas qu'on me les refuse.'
Puis, voyant que Riza envisageait un geste pour se sortir de là, il réagit rapidement et lui frappa le côté du visage violemment avec la crosse de l'arme. Ce qui fut suffisant pour l'étourdir et avorter toute tentative d'évasion avant qu'il en ait fini.
'Ne me crois pas si bête que j'ai bien voulu le montrer.' Ricana-t'il. 'Je connais bien les méthodes des tireurs comme toi et mieux encore, je sais les anticiper. Voilà encore une capacité parfaite pour guerroyer… Mais ils ont préféré les gens comme toi, comme ce colonel.. comme ce petit jeune infirmier décorer.. Comme tous ces alchimistes d'Etat… c'était tellement facile et tellement plaisant de m'en débarrasser. Mais je saurais me faire valoir. Ils finiront bien par voir que je vaux mieux que vous tous !'
Riza porta une main à sa lèvre qu'elle savait éclatée et sa joue tuméfiée. Tout en se disant que son interlocuteur était vraiment fou à lier –comme le disait le rapport psychologique qui lui avait valu d'être affecté au travail de bureau-, elle réfléchissait de nouveau à une solution. L'attaquer en combat rapproché était dangereux pour elle, elle l'avait bien remarqué. Une autre solution était de s'éloigner de lui en premier lieu. L'homme était vif et alerte. Alors, étourdie par le coup récent, Riza estima plus prudent de chercher à s'éloigner et se cacher suffisamment longtemps en attendant les renforts qui ne sauraient tarder. Cette solution était un peu faible, mais elle ne sauverait pas son colonel si elle se faisait bêtement descendre. Alors elle décida de tenter sa chance.
'Bradley' dit-elle d'un ton méprisant. 'Vous parlez décidément trop !
Et sur cette parole, elle se jeta sur les jambes de Bradley qui finissait d'assimiler les paroles de Riza. Il perdit rapidement l'équilibre, ce qui permit à Riza de se dégager de sa prise, de se relever, péniblement à cause de la douleur qui la lançait et de prendre la fuite dans une direction choisie par l'instinct. Alors qu'elle s'enfuyait, Bradley se releva d'un bond, poussa un cri de rage de tira trois fois en direction de la fuyarde..
ooOOoo
Les minutes passaient lentement et trop silencieusement au goût de nos deux prisonniers. Si Roy éprouvait des difficultés à se retenir d'exprimer sa douleur, Ed lui exprimait de la difficulté à contenir son énervement face au silence qui semblait régner tout autour d'eux. Ils avaient besoin d'un silence absolu car le moindre bruit pourrait leur servir. Mais se retenir de se plaindre était pour Roy, un challenge qu'il avait vraiment du mal à gérer. De même pour Ed, se retenir de râler toutes les secondes relevait de l'impossible, voire du miraculeux. Chacun d'eux notait en secret comment rappeler à l'autre ces qualités exceptionnelles dont il aurait fait preuve, et que par conséquent, il pourrait bien être capable de travailler cette qualité plus souvent.
Leurs espoirs, leur patience et ces qualités furent bientôt récompensées lorsque Ed perçut une sorte de cri lointain.
'AH !' S'exclama-t'il pour signaler au colonel ce qu'il n'aurait éventuellement pas entendu. Puis alors qu'il commençait à analyser de quel côté cela provenait, ils entendirent tous les deux distinctement trois coups de feu, ce qui confirma à Ed, oreille sur la paroi qu'il avait trouvé le côté à faire ouvrir. Il expliqua la trouvaille au colonel et celui-ci lui fit la courtoisie de lui prêter quelques gouttes de sang frais. Ed analysa la dimension de la paroi afin que tout son cercle puisse tenir sur le verre. Puis il retraça précautionneusement le cercle, les yeux fermés (même si cela ne faisait pas une grande différence dans le noir) afin de s'afficher mentalement l'image des formules à inscrire. Elles n'étaient pas d'une grande complexité heureusement. C'était de l'alchimie de base et Ed bénit ses capacités de mémorisation à ce moment-là. Une fois son dessin fini, sûr de n'avoir rien oublié, il se rapprocha du colonel.
'C'est à vous de jouer maintenant. Je vais vous aider à vous redresser.'
'Ed, nous avons un autre problème. Si ce sont bien des coups de feu que nous avons entendu, il y a de fortes chances que nous n'ayons pas un ami à la sortie, tu suis ?'
Le sourire d'Ed s'affaissa, mais ici encore Roy ne put le voir. 'C'est vrai, mais nous devons essayer Colonel. Il nous reste peu de temps avant d'étouffer et Winry me tuera si je meurs sans avoir rien tenté… Et si ça se trouve c'est un militaire ou un policier. Rappelez-vous que nous ne savons pas du tout où nous sommes alors tout est possible.'
Ed ne savait pas à quel point il avait raison dans son hypothèse. Mais Roy admit la véracité de l'argument, et quitte à mourir, il préférait mourir à l'air libre. Nous épargnerons ici la philosophie et la volonté du colonel Mustang sur le fait de vivre et mourir libre avec toutes les subtilités que cela comporte (l'auteur y reviendra peut-être plus tard). Simplement pour résumer, Roy voulait sortir lui aussi. Si l'auteur des coups de feu était un ennemi, alors ils aviseraient (avant de mourir), et s'il ou elle était ami(e), alors tant mieux.
Il se redressa péniblement avec l'aide d'aide-Ed (oups), du moins, autant que celui-ci pouvait aider avec la moitié de ses membres en moins.
'Aide-moi à me rapprocher du cercle. Et ensuite je te demanderai de me soutenir car je suis pas sûr d'avoir suffisamment de force.'
'Vous inquiétez pas, je suis là.'
Une fois prêt, le colonel posa ses mains sur le cercle. Les éclairs typiques d'une transmutation alchimique apparurent, durèrent quelques instants pendant lesquels Roy se sentit sombrer, mais motivé par Ed, il tint bon jusqu'à ce que le mur explose finalement provoquant un nuage de poussière qui recouvrit tout l'habitacle ainsi que nos deux personnages qui purent néanmoins sentir l'odeur fraîche de leur réussite.
ooOOoo
Riza se plaqua un peu trop lourdement à son goût contre une camionnette assez grande pour qu'elle n'ait pas besoin de s'accroupir pour être cachée. La douleur à son épaule avait largement surpassé la douleur à son visage, et ses facultés d'analyse en territoire hostile, bien que mises à mal par la douleur lancinante, restaient suffisamment opérationnelles pour lui permettre de voir qu'elle avait intérêt à trouver une planque plus sûre, et vite.
Bradley, avait beau avoir des connaissances admirables dans plusieurs domaines dont le tir, sa pratique ne suivait pas, et heureusement pour Riza, les deux premières balles étaient passées suffisamment loin d'elle pour ne pas l'inquiéter. La troisième en revanche avait réussi à se loger dans son épaule. Coup du hasard ou chance du débutant (tout dépend du point de vue duquel on se place pour la chance).
La blessure saignait donc abondamment, et bien qu'il faisait vraiment sombre dans le coin de parking qu'elle avait choisi, elle était sûre que si l'on regardait, on pourrait suivre sa trace grâce aux quelques gouttes de sang qu'elle n'avait pu retenir.
Elle retira prestement sa veste et la serra comme elle put autour de sa blessure afin de stopper l'hémorragie au possible, mais surtout pour ne plus perdre de sang au sol.
Ensuite, ses yeux parcoururent rapidement son entourage afin de trouver une ou plusieurs autres cachettes et un chemin d'accès pour y arriver sans se faire repérer.
Mais surtout, elle devait absolument localiser l'ennemi avant de bouger. Heureusement pour elle, Bradley avait choisi la carte de la non-discrétion. Et sa voix doucereuse résonnait doucement entre les quelques véhicules.
'Riza Riza Riza' litaniait-il un peu comme un dément. 'Si seulement tu avais cédé à mes avances… j'aurais pu éviter un tel gâchis.. c'est tellement dommage..'
Sur ces paroles il s'approcha d'une voiture et la contourna rapidement… personne.
Il continua donc de psalmodier tandis qu'il progressait lentement en direction d'une camionnette.
'Quelle idée aussi tu as eu de partir au front… quel gâchis.. les femmes ne sont pas faites pour ça tu devrais le savoir..'
Il contourna la camionnette de la même manière que la voiture… personne. Cependant les quelques tâches de sang lui indiquèrent qu'il avait fait mouche. Il sourit.
'T.t.t.t… quel gâchis…'
Riza avait profité du fait qu'il regardait à une voiture pour s'éloigner. Il était vital de ne pas rester trop longtemps au même endroit mais aussi de rester le plus discret possible. Son analyse n'avait rien donné pour une planque de qualité et sa meilleure option restait de slalomer entre les véhicules. Se tapir sous un véhicule était trop dangereux, et se cacher dans un véhicule était hasardeux, car cela impliquait de faire du bruit à un moment ou un autre. Alors elle tâcherait de gagner du temps de cette manière-la en espérant que ses renforts se dépêchent un peu. Vraiment ces hommes, qu'ils pouvaient être lents parfois.
Puis Riza pensa à son Colonel et à Ed. Etaient-ils dans le coin ? Étaient-ils encore en vie au moins ? Car Riza savait que chaque minute passée amenuisaient les chances de survie des deux soldats. Néanmoins elle ne s'autorisa pas à perdre espoir. Le Colonel Mustang ne pouvait décemment pas mourir de cette façon. Ed avait trop de caractère pour ne rien tenter. Elle pensa aussi à Falman qui était resté sur le carreau au bas de l'escalier. Elle n'avait pas entendu d'autre coup de feu, mais elle espérait que Bradley n'aurait pas eu la présence d'esprit d'achever son autre collègue.
La vois de Bradley sortir Riza de ses pensées. Elle voulut se gifler. Elle n'avait pas vraiment le temps de penser à autre chose qu'à sa survie. Certes elle était préoccupée, mais justement. Elle devait garder ses facultés en alerte. Sinon c'est elle qui finirait mal. Ignorant la douleur qui ne faiblissait pas, elle se risqua à regarder autour d'elle puis elle changea encore de planque, parvenant à se glisser entre une voiture sombre et un mur. Le coin était sombre et l'espace était assez vaste pour qu'elle puisse se baisser et surveiller par le dessous.
'Si tu te montres maintenant, je m'arrangerai pour être gentil' reprit Bradley, dont Riza scrutait la direction de ses pieds. 'Evidemment j'attendrai des excuses à la hauteur de l'affront, mais nous pourrons nous arranger…'
Pas de réponse évidemment. Ce n'est pas comme s'il ne s'y attendait pas mais comme il l'avait dit plus tôt, c'est mieux quand on lui cède directement. Il n'est pas capricieux, non. Ses parents avaient du avoir la vie dure. Qui plus est c'est à se demander s'il ne les avait pas tué (l'auteur réfléchira à créer une biographie de l'assassin). Enfin, là c'est l'auteur qui se perd. Revenons-en à nos moutons.
Bradley soupira. Il trouvait que c'était vraiment un gâchis. Hawkeye était très mignonne et ils auraient fait un couple bien assortis. Quelle déception lorsqu'il avait su qu'elle faisait partie de sa liste. Et quelle déception quand il s'était su démasqué. Si encore elle n'avait pas été aussi perspicace, le colonel serait mort et il aurait su la consoler. Oui car il n'était pas bête, il avait bien remarqué que ces deux-là étaient attachés l'un à l'autre. Mais bon, une femme c'est toujours consolable. Elle aurait vite fait son deuil et serait passée à autre chose.
Mais non.-
Un bruit sourd et lointain résonna, attirant l'attention de Bradley qui finalement ne lui accorda pas d'importance. Il y avait souvent des bruits liés à la canalisation dans ce genre d'endroits, et là, il s'agissait d'un bruit de ce genre. Rien qui ne valait d'aller voir. Il continua de marcher silencieusement cette fois et finit par sortir du champ de vision de Riza.
Celle-ci cligna des yeux, de plus en plus étourdie par la douleur. Puis se redressa doucement afin de changer encore de cachette. Bradley perdu de vue et devenu silencieux, elle n'était plus certaine de sa position. Mais elle ne pouvait pas se permettre de rester là justement. Alors elle se glissa le long du mur vers le côté opposé à l'allée de circulation par laquelle Riza soupçonnait Bradley d'être allé.
'Trouvée !' Chantonna ce dernier qui avait pris en réalité la direction des véhicules parmi lesquels elle s'était cachée. Et certainement par un hasard miraculeux (ça dépend pour qui), il avait décidé de faire le guet depuis une voiture tout près de celle de sa cible. Le hasard ne la favorisant pas ce soir-là, il avait donc pu la voir sortir. Il jubila de son effet en la voyant se figer dans son mouvement et soupirer doucement avant de lever vers lui, un regard blasé et chargé de mépris.
'Oh ne me regarde pas comme ça, tu as perdu c'est tout.' Reprit-il en repointant le canon de son arme vers le front de Riza. 'Mais je suis magnanime aujourd'hui, je veux bien te laisser une dernière chance de te faire pardonner.' Une lueur démente animait son regard que Riza n'aimait pas.
'Plutôt mourir !'
Il haussa les épaules : 'Alors ça tombe bien-'
Il n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'un bruit assourdissant l'interrompit soudain. Il résonna tout près d'eux et fit trembler la pièce l'espace d'un instant. Bradley et Riza interprétèrent l'origine du bruit de la même façon : il s'agissait d'une explosion. Et si Bradley sut avec certitude la cause de celle-ci, Riza prit un instant de plus à comprendre de quoi il s'agissait. C'est cet instant qu'elle perdit au moment de réagir car Bradley la poussa violemment contre la voiture avant de s'élancer furieusement en direction du nuage de poussière provoqué par l'éboulement d'un pan de mur.
ooOOoo
Ed chassa le nuage de poussière d'un geste du seul bras qu'il avait afin de retrouver la vue. Ce simple geste lui permit de savoir qu'ils avaient retrouvé la liberté. Ou du moins une liberté plus garde qu'un habitacle de voiture. Malgré que toute cette poussière doublé d'un recouvrement massif d'oxygène le faisait tousser, il eut de plus en plus de mal à contenir sa joie. Il laissa échapper quelques gémissements satisfaits avant de chercher le colonel du regard alors que la fumée se dissipait doucement. Lorsqu'il le trouva, il remarqua qu'il ne réagissait pas. Il ne toussait même pas non plus. Ed s'attendait à ce que la transmutation ait eu raison de ses dernières forces disponibles, aussi n'était-il pas surpris. Il espérait juste qu'il était encore en vie. Et avec un bras et une jambe en moins, plus sa propre douleur qui se faisait aussi sentir, Ed ne trouva pas la force d'aller vérifier.
'J'espère que vous m'entendez Colonel, car on a foutrement réussi à sortir !' S'exclama-t'il finalement, laissant de côté la prudence.
'Je suis heureux de l'apprendre' lui répondit une voix qu'il avait peu entendue mais qu'il interpréta comme une voix peu amicale, vu le timbre utilisé. 'Maintenant tu vas mourir'
La fumée finissait de se dissiper laissant apparaître Bradley, que Ed reconnut comme le type un peu bavard qui faisait équipe pour l'enquête dont lui et le colonel avaient fini par faire l'objet. Si en premier lieu, la vue d'un uniforme militaire l'avait rassuré, les paroles de l'homme lui firent perdre le maigre sourire qu'il était parvenu à afficher pour laisser place à une grimace de colère. Malheureusement pour Ed, le colonel et ses mains n'étaient plus opérationnels et lui se trouvait totalement impuissant (il ne le dirait jamais à personne, pas même à Al et surtout pas au colonel) sans son bras mécanique. Raison première de sa colère. Les autres raisons étaient facilement devinables compte tenu de la situation.
'Je n'arrive pas à croire que vous ayez réussi à sortir vivants !' reprit Bradley furieux. 'Heureusement, il ne semble rester que toi' dit-il en avisant le corps inerte de Roy. 'Prépare-toi, car cette fois tu vas vraiment mourir.'
Ed balisa vraiment lorsqu'il entendit le bruit caractéristique du pistolet qu'on armait. Il prit une grande inspiration, cherchant désespérément une ultime solution pour ne pas finir troué, puis priant pour qu'un miracle se produise… n'importe quoi !
'NON !'
Ce fut le miracle espéré par Ed. Riza se jeta sur son assaillant avec force, lui faisant perdre l'équilibre et tomber sur le sol, entraînant, si elle n'avait pas prévu de le faire, Riza dans sa chute, à moins que ce ne fût l'inverse. Lorsqu'il se rendit compte de la diversion, il poussa un cri de rage en se jetant de nouveau sur Riza qui le reçut royalement. Pendant ce temps, Ed, cherchait une solution d'urgence. Cependant, l'excès d'émotions fortes sur ses blessures eut progressivement raison de ses facultés de penser et plutôt que de se faire descendre par un fou furieux, il décida de se laisser emporter dans une inconscience bienheureuse. De toute façon ils étaient libres et le lieutenant Hawkeye saurait venir à bout de leur agresseur. Juste avant de sombrer dans le noir, il crut la voir se faire terrasser par l'homme. Mais qu'importe, il n'avait plus la force de se reprendre pour lui venir en aide. Il était si fatigué…
En effet, il avait vu juste. Bradley réussit à dégager Riza d'un coup de pied avant de s'éloigner d'un geste vif et sortit une autre arme de son propre holster. Encore une fois, il tint la jeune femme en joue, empêchant toute résistance.
'Maintenant ça suffit !'
Riza leva les yeux sur l'homme. Ses traits étaient désormais déformés par la rage, rage d 'avoir vu ses plans tomber à l'eau et d'avoir vu deux de ses prisonniers s'en sortir (en plus ou moins bon état). Ses yeux brillaient maintenant d'une lueur assassine qui disaient clairement que Riza avait épuisé toutes ses chances (si l'on peut appeler ça comme ça) de ''se faire pardonner''. Toujours clouée au sol et se rendant compte de la minceur de ses chances, elle ferma les yeux tandis que Bradley armait.
'Je vais te tuer maintenant, et ensuite, j'irai achever tes amis.' Marmonna-t'il sans avoir compris depuis le début qu'il parlait trop, tel un criminel fou classique après tout, et sans se rendre compte de l'ombre gigantesque qui venait d'apparaître dans son champ de vision pourtant. Mais que voulez-vous, ce n'est pas un bon criminel.
'ESSAIE UN PEU POUR VOIR !'
L'éclat de voix, que l'on associait aisément à l'ombre qui était apparue, surgissait dans le dos de Bradley qui n'eut que le temps de se retourner et de voir la silhouette musclée du Commandant Armstrong qui fondait sur lui, tous poings et étoiles dehors. Il eut juste le temps de se dégager avant que le poing de Monsieur Muscles ne se fracasse sur le sol, à l'endroit où Bradley se trouvait une seconde plus tôt. Mais vif, Alex Louis, Désiré, Jean-Philibert Armstrong ne se laissa pas surprendre aussi facilement et se précipita vers le petit ennemi dont les forces légendaires transmises de génération en génération dans la famille Armstrong auraient aisément raison.
Profitant de l'intervention salvatrice du Commandant, Riza reprit ses esprits et se précipita vers le tas de gravats à côté duquel gisaient les corps inertes du Colonel et de Ed. Toute à la panique qu'elle s'accorda de ressentir, elle ne remarqua pas le détachement de soldats qui se déployait autour d'elle. C'est la voix de Havoc qui la ramena sur terre.
'Lieutenant, ça va aller, ils sont vivants et Fuery a appelé les secours. D'ailleurs les voilà. Laissez les faire. Ça va aller.'
Il la saisit gentiment par l'épaule encore valide afin de la faire reculer pour laisser passer les secours tandis que les bruits de combats doublés des litanies armstronguiennes résonnaient dans leur dos. Le jeune Tori était arrivé en même temps que les secours, dangereusement pâle à la vue de son supérieur dont il devinait la culpabilité. Les autres autorités se tenaient à distance des deux combattants, se contentant d'attendre que le Commandant Armstrong en ait fini avec l'homme à arrêter. Ce qu'il ne tarda pas à faire, lorsqu'il réapparut sans une égratignure alors que quelques mètres derrière lui, Bradley se retrouvait enfermé dans une cage transmutée à partir des éléments du sol et dont les barreaux étaient sculptés à l'effigie de supermuscleman. Courtoisie de la famille Armstrong.
'VOILA VOTRE HOMME MESSIEURS !' Clama-t'il en s'adressant à ses officiers. Cependant cette fois-ci il ne prit pas la pose pendant quelques minutes. Au lieu de cela, il se dirigea vers le lieutenant Hawkeye qui se tenait debout tandis que les ambulanciers emportaient Edward et le colonel, ainsi que Falman ne l'oublions pas.
'Vous devriez y aller lieutenant' la surprit-il d'une voix plus douce que ce à quoi il habituait son auditoire. 'Par ailleurs vous aurez besoin de soins vous aussi. Et de repos ! Nous allons nous occuper du reste avec les trois petits jeunes' dit-il en désignant Havoc, Fuery et Tory.
Riza dévisagea l'homme de la situation d'un regard fatigué.
'J'aimerais d'abord en finir pour de bon avec cette histoire.'
Le Commandant jugea bon de ne pas insister sur ce point. Il insista seulement pour qu'elle reçoive une assistance nécessaire compte tenu de son état, ce qu'elle accepta sans broncher. Puis, la jugeant épuisée, il décida de l'assister dans la fin de la procédure tandis que les soldats dégageaient progressivement la zone.
