Bonjour bonjour ! Je suis vraiment désolée pour le retard ! C'est impardonnable ! Le boulot m'a pris beaucoup de temps et je n'ai pas eu une seconde de libre en dehors ! C'est d'ailleurs du bureau que je poste ce chapitre (oui, je bosse le samedi...)

Du coup, je ne vais sans doute pas poster le chapitre 10 demain, parce que ça ferait trop rapproché, mais je ne vais pas non plus vous faire poireauter 1 semaine. Donc je pense le poster Mardi ou Mercredi, puis l'épilogue Dimanche prochain (voir un peu plus tôt si vous me motivez)

J'aime ce chapitre. La première partie est un peu différente des autres chapitres, vous allez rapidement comprendre pourquoi, mais j'aime le genre épistolaire ! Par contre, la seconde partie va donner à certains l'envie de me tuer. L'action, la vraie, débute et l'avenir est plus que jamais incertain pour nos héros !

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J'essaie de répondre à tous les commentaires et, jusque là, je ne pense pas en avoir loupé. Si malheureusement c'est la cas, n'hésitez pas à me le faire savoir !

Merci à LoupSpell, Angemewmew, Marie 73630, Brigitte26, Yukyo01 et Milanoas, à qui j'ai répondu à vos messages en privé.

Mimily : xD J'ai eu un fou rire en lisant ton commentaire, je dois l'avouer ! Ce sera plus logique dans le chapitre 9, mais ces "yeux noirs" les ont surtout vu entrer dans la salle commune et dans le dortoir ensemble. Ils ne sont pas dans le lit avec eux. Oui, on aime Blaise. Blaise est gentil. Merci pour ton chapitre !

Nana : Merci pour ton commentaire ! J'avoue, j'aime bien Pansy. Je ne sais pas pourquoi parce que le peu qu'on sait d'elle dans les livres n'est pas flatteur, mais j'aime cette idée d'une amie fille pour Draco et ses amis, une fille qui pourrait les mater et les faire mordre la poussière d'un seul regard, un peu comme Ginny pour les Gryffons.

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Rating : M

Warnings : Relations amoureuses entre deux hommes / Lemon / OOC.

Disclaimer : Le monde de Harry Potter et tous ses personnages appartiennent à J.K. Rowling et je n'en tire aucun profit.

BETA : Indifférente. Plus que 2 ! O.O

LOVE is LOVE


CHAPITRE 9 – CORRESPONDANCES

Cher Charlie,

Ta lettre m'a fait très plaisir (un peu moins à Draco) et je dois admettre que, oui, tu avais raison. Je ne sais pas comment j'ai pu me voiler la face à ce point. Ça me paraît dingue de m'imaginer sans lui, désormais. Je sais qu'on dirait un drogué, mais c'est un peu ça dans un sens. Comment arrive-t-on à ne plus pouvoir se passer de quelqu'un aussi rapidement ? D'en devenir dépendant au point de trembler de peur quand je ne sais pas où il est ? Ça m'effraie. Pas un peu. Totalement. J'aimerais que tu sois là pour me rassurer comme tu sais si bien le faire. Draco a beau essayer, me rabâcher que tout va bien et que tout ira bien, je ne peux pas m'empêcher de penser qu'une catastrophe se prépare et qu'on sera séparé très bientôt.

Je crois que ça l'inquiète. Je n'aurais pas dû lui en parler parce qu'il a décidé de m'emmener voir sa psy. J'étais réticent. Je le suis toujours, mais j'imagine que c'est un mal nécessaire. Il dit que ça va me consumer si je n'en parle pas. Mais je n'ai pas l'impression d'avoir besoin d'en parler, surtout à une inconnue. Je ne l'ai jamais fait, après tout, depuis toutes ces années. Quoi que, en y réfléchissant c'est peut-être ça le problème, justement… Enfin, on verra. Je lui ai promis d'aller au rendez-vous qu'il va me prendre pendant les vacances mais rien ne m'oblige à y retourner si je n'en ai pas envie, n'est-ce pas ? Je sais qu'il ne veut que mon bien et je l'aime pour ça. Mais on est différents, lui et moi. Alors je ne suis pas certain que ça me serve à quelque chose.

J'ai hâte que tu me racontes ton voyage ! Un Opalœil... Hagrid nous en a parlé cette année et je n'arrive pas à croire que tu vas sûrement en voir un très bientôt. Ça doit être fantastique de parcourir le monde à la recherche de dragons comme tu le fais. Tu es quelqu'un de chanceux. J'en ai parlé avec Draco et ça le tente bien de venir te voir cet été. Bon, pas de venir te voir. Soyons honnêtes, jamais il ne te portera dans son cœur, j'en ai bien peur. Je ne peux pas lui en vouloir étant donné tout ce qu'il y a eu entre nous. Mais il est compréhensif et il sait que tu es quelqu'un d'important pour moi, donc il ne m'empêchera jamais de te voir. Mais ne t'attends pas à devenir son BFF, ça n'arrivera... jamais, je pense. En tout cas, changer d'air nous fera le plus grand bien. Je te redirai quand nous serons disponibles pour venir. On va sans doute passer quelques temps en France dans la maison des Malfoy (Narcissa m'y a cordialement invité, tu le crois ?) et il faut qu'on cale tout ça.

Profite de ton séjour pour sortir, voir du pays, rencontrer du monde. Tu as tendance à t'enfermer dans ta routine et ça ne peut qu'être bénéfique pour toi de voir de nouvelles têtes (ou toute autre partie du corps). Et ne râle pas, tu sais très bien que j'ai raison (oui, je me venge parce que je déteste quand tu as raison).

Je dois y aller, le Poudlard Express part dans une heure et je n'ai toujours pas terminé ma valise.

Soit prudent, profite à fond et tu me raconteras tout cet été quand on viendra à la Réserve.

À très bientôt,

Harry.

.xoOox.

Harry,

Comme prévu, j'ai contacté le Docteur Glouster et elle nous attend dans son cabinet ce mercredi pour onze heures, je passerai donc te prendre chez toi à dix heures et demie. Les séances durent généralement une heure et j'ai pensé qu'on pourrait aller déjeuner ensemble quelque part en ville ensuite. Tu me manques déjà et j'ai hâte de pouvoir te prendre dans mes bras, alors il est hors de question qu'on ne passe qu'une heure ensemble. Après déjeuner, je te laisse choisir ce que tu veux que l'on fasse. Balade, musée, shopping. Peu m'importe du moment que l'on est ensemble.

Pansy, Blaise et Théo campent dans ma chambre depuis samedi soir. Ils appellent ça un camp de révision, mais ça ressemble plus à de la torture. Blaise n'arrête pas de geindre à propos de son nouveau mec (je n'ai pas réussi à savoir qui c'est, mais je compte bien avoir plus d'informations à te donner d'ici mercredi), Théo s'est transformé en Granger et Pansy est aussi désespérée que moi et serait prête à m'abandonner lâchement pour sauver sa peau !

Quoi qu'il en soit, Théo est un dictateur né. Pour tout te dire, je fais cette lettre en cachette, il croit que je révise l'Histoire de la Magie. Il va falloir que je m'éclipse en cachette pour la donner à mon hibou.

Sérieusement... il me fait peur. Si je ne suis pas au rendez-vous mercredi, c'est qu'ils me gardent prisonnier et que tu devras venir me sauver. Je n'imaginais pas être dans la position de la jouvencelle en détresse, mais avec ces énergumènes, tout est possible !

D'ailleurs, Théo commence à me regarder bizarrement lui aussi. Je crois qu'il a deviné que je ne travaillais pas vraiment.

On se voit mercredi.

À plus bébé,

Draco.

.xoOox.

Draco,

Tu n'imagines pas le fou rire que m'a offert ta lettre. J'ai bien cru qu'Hermione et Ron allaient me faire interner !

En tout cas, ça m'a permis de décrocher un peu des révisions. Ici, le salon du premier étage s'est transformé en bibliothèque... et c'est vraiment effrayant. On vient d'attaquer la Métamorphose et je crois que mon cerveau va exploser dans peu de temps. Tu vas devoir ramasser des bouts de ma cervelle à la petite cuillère mercredi ! Je leur ai dit que je devais m'absenter et ça n'a pas eu l'air de les déranger. Je pensais que Mione me ferait une scène, mais rien... Tu ne lui aurais pas parlé du rendez-vous, n'est-ce pas ? Pas que ça me dérange qu'ils le sachent, mais je préférerais quand même voir comment ça se passe avant, parce que je sais qu'ils vont me cuisiner tout le reste de la semaine.

Dans un autre registre, j'ai rêvé de toi, la nuit dernière. Tu étais coincé au sommet d'une tour et j'arrivais sur le dos de Buck pour te délivrer tel un prince charmant de conte de fées. Par contre, la suite du rêve n'était pas à recommander aux enfants, crois-moi. Disons que tu m'as... remercié avec un certain entrain. J'ai dû prendre une douche froide en me réveillant mais ça n'a pas aidé et j'ai pensé à toi... sous l'eau... très longuement. J'aurais vraiment aimé que tu sois là pour m'aider à ne plus penser à toi. Tu sais très bien faire ça, me changer les idées.

J'ai quelques petites suggestions pour mercredi. Certaines ne sont pas très recommandables pour un après-midi, mais d'autres peuvent être chouettes. Tu crois que tes tortionnaires te laisseraient passer la nuit chez moi ? J'ai très envie de te montrer la façon dont tu m'as remercié dans ce rêve.

Okay, je vais devoir te laisser, sinon une autre douche s'imposera et Ron est en face de moi, alors...

Rêve de moi cette nuit,

Harry (qui t'aime même en dormant).

.xoOox.

Je te déteste, Potter.

J'ai eu la bonne idée d'ouvrir ta lettre devant les autres et, forcément, ils se sont doutés de ce qu'elle contenait. Donc, en plus de les supporter pour les révisions, j'ai maintenant le droit à toutes sortes de remarques bien lourdes et graveleuses. Tu pensais les Serpentard distingués ? Eh bien détrompe-toi ! De vrais obsédés, c'est moi qui te le dis.

Néanmoins, j'aime l'idée que, même dans nos rêves, on soit ensemble. Je ne t'ai pas attendu pour ça et, d'ailleurs, j'avais aussi rêvé de toi cette nuit-là. Mais rien à voir avec ton conte de fées, bien que la fin soit assez similaire. Je te raconterai... ou montrerai, au choix.

J'en sais plus sur le nouveau copain de Blaise et j'ai vraiment hâte de t'en parler demain. C'est... du lourd, même si je m'en doutais un peu quand même.

Je te l'ai dit, à toi de choisir ce que l'on fera après le déjeuner. Je t'aurais bien enfermé à double tour dans une chambre pour passer la journée au lit, mais je crois qu'on a besoin de s'aérer l'esprit.

Par contre, je ne pourrai pas rester pour la nuit. Je dois accompagner Mère au Ministère jeudi matin concernant notre probation et elle veut qu'on passe la soirée ensemble. J'espère qu'ils vont nous annoncer qu'on pourra bientôt se servir librement de la magie. Je suis fatigué de devoir constamment faire attention aux sorts que j'utilise à Poudlard et de ne presque pas pouvoir faire de magie en dehors. Je me rends compte à quel point j'en suis dépendant et... c'est assez effrayant.

Tiens, ce coup-ci je me suis enfermé dans les toilettes pour t'écrire. Ce n'est pas très pratique, mais au moins je suis tranquille.

J'ai vraiment hâte d'être à demain, que l'on soit juste tous les deux dans les rues de Londres, sans personne pour nous épier et nous juger.

Au final, je ne te déteste pas tant que ça.

À demain,

Draco.

.xoOox.

Bonjour Harry !

Merci pour ta lettre, je ne l'ai reçue qu'avant-hier parce qu'on est déjà en Australie mais elle m'a fait très plaisir. Le voyage a été long... très long en fait, et je ne suis pas mécontent d'être arrivé. Nous sommes logés dans une auberge, au cœur d'un petit village sorcier, au beau milieu du centre rouge et... il fait extrêmement chaud. Je me liquéfie et certains de mes collègues ont déjà fait des malaises. Il faut dire que nous ne sommes pas tellement habitués à de telles températures en Roumanie ! Du coup, on fait nos recherches le matin et en fin de journée et, pendant les heures les plus chaudes, c'est sieste. Autant te dire que le retour à un rythme normal va être compliqué. Nous devrions rester ici une semaine ou deux, selon le temps qu'on met à trouver le dragon.

Je pense que Malfoy a eu une bonne idée. Je sais que, selon toi, tu n'as pas besoin de ces séances mais, crois-moi, elles te feront le plus grand bien. Parler avec une inconnue est justement plus facile, parce qu'elle n'a pas d'a priori sur toi et qu'elle aura le recul nécessaire pour pouvoir t'aider. Tu peux lui parler de ce que tu veux sans craindre un jugement. Peut-être qu'effectivement tu n'en auras pas besoin et tant mieux, mais il faut essayer, être certain que rien ne pèse sur ton cœur ou ta conscience et t'empêche d'avancer. Malfoy a raison (ne le lui répète pas, hein ?), tu vas finir par imploser et entraîner tout le monde avec toi, si tu ne lâches pas prise.

Pense à toi, pour une fois.

Et n'oublie pas que je suis là si jamais tu as besoin.

À très vite,

Charlie.

.xoOox.

Draco,

Je ne sais pas si tu vas recevoir cette lettre avant de te coucher mais je voulais te dire merci pour aujourd'hui. J'ai passé une journée formidable et tu avais raison.

Parler avec le docteur Glouster m'a fait beaucoup de bien. Il semblerait que j'ai bien plus de choses à régler que je ne le pensais et je vais certainement retourner la voir après la fin des cours.

Je me rends compte maintenant que j'ai besoin de parler de tout ça. De la guerre, de mes parents, de mes peurs et de mes rêves... de toi. Et surtout, j'ai besoin que l'on m'écoute sans jugement et sans cette pitié que je vois dans les yeux de tous ceux qui prétendre 'comprendre' ce que l'on vit. Je sens qu'elle va me bousculer, me faire me poser les bonnes questions et m'aider à en trouver les réponses, ou du moins une partie.

Merci pour ça.

Et merci également pour le déjeuner. C'était délicieux ! Non pas qu'on mange mal à Poudlard, les elfes de maison sont très doués, mais c'était différent, intime et... j'ai hâte de pouvoir recommencer.

Bon, par contre il y a une chose que je ne comprends toujours pas. Comment peux-tu avoir le vertige ? Quand même, je suis presque sûr que le London Eye est moins haut que la tour d'astronomie où tu te tiens sans problème près du vide. Je ne peux pas m'empêcher de penser que tu l'as fait exprès pour te coller à moi pendant tout le tour qu'on a fait.

J'ai raison, n'est-ce pas ?

Au fait, j'ai déjà développé une partie des photos que l'on a prises ensemble. Certaines sont floues mais, dans l'ensemble, elles sont sympas. Surtout celles de Camden Market et devant Buckingham. J'ai eu un fou rire en y repensant. Certains paieraient cher pour te voir imiter un garde comme ça.

Mais ma préférée c'est celle prise au café tout à l'heure. La serveuse a vraiment fait du bon boulot, elle est superbe, même si elle est immobile. Je crois d'ailleurs que ça la rend encore plus belle.

Je penserai fort à toi demain matin (ou ce matin si tu ne reçois pas cette lettre tout de suite). Envoie-moi un hibou dès que tu sors du Ministère pour me tenir au courant, sinon je vais stresser toute la journée et Hermione finira par me tuer. Tu ne veux pas avoir ma mort sur la conscience, n'est-ce pas ? Je suis sûr que tout va bien se passer mais, quoi qu'il arrive, je serai là.

Je t'aime, Draco Malfoy. Ne l'oublie jamais.

Harry.

PS : Tiens-moi au courant pour Blaise ! J'ai hâte d'être à Poudlard pour pouvoir le cuisiner. Il s'est quand même bien foutu de ma tronche et je vais me venger !

.xoOox.

Cher Harry,

Tout se passe bien ici ! Il fait toujours aussi chaud, mais je commence à m'adapter. Et il vaudrait mieux d'ailleurs, parce qu'on risque de rester ici un peu plus longtemps que prévu. Il semblerait que le dragon qu'on recherche ne soit pas seul. En tout cas c'est ce que l'on suppose et, si au final il est seul, il fait autant de dégâts que quatre Opalœil adultes. Je pense qu'il y a deux ou trois mâles qui se disputent une femelle ou un territoire. Généralement c'est une espèce plutôt pacifique, mais très territoriale donc ils peuvent être potentiellement dangereux s'ils sont en conflit pour une de ces deux raisons. Surtout pour les Moldus.

Si tu vois maman, rassure-la pour moi. Elle avait l'air assez paniquée dans son dernier courrier, malgré tous mes efforts pour lui dire que je vais bien et que je fais attention à moi.

D'après Bill, il n'y a pas que ça qui l'inquiète. Apparemment, elle savait pour nous deux et espérait qu'on finirait ensemble et, maintenant que tu es avec Malfoy, elle a peur que je reste seul.

D'ailleurs à ce sujet, j'ai rencontré quelqu'un. Il travaille à la branche australienne du Ministère et on a passé plus de trois heures à discuter hier soir, il est passionnant, très beau et il a des yeux d'un bleu... Pour l'instant, n'en parle à personne, je ne sais même pas s'il est gay et puis, même s'il l'est, il vit en Australie...

Sinon, je me doutais que ça te ferait du bien de parler à quelqu'un, d'extérioriser et de mettre des mots sur tout ce que tu ressens...

Comment se passent les révisions ? J'espère qu'Hermione vous laisse respirer et dormir un peu quand même ?

Je dois y aller, on part en expédition pour trois jours dans le désert où on espère trouver le (ou les) dragon.

Je t'embrasse,

Charlie.

.xoOox.

Draco,

Est-ce que tout va bien ?

Il est déjà quinze heures et tu ne m'as toujours pas envoyé de hibou. Tu ne peux pas encore être au Ministère... si ?

Je m'inquiète.

Réponds-moi s'il te plaît,

Harry.

.xoOox.

Draco,

Ça fait deux heures que je fais les cent pas en essayant de décider si je dois débouler chez toi ou au Ministère pour m'assurer que tout va bien.

Je sais que tu n'es pas une demoiselle en détresse, quoi qu'en disent mes rêves pourris, mais je m'inquiète vraiment pour toi.

Réponds-moi, dis-moi que tu vas bien et que tu es juste trop pris pas tes révisions, ou que tu es allé faire un tour avec ta mère.

Je deviens dingue alors, s'il te plaît, réponds-moi dès que tu as ce hibou.

Harry.

.xoOox.

Draco,

Ça fait deux jours que je n'ai aucune nouvelle.

Je suis allé au Ministère, chez toi, j'ai même contacté Blaise et les autres.

Je t'en supplie, dis-moi que tu es en vie.

Je ne peux pas m'empêcher de penser que tu es en train d'agoniser quelque part dans une ruelle sombre. J'ai même dû aller voir le Docteur Glouster parce que j'étais en pleine crise de panique.

Je t'aime, Draco, plus que tout.

Harry.

.xoOox.

Draco.

J'essaie de trouver une raison qui expliquerait ton absence, mais aucune ne me paraît sensée.

Cela fait une semaine maintenant et je ne suis plus bon à rien. Je n'arrive plus à dormir, à manger ni, bien sûr, à réviser.

Kingsley m'a confirmé que toi et Narcissa étiez venus à votre rendez-vous jeudi et il m'a même confié que votre probation était terminée, que vous pouviez utiliser la magie comme bon vous semblait.

Il ne sait par contre pas où vous êtes allés ensuite. Puis j'ai voulu aller chez toi, mais je me suis rendu compte que j'ignorais où vous vivez désormais. Blaise m'a donné l'adresse et je m'y suis rendu, mais je n'ai rien trouvé. Je suppose que la maison est incartable et dissimulée aux yeux des étrangers.

Est-ce que je suis un étranger, Draco ? Même tes amis ne peuvent plus y accéder par la cheminée.

Je ne sais plus quoi penser.

J'ai peur qu'il te soit arrivé quelque chose et que je ne puisse rien faire pour toi. J'ai peur... que tout ça n'ait rien voulu dire pour toi. Peut-être que, au final, tu attendais simplement que ta probation soit terminée pour partir et que je n'étais qu'un passe-temps comme un autre...

Je ne peux pas le croire mais une partie de mon cerveau me répète ce scénario au moins dix fois par jour.

Je t'aime plus que tout.

Harry.

.xoOox.

Potter,

Il faut vraiment que tu arrêtes de m'écrire.

Je ne veux plus entendre parler de toi, ni même te voir.

Laisse-moi tranquille désormais. À Poudlard comme partout ailleurs.

D.M.

.xoOox.

Draco, mon Draco,

Je ne comprends pas ce qu'il t'arrive.

Laisse-moi venir te voir, s'il te plaît, pour qu'on parle tous les deux.

Si j'ai fait quelque chose de mal, dis-le-moi et j'essaierai de le réparer.

Je t'aime, Draco.

Harry.

.xoOox.

Draco,

Tu peux ne pas répondre à mes lettres, mais tu seras bien obligé de me parler une fois à Poudlard.

Dès demain, attends-toi à être harcelé à chaque instant. Je compte bien savoir ce qu'il se passe parce que je te connais et que ce n'est pas toi.

Amour,

Harry.

.xoOox.

Harry,

Ce que tu me racontes m'étonne.

Ça ne ressemble pas à Malfoy, du moins pas au Malfoy que tu m'as décrit dans tes lettres et que j'ai vu au Nouvel An.

Il peut y avoir beaucoup d'explications à un tel comportement : un sort, une potion, peut-être veut-il te protéger ou protéger sa famille. Qui sait...

Ne perds pas espoir et tiens-moi au courant dès que tu as du nouveau.

Charlie.

.xoOox.

Harry,

Je suis désolé mais je n'ai pas de bonnes nouvelles.

J'ai enfin réussi à voir Draco quelques instants et tu avais raison, quelque chose ne va pas.

Il était vraiment étrange, distant, presque... en colère.

Je n'ai pas pu en apprendre beaucoup plus parce qu'il m'a jeté dehors assez rapidement, mais, apparemment, Draco a rencontré quelqu'un et ça a été le coup de foudre. Du coup il est fiancé et ne veut plus entendre parler de toi. J'ai bien essayé de lui tirer les vers du nez, de lui parler de toi, mais il n'a rien voulu entendre et ne m'a même pas dit qui il allait épouser.

Par contre, je suis presque sûr qu'il sera à Poudlard demain, on va donc pouvoir en savoir plus.

Je te propose de nous retrouver avec tous les autres dans le train et de commencer nos investigations tous ensemble.

On va trouver ce qu'il se passe, je te le promets. Parce qu'il y a un truc louche là-dessous, j'en suis persuadé ! La personne que j'ai vue tout à l'heure n'est pas Draco. Même aux heures les plus sombres, il n'était pas comme ça, je peux te l'assurer.

Tiens le coup et essaye de te reposer.

Blaise.

.xoOox.

Draco,

Je sais que tu ne veux pas me parler et j'ignore même si tu liras cette lettre, mais je dois essayer.

Blaise m'a appris que tu étais fiancé. Merlin, cette idée me paraît tellement absurde que je refuse d'y croire. Quand j'ai lu ce mot, j'ai hurlé et j'ai bien failli débarquer chez toi pour tout brûler. J'étais tellement jaloux, si tu savais. Mais j'ai relu sa lettre dix fois ensuite et, maintenant, je suis persuadé d'une chose : quelque chose est arrivé dont tu ne peux pas me parler et tu as été contraint de te fiancer. Parce que je te connais. Tu n'aurais pas fait une chose pareille sans me l'annoncer toi-même. L'ancien toi l'aurait peut-être fait, mais pas le Draco que je connais et que j'aime. Pas celui qui m'embrasse et qui me fait l'amour comme toi seul sait le faire. J'ai confiance en toi et, même si mon cerveau doute sérieusement en ce moment, ce sera toujours le cas et j'attendrai tes explications. J'attendrai que tu me dises pourquoi tu as décidé ou accepté (parce que je ne peux pas penser que tu l'as choisi) d'épouser un ou une autre.

Que ce soit pour me protéger moi, ou quelqu'un d'autre, que ce soit parce que tu as eu un coup de foudre... Peu importe la raison, je mérite de savoir.

Une part de moi ne peut s'empêcher de penser que ça a un rapport avec le corbeau, mais je sais que c'est pour me rassurer que je pense ça, parce que ça voudrait dire que je n'y suis pour rien, que ce n'est pas à cause de moi et qu'il y a peut-être une chance que l'on puisse tout arranger.

Je te promets de tirer tout cela au clair, Draco. Il est hors de question que je te laisse partir, que je t'abandonne.

Si tu peux lire ces mots et que tu es toujours avec moi, rejoins-moi tu sais où à minuit. Peu importe le soir, j'y serai. Je t'attendrai.

Je t'aime plus que tout.

Harry.


La nuit était tombée depuis des heures quand Harry arriva au sommet de la tour d'astronomie. Son regard fit le tour de l'espace devant lui et il soupira.

Vide.

Il avait espéré que Draco soit déjà là à l'attendre, le sourire aux lèvres, mais ce n'était pas le cas et il s'interdit de s'inquiéter encore une fois. Il n'était que minuit moins le quart après tout, il avait encore le temps.

La vieille cape de son père n'était pas loin, on ne savait jamais, mais il n'avait pas apporté la carte des Maraudeurs. Cela ne faisait aucun doute qu'il passerait son temps à la scruter et, au final, il saurait bien longtemps à l'avance si Draco bougeait ou pas. Il préférait attendre et espérer le plus possible et lui donnait jusqu'à une heure du matin pour venir. Si Harry devait faire ça toutes les nuits, autant se garder quelques heures de sommeil pour tenir le coup. Et puis, il avait tout de même ses ASPIC à passer dans quelques semaines. Ça lui paraissait tellement futile, maintenant que Draco l'avait quitté.

Un frisson le parcourut. Non ! Draco ne l'avait pas quitté. Il était contraint, soit par un sort, soit par une menace quelconque, d'être loin de lui et de l'ignorer, ce qu'il faisait à merveille soit dit en passant. Il n'avait pas réussi à croiser son regard une seule fois depuis qu'ils étaient de retour à Poudlard et avait senti son désespoir remonter à la surface.

Pendant les vacances, Harry avait passé une des pires semaines de sa vie et il n'était pas prêt à revivre ça de sitôt. Les heures à imaginer ce qui avait pu lui arriver, l'incompréhension quand Blaise lui avait annoncé les fiançailles et le désespoir en lisant la dernière lettre de Draco. Il avait fallu la présence de ses meilleurs amis et la logique d'Hermione pour qu'il se calme et commence enfin à se bouger et à élaborer un plan.

Parce que Charlie avait raison, ça ne ressemblait pas au Draco qu'il connaissait et aimait et Blaise l'avait conforté dans cette idée. Son plan comportait deux actes. Il comptait tout d'abord attendre et observer. Attendre de voir si Draco réagissait à sa lettre et le rejoignait une nuit tout en observant ses réactions, sa façon de se comporter et, surtout, son entourage. Car Harry en était persuadé, la fameuse fiancée était impliquée dans tout ça, en tant qu'instigatrice ou complice, il l'ignorait, mais elle resterait probablement tout prêt de Draco désormais et il saurait rapidement de qui il s'agissait. Une fois cette première phase achevée et après avoir donné une ou deux semaines au blond pour le rejoindre, en espérant qu'il en ait la possibilité, Harry passerait à la seconde partie du plan : l'attaque.

Jour après jour, il s'imposerait auprès de Draco, envahirait son espace vital et le provoquerait s'il le fallait, un véritable harcèlement qui ne manquerait pas de le faire réagir tôt ou tard et, à ce moment-là, Harry saurait ce qu'il ressentait vraiment. Il n'avait aucun doute de pouvoir deviner ses sentiments. La colère sincère, le dégoût, la peur, le désespoir… l'amour ? Il se donnait un mois pour découvrir le fin mot de l'histoire et récupérer son petit ami.

Harry était un guerrier, un survivant et on ne lui volerait pas l'amour de sa vie aussi facilement.

En arrivant sur la voie neuf trois-quarts le matin même, il n'avait pas pu s'empêcher de chercher le blond du regard, malgré les encouragements de ses amis à monter dans le train. Aucune trace de Draco sur le quai, mais ça n'avait pas d'importance à côté du sourire bienveillant lancé par Narcissa Malfoy à quelques mètres de lui. Elle était de son côté, c'est du moins comme cela qu'il l'avait compris et ça avait suffi à lui insuffler l'espoir et la motivation qui lui manquait pour embarquer dans le Poudlard Express pour l'une des dernières fois de sa vie.

Ce n'était qu'au cours du dîner, ce soir-là, qu'il avait revu son petit-ami. Même s'il était bien assis à la table des Serpentard, il n'était pas à sa place habituelle en bout de table, près de ses amis, mais plus vers le milieu, à côté d'une jeune fille brune qu'il n'avait pas reconnue. C'est Hermione qui lui avait donné son nom, confirmé plus tard par Blaise : Astoria Greengrass. Sa sœur, Daphnée, était de leur âge alors qu'Astoria elle-même était plus jeune de deux ans et Pansy l'avait décrite comme discrète mais un peu étrange. Les Greengrass avaient survécu à la guerre en restant neutres et n'avaient pas été inquiétés pendant les procès, sans doute grâce à leur tolérance envers les Sang-Mêlé et les Nés-Moldus. Cela n'avait tout de même pas empêché le frisson qui avait parcouru le dos de Harry en croisant le regard mauvais et hautain de la jeune fille plus tôt dans la soirée.

Il en était certain, désormais. Cette Astoria était bien à l'origine du changement de comportement de Draco et, probablement, des lettres anonymes. Depuis le début, elle voulait les séparer et avait réussi… provisoirement.

Harry s'arrêta de respirer quand il entendit des bruits de pas se rapprocher du sommet, puis son cœur s'emballa. Il devait à tout prix rester calme et enfiler sa cape. Il était possible qu'Astoria ait lu sa lettre et qu'elle soit celle qui montait les dernières marches de la tour d'astronomie à ce moment précis, même s'il espérait que c'était Draco.

Caché sous sa cape, Harry regarda rapidement sa montre avant de reporter son attention sur l'entrée face à lui. Il était une heure moins le quart et c'était l'heure de vérité. Une seconde plus tard, une silhouette apparut et fit quelques pas en avant. Il faisait trop sombre pour deviner son visage, mais ses cheveux noirs et sa petite taille ne laissèrent aucun doute à Harry. Astoria Greengrass se tenait devant lui. Elle sembla parcourir le lieu du regard et le brun se félicita d'être invisible. S'il voulait que son plan fonctionne, il valait mieux ne pas affronter la jeune fille dès maintenant, même s'il rêvait de lui sauter à la gorge. Il devait attendre d'en savoir plus sur elle et sur ce qu'elle avait fait à Draco.

La brune, elle, ne semblait pas être très patiente car, ne voyant personne, elle fit claquer sa langue de mécontentement, fit demi-tour et il lui sembla même l'entendre jurer contre ces maudits Gryffondor quand elle entama sa descente.

Une fois seul, Harry fit glisser l'étoffe magique et s'assit par terre, là où Draco et lui avaient passé des heures à discuter et à se découvrir. Il venait d'apprendre quelque chose d'important. Astoria avait eu accès à sa lettre. Mais la question était : Draco avait-il pu la lire lui aussi ? Et dans ce cas, pourquoi n'était-il pas venu ? Soit le sort qu'elle lui avait jeté lui faisait croire qu'il ne le souhaitait pas, soit Astoria elle-même l'en empêchait, physiquement, ou mentalement. En tout cas, il se refusait à penser à la dernière possibilité : que Draco n'ait tout simplement pas envie de le voir.

Mais c'était impossible… n'est-ce pas ?


"Ron, elle est en sixième année et je doute qu'elle soit capable de jeter un sort aussi complexe que l'Imperium."

"Malfoy l'a bien fait au même âge ! Ne me regarde pas comme ça, Harry, c'est la vérité. Et tu n'as qu'à en parler avec Madame Rosmerta, si ça peut te rafraîchir la mémoire.

"Je sais, Ron. Mais Mione a raison. J'imagine mal Greengrass jeter un Impardonnable."

"Et un filtre d'amour ?"

Harry secoua la tête. "Draco est presque aussi doué que l'était Snape et il est très prudent, il s'en serait rendu compte si quelqu'un avait voulu lui en donner. Et puis il n'agit pas comme quelqu'un d'amoureux avec elle. C'est plus comme si…"

"Comme s'il avait constamment envie de mourir ?" L'interrompit Blaise en s'approchant avec ses deux amis de la table qu'ils avaient investie au fond de la Bibliothèque. Ils aimaient bien cette table car, relativement reculée et cachée des autres par des étagères, elle leur offrait une intimité bienvenue pour discuter de l'avancée du plan.

"Oui… c'est un peu ça. Asseyez-vous." Ajouta Harry en poussant ses livres. Même si une grande majorité de ses efforts était dirigée vers Draco, les ASPIC étaient en vue maintenant et il ne pouvait pas complètement négliger ses révisions.

Les trois Serpentard s'installèrent et commencèrent à déballer leurs affaires, comme presque tous les jours depuis le début de la semaine et la reprise des cours. Leur rapprochement n'était pas passé inaperçu à Poudlard, que ce soit lors de leurs réunions à la bibliothèque où ils révisaient désormais tous les six, en cours ou encore pendant les repas où ils s'installaient à une même table pour discuter, souvent accompagnés de Neville et Luna. L'autre chose qui avait frappé les autres étudiants, c'était la rupture de Harry et Draco et le nouveau couple que ce dernier semblait former avec Astoria… une fille ! Semblait car s'ils étaient toujours vus ensemble, le soupirant ne paraissait pas très emballé par la situation et, très vite, la rumeur d'un mariage arrangé à la hâte par leurs parents pour masquer une grossesse imprévue s'était propagée. Le manque de réaction de Harry faisait aussi parler, tout autant que l'air guilleret qu'arborait la jeune fiancée.

"J'ai réussi à coincer Daphnée toute seule dans un couloir tout à l'heure." Commença Théo. "Quand elle m'a vu, elle a voulu faire demi-tour mais j'ai été plus rapide. J'ai exigé qu'elle me dise ce qu'avait fait sa sœur, mais elle s'est contentée de dire qu'elle ne voyait pas où je voulais en venir. Je lui aurais arraché ses tresses."

"Je ne suis même pas sûre qu'elle sache quoi que ce soit, ni qu'elle en ait besoin, d'ailleurs. Elle a toujours protégé sa sœur, ce n'est donc pas aujourd'hui que ça changera." Dit Pansy en ouvrant un livre de Métamorphose. "Granger, tu pourrais me passer tes notes de ce matin ? J'ai loupé une partie du cours en essayant d'écouter la conversation de Daphnée et Draco." Hermione acquiesça et lui tendit un paquet de parchemins. "Et tout ça pour rien, bien sûr. Je n'ai absolument rien entendu ! À croire qu'ils avaient lancé un sort de silence."

Depuis la rentrée, Draco s'asseyait systématiquement avec Daphnée pendant les cours avant de rejoindre la sœur de celle-ci juste après, ne restant jamais seul. Harry les avait bien observés cette dernière semaine et était désormais convaincu qu'elles faisaient cela pour qu'il ne puisse pas communiquer avec l'un d'entre eux. Opinion que partageaient ses amis.

"Ça va être compliqué d'avoir des infos," Blaise secoua la tête et mordilla machinalement le bout de sa plume avant de grimacer. "Au fait, rien cette nuit non plus, Harry ?"

"Non. Ni lui, ni Astoria. Je pense que je vais y retourner ce soir et demain et, ensuite, je passe à l'attaque." Cela faisait maintenant une semaine qu'il allait tous les soirs sur la tour et Draco ne l'avait jamais rejoint. Astoria, quant à elle, l'avait fait deux fois après le premier soir et Harry était toujours resté caché sous sa cape, testant son self control quand, la troisième fois, elle avait fait le tour de la plateforme et était restée un quart d'heure à poireauter avant de repartir en fulminant.

"Tu es sûr, Harry ? Peut-être qu'il attend juste le bon moment ?"

Harry secoua la tête. "Non, s'il avait eu la possibilité de venir ou de me contacter, il l'aurait fait. Ça ne sert à rien que je reste là-haut à ne rien faire d'autre qu'espérer pendant une heure et désespérer toute la nuit qui suit."

"Et… l'attaque ? Ça risque de mal tourner."

"Rien à faire, Mione. J'en ai ras-le-bol de le regarder de loin comme ça. Même si on en vient aux mains, ce sera toujours mieux que-" Il s'interrompit brusquement quand une silhouette élancée apparue de derrière une étagère, sans doute à la recherche d'un livre et se figea.

Harry n'avait même pas besoin de regarder le visage de la personne, il connaissait ces yeux de mercure par cœur pour s'y être noyé chaque fois que leur propriétaire lui faisait l'amour. Bouche-bée, il continua de l'observer alors que le blond restait immobile, ne sachant pas quoi faire.

"Draco !" Lança Blaise, sans pour autant élever la voix. "C'est bon de te voir. Viens t'asseoir avec nous." Le regard gris passa de Harry à son meilleur ami avant qu'il ne se retourne brièvement pour jeter un coup d'œil derrière lui. Il semblait réfléchir à toute vitesse et être en proie à un véritable dilemme.

"Draco." Intervint Harry, mettant instantanément fin à la lutte intérieure que vivait le blond en face de lui. "Je t'aime, tu m'entends ? On va trouver un moyen, je te le promets. Tous ensemble. Okay ?" Draco ouvrit la bouche et la referma sans rien dire, comme un poisson hors de l'eau, incapable de respirer. "Hoche simplement la tête si tu es toujours avec moi."

Draco n'eut d'abord aucune réaction, puis il fit demi-tour, s'immobilisa une minuscule seconde et quitta leur champ de vision.

Le cœur de Harry explosa. Ça avait été presque imperceptible, mais il l'avait vu. Ce petit mouvement de menton et l'esquisse d'un sourire qui avait flotté sur ses lèvres, sûrement pour la première fois depuis des jours. Draco, son Draco était toujours là. Il l'aimait et allait attendre qu'ils trouvent une solution. Et apparemment, il n'était pas le seul à l'avoir remarqué.

"Bon, eh bien au moins on sait qu'il n'est pas sous l'influence d'un sort ou d'une potion." Souffla Hermione.

Pansy grogna. "Et c'est censé être rassurant ? S'il agit comme ça alors qu'il n'y est pas contraint pas la magie, ça veut dire qu'elle le tient par un autre moyen. Mais lequel ?"

"Bon sang, mais c'est qui, cette fille ?" Ron se frotta le visage, frustré et Harry se leva brusquement de sa chaise, attrapa son sac et y rangea ses affaires d'un geste de la baguette. "Harry ? Tu vas où, mec ?"

"Je retourne au dortoir. Il faut que je relise toutes les lettres qu'on s'est échangées pendant les vacances, ainsi que celles reçues du corbeau. Quelque chose m'échappe et il faut que je trouve ce que c'est."

"Harry !" L'interpella Hermione.

"Oui, je sais. Mais je réviserai plus tard, ok ?"

"J'allais simplement te conseiller de mettre ta cape d'invisibilité. Si Astoria ou sa sœur te voient sortir de l'endroit même où était Draco il y a deux minutes à peine, elles risquent de comprendre."

Harry la dévisagea quelques secondes et sourit. "C'est pour ça que tu es la meilleure d'entre nous, Mione !"

Il disparut rapidement sous le tissu et quitta leur table, revenant dans la salle principale de la bibliothèque qui était bondée en ce samedi après-midi. En voyant Draco assis face à la brune à quelques mètres de lui, il eut un haut-le-cœur, rapidement remplacé par un frisson d'anticipation quand une idée germa dans son esprit. Il traversa la salle, faisant attention à ne toucher personne et fut bientôt devant leur table, juste à côté de son petit ami. Il tendit la main en faisant de son mieux pour ne pas se découvrir et alla effleurer la joue de Draco. Celui-ci sursauta imperceptiblement et s'arrêta d'écrire, soudain attentif à son entourage. Harry recommença son geste et descendit ses doigts dans son cou, sur son épaule, son bras. Merlin, pourquoi n'avait-il pas pensé à faire ça plus tôt ? Il dessina avec son doigt à travers la cape et sur les vêtements, formant tantôt des éclairs, tantôt des cœurs et les épaules du blond se relâchèrent instantanément. Il l'avait reconnu et ne dénonçait pas sa présence. Il était bel et bien de son côté.

"Ça va Draco ?" Demanda la voix mielleuse de la Serpentard en face de lui. "Tu as l'air bizarre."

Draco toussota pour s'éclaircir la gorge et se redressa dans son siège, amplifiant le contact avec la main de Harry. "Oui, je commence juste à fatiguer un peu."

"C'est ton arithmancie, c'est ça ? Je croyais que tu étais allé chercher un livre pour t'aider ?" Elle pencha la tête sur le côté, les yeux plissés et Harry sentit Draco se tendre.

"Il n'y était pas. Un autre élève l'a sans doute déjà emprunté."

"Mince alors." Elle n'avait pas du tout l'air désolé. "Si seulement tu pouvais demander de l'aide à quelqu'un. Mais on sait tous les deux que ce n'est pas possible, n'est-ce pas ?"

Le jeune homme serra ses poings sur la table et Harry posa une main rassurante sur son épaule, lui faisant sentir sa présence auprès de lui. "Ça suffit, Astoria. J'ai déjà accepté ton marché, alors ne pousse pas trop s'il te plaît."

"Tu as raison. J'ai ce que je veux, n'est-ce pas ?" Harry regarda autour de lui et se rendit compte que la table était suffisamment éloignée des autres pour que personne ne surprenne leur conversation. Une chance qu'il ait pensé à prendre sa cape ce matin en quittant son dortoir. "Malheureusement, ce n'est pas assez. Je te l'ai dit, ce que je veux, c'est toi. Tout entier. Et ça inclue ton cœur. Sauf que… ce n'est pas le cas puisque tu refuses d'abandonner. Tout serait tellement plus simple si tu prenais la potion. Tu n'aurais plus à te torturer l'esprit et on serait enfin heureux, tous les deux."

"Tu es complètement folle, mais ça tu le sais déjà." Harry se retint de pouffer in extremis. "Tout comme tu sais que je ne prendrai jamais cette potion. Oublie ça."

La jeune fille se pencha sur la table, le regard menaçant. "Et toi, oublie-le. Il ne vaut pas le coup. Regarde, il n'a pas tenté quoi que ce soit pour te récupérer depuis qu'on est de retour. Même sa petite promesse de t'attendre chaque nuit tu sais où, il ne l'a pas tenue."

Draco redressa la tête et la regarda avec surprise. "Qu-Quoi ? Comment…"

"Comment je le sais ? Je suis allée vérifier, bien entendu. Et, à chaque fois, il n'y avait personne. Je sais que tu es déçu, mais c'est pour ton bien que je t'en parle. Il ne t'aime pas, Draco. Il a simplement voulu jouer avec toi, comme il joue avec ce Weasley. Tôt ou tard, il se serait lassé et t'aurait laissé tomber comme un malpropre. Et qui aurait voulu de toi après ça ? Qui voudrait des restes du grand Sauveur du Monde Sorcier ?"

Il secoua la tête et Harry voulut le prendre dans ses bras pour le rassurer. Bien sûr qu'il l'aimait, il était là et il ne le laisserait pas tomber. "Et tu prétends m'aimer… Tu es juste une pauvre folle qui pense avoir du pouvoir sur moi."

"Mais j'ai du pouvoir sur toi. Et tu le sais très bien." Elle effleura délicatement un pendentif qui ornait son cou et Harry fronça les sourcils. Il y avait un symbole gravé dessus qui lui disait quelque chose, mais quoi ? "N'oublie pas, Draco. Le moindre regard vers lui, la moindre petite parole à qui que ce soit d'autre que moi ou Daphnée… et il est mort."

Le sang de Harry se glaça dans ses veines. Elle parlait de lui, bien entendu. Un sanglot étouffé provenant de Draco lui brisa le cœur et il serra son épaule avant de lui caresser la joue. La jeune fille se replongea dans ses livres et, quand il fut clair qu'il n'en apprendrait pas plus, Harry se pencha lentement et déposa ses lèvres sur la joue pâle de Draco à travers le tissu. Avant de se reculer il chuchota un je t'aime dans son oreille, puis fit demi-tour.

Les lettres attendraient, il devait parler à ses amis au plus vite : ils avaient besoin d'un nouveau plan.


"À quoi ressemblait ce pendentif exactement ?"

Harry se gratta la tête. "Je ne l'ai pas bien vu mais il est rond et assez gros. Enfin, pas énorme non plus mais... Comment expliquer ça ? Tu vois ces petites montres au bout d'une chaîne ? Eh bah c'est un peu ça... mais sans la montre."

"Tu veux dire comme un médaillon qui serait creux à l'intérieur et qui pourrait s'ouvrir ?"

"Oui ! Exactement !"

"Du même style que le collier de Serpentard qu'on a détruit l'année dernière ?" Demanda Ron entre deux bouchées.

"Pas vraiment. Il est beaucoup plus petit, plus... féminin. Ah ! Et il y avait quelque chose de gravé dessus. Comme un symbole."

"Heureusement que tu ne l'as pas bien vu, ce collier." Se moqua gentiment Hermione. "Ron, mange moins vite, tu vas finir par t'étouffer."

Harry sourit en entendant le rouquin grogner. "Je le croyais, oui. Mais plus on en parle et plus ça me revient. Je ne l'ai vu qu'une seconde, pourtant. Par contre, j'ai eu l'impression d'avoir déjà vu ce symbole, sur le coup, mais je n'arrive plus à le visualiser."

"Étrange. Il faut qu'on trouve un moyen de s'approcher d'elle et de ce médaillon."

"Oui, je pensais qu'on pourrait essayer de l'attirer dans une classe vide et-"

"Il en est hors de question !" S'exclama Hermione.

"Mais, tu viens de dire que..."

"On s'en occupe. Je ne veux pas que tu t'approches d'elle Harry, tu m'entends ? Elle a apparemment l'intention et les moyens de te tuer alors tu restes loin d'elle et de Malfoy par la même occasion."

Harry gémit et prit son visage dans ses mains. "Mione."

"C'est non négociable, Harry. Si Malfoy n'a rien tenté jusqu'à maintenant, c'est qu'il la pense sérieuse et dangereuse. Il ne ferait rien qui puisse te nuire et, ne pas s'approcher de toi et se sacrifier est tout ce qu'il a trouvé pour te protéger." Elle se pencha par-dessus la table et plongea son regard noisette dans les émeraudes. "Sois patient, Harry. On va trouver une solution pour vous sortir de là tous les deux, mais tu ne dois pas te mettre plus en danger, ou les efforts de Draco n'auront servi à rien."

Harry hocha la tête à contre-cœur. Il savait qu'elle avait raison, mais chaque fois qu'il voyait le blond, il devait se faire violence pour ne pas courir vers lui et le prendre dans ses bras. Il était terrifié à l'idée qu'il lui arrive quelque chose par sa faute.

Perdu dans ses pensées, il sursauta quand la jeune femme reprit la parole. "Je crois qu'il est temps d'aller voir la directrice."

"Quoi ? Pourquoi ?" S'indigna Harry. Il n'avait jamais eu besoin des professeurs pour régler ses problèmes, alors ça n'allait pas commencer maintenant.

"Parce qu'elle veut te tuer, Harry. Et qu'on a aucun moyen de savoir comment ne serait-ce qu'entrer en contact avec Draco sans qu'elle le sache."

"Hermione a raison, Harry." Intervint Ron. "McGo aura sans doute une idée pour nous aider. Elle pourrait convoquer Malfoy tout seul par exemple. Comme ça tu pourrais lui parler librement."

"Elle pourrait très bien avoir un moyen de l'espionner."

"Pas partout et tout le temps, j'en doute. S'il est seul dans la pièce avec la directrice, elle ne se méfiera pas. Mais pas dans son bureau, ce serait trop évident."

Hermione observa son petit ami un instant. "On dirait que tu as une idée, Ron ?"

Celui-ci eut un sourire mystérieux et vida son verre de jus de citrouille. "Possible. Mais il faut d'abord parler à McGo." Il se leva et ses deux amis le regardèrent avec surprise.

"Quoi, tu veux dire maintenant ?" Demanda Harry en regardant misérablement sa part de tarte à moitié mangée.

"Pourquoi pas ? Elle est déjà partie et doit être dans son bureau maintenant. Autant y aller tout de suite et régler ça au plus vite. Ce n'est pas ce que tu veux ?"

Harry ne répondit pas tout de suite. Où était passé celui qui lui avait pourri la vie quand il avait invité Draco chez lui au Nouvel An ? Sa motivation à les aider paraissait légèrement louche aux yeux du brun mais, à l'heure actuelle, il était prêt à fermer les yeux sur cet excès de zèle et faire confiance à son meilleur ami. "Eh bien si, c'est exactement ce que je veux. Mais je ne m'attendais pas à ce que tu y mettes autant d'énergie. Il s'agit de Draco Malfoy, quand même."

"Peut-être, mais tu l'aimes. J'ai beau détester cette idée, je déteste encore plus que tu souffres. Et puis cette pétasse menace de te tuer. On n'a pas vaincu face de serpent pour que tu te fasses tuer juste après par une pimbêche qui a deux ans de moins que nous !"

Harry éclata de rire, attirant les regards sur de lui. "D'accord, en fait c'est juste une question de fierté, quoi."

"Ne dévalorise pas mon implication, tu veux ? Allez, bougez-vous les fesses !" Lança-t-il avant de se diriger vers la porte d'entrée.

"Tu crois que c'est le jus de citrouille, Mione ?"

La jeune femme fixa le dos de son petit ami, les yeux rêveurs. "Aucune idée, mais j'adore quand il donne des ordres."


"Mr Weasley, je vous prie de vous calmer et de reprendre depuis le début afin que je comprenne qui souhaite tuer qui."

Hermione donna une petite tape à l'arrière du crâne de son petit ami et lui fit signe de garder le silence. "Désolée Professeur, mais nous sommes un peu sur les nerfs. Nous avons toutes les raisons de croire que Harry est en danger."

"Pour changer." Marmonna celui-ci.

"Comment ça en danger ?" La Directrice s'assit et leur fit signe de faire de même. "Est-ce que ça a un rapport avec le comportement de Mr Malfoy ?"

"Alors vous avez remarqué vous aussi ?"

"Je suis peut-être âgée, Miss Granger, mais pas sénile. Et pour être honnête, il faudrait être un véritable troll pour ne pas avoir remarqué qu'il n'était plus collé à Monsieur Potter comme une bernique à son rocher." Harry s'indigna d'un petit cri et Ron pouffa. "Je vous écoute, jeunes gens. Et soyez concis, j'ai une réunion dans vingt minutes avec les autres professeurs concernant l'organisation des commémorations. Je n'arrive pas à croire que c'est déjà dans deux semaines !"

Harry ouvrit la bouche mais Hermione le prit de court. "Nous pensons qu'Astoria Greengrass menace Malfoy de tuer Harry pour l'obliger à être avec elle."

"Qu'est-ce qui vous faire croire ça ?"

"Je l'ai entendue, Professeur. Elle a dit à Draco que s'il ne faisait pas tout ce qu'elle voulait, s'il ne me rayait pas de sa vie, elle me tuerait."

"Mais pourquoi ferait-elle cela ? Et pourquoi Monsieur Malfoy n'a rien dit ou fait ? Il est tout de même plus âgé et loin d'être bête."

"Malfoy a sans doute trop peur qu'elle fasse du mal à Harry." Intervint Ron. "On pense qu'elle lui a mis le grapin dessus pendant les vacances, parce qu'il a arrêté d'écrire à Harry et a même refusé de voir ses amis. Il a fini par leur demander d'arrêter de le contacter ou de lui parler, même à Poudlard et impossible de l'approcher depuis qu'on est revenus, que ce soit nous ou les Serpentard."

Hermione prit le relais. "Et Astoria et sa sœur le collent depuis la rentrée. Partout où il va, l'une d'elle est là et on ne peut pas lui parler car elles le surveillent constamment."

"Alors comment l'avez-vous entendue le menacer, Mr Potter ? Vous faites encore bon usage de la cape de votre père, n'est-ce pas ?"

"Je ne répondrai pas à cette question, Professeur. Disons simplement que j'ai surpris une conversation entre Astoria et Draco. Apparemment ils ont fait un marché. Draco accepte de rester et de se marier avec elle afin qu'elle ne me fasse pas de mal." Harry grogna. Et qui avait le complexe du héros maintenant ?

"Toute cette histoire m'a l'air... assez tirée par les cheveux, ma foi. Comment la jeune Greengrass pourrait-elle s'y prendre pour vous tuer, Monsieur Potter ? Vous a-t-elle empoisonné ? Vous sentez-vous différent depuis la fin des vacances ?"

"Pas du tout, Professeur. Mais elle a désigné son médaillon quand elle a parlé de me tuer. Je suppose que c'est lié, mais nous n'avons pas beaucoup d'informations, simplement qu'il ressemble à un de ces médaillons creux où l'on peut cacher quelque chose et qu'il y a un symbole dessus que je suis incapable de décrire."

"Très intéressant." La directrice se frotta le menton en regardant les trois jeunes gens l'un après l'autre, pensivement. "Je suppose que la seule façon de savoir ce qu'il se passe réellement, c'est d'interroger Mr Malfoy."

"Justement," Ron se redressa dans son siège. "J'ai eu une idée à ce sujet. Il faut être discret. Les sœurs Greengrass le surveillent de près et si vous demandez subitement à parler à Malfoy en privé, elles vont se méfier et mettre leur menace à exécution."

"C'est peu probable, Mr Weasley. Je suis la directrice de cette école et, si je souhaite convoquer un élève, je n'ai pas besoin de me justifier auprès de qui que ce soit."

Hermione secoua vivement la tête, faisant craquer son cou. "Mais il existe un risque, Professeur. Même si c'est peu probable, ça reste possible. Nous ne savons rien de ce dont elle est capable, si elle a utilisé un sort, une potion... Elle pourrait très bien pouvoir tuer Harry d'un claquement de doigts, que sais-je ! Nous allons devoir ruser pour parler à Draco discrètement."

"Bien. Et je suppose que vous avez un plan ?" Aucun d'eux ne manqua le début sourire qui redressa le coin de ses lèvres.

Ron acquiesça. "J'en ai un, oui. Il faudra attendre un de vos cours, Professeur, à la fin duquel vous lui demanderez de rester pour discuter d'un devoir ou autre chose. Et si Daphnée demande à rester elle aussi, vous pourrez lui ordonner d'aller voir ailleurs comme vous savez si bien le faire." McGonagall haussa un sourcil à cette remarque, mais ne l'interrompit pas. "L'idée, c'est que Harry puisse rester aussi pour lui parler. Il pourrait être caché quelque part dans la pièce sous sa... cape," Il jeta un regard désolé à son ami mais continua, "et n'en sortir qu'une fois la pièce vide."

"C'est effectivement une idée, Mr Weasley. Mais si ces demoiselles surveillent bien le jeune Malfoy, j'ai peur que votre absence pendant le cours n'attire l'attention, Mr Potter."

Harry soupira. Il n'avait pas pensé à ça et se sentait idiot. Quand Ron leur avait exposé son plan en venant ici, il avait ressenti une soudaine bouffée d'espoir. Mais un malheureux petit détail venait tout faire capoter.

"Dites-moi, Professeur," commença Hermione, "je crois me souvenir que le Professeur Slughorn conservait quelques fioles de Polynectar pour un cours de sixième année. Pensez-vous que..." Elle laissa sa phrase en suspens, n'osant pas suggérer d'utiliser cette potion devant un professeur mais, à sa grande surprise, la femme hocha la tête, soudain très intéressée.

"C'est effectivement le cas, Mademoiselle Granger." Elle se leva et commença à faire les cent pas. Cette vision rappela soudain son ancien Directeur à Harry qui sourit. Elle marmonna pendant quelques minutes et finit pas se rasseoir, une lueur de malice éclairant ses yeux. "Il faut que je réfléchisse à tout ça, à toutes les éventualités et que j'en parle à votre professeur de Potions. Je vous enverrai une note en début de semaine quand tout sera mis en place, mais restez alertes en attendant. Si vous apprenez la moindre nouvelle information, venez me voir immédiatement."

Sur ces mots, elle les congédia et le trio se dirigea vers la tour des Gryffondor en discutant de l'échange. La directrice de Poudlard était de leur côté et comptait bien les aider à récupérer Draco. C'était une excellente nouvelle et ils ne doutaient pas que ce plan serait un succès.

Harry souffla. Plus que quelques jours à patienter et il pourrait enfin parler à Draco et peut-être même le prendre dans ses bras.

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Alors, qu'en pensez-vous ?

Pourquoi Draco se comporte comme ça ?

Quelle menace pèse sur Harry et comment compte s'y prendre Astoria ?

L'auteur de cette fanfiction sera-t-elle encore en vie pour poster le dernier chapitre ?

Dans le chapitre 10 : Les réponses tant attendues et le dénouement... heureux ?

xoxo Théodora