Hello! Désolée pour le mini-retard et bonne lecture. (désolée pour les fautes de frappe ou d'orthographe, pas eu le temps de les traquer ^^')


Alex jette quelques coups d'œil nerveux vers le salon en espérant, priant presque pour que quelqu'un vienne le tirer d'affaire. Un raclement de gorge de la jeune fille qui lui fait face lui fait malgré lui reporter son regard sur elle. Subitement conscient de ses muscles crispés, il se force à se détendre, ou tout du moins paraître détendu en s'appuyant nonchalamment contre le rebord de l'évier.

-Si tu veux me dire quelque chose, je t'écoute mais fais vite.

-Non pas maintenant. , réplique Mélissandre. Il y a trop de monde et on n'a pas assez de temps.

Le Gothique se redresse avec un sourire insolent.

-Bien. Dans ce cas, rejoins les autres. Et dis-leur que j'arrive.

Elle fronce les sourcils et dans un sifflement enragé, tourne les talons.

Tout en prenant les deux dernières bières manquantes pour le Patron et lui, il réfléchit fébrilement, cherche la raison de la demande d'entrevue de son ex. Il est impossible qu'elle veuille reprendre des affaires, elle a déjà tout pris avant de partir, même certaines choses qui n'étaient pas à elle. Quant aux potentielles excuses, ce n'est absolument pas son genre.

-Tout va bien 'lexou ?

Il ne sursaute pas, s'étant attendu à ce que quelqu'un finisse par venir par le voir dans la cuisine. Il n'est dont pas surpris de découvrir Nino tendre des mains chaleureuses pour le décharger des bouteilles en erre. Ses doux yeux verts le scrutent tandis qu'Alex cherche ses mots. Finalement, il le devance :

-Je suis désolé pour Mélissandre, elle est un peu bizarre par rapport à d'habitude. Je sais pas ce qu'elle a ce soir.

-Y a pas de problèmes, t'en fais pas.

Il baisse la tête puis passe devant Nino pour le précéder dans leur retour jusqu'au salon. Il s'y laisse lourdement tomber sur le tapis à côté du Patron racontant une quelconque anecdote à grand renfort de gestes avec sa main droite uniquement occupée par une cigarette.

-Et alors que je jette le mec dehors, Alex se pointe comme une fleur pour me demander un stage !

Le concerné ouvre de grands yeux qu'il laisse couler jusqu'au profil du Patron dans un mouvement discret que de toute façon personne ne remarque, tous trop occupé à écouter l'homme aux lunettes de soleil.

-Comme j'étais plus ou moins intrigué par lui, je lui ai demandé d'essayer de me convaincre en une seule phrase et vous savez ce qu'il m'a dit ?

Le ton rieur de celui qui accapare l'attention lui fait récolter un bon nombre d'hochements négatifs de la tête qui le poussent à raconter la suite. Rouge comme une pivoine, Alex se redresse maladroitement et dans le silence impatient respecté par l'auditoire quémandant la suite, il s'écrit :

-A table !

Le Patron lui jette un regard moqueur mais n'insiste pas.

+x+x+x

Terriblement gêné… C'est ce qui convient à merveille pour décrire l'état du pauvre Alex qui, coincé entre Mélissandre à sa droite et Nino à sa gauche qui préside la tablée, fait face à un Patron plus sexy et joueur que jamais.

Tout a commencé par un simple pied se collant innocemment au sien pendant que son propriétaire continuait à participer à la conversation animée, l'air de rien. Il a alors senti qu'il le taquinait du bout de la chaussure, toujours sans le regarder.

Un sourire en coin naît cependant sur la bouche du fumeur en face de lui au moment où quelques douces caresses le prennent par surprise au niveau de la cheville. Malgré ce jeu silencieux sous la table, le Patron continue de parler avec son voisin de table, Chris. Alors qu'Alex décide de ne plus porter attention au pied remontant jusqu'à son genou en une pression longue et insistante, la première œillade enflammée du Patron le prend par surprise : il hoquète en sentant son bas-ventre s'embraser. Le sourire autant moqueur qu'envoûtant qu'il fixe finit par le perdre définitivement dans ses sensations. La chaussure passe entre ses jambes pour le forcer à ouvrir ses cuisses avant de redescendre jusqu'à son mollet pour quelques lancinants vas-et-viens.

Le Patron ouvre l'air de rien les premiers boutons de sa chemise puis passe quelques doigts en dessous en faisant mine de se gratter. Alex suit leurs mouvements, fasciné par la peau qui se découvre. Il est incapable de détourner ses yeux de la langue que passe lentement son tortionnaire sur ses lèvres tout en le regardant. Incapable de ne pas sentir son début d'érection. Il rougit violemment. Le dirigeant semble le remarquer puisqu'un sourire satisfait éclate sur ses lèvres. Son regard brillant fixé dans celui embué du Gothique, il remonte petit à petit en suivant l'intérieur de la cuisse jusqu'à l'entrejambe offerte. Un rire collectif de la tablée rend inaudible le gémissement qui lui échappe.

Totalement gêné, et profitant de l'inattention générale, il tend le main vers son verre plein et le renverse brusquement, les éclaboussures partant se loger sur la chemise noire de l'homme en face de lui. Celui-ci repose violemment son pied au sol, surpris.

-Oh, je suis terriblement désolé ! , s'exclame Alex en essayant d'être le plus convaincant possible.

Le Patron relève lentement son visage vers lui.

-C'est pas grave chéri, tu peux me passe des rechanges, pas vrai ?

Sa voix grondante et amusé le fait frissonner. Il se relève tant bien que mal, imité par son prétendu petit ami. Quittant la table toujours animée par une discussion, ils se dirigent dans le couloir uniquement éclairé par la lumière du salon.

-Pourquoi vous… Tu m'as fais ça ? C'est hyper gênant !

-Je sais, justement.

Une main l'attrape par l'épaule pour le retourner et l'accoler au mur. Leur proximité ne fait qu'accentuer son trouble. Son souffle tremblant s'échoue sur la bouche de l'homme d'affaire.

-Tu sais que tu me dois une chemise ?

-Vous savez que c'est de votre faute si c'est le cas ?

-Ah oui ?

Un genou s'insinue entre ses jambes. Une bouffée de chaleur prend Alex et il tourne la tête sur le côté en gémissant doucement. Il grogne néanmoins en tentant de reprendre le contrôle :

-Je croyais que vous… Tu devais te changer.

Le Gothique repousse gentiment l'homme en face de lui avant de lui prendre la main dans une pression assuré et de l'attirer à sa suite jusqu'à sa chambre dans une démarche souple et ondulante.

-Allez viens.


Et voilà comme d'habitude, dites-moi ce que vous en avez pensé!