Disclamers : Encore une fois je le dis en aucun cas les personnages ne m'apartiennent, je ne suis ni payé ni publié pour cette fiction. Tout ça c'est pour le plaisir d'écrire et d'être lue.

Note : Voili voilà, je vous avez parlé d'une nouvelle, en voilà une, et de taille. Bref je tiens à remercier certains rewiewers qui me suivent depuis le début, en particulier AliceW une super commentatrice qui décrit comme je les aimes les scènes qu'elle aime. Merci ;)

Il y a aussi annecullen69 qui me laisse une trace à chaque chapitre posté. Merci =)

Et enfin Jlukes qui fait parti de mes auteurs favoris, avec qui lire des rewiews est toujours très agréable.

Éviemment je ne peux pas citer tout le monde, sachant que je ne connais pas l'identité de certains, et que je ne peux pas répondre aux annonymes.

Sur ceux bonne lecture et surtout n'oubliez pas " Too much love will kill you"


Jasper POV

Marchant droit devant moi les yeux dans le vague, je retraçais ligne après lignes, mots à mots les dernières semaines, les derniers temps avaient beaucoup, beaucoup changés. Et sincèrement je ne savais pas trop comment voir se soudain chamboulement, était-ce une bonne chose, ou bien un drame tardant à venir ?

Je savais pertinemment que fouler de mes pieds l'herbe habituellement tranquillisante et apaisante de mes pieds nus ne réglerait en rien la situation, trop de questions se bousculaient en moi pour ressentir un quelconque bien être du à la nature.

Mes sens étaient à l'afut du moindre bruit, sentant avec délice le vent froid d'hiver caresser ma peau dans un mouvement que je décrirais comme sensuel, voyant avec envie les feuilles volants dans une rondes belle et romantique, observant d'un oeil nouveau le parfait cliché m'entourant. Je remarquais en cet instant le changement radical s'étant opéré sur moi, en moi. Ma manière de percevoir et de ressentir les choses avaient en elles même modifiées mon comportement habituellement distant et froid envers et ma famille et mon entourage, Bella, Isabelle Swan, humaine au sang chantant, humaine au cœur d'artichaut, la seule humaine me donnant l'envie de sourire était la raison de tous ses changements.

Et ça je ne pouvais le concevoir. Ma fierté masculine refusait d'admettre l'emprise que cette jeune femme avait sur moi. Me forçant à me rapprocher d'elle, d'espérer pouvoir toucher ne serait-ce que du bout des doigt l'ora se dégageant d'elle. Voulant à tout prix protéger son âme pure de jeune enfant.

Non ça je ne voulais, ne pouvais pas admettre un tel changement sur ma vie, je ne pouvais pas comprendre. J'en étais incapable, incapable de concevoir que Bella avait changée à elle seule plus de choses en moi sur une durée de deux semaines que Alice sur cinquante sept ans de vie commune.

Ma conscience me sommant d'arrêter et de couper tout contacts avec cette humaine se faisait rabattre le clapet par mon désir d'être à ses côtés prêt à contrer Victoria et ces plans, heureux de pouvoir la voir vivre, attendant patiemment le jour où un beau et franc sourire trouverait denouveau le chemin de ses lèvres rosies et pulpeuses. Espérant de tout cœur, égoïstement être le premier voir même le seul à y avoir le droit.

Voilà à quoi se résumé mes pensées. Le doute, l'envie et l'inquiétude, chacune se rassemblant sur le seul et même point, Bella. Encore une chose qui ne me convenait pas à moi le sans cœur. Savoir Bella loin de moi me rendait anxieux, savoir qu'un accident pouvait si rapidement arriver me rendait malade. Et le pire était la dernière et plus importante des choses, savoir Bella en compagnie d'un autre homme me rendait fou. Et tout ça en même temps produisait en lui même un cocktail explosif, j'étais fou.

Il la touché, il la sentait, il la voyait, il était au moins aussi dangereux que moi et pourtant lui avait le droit et l'honneur de passer du temps avec Bella, le chien avait beaucoup, beaucoup trop de chance. Toute une journée sans pouvoir la surveiller elle et ses dangers. Une journée à la Push. Une seule égratignure sur sa peau et je jurais régler à moi seul la meute à néant.

Bella ne devait pas rentrer avant 9 heure ce soir, il était 1 heure, déjà quatre heures que je crapahutais dans la forêt, espérant, essayant trouver le courage et la volonté d'attendre qu'elle passe la frontière pour la voir. Plusieurs fois j'avais hésité avant de rebrousser chemin, à cause de mon inconscience maladif et de mes instincts protecteurs exagérés, je risquais de réduire à néant des décennies d'un traité qui ne tenait qu'à un fil. La tension étant aussi importante des deux côtés, chacun attendant presque impatiemment que l'autre fasse l'erreur, la seule erreur donnant à l'ennemi le plaisir immense de réduire la menace à néant.

Seul Carlisle et le vieux Black réussissait chacun de garder plus ou moins le calme. Évitant la boucherie de peu chaque jours.

Carlisle, Carlisle ayant prit aujourd'hui la décision la plus absurde et déloyale envers Bella et moi même, la plus dangereuse aussi. Le danger se rapprochant à grand pas, celui-ci avait eu la bonne idée d'en attirer une autre, bien plus dévastatrice qu'il ne l'imaginait. La décision de contacter Alice et Edward avait été prise ce matin, et même si cela n'était plus qu'une question de temps, je me sentais tout de même blessé et mal. D'autant plus mal que nous ne connaissions pas la réaction des deux vampires assoiffés de sang humain face à Bella, car oui ils la verraient, ils la sentiraient. Tout aussi inquiet de savoir et connaître l'attirance d'Edward pour son sang chantant et attirant. Je me sentais trahi et mal, souffrant d'un mal inconnu et déstabilisant.

Et si Edward retombait sous le charme de Bella ? Et si tout redevenait comme avant entre eux ? Que se passerait-t-il ? Comment réagirais-je face à cela ? Comment Alice réagira-t-elle ? Comment toute cette histoire allait débuter puis se terminer ?

Mon anxiété montait et descendait au fur et à mesure que le temps s'écoulait. J'avais une peur monstre qu'il arrive quelque chose à Bella, j'apréhendais la visite d'Alice et d'Edward. J'avais peur que tout recommence.

Je voulais revoir Alice, mais paradoxalement je la voulait loin de moi. Je souffrait à son approche, je souffrirais de la voir dans les bras d'Edward comme elle avait aimé faire la dernière fois. Je voulais revoir Edward, le frère m'ayant toujours soutenu dans mes moments de faiblesses. Je voulais démembrer et brûler l'homme abject qu'il était devenu. Je jubilais à l'idée de pouvoir les faire souffrir autant qu'ils s'étaient permis de me faire mourir. Je souhaitais leur mort, je voulais les voir disparaître et retrouver une vie calme et sereine, rêve idyllique face à la réalité présente et en vue de celle approchant. Je voulais retrouver mon frère et ma femme. Je voulais leur mort. Je ne savais plus quoi penser, je ne savais plus quoi faire, j'étais irrémédiablement perdu.

Une chose demeurait cependant certaine, je voulais et devais protection à Bella. Contre eux, contre Victoria, même contre moi si il le fallait. Je ne la laisserait pas approcher de prés ou de loin les dangers nous environnant. Je la protégerais de la douleur qu'elle ressentirait à l'annonce de la prochaine visite de son amour l'ayant lâchement, durement abandonnée j'essayerais de faire étouffer la douleur que je ressentais déjà, du mieux que je le pourrais, quitte à souffrir à sa place. Elle ne méritait pas de vivre d'autres moments de ce genre, elle ne méritait pas de souffrir, non je pouvais pas laisser faire ça. Ça vie devait être heureuse, elle devait trouver l'amour, avoir des enfants, avoir une bonne situation sociale et mourir à l'âge de 90 ans, comme toute personne normale.

Là était le problème, Bella n'était et ne sera jamais une personne normale. Sa vie avait déjà était assez chamboulé pour ne plus revenir sur une existence semblable aux siens. Une nouvelle fois, la situation n'allait pas, elle nous avait fait comprendre à plusieurs reprises sont désintéressement envers le monde auquel elle ne semblait déjà plus appartenir.

Je souriais, jeune, humaine et pourtant au caractère bien trempé, elle voulait notre vie, elle voulait notre puissance, et je n'avais jamais douté du fait qu'elle l'obtienne. Je savais pertinemment qu'à l'usure elle réussirait à obtenir de Carlisle ou d'un autre, la morsure, la morsure fatale, celle traçant à elle même le restant de son existence vampirique. Elle l'obtiendrait, et je ne savais comment réagir à ce fait. Je n'avais pas de don de voyance, mais cette certitude était inscrite au fer rouge dans mon crâne, ou peut-être était-ce une envie refoulée. Je ne savais plus quoi en penser, je savais que quelque chose en moi changeait en plus de toutes ses autres sensations, et ça aussi ça me rendait fébrile, inquiet, vulnérable, mort de trouille, aussi mort qu'un vampire puisse l'être s'entend.

Je priait pour échapper à ses crises de larmes, car une de plus et j'allais craquer, c'était évident. Je ne souhaitais plus entendre ses pleures déchirés couvrant à eux seuls tous bruits alentours de sa maison, rendant Charlie perplexe et malheureux de ne pouvoir aider sa fille. Encore une crise de larme et toutes mes barrières s'effondreront, et là se serait la catastrophe assurée. J'avais vraiment peur de m'attaquer à elle en m'approchant d'elle plus que de raisons, j'avais peur que son sang donne au monstre tapit au fond de moi toutes raison d'apparaître et d'étancher sa soif. Mon dieu que j'étais anxieux. Je ne voulais pas craquer, non ça je ne me le permettrais pas, ou plutôt je ne m'en remettrait pas, jamais.

J'avais de plus en plus de compassion, d'admiration pour elle, de fascination, et même un soupçon de tentation, et ça même si je tenais encore et toujours en sa présence, même si je ne m'approchais pas d'elle plus loin que la limite invisible que j'avais tracé moi même. Cette fille me rendait fou à mesure que je me rapprochais, doucement, lentement, presque contre mon gré mais impenssablement attiré par tout ce qu'elle dégageait. J'avais une soif de connaissance, je voulais savoir et connaître les moindres petits détails de Bella, comprendre et interpréter les sentiments qu'elle laissait paraître de son âme que je savais pure. Je voulais Bella, peut-être même du manière peu recommandable, pour elle autant que pour moi, et pour des raisons bien différentes.