Bonjour tout le monde ! (eh oui, toujours en forme). Je vous souhaite d'avoir mangé de bonnes crêpes ! Si vous voulez me noyez dans du jus de tomates pourries à la fin de ce chapitre je comprendrait sincèrement. Mais je vous rappelle tout de même que c'est moi qui écrit et que si je meure bah... vous aurez jamais la fin quoi... Donc noyez moi mais en pensées seulement XD.
Déjà 10 chapitres et plus de 20 reviews ! Merci à mes lecteurs, votre soutien m'est précieux ! Sur ce, bonne lecture !
Kageno koibito : Merci pour ta confirmation, c'était important parce qu'il vont bientôt beaucoup intervenir alors s'il y avait quelque chose qui clochait avec eux il aurait fallu que je le corrige. Oui il est trop choupinou quand il a des sentiments non ? Le pauvre, s'il pouvait nous entendre il croirait qu'on le prend pour un monstre insensible... Et oui, le bonheur ne peut pas durer toujours car intrigue is intrigue ! Bon, on ne sera pas trop méchant non plus n_n.
Lunagardeen : Sinistre, c'est le cas de le dire. Ce chapitre devrait répondre à ta question. Merci pour ce beau compliment, je suis content qu'il t'es plut. je trouvais important de développer un peu leur relation et puis... ouais bon je ne vais pas m'étendre ou je vais en écrire des tartines XD. Bref, j'avais envie de montrer que c'était une belle petite famille.
Disclaimer : FF7 n'est pas à moi, c'est logique mais j'en fais ce que je veux je m'en fou ! Na ! Pis voilà.
Il pleuvait. La pluie dégueulait du ciel gris sur son visage. La cour était ravagée. De larges flaques de sang sur la terre témoignaient de la violence des combats. Quelqu'un avait enlevé les corps des hommes qui étaient mort dans la bataille sauf un. Lentement, il s'en approcha d'un pas mécanique.
Il n'avait que trop connu cela. Le visage des morts que l'on reconnaissait au moment de ramasser les cadavres sur les champs de batailles.Ça faisait mal. C'était peut-être pour cela qu'il n'avait eu que très peu d'amis.
Il se laissa tomber à genoux au côté d'Anya. Elle était pâle. Trop pour qu'on la croit simplement endormie. Il lui caressa la joue. Elle était froide.
Il était simplement partie chasser le dragon. La traque avait duré pendant plusieurs jours. L'affrontement final n'avait été une simple formalité. Il n'avait même pas été absent la moitié d'une semaine. Comment une chose pareille avait-elle put arriver.
– Tu peux me le dire toi ? Chuchota t-il, penché au dessus de la jeune femme, la voix un peu étranglée. Tu peux me le dire, pourquoi je suis incapable de pleurer ?
Par acquit de conscience il fit glisser ses doigts à sa gorge. Pour vérifier qu'il n'y avait réellement aucun espoir. Il les déposa délicatement sur l'artère et attendit. Un battement. Puis deux. Non, il ne rêvait pas. Faible mais acharné, le cœur d'Anya se cramponnait encore à la vie. N'osant plus espérer, il la souleva le plus doucementt possible et s'empressa de la porter à l'intérieur.
Là, il la déposa doucement sur le tapis du salon et entreprit de l'ausculter. Elle avait un bras cassé, plusieurs côtes fêlées voir brisées et une plaie profonde à l'abdomen qui saignait beaucoup.
Il put lui apporter les premiers soins mais sans un véritable docteur et un équipement approprié il ne lui était pas possible de la sauver. Il ne disposait plus de ses matérias et Anya n'en possédait pas. Et pour autant qu'il le sut, il n'y avait pas d'hôpital ou quelque-chose d'approchant digne de ce nom sur tout le continent. Il lui fallait la transporter dans une grande ville mais il ne pouvait pas. Pas avant de savoir ce qu'était devenus Ian et Jill.
– Séphiroth...
Anya avait ouvert les yeux et le regardait.
– Minerva merci... tu es là...
Elle esquissa un mouvement pour tendre la main vers lui, mais il l'en empêcha.
– Doucement. Ne t'agite pas.
Même dans cette situation il avait gardé son masque impassible. Ses réflexes de SOLDATS reprenait le dessus. Ils lui permettaient de garder la tête froide.
– Les enfants... murmura t-elle d'une voix faible. Les hommes en noir... Ils voulaient les emporter... J'ai refusé... Je leur ai dit de … de se cacher. J'ai essayer de les arrêter mais ils étaient si nombreux... Je sais pas où sont passé les enfants...
– Calme toi, lui enjoignit-il. Les on t-il emporté ?
– Je ne sais pas... Jill...et Ian... ils sont...assez doué pour se cacher. Et ils... connaissent... bien la forêt.
– Alors il ont peut-être réussit à s'échapper, dit-il d'un ton rassurant. Reste là. Ne tente pas de bouger et ne t'endors pas. Ils sont peut-être dans le coin. Je vais les chercher.
Il n'eut pas à chercher bien loin. Il s'enfonça dans les bois derrière la maison, là où effectivement les jumeaux avaient l'habitude de jouer. Il pénétra sous les arbres et scruta le sous bois à l'affût d'une présence humaine. Il n'excluait pas que leurs mystérieux assaillants soit encore dans les parages. Il ne perçut rien mais ne se risquait pas pour autant à élever la voix. Ce fut un bruissement dans le feuillage qui lui fit relever la tête.
– Papa !
Les enfants n'avais pas courut très loin. Sitôt qu'ils avaient été hors de vue ils avaient escalader un de leurs arbres favoris, un très haut et très ancien chêne, qui représentait la particularité d'avoir une grande cavité à un moment donné dans son tronc à plusieurs mètre de hauteur et parfaitement dissimulé par les branches autours.
Ils avaient eu beaucoup de chance. Les hommes en noirs n'avait apparemment pas pensé qu'ils pourraient avoir à faire à des enfants débrouillard. Ils était manifestement venu sans radar ou autre appareil de détection et n'avait pas songé à explorer chaque arbres de la forêt.
Ils se laissèrent glisser jusqu'au sol pour rejoindre leur père qui remerciait en cet instant la providence qui lui accordait ce miracle. Il écouta un moment les enfants qui lui racontait de manière brut et désordonnée leur course et l'arrivée des hommes en noir, sans mot dire, pour les laisser évacuer leur peur. En même temps il réfléchissait. Il allait devoir emmener Anya à l'hôpital de Edge. Elle lui en avait parlé en bien quand elle lui avait raconter ce qu'il s'était passé durant ses deux années de coma. Mais il ne pouvait pas laisser les enfants seul alors que les kidnappeurs pouvaient les voir revenir à tout moment.
Il y avait bien une solution, mais elle ne lui plaisait pas. Ceci dit il n'avait pas tellement le choix.
– Accrochez vous, dit-il aux jumeaux en leur tendant la main. Et puis il décolla brusquement, leurs tirant des cris d'effroi. Le trajet jusqu'à la maison de Mélanie ne lui pris même pas une minute. Celle ci, réveillée de sa sieste en sursaut faillit faire une crise cardiaque en constatant qui frappait avec tant d'insistance à sa porte.
– Qu...
– Taisez-vous ! Lui enjoignit Séphiroth en entrant sans attendre d'y être invité. Il poussa les enfants devant lui.
– Anya a été attaquée. Elle est gravement blessée. Je dois l'emmener à l'hôpital. Il faut que vous les cachiez en attendant. Si quelqu'un vous pose des questions à leur sujet faites semblant de ne rien savoir et ne laissez personne les voir.
Ses paroles arrachèrent des cris d'horreur à Jill et Ian.
– Ne vous inquiétez pas, dit-il en s'agenouillant à leur hauteur. Maman va s'en sortir. On sera vite de retour. Soyez sages et ne faites confiance à personne compris ?
Muet d'appréhension, ils hochèrent courageusement la tête.
– C'est bien, fit-il en se relevant.
Puis il fixa froidement la jeune femme.
– S'il leur arrive quoi que ce soit je vous tiendrait pour responsable.
Et il s'évapora dans un froissement d'aile.
De retour à la maison, il enroula Anya dans une couverture et la porta à l'extérieur. D'une voix faible, la jeune femme lui demanda ce qu'il était advenu des enfants.
– Ils sont en sécurité, lui répondit-il, maintenant c'est de toi qu'il faut s'inquiéter.
Le trajet jusqu'à Edge fut l'un des plus difficile qu'il n'ai jamais effectué. Un violent vent de face l'obligeait à mobiliser toute ses forces pour garder une allure régulière alors qu'il essayait de faire le moins de secousses possible afin de ne pas aggraver l'état de sa passagère.
Celle ci se laissait porter, luttant pour garder les yeux ouvert. Ses blessures lui faisait mal et elle se reposait entièrement contre Séphiroth. La notion du temps lui échappait, ses pensées se brouillaient. Au fond d'elle même elle avait peur de mourir, peur de la souffrance que cela causerais à son compagnon et ses deux amours. Elle craignait de devoir les abandonner.
Ils atterrirent dans la cour de l'hôpital à la nuit tombée. Personne ne les vit. Sans se soucier du risque d'être reconnu, Séphiroth se précipita à l'intérieur. Fort heureusement, le personnel de nuit fut davantage préoccupé par l'état critique de leur patiente que par l'homme étrange qui l'avait amenée.
Dans la panique, l'un d'eux parvint tout de même à lui demander son adresse et Séphiroth se rendit compte qu'il en avait aucune à lui donner. Pris au dépourvu. Il se contenta de marmonner qu'il venait juste d'arriver sur Edge et qu'il n'avait pas encore d'adresse. Il promit qu'il passerait le lendemain. Comme nom, il donna celui d'Anya : Gwenhyll, se doutant bien que le sien ne serait guère bien accueillit. Il s'empressa de tourner les talons dès que le médecin de permanence lui eu assuré qu'il y avait de bonne chance qu'Anya s'en sorte bien.
Il quitta l'hôpital avec un certain soulagement. Cet endroit le rendait nerveux. Il détestait tout ce qui sentait l'antiseptique ou portait une blouse blanche. Séquelle d'une enfance passée dans les laboratoires sans doute. Il se retrouva seul dans les rues de la ville la nuit.
Sa solitude le frappa de plein fouet. Les autres gens étaient à cet instant en famille ou en train de s'amuser entre amis dans les bars. Lui ne le pouvait plus à nouveau. On le lui avait arraché. Cette perte était encore pire que son état précédent car maintenant qu'il connaissait la joie d'être entouré il ressentait encore plus la souffrance de l'avoir perdu.
Une vague de haine le souleva. Ceux qui avait fait ça allait le payer. Il allait devoir rendre visite à certaines vieilles connaissances : cet ancien Turk, Vincent Valentine et ce chien de la Shinra : Tseng. Et aussi le chef de cette organisation qu'Anya avait mentionné : la WRO. Il connaissait déjà ce Reeve, au moins de nom. C'était le chef du département urbain au moment où il était SOLDAT. Il l'avait déjà croisé à une occasion ou à une autre mais il ne lui avait jamais laissé une impression remarquable. Il allait leurs poser certaine question et ils lui répondraient de gré ou de force. Et quand il saurait enfin qui était ces putain d'enfoirés il les traquerais tous jusqu'au dernier !
Il se rendit soudain compte qu'il était en train de s'aveugler par la colère. Choqué, il se força à s'arrêter et à se calmer. Il avait marché au hasard et était perdu dans le dédale de rues de la ville. Plus loin, un bar était ouvert et il entendait des rires s'en échapper. Il allait s'en éloigner quand une voix le figea sur place :
– Cloud ! Est ce que tu peux ramener deux pack de bières supplémentaires ?
La jeune femme était sortie sur le perron de son établissement pour crier sa demande à son compagnon.
– OK ! Lui répondit une autre voix, qui elle venait du côté du bâtiment, sans doute le garage.
Pétrifié, Séphiroth fit demi tour et se hâta de disparaître dans l'obscurité.
Il savait désormais où habitait ses pires ennemis. Mais il ne savait pas vraiment s'il devait s'en réjouir.
Il acheva son errance à l'intérieur d'un entrepôt apparemment désaffecté. Il ne restait plus qu'une table et deux chaises passablement délabrées qui avait dû servir aux surveillant de la cargaison lors de nuit comme celle ci. L'endroit était éclairé par la lumière de la lune qui traversait les fenêtres poussiéreuses placées à plusieurs mètres du sol.
Avec un soupir las, il se laissa glisser sur l'une des chaises. Il était épuisé. Mais il ne pouvait pas prendre une chambre dans un hôtel de la ville car il courait trop le risque d'être reconnu. Un autre problème s'ouvrait à lui. Il devait donner la chasse aux salopards qui avait tenté de s'en prendre à Jill et Ian. C'était indispensable car sinon personne ne pouvait être en mesure de savoir quand ils attaqueraient à nouveau, ni avec quel moyens. Cependant, il devait trouver un moyen de protéger les enfants car tant qu'il ne les avaient pas éliminé le danger existait toujours. Il ne pouvait pas les laisser chez Mélanie, elle n'était pas fiable. Elle avait peur de lui mais c'était une personne faible qui ne résisterais pas longtemps à un interrogatoire. Il fallait qu'il les mettent en sécurité.
Il était hors de question qu'il les emmènent avec lui. C'était bien trop dangereux. Que faire ?
Sa tête était de plus en plus lourde. Il n'avait pris aucun repos depuis qu'il s'était mis en marche pour rejoindre sa maison après avoir remplit son contrat qui était d'éliminer le dragon. Son corps comme son esprit était éprouvés par les événements de la journée. Il avait besoin de dormir. Épuisé, il finit par céder et s'endormit, les bras croisés sur la table de bois.
Son sommeil ne fut pas reposant car il fut agité de cauchemars mais il regagna néanmoins quelques forces. Et au matin, un plan avait naquit dans son esprit. Il le détestait. Mais il avait beau retourner le problème sous toutes ses formes c'était de très loin la seule solution viable qu'il puisse s'autoriser ? N'empêche que rien que de penser à ce qu'il allait devoir faire il en avait les poils sur les bras qui se hérissaient.
Aux premières heures du jour, le soleil n'était même pas encore levé, il décolla à nouveau pour rejoindre le village où se trouvaient Mélanie et ses enfants. Il arriva en milieu de matinée et fit d'abord une halte à la maison ou il récupéra quelques affaires et contrôla que les réparations du toit tenaient toujours. Le printemps arrivait et avec lui la fonte des neiges donc il ne devrait pas y avoir d'autres problèmes avant qu'ils ne soient à nouveau en mesure de ré-emménager ferma soigneusement la porte et se dirigea d'un pas alerte vers le village.
Mélanie lui ouvrit avec un air toujours aussi terrifié. Il en ressentit un immense agacement. Cette attitude apeurée de rongeur pris au piège dans les griffes d'un chat avait le don de le mettre hors de lui.
– Arrêtez de me regarder comme ça, dit-il sèchement, je ne vais pas vous manger.
Évidemment cela accentua encore davantage la frayeur de la jeune femme ce qui lui fit pousser un profond soupir.
Peu après,on entendit des cris de joie. Les enfants très heureux du retour de leur père se précipitèrent hors de leur chambre pour l'accueillir. Il les serra dans ses bras avec gratitude, se souvenant que trop bien de l'effrayante impression de solitude qui l'avait submergé la veille.
– Comment va maman ? Demanda Ian, on rentre à la maison ?
– Non, lui répondit Séphiroth. On va à Edge.
Cette annonce provoqua d'autres exclamations joyeuses car les jumeaux, comme tous les enfants de leur âge, rêvaient de voyager.
– Surtout ne donner cette information à personne, dit-il à Mélanie.
– Attendez ! S'écria t-elle alors qu'ils sortaient. Il se retourna.
– Quoi donc ?
Pendant un moment il eu l'impression que la jeune femme n'allait jamais prononcé sa phrase puis elle parut prendre sur elle même et dit enfin :
– Donnez moi des nouvelle d'Anya s'il vous plaît. Je ne vous demande pas de me donner votre adresse ni même de me dire ce que vous allez faire. Je veux juste des nouvelles de ma meilleure amie.
Séphiroth la considéra un moment. Il ne l'aimait pas. Elle le détestait et le craignait à la fois et il ne lui faisait pas confiance. Mais c'était tout de même la meilleure amie d'Anya. À ce titre il ne pouvait pas vraiment lui refuser sa requête.
– Soit, dit-il enfin. Je vous informerais.
Mélanie ouvrit grand les yeux tant elle ne s'attendait pas à une réponse positive. Elle essaya de remercier mais ses mots se bloquèrent dans sa poitrine. Alors elle se contenta de s'incliner et rentra à l'intérieur.
Séphiroth tandis une main à chacun des jumeaux.
– On n'y va pas en bateau hein ? Soupçonna Ian.
Son père lui ébouriffa affectueusement la tête.
– Non bonhomme, pas de mal de mer pour toi.
Jill fit la grimace.
– Et le mal de l'air alors ?
Séphiroth eu un sourire.
– Je volerais le plus stablement possible je te le promet.
Transporter les enfants fut plus facile qu'il ne l'avait craint. Ils se comportèrent très bien, et ne crièrent même pas quand il traversèrent l'océan. Tout au plus poussèrent t-il des cris de joie à chaque fois qu'ils survolèrent des villes ou des villages.
Néanmoins, quand ils arrivèrent à Edge, ils se turent, intimidés. Ils n'étaient jamais venu dans une aussi grande ville.
– On va habiter où Papa ? Demanda Jill d'une petite voix.
Son cœur se serra.
– On ne va pas habiter ensemble ma chérie.
La petite fille fut révoltée.
– Quoi ! Pourquoi ?
Séphiroth pris une grande inspiration et essaya de prendre une voix, la plus rassurante possible.
– Parce que je vais avoir des choses à faire et que je ne peut pas vous emmenez avec moi.
– Mais on va aller où alors ? Demanda Ian.
– Chez des gens qui sont très gentil ne t'inquiète pas.
– Je ne suis pas d'accord, bouda Jill. Je veux pas aller chez des gens que je connais pas. En plus tu m'a promit que tu ne nous abandonnerais jamais.
C'était le reproche qu'il craignait. En son fort intérieur il n'était lui même pas tout à fait parvenu à lui trouver une réponse convenable.
– Tu les connais, fit-il avec mauvaise foi en esquivant l'accusation principale. Ils sont venu à la maison il n'y a pas longtemps.
– Quoi ! S'écria Ian. Eux ! Mais ils ont faillit tuer Jill !
– C'était un accident, tenta Séphiroth.
– J'veux pas, cria Jill. Ils sont méchants ! Ils te détestent !
L'ancien Général se sentait de plus en plus désemparé. En dernier recours il décida de ce montrer plus ferme.
– Ils me détestent pour de bonne raisons. Mais ce n'est pas le moment d'en sera comme ça parce que je l'ai décidé. Inutile de bouder. Allez, on y va maintenant.
Jill n'ajouta rien mais elle fit la tête durant tout le trajet. Sont frère continua à protester mais se heurta à l'entêtement catégorique de son père qui ne voulait pas se laisser attendrir.
– De toutes façons je comprend même pas comment ils ont pu dire oui, bougonna t-il enfin alors qu'ils arrivait devant le Septième ciel.
– On va voir ça, dit simplement Séphiroth en poussant la porte du bar.
L'intérieur était vide, l'établissement n'était pas ouvert. Tifa était en train de nettoyer les siège du comptoir et elle leur tournait le dos.
– Nous sommes fermés à cette heure ci, lança t-elle par dessus sont épaules sans même regarder ses visiteurs. Repassez plus tard dans la soirée.
– Tifa attention ! Cria Marlène qui elle arrivait de la cuisine avec une pile d'assiettes propres et qui avait très bien reconnu leur ennemi.
Alarmé par le ton de la petite fille, Tifa se retourna promptement. Elle poussa un cri d'horreur étranglé quand elle saisit enfin la situation et se mit immédiatement en position de combat. Par précaution, Séphiroth avait fait passer les enfants derrière lui et se gardait de faire le moindre mouvement qui pourrait être interprété comme agressif.
– Marlène ! Retourne à la cuisine, cria t-elle. Appelle Cloud !
– Non ! Cria Séphiroth. Je ne suis pas venu déclencher une guerre.
Si l'ancien SOLDAT blond revenait, il était sûr que tous ses plans serait réduit à néant. Il ne l'écouterais même pas.
– Il y a des enfants ici, ajouta t-il en parlant de Ian, Marlène et Jill. Ce n'est pas le lieux pour un combat.
Il semblait dépourvu d'intentions belliqueuses mais le cœur de la jeune femme lui soufflait de se méfier à tout prix. Elle se redressa tout en conservant une attitude menaçante.
– Où est Anya ? Demanda t-elle en voyant que la jeune femme était absente.
Elle concevait mal qu'elle soit absente si leur ennemi juré décidait tout à coup de leur rendre une visite de courtoisie.
– À l'hôpital, répondit Séphiroth.
Et une ombre de tristesse lui passa sur le visage. Il semblait sincère.
– Que s'est t-il passé ? Demanda Tifa.
Cette visite prenait un caractère de plus en plus insolite.
– Une organisation inconnue a attaqué la maison durant mon absence, résuma t-il rapidement, ils en avaient après Ian et Jill mais ont échoué à les enlever. Anya a été gravement blessée et elle se trouve désormais à l'hôpital de Edge.
Il fit une pause pour permettre à Tifa de bien intégrer toutes les informations. Elle était troublé. D'un côté, elle ne pouvait en aucun cas s'émouvoir du drame qui frappait son pire ennemi, l'homme qu'elle détestait le plus au monde. Mais de l'autre, elle avait un profond respect pour Anya. Elle lui avait laissé l'image d'une femme sereine et volontaire, pacifiste, et plaine de bon sens. Une personnes admirable à tout point de vue et emplie de courage. Son sort ne pouvait pas la laisser indifférente, pas plus que les yeux brouillés de larmes des deux jumeaux qui se cachaient derrière les jambes de leur père.
– Pourquoi êtes vous venu me prévenir de cela ? Demanda t-elle.
Séphiroth ne répondit pas tout de suite. Son orgueil personnel se rebellait contre ce qu'il s'apprêtait à demander.
– J'aurais besoin que vous preniez soin de Jill et de Ian quelques temps, finit-il par lâcher.
Tifa crut d'abord qu'elle avait mal entendu.
– Pardon ?
– Ne m'obligez pas à répéter.
– Mais enfin ! Pourquoi ferais- je ça !
Il fit la grimace.
– S'il vous plaît, articula t-il de mauvaise grâce.
La barman le considéra longuement. Dans quelle monde le grand Séphiroth, l'homme dont l'orgueil et la mégalomanie était légendaire, s'abaissait t-il à dire ''s'il vous plaît'' pour demander un service à une ennemie.
– Mais enfin, pour quelle raison ne prenez vous pas soin vous même de vos enfants ?
Il s'assombrit.
– Vous n'avez pas besoin de le savoir.
C'était apparemment un sujet sensible. Tifa était confrontée à un dilemme. D'un côté elle n'avait pas envie de rendre service à la personne qui avait assassiné tout son village y compris sa propre famille et celle de son compagnon. Mais de l'autre son cœur maternel lui interdisait d'abandonner deux enfants entre les mains de ce monstre.
– Entendu, dit-elle enfin, je vais vous rendre ce service. Mais ce sera bien le dernier.
Le soulagement envahie le corps de Séphiroth en même temps qu'une pointe atroce de culpabilité le rongeait. Il avait beau se dire que ce n'était pas un abandon, ça en avait tous les aspects. Alors il ne pu qu'embrasser Ian et Jill qui pleuraient avant de fuir le plus vite possible afin de ne pas être confronté à sa lâcheté.
Il courut jusqu'à l'hôpital, il avait besoin de voir Anya. La jeune femme était toujours dans le coma et on ne lui permit pas de la voir mais il put la regarder à travers une paroi en verre. Elle donnait une impression vraiment très différente de lorsqu'elle dormait. Elle était allongée sur le dos, inexpressive alors que d'ordinaire elle semblait sourire jusque dans son sommeil. Et elle disparaissait sous les machine et les perfusions de toutes sorte. Il appuya son front contre la vitre qui les séparait.
– Tu vois, dit-il à voix haute, on dirais que je suis moins fort que toi.
À sa place Anya aurait sans doute trouvé une autre solution. Une solution qui ne les auraient pas tous mis en danger.
– Je ne pourrais plus me moquer de Cloud...Il semblerais que moins non plus je ne parvienne pas encore à renoncer à la vengeance.
Il était venu chercher du réconfort mais il repartit encore plus mal qu'il ne l'aurait cru. La maigre foule dans les rues lui parut tout à coup insupportable et il accéléra sensiblement le pas jusqu'à presque en courir avant d'atteindre l'entrepôt où il avait passé le reste de la nuit la veille.
– Retour à la case départ …
Il était las. Et pas seulement physiquement. Plus las encore que la soirée précédente. Il s'effondra plus qu'il ne s'assit sur la chaise de bois branlante et pris sa tête entre ses mains. Il avait laissé l'adresse du Septième ciel à l'hôpital. Comme ça les enfants seraient les premiers au courant de l'évolution de l'état de leur mère. Tout était maintenant entre les mains de ses ennemis. Il y a quelques heures, son plan lui semblait génial. Enfin, détestable mais la seule chose à faire. Maintenant il n'en était plus si sûr. Il avait l'impression d'avoir tout abandonné, tout perdu. D'avoir fuit, comme un lâche.
Un bruit de moto se fit brièvement entendre à l'extérieur puis s'arrêta. Le conducteur de la machine s'était garé devant la porte du hangar. Séphiroth ne bougea pas. Il ne releva même pas la tête quand la porte s'entrouvrit en grinçant.
– Qu'est ce que tu veux ? Lança t-il à l'intrus qui avait pénétré à l'intérieur.
Cloud plissa les yeux. Après la clarté du dehors il avait un peu de mal à s'habituer à l'obscurité de l'entrepôt.
Séphiroth eu envie de ricaner tant la situation lui paraissait risible. Son pire ennemi qui arrivait alors que son propre moral était au plus bas.
– C'est drôle ? Continua Séphiroth, de voir son ennemi se morfondre dans sa merde ? Tu devrais remercier le destin, il s'est vengé à ta place.
Le ton de sa voix parut surréaliste au jeune homme blond. À la fois rauque et désespéré. Il ne l'avait jamais entendu ainsi. Il l'avait déjà vu neutre puis fou, en plein délire mégalomane avec ce ton condescendant qui vous donnait la méchante impression de n'être qu'un insecte sous son talon. Mais désespéré jamais. D'une certaine façon il n'avait pas l'impression d'avoir véritablement Séphiroth en face de lui.
– Alors ? Insistait ce dernier, tu as perdu ta langue ? Pourquoi es-tu venu ? Attend, laisse moi deviner, tu veux te venger ? Depuis le temps, c'est devenu un peu banal non ? C'est pour ton village ou pour ta petite copine en rose ? Tu étais très en colère quand je l'ai transpercée là bas à la cité des Anciens... tu l'as vite remplacée pourtant hein ?
Il le provoquait sciemment, Cloud le savait, pourtant ses paroles firent mouche. Aveuglé par la colère, il balança son poing de toutes ses forces dans la mâchoire de Séphiroth. Sous le choc celui ci fut propulsé en arrière. Il se releva en prenant appui sur la table et empoigna le col de l'ancien ami d'Aérith.
– Allez c'est ça Cloud ! Ne te gêne pas ! Viens te battre ! Le grand Héros qui à sauvé la planète contre le monstre, l'erreur de la nature, celui que tout le monde déteste ! Non sans raison d'ailleurs. L'histoire recommence, combien crois tu qu'il en faudra avant que je disparaisse définitivement ?
Il crachait son venin comme une sorte d'expiatoire. Cloud pourtant ne réagit pas comme il le prévoyait.
– Je ne suis pas venu pour me battre. Fit-il les dents serrées. Lâche moi.
Surpris, l'ancien général consentit à desserrer sa prise.
– Serais-tu lunatique, se moqua t-il, il y a quelques mois tu ne voulais rien d'autre que m'étriper.
– Je viens de la part de Tifa, dit simplement Cloud. Elle veux que tu revienne au Septième ciel.
Séphiroth haussa légèrement les sourcils.
– Il y a un problème ?
Un doute le pris.
– Il n'est rien arrivé aux enfants ?
– Je ne sais pas dit le jeune homme. Je ne suis que le messager.
Inquiet, son ancien supérieur fit demi tour et se hâta à l'extérieur.
– Je te préviens, siffla encore le jeune blond à son oreille en lui emboîtant le pas. Un seul geste de travers et je te tue. Je ne te fait pas confiance.
Séphiroth ne se donna pas la peine de relever.
Il atterrit gracieusement devant le bar, avant de replier son aile en faisant seulement virevolter quelques plumes noires. Cloud se gara derrière lui.
– On est fermé pour la soirée, dit-il.
Ils pénétrèrent dans l'établissement. AVALANCHE y était rassemblée au grand complet. Pendant un instant Séphiroth se demanda s'il ne venait pas de mettre les pieds dans un piège.
– Ne vous inquiétez pas, fit Tifa en se dirigeant vers lui. Ce n'est pas un traquenard. Je vous ai fait venir parce que j'avais des choses à vous demander mais ce n'est désormais plus d'actualité.
Elle lança un regard à Vincent qui pris la parole alors que Reno et Rude des Turks entraient à leur tour.
– Nous venons de découvrir une petite île qui est apparue au large du Continent Central. Elle n'a jamais été relevée sur les cartes pas plus à mon époque qu'après et semble protégée par une barrière magique.
– En quoi suis-je concerné ? Demanda Séphiroth qui se sentait un peu nerveux au milieu de tous ces gens qui ne lui voulait pas que du bien.
L'ancien Turk se retourna vers lui et le fixa droit dans les yeux.
– C'est notre enquête sur les enlèvements des enfants de SOLDAT qui nous y a mené. C'est notre meilleur piste pour le moment. Ça va être dangereux, très dangereux. Mais si nous réussissons nous pourrions enfin percer le mystère de l'identité de ces fameux kidnappeurs. On dirais que nous avons un objectif commun.
Tous les yeux étaient fixés sur les deux hommes qui se toisèrent longuement.
– Dois-je comprendre que vous m'offrez de participer, voulu s'assurer Séphiroth.
– Une offre si on veut, lui répondit son interlocuteur. Mais ce n'est pas un cadeau.
Il hésita, il n'aimait pas l'idée d'accorder sa confiance à ses ennemis. Mais il n'avais pas le choix. Ce n'était pas une chose qu'il pouvait faire seul.
Il accepta.
Merci de votre patience ! Ce chapitre, actuellement le plus long de cette fic est enfin terminé. Les choses sérieuses commences, on entre dans une partie primordiale du scénario, le décors est enfin planté.
A présent deux choix s'offre à moi : Je compte évidemment développer ce qu'il s'est passé entre Anya et Seph durant la guerre du Wutai, ce qui me laisse deux solutions :
- Je l'insère dans l'histoire (ce qui se passerais donc prochainement) au risque de causer une longue interruption de l'intrigue principale.
- Ou alors je vous compile ça en une petite série de chapitres assez courts en une fanfic à part que je mettrai à jour très régulièrement en même temps que l'intrique principale et qui prendrait un peu la forme d'une série de one shots se suivant les uns les autres.
Je penche personnellement pour la seconde solution bien qu'elle demande une gymnastique suplémentaire pour vous comme pour moi mais j'aimerais savoir ce qui vous plairait le plus.
Aussi, si vous lisez mais que vous ne reviewez pas particulièrement mais que vous avez un avis sur la question n'hésitez pas, un commentaire n'engage à rien.
Un grand merci à tous les lecteurs, ceux qui commentent ( merciiiiiiiiiiiiiiii) comme ceux qui ne commente pas (je vous vois petits chenapans) :)
