Chapitre 8
Parker se réveilla dans les bras de Jarod. Cela faisait maintenant 2 ans qu'ils étaient ensemble, et pourtant, elle trouvait toujours cela merveilleux. Que de chemin parcouru depuis leur séjour forcé sur l'île de Carthis et leur crash en avion.
*Flashback*
Mlle Parker avait eu du mal à se remettre de la disparition de celui qu'elle croyait être son père. Cet homme avait beau lui avoir menti toute sa vie, elle ne pouvait s'empêcher de l'aimer.
De retour au Centre, son père biologique, le terrifiant Dr Raines, avait pris les rênes de l'entreprise et forcé la jeune femme à repartir en chasse du caméléon. Elle avait été mise en compétition contre son frère jumeau, Lyle, et le prix du vainqueur était la vie. Littéralement.
De son côté, Jarod cherchait désespérément à retrouver sa mère aperçue sur l'île. Il se remémorait également que lui et la Dragon Lady avaient failli franchir le pas.
Il n'avait jamais douté qu'un jour tous les deux pourraient enfin s'avouer leur amour, mais il avait été terriblement déçu de la réaction de sa belle quand elle lui annonça que c'était une erreur.
Une année plus tard, alors que Parker et Lyle n'arrivaient pas à retrouver la trace de Jarod, celui-ci contacta son amie d'enfance. Le jour de la Saint-Valentin, comme il le faisait chaque année depuis son évasion.
Elle avait compris, grâce à des recherches qu'elle avait menées, que le Centre et toute sa famille l'avaient trompée toute sa vie. Les seules personnes qui avaient toujours été honnêtes avec elle se résumaient à Catherine Parker, sa mère, et Jarod. Et tous deux lui manquaient horriblement.
Elle décida donc de prendre le tournant que Jarod lui avait indiqué. De tourner le dos aux siens et choisir la voie de la justice en essayant de réparer les fautes commises par le Centre.
Bien sûr, au début, ça n'avait pas été facile, loin de là. Jarod et elle n'étaient pas encore en couple à l'époque et les frictions entre eux allaient croissantes. A chaque décision, il y avait une dispute, jusqu'au jour où il décida de tout abandonner.
Il l'avait laissée là, dans une ville perdue de la côte Est, en lui disant de passer une annonce dans un journal le jour où elle serait prête. Ca lui prit 6 long mois.
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En repensant à cela, Meghan ne put s'empêcher d'effacer une larme.
*Flashback*
Pendant ces 6 mois de temps, Jarod continua à démonter pierre par pierre l'empire dressé par le Centre. Il renvoyait chez eux les gamins qui, comme lui, avaient été enlevés à leur familles. Il interceptait toutes les transactions du Centre avec le monde extérieur. Il étouffait l'organisation qui se mourrait à petit feu. Il ne voulait pas porter le coup de grâce avant que celle qu'il considérait comme la femme de sa vie ne le rejoigne.
Ce fut un matin de Septembre que le Centre cessa toute activité illégale et amorale. Les bâtiments avaient été conservés et mis à la disposition des universitaires pour faire de la recherche fondamentale. Un autre aile était consacrée à l'accueil d'enfants. Cet orphelinat avait la particularité de ne garder les enfants que 4 mois au plus. Tous trouvaient des familles d'accueil très rapidement grâce aux gens avec lesquels Jarod avait tissé des liens depuis ces 5 longues années à aider les autres.
Les dirigeants du Centre avaient été arrêtés puis jugés et condamnés à perpétuité dans des prisons de très hautes sécurité. Seule l'équipe de Miss Parker avait été blanchie, grâce à l'aide qu'ils avaient fournie aux autorités.
**
Un baiser sonore sur son épaule sortit Meghan de ses pensées. Jarod était éveillé à son tour.
- Bonjour toi, lui dit-il.
- Salut...
- C'est quoi ce regard triste ? demanda-t-il en se penchant pour l'embrasser à nouveau.
Il ne la laissa pas répondre. Les caresses se faisaient plus câlines lorsqu'une sonnerie les interrompit. C'était l'alerte d'ouverture de la porte de la chambre de Brennan et Booth.
- Je crois qu'il faut qu'on y aille, dit Meghan entre deux baisers.
- Oui et vite si on ne veut pas les rater...
Ils se levèrent et se préparèrent au plus vite pour descendre au petit déjeuner.
Une fois en bas, ils aperçurent les deux partenaires qui allaient s'attabler à l'une des dernières tables libres. Une table de 6. Décidément, la chance était avec eux.
