Il en était là de ses réflexions lorsque que le familier Ding ! de l'ascenseur résonna à ses oreilles. Bien sûr, c'était sa collègue qui arrivait…mais pas tout à fait comme il l'avait imaginée. Il avait cru qu'elle arriverait le visage neutre, comme s'il ne s'était rien passé, exactement comme lorsqu'elle essayait de cacher sa gêne. Mais là, pas du tout. Elle arborait un visage rayonnant, le même que si c'était une magnifique journée d'été, avec un grand soleil, et pas trop de travail, ce qui exceptionnel et très apprécié des agents.
Elle s'assit à son bureau, avec le sourire au bord des lèvres assorti à son visage, et se mit à travailler. Il put alors la détailler à son aise.
Dans son masque, tout collait parfaitement avec l'image qu'elle avait voulue se donner, mis à part ses yeux fixés sur son ordinateur, qui lui parurent plutôt vagues.
« D'habitude, elle est meilleure », pensa-t-il.
C'était vrai. Si on regardait attentivement ses pupilles, si on les fixait vraiment, on voyait bien que ce n'était ni du soleil ni de la joie qui s'y reflétaient, mais de la pluie et … Il ne savait pas exactement quoi, c'était entre la mélancolie, la colère et … AARGHHH ! Si seulement il s'appelait Gibbs, et savait lire comme dans un livre ouvert en elle ! Car c'était bien cela la différence entre eux : Tony arrivait à voir en elle plus loin que les autres, à mieux la comprendre, mais Gibbs trouvait le petit plus, ou plutôt le grand, car il avait souvent une part importante dans les pensées et réactions de leur collègue.
« Il faut trouver sa faiblesse, sur laquelle je pourrai l'attaquer pour la convaincre. Peu importe les dégâts que cela causera, je dois aller au bout. Il faut qu'elle reste. Et tant si après ça elle ne me parle plus jamais, si elle me déteste et si je la répugne. Elle doit rester. »
Justement, il savait que sa faiblesse, c'était ce « petit plus ». Et il comptait bien trouver ce que c'était, par tous les moyens. Même aller voir Gibbs, ce qu'il ferait le plus tôt possible : il ne restait qu'un jour et demi avant le départ de son amie. « Ou ex-amie plutôt », songea-t-il assez lugubrement.
En attendant de mettre son super plan qu'à moitié planifié en marche, il décida d'adopter une nouvelle technique. Enfin…pas si nouvelle que ça. Mais elle fonctionnait toujours, alors pourquoi pas ne fonctionnerait-elle pas cette fois ci ?
Il fixa donc sa collègue d'un regard goguenard, et déclara avec le sourire assorti : « Tu avais besoin de dégourdir tes cordes vocales ?
Ziva leva les yeux vers lui, et répondit :
- Bien observé, Tony. »
Il s'étonna de la réplique. En réalité, quand il avait posé sa question, il n'avait absolu pas réfléchi à ce qu'elle pourrait lui rétorquer. Du coup, lorsqu'elle répondit comme ça, du tac au tac, il fut troublé et ne sut pas quoi dire après pour ne pas perdre la face.
« Finalement, elle est quand même assez douée, aujourd'hui…Ce sera dur. Très dur… Mais je suis LE meilleur », se reprit-il. « Je suis un excellent agent, j'arrive à faire avouer à des monstres muets ce qu'ils ont fait, alors pourquoi je n'arriverai pas à convaincre Ziva de rester ? Surtout si j'arrive à la cerner complètement, ce ne sera plus qu'un jeu d'enfants ! »
- Et il y avait une raison particulière à ce cri ?
- Et bien oui, comme tu l'as dit…J'avais besoin de me dégourdir les cordes vocales, répliqua sa collègue avec cette fois, un sourire vainqueur et moqueur.
« Crétin. » s'auto-insulta-t-il. « Tu commences fort ! »
Le reste de la matinée se déroula normalement, enfin aussi normalement qu'elle aurait pu. A l'heure du déjeuné, Gibbs alla chercher uncafé, qui d'ailleurs devait prendre un volume plus important que son sang dans son corps, et Tony l'accompagna pour soi disant se chercher un sandwich.
Une fois dans l'ascenseur, Tony enclencha le bouton d'arrêt, et se tourna face à son patron.
- Je ne veux pas que Ziva parte, et je vais essayer de la convaincre par tous les moyens que je trouverai. Mais j'ai besoin de ton aide. Il faut que tu me dises sa faiblesse, car c'est dessus que j'ai l'intention de m'appuyer. Je sais que tu la connais, et que tu es le seul. S'il te plait, dis la moi. C'est pour Ziva. C'est pour son bien : elle ne sera pas heureuse là-bas.
- Tu ne sais pas mentir, Tony. Pas à moi.
- Tu as raison, je ne veux pas qu'elle parte, répliqua-t-il sans hésitation. Elle doit rester, pour moi au moins ! Comment peut-elle me faire ça ?
- Mais qu'est ce que tu es en train de faire ? Est-ce que tu réalises que peut-être que si elle part, c'est justement parce que c'est ici qu'elle n'est pas heureuse ? Je ne te croyais pas si égoïste Tony, surtout envers Ziva…Quant à sa faiblesse, comme tu dis, c'est la même que la tienne, sauf qu'elle, elle la fuit, et toi, tu te la caches. Je ne sais pas laquelle de vos réactions est la plus stupide. Je sais juste que ce que tu es en train de faire est d'un égoïsme sans égal, car tu es prêt à tout pour la convaincre de rester, n'est ce pas ? Même à renoncer à votre amitié ou ce qu'il en reste, l'empêcher d'espérer trouver du bonheur là où elle va, en lui faisant croire que de toutes manières, ici tout est mieux ? C'est un être humain, Tony ! Elle ne t'appartient pas ! Elle n'a pas à choisir le chemin de sa vie en fonction de toi, à moins que vous ne soyez mariés, ce qui n'est pas le cas à ce que je sache ? Fais lui comprendre que tu ne veux pas qu'elle parte, que tu tiens à elle, mais ne la blesse pas en l'attaquant sur sa faiblesse, comme tu dis. Ce ne serait bénéfique pour aucun de vous deux.
Tony ne se donna même pas la peine de répondre et remit l'ascenseur en route d'un geste rageur. Il n'avait pas pris garde aux conseils et aux reproches de Gibbs, il avait juste enregistré le fait que sur ce coup, Gibbs ne le soutiendrait pas. «S'il ne veut rien comprendre, ou alors s'li s'en fiche que Ziva parte, c'est qu'il n'a pas de cœur…Je vais devoir me débrouiller seul, mais j'en suis capable. De toute façon, je n'ai pas le choix. »
Jusqu'à ce que les portes s'ouvrirent, Gibbs fixa avec inquiétude son agent, car il voyait bien qu'il était complètement aveuglé et qu'il ne réalisait pas les conséquences énormes sur Ziva et sur lui-même que pourraient avoir ses actes.
Quand ils furent libérés de la cage de fer, Tony lança un dernier regard dégouté vers ce patron qui attachait si peu d'importance à ses employés avant de partir à pas furieux.
Alors, je suis pardonnée ? ^^ ;)
De toutes manières, je ne peux pas poster les chapitres à moins d'une semaine d'intervalle, c'est sûr, donc ne vous attendez pas à des miracles de rapidité. Surtout que mes deux prochaines semaines vont être un peu mouvementées, donc je ne pense pas mettre la suite d'ici là.
Et comme je voie encore un peu flou à propos de l'issue de cet histoire, je mets plus longtemps écrire, enfin principalement à modifier. ^^
N'oubliez pas de me dire ce qui est bien/ou pas, merci :) Perso, j'ai du mal à voir la qualité de ce que j'écris :S J'ai l'impression que c'est beaucoup de bla bla pour pas grand chose, mais après, est ce que c'est ce que vous ressentez en lisant ça...A vous de me le dire !
Bonne lecture ! :D
