Un grand pardon pour le retard, les dernières reviews m'ont beaucoup motivée à reprendre. et un merci particulier à Cian, tes commentaires sont super gentils et je culpabilise d'autant plus d'avoir tant tarder. j'ai toujours les idées mais pas du tout de temps.

pour me faire pardonner, le chapitre suivant est déjà prêt. et la moitie du suivant-suivant. Donc vendredi prochain il y en aura forcément un autre en ligne (ou demain soir si c'est demandé très gentiment)

bonne lecture


Dean scruta les alentours de la maison sans succès et du se rendre à l'évidence que l'ange était bien parti avec SA précieuse voiture et bizarrement il s'inquiétait beaucoup moins pour son bébé que pour l'emplumé. Il ne pourrait rien faire de plus à pied, il rentra donc dans la salle commune, la blonde toujours sur les talons, au plutôt à son cou. Il la repoussa sèchement, la rejetant presque contre la porte. Il s'en voulut aussitôt de sa réaction, elle n'y étais pour rien après tout si Castiel avait disparu. Qu'est ce qui avait bien pu se passer ?

D'après le prétendu roi des enfers, l'ange serait partit de lui-même, pourquoi ? ils étaient ensemble quelques minutes avant et tout se passait bien, même très bien repensa le chasseur un petit sourire au coin des lèvres. Ensuite Cyrielle avait voulu lui faire du rentre dedans et Castiel l'avait attendu le temps qu'il lui mette les points sur les i… Et merde, comment avait-il pu oublier que Cass était juste derrière la porte alors qu'il disait toutes ces horreurs !

Putain, le timing coïncidait, Castiel avait certainement entendu un bout de la conversation et certainement pas le meilleur. Il était vraiment trop con… mais son ange n'était plus un enfant, il n'allait quand même pas se cacher pour bouder ou pleurer comme une fille. Quoiqu'en y réfléchissant, il était assez puéril question sentiments alors il allait peut être se cacher un moment et revenir, Dean aurait le temps de s'expliquer, voir s'excuser s'il le fallait vraiment quand il reviendrait. En plus il avait eu l'intelligence de partir avec un moyen de locomotion humain, (d'ailleurs il allait falloir qu'ils aient une conversation là-dessus à son retour !), il ne risquait donc pas d'être repéré par Raphaël pour le moment donc pas de raison de s'inquiéter, il ne courrait pas de danger immédiat.

Alors pourquoi ressentait-il cette étrange boule au creux de l'estomac. Il s'installa dans la cuisine une bouteille de bière à la main et une bible dans l'autre. Il avait vraiment déconné, il avait intérêt à faire profil bas et montrer qu'il était près à faire des efforts s'il voulait se faire pardonner.

- Je peux te donner des cours particuliers entendit-il susurrer près de son oreille

En y réfléchissant, Cyrielle n'était pas si innocente que ça dans toute cette histoire, c'est elle qui l'avait poussé à dire ces horreurs et à nier sa relation. C'était lui le fautif principal, il n'avait qu'à assumer ses sentiments mais elle n'était pas toute blanche non plus

- Je vais être clair : tu me lâches maintenant ou je demande un sort à Sam pour te tenir éloigné de moi de plus de 100 mètres. Je ne te toucherai plus et franchement je n'ai même pas envie de te parler pour le moment.

Cette fois-ci la jeune ange prit un air vraiment peiné et repartit.


- Salut les enfants c'est nous, j'espère que vous avez préparé un bon repas pour les travailleurs acharnés que nous sommes claironna Balthazar en rentrant sans aucune discrétion.

- Pitié débarrassez-moi de lui, je n'en peux plus ! Dean c'est la dernière fois que je fais équipe avec lui ! Que tu sois une clé sacrée j'en ai rien à foutre. Il est imbu de lui-même, coléreux, imprévisible, irritant au possible …. S'enervait Bobby en poussant un homme totalement hébété au milieu du salon.

- Mais moi aussi je t'aime et puis tu sais … AAAHHHHHHHH !

- AAHHHHHHH

- AHHHHHHHH

Balthazar, et l'hôte inconnu s'était mis à crier en même temps. Ils paraissaient souffrir tous les trois du même mal, ce qui classait l'inconnu dans la catégorie ange. Au bout de quelques secondes qui parurent à Dean et à Bobby une éternité, les cris de douleurs s'arrêtèrent

Sam et Meg rentrèrent à ce moment-là en défonçant presque la porte, armes à la main leurs regards balayant la pièce en professionnels.

- Dean, qu'est ce qui se passe ?

- Pas la moindre idée, ces deux-là ont commencé à pousser la chansonnette sans aucune raison apparente lui répondit son frère en tournant la tête vers les concernés.

Balthazar était plié en deux, respirant difficilement. Il avait perdu son habituel sourire moqueur et la peur se lisait dans son regard. Malgré toutes les situations qu'ils avaient vécu avec l'ange turbulent, ils ne l'avaient jamais vu perdre son calme ni son humour, ils furent donc aussitôt alertés par son attitude et cela s'aggrava lorsqu'il ouvrit la bouche.

- Dean où est Cassie?

- Qu'est ce qui t'es arrivé ? et aux autres

- Putain, réponds moi ! pitié dis moi qu'il est juste dans la pièce d'à côté

Maintenant le chasseur sentait la boule a creux de son estomac grossir et remonter dans sa gorge lui bloquant presque la respiration. Le blond ne suppliait jamais et là il semblait paniqué.

- Il est parti il y a plus d'une heure… en voiture. Je ne sais pas du tout où il est.

- Comment ça il est parti ? et le sort ?

Tiens c'est vrai, le sort aurait du l'empêcher de partir, Dean n'y avait même pas pensé. Comment avait-il pu s'éloigner autant de lui ?

- Je n'en sais rien, une seconde il était là et la seconde plus tard il s'enfuyait.

- Comment ça il s'enfuyait ? s'enerva Balthazar ! qu'est ce que tu lui as encore fait

- Ce n'est pas le moment de parler de ça rétorqua Dean mal à l'aise. Qu'est ce qui se passe bordel ?

L'homme que Bobby et Balthazar avaient ramené commença à sortir de sa torpeur.

- Oh mon dieu, je ne croyais pas que Raphaël oserait infligé ça à l'un de ses propres frères.

- INFLIGER QUOI ? est ce que quelqu'un va se décider à me répondre.


Quelques instants plus tôt

Castiel avait roulé un moment assez court, juste assez pour s'éloigner du gite afin de préserver la cachette de ses amis. Il était fier d'avoir réussi à se souvenir de tout ce que Dean lui avait expliqué lors de ses cours de conduite, même s'il aurait préféré faire cette promenade avec son protégé plutôt que seul. En tout cas, il ne comprenait vraiment pas le plaisir qu'il prenait à conduire cette machine, il fallait rester concentré tout le temps, se souvenir à quoi correspondait les pédales, il lui était arrivé plusieurs fois d'accélérer au lieu de freiner, ce qui avait donné quelques frayeurs aux conducteurs le croisant.

Il gara l'impala sur le bord de la route, assez visible pour que le chasseur ou un de ses amis la retrouve, il savait qu'elle importance elle avait pour son ..ami. c'était presque sa maison, son seul repère.

Il réfléchit un instant, il savait qu'il allait tenter une action dangereuse mais il ne voulait pas qu'elle soit suicidaire non plus, il devait préparer un plan, très succint soit, mais qui ait un minimum de chance de réussir quand même. Quoiqu'il arrive, il avait pris la décision de ne plus s'approcher de son protégé après, qu'elle que soit l'issue de sa mission, c'était trop difficile pour lui.

Il répartit dans sa poche les fléchettes imprégnées du sang consacré qu'il avait pris le soin d'emporter avant de partir du refuge. Il inspira une bonne fois et se concentra pour se retrouver quelques minutes plus tard au paradis. Il était dans une grande salle blanche qui ne semblait pas avoir de murs, de grandes colonnes réparties à perte de vue et le sol semblait instable, floconneux. Un grand trône majestueux dominait au milieu de cette pièce qui avait tout d'une salle de conseil, et sur celui-ci, Raphaël semblait occupé à donner des ordres à ses frères, les regardant de haut. Ils se mirent à genoux sur ses instructions. Son expression était étrange, comme s'il avait commencé à sombrer dans la folie, à se laisser corrompre par le pouvoir, un sourire mauvais aux lèvres.

Ce trône restait en principe toujours vide, c'était celui qui était réservé à leurs père, comment Raphaël osait-il l'utiliser?! Castiel sentit la rage monter en lui, Raphaël et lui avait toujours été en opposition mais ils étaient frères et Castiel avait toujours trouvé la force de lui pardonner mais là c'était trop ! il l'avait pourchassé, avait réduit ses frères en esclavage, avait menacé la race humaine en général et ses amis en particulier et maintenant il prenait la place de leur père !

Castiel mis ses mains dans ses poches et s'avança rapidement essayant de jouir de l'effet de surprise, personne n'avait pensé qu'il aurait l'audace de surgir comme ça au cœur du paradis. Ils oubliaient tous son passé de guerrier, caché derrière son enveloppe si fragile et son regard toujours perdu, ils pensaient qu'il s'était totalement ramolli depuis qu'il était au contact des humains et qu'il s'était laissé aller à ressentir des émotions. S'ils savaient que c'était ce qui lui donnait sa force.

- Attend… un de ses frères venait de le repérer et donnait l'alerte.

Castiel utilisa ses pouvoirs pour envoyer une flechette sur chaque ange, il ne savait pas si cela fonctionnerait mais c'était sa seule chance. Tous les anges touchés se stopppérent net dans leur mouvement et regardèrent autour d'eux, comme perdus.

Castiel n'attendit pas de voir si les effets du sceau étaient totalement annihiléss, il se précipita vers Raphael qui n'avait toujours pas esquissé un mouvement et plaça un de ses poignards angéliques sous le menton. Il était enfin à sa merci, tout était terminé ! mais quelque chose clochait, son frère ne semblait pas inquiet et le regardait en souriant.

- Castiel, castiel, toujours aussi impétueux. Baisse ton arme tu risque de blesser quelqu'un avec ça se moqua Raphaël

- La seule personne que je souhaite blesser c'est toi et je crois que c'est ce qui va se passer. Je ne souhaite pas en arriver là, rends moi l'anneau et je te promets qu'il ne te sera fait aucun mal.

Raphaël eclata de rire.

- Je te retourne la proposition, agenouille toi maintenant et je te promets qu'il se sera fait aucun mal à tes précieux humains.

- Le bluff ne fonctionne pas avec moi, ils sont en sécurité depuis des jours et je sais que tu n'as toujours pas trouvé leur cachette répondit castiel qui commençait pourtant à se sentir inquiet.

- Avance un peu ma chérie et décris moi à nouveau ce merveilleux havre de paix que vous partagez tous ensemble…

Cyrielle sortit de derrière un pillier devant un Castiel abasourdi qui réagit pourtant rapidement lui destinant une de ses dernières flechettes pour la libérer de l'emprise de Raphaël et de l'anneau mais la jeune femme continua à avancer.

- Bien essayé mon frère mais Cyrielle est tout à fait consentante. Tu as raison, le pouvoir des sentiments est quelque chose de fabuleux, je n'aurais pas dû m'en moquer. Certains sont très utiles, tiens la jalousie par exemple.

L'ange vint se placer derrière Raphael qui gardait son sourire hautain et sur de lui.

Castiel réfléchissait à toute vitesse pour analyser la situation et les options possibles.

Cyrielle et Dean filaient le parfait amour quand ils les avaient laissé, à moins qu'il n'ait mal analysé la situation ? Quoiqu'il en soit il n'avait jamais imaginé qu'elle aurait pu les trahir.

Il était là maintenant, leur ennemi à portée de poignard, ce n'était pas le moment de reculer quelque puisses être les conséquences, avec un peu de chance, ses fréres libérés du joug de Raphael laisserait peut être ses amis en paix.

- Même si tu me détruis, les guerriers que j'ai envoyé tenir compagnie à tes précieux amis me sont fidéles et obéiront à mes derniers ordres et poursuivront mon oeuvre. Tu ne veux quand même pas les faire souffrir inutilement. J'ai reservé un sort tout particulier à ton précieux protégé, je te donnerai bien des détails mais son agonie va être trop longue à raconter.

La boule qu'il avait au ventre depuis qu'il savait que les chasseurs n'étaient pas en sécurité grosssit encore mais sa décision était prise et il savait que Dean aurait été d'accord avec lui. Le sacrifice de leurs vies en valait la peine. Sans plus tergiviser, et ne sachant pas combien de temps il lui restait, l'ange avança vers Raphael et lui planta rapidement son poignard angélique dans le cœur. Son frère ne se débattit même pas, il le regarda étrangement avant de rendre un dernier souffle.

Ça y est, tout était terminé. Pas de roulement de tambour, pas d'éclair. Tout paraissait beaucoup trop simple, trop rapide. Pourquoi ne ressentait-il aucun soulagement ?

Un éclat de rire retentit bruyament dans la salle, augmentant son malaise. Une silhouette jusqu'ici cachée derrière d'autres anges s'avança.

L'être avait une allure masculine assez massive, plus il s'avançait plus castiel pouvait découvrir ce nouveau protagoniste qui lui semblait pourtant familier. Un visage plutôt rond et souriant, marqués par des rides qui évoquaient la sagesse. Tout dans son attitude amenait à avoir confiance en lui, si ce n'est son regard perfide et hautain… castiel ressentit un frisson dans toute sa colonne vertebrale…

- Raphael

- J'aime ton regard naif, si perdu Castiel.

- Comment peux tu être encore vivant ?

- Tu es bien trop prévisible, ce que tu as détruit n'est qu'une enveloppe vide conditionnée pour répéter ce que je voulais. Je voulais te laisser une chance d'être raisonnable sans mettre ma préceuse existence en jeu. Mais maintenant ce petit jeu ne m'amuse plus. Voici le contrat que je ne te proposerai plus : soit tu te soumets immédiatement devant moi et je laisse tes amis en vie, soit je vous détruit tous.

L'ange ne comprenait pas pourquoi son frère voulait encore négocier, il avait toutes les cartes en main et lui-même ne pouvait plus faire grand-chose. Qu'attendait-il de lui ? mais puisqu'il lui laissait au moins la possibilité de fournir un échappatoire à ses amis autan en profiter. De toutes façons, il ne pouvait plus rien contre lui, il n'avait plus aucun moyen de l'approcher suffisamment.

- Très bien Raphael, fais ce que tu veux de moi mais laisse mes amis en paix.

Il laissa tomber ses armes et aussitôt deux anges l'encadrérent, lui bloquant les bras dans le dos

- Voilà de sages paroles. Mets toi à l'aise pour que nous puissions discuter transquillement de notre accord lui répondit son vis-à-vis pendant qu'on obligeait castiel à s'agenouiller devant lui.

- J'ai un petit problème technique. Pour une raison que j'ignore, notre pére t'a désigné comme étant le seul à pouvoir ouvrir la cage dans laquelle sont enfermés Lucifer et Michel et sans eux pas d'apacalypse.

- Tu n'as toujours pas abandonné ce projet imbécile se moqua Castiel. J'espere quand même que tu ne comptes pas sur moi pour t'aider ?

- Oh si j'espère justement réussir à te convaincre, j'ai assez d'imagination pour te faire entendre raison

C'était donc pour ça qu'il avait tant négocié pour qu'il se livre. Il avait besoin de lui vivant et lui s'était fait avoir comme un enfant ! Peu importe, c'était un guerrier, il savait résister à toute sorte de torture et ne se laisserait pas faire si facilement mais les prochains moments ne s'annonçaient pas agréables.

- Je n'ai vraiment pas envie de te faire du mal. Son regard déméntait ses propos. Alors es-tu prêt à coopérer mon frère ? tu sais que l'apocalypse est necessaire, qu'elle nous permettra enfin de retrouver notre place. Sois raisonnable

- Passe toute de suite à la suite, toutes tes paroles sont inutiles, je ne changerai pas d'avis.

- C'est ce que je pensais, tu ne me laisses pas le choix.

Raphael dressa un bras en l'air, un bâton s'y matérialisa, il l'abattit brusquement sur les ailes de Castiel qui ne put retenir un cri de surprise mais surtout de douleur. C'était comme si tous les os de son corps étaient brisés en plusieurs morceaux.

Son ennemi réitéra son action à plusieurs reprises, ouvrant son esprit pour faire passer la douleur à l'ensemble de ses frères, histoire de leur montrer le sort qu'il réservait aux traitres.


Baltahzar et l'autre ange se remettait doucement du choc et commencèrent à s'expliquer devant un public très attentif.

- Raphaél vient de briser les ailes de Castiel expliqua l'ange blond en jetant un regard noir et triste à Dean. C'est une punition extrémement rare et douloureuse et il a choisi de tous nous en faire profiter en guise de menace.

- Castiel est… mort ? demanda doucement l'ainé des winchester, hésitant à vouloir entendre la réponse

- Non, mais pour l'instant c'est pire. Imagine que tous les os de ton corps aient été broyés les uns après les autres, que tu ne ressentes que la douleur et que tu sois totalement paralysé, à la merci du bon vouloir des autres et précisement de Raphael termina-t-il dans un souffle.

Un silence de mort régnait dans la pièce, ils ne préféraient pas imaginer cela. Dean sortit de la salle commune pour prendre l'air, il avait l'impression de suffoquer. Qu'avait-il fait ? si castiel s'était jeté dans la gueule du loup, c'était uniquement de sa faute. Aucune larme ne sortit de ses yeux, il ressentait trop de haine et de colère envers lui et envers Raphael. Il avait besoin d'action !

Il sentit une main sur son épaule et leva la tête pour voir son petit frère avec un sourire rassurant sur les lèvres.

- Je sais ce que tu ressens Dean. Il est comme un frère pour moi et tu sais bien que je ne laisserai jamais un frère souffrir. Tout le monde sait ce qu'il représente pour toi et, pour diverses raison tous sont prêts à t'aider à le sortir de là. Mais il faut qu'on prépare un plan et rapidement, ce sera notre dernière chance de nous débarrasser de Raphaél

- Merci Sammy, ça fait du bien de savoir qu'on peut compter sur quelqu'un. Allons préparer notre plan d'attaque avec une super équipe de bras cassés ce n'est pas gagné répondit l'ainé retrouvant son sens de l'humour.

Les deux frères se dirigèrent vers la maison, leurs esprits commençant à échafauder des dizaines de scénarios.


Des bruits, de la lumière, des mouvements… Castiel ouvrit lentement ses paupières. Il cligna plusieurs fois des yeux pour s'habituer à la luminosité, se demandant où il pouvait être. Ses derniers souvenirs étaient ceux de Raphael avant qu'il…. Oh cette douleur , il lui avait réellement briser les ailes, il ne pouvait plus faire aucun mouvement. Tout au plus tourner la tête. Ce qu'il fit pour voir qu'il était allongé sur une espèce table, presque un hôtel sacrificiel.

Raphaël entra dans son champ de vision

- Ah enfin, tu daignes de réveiller. J'ai l'impression que tu n'as pas apprécié mon petit traitement ? alors peut être es-tu prêt à coopérer ?

- Ne perds pas ton temps à me reposer la question, tu sais que je n t'aiderai jamais à ouvrir cette porte, l'apocalypse n'aura jamais lieu. Tu as beau avoir augmenté ton pouvoir, tu ne régneras jamais sur les humains répondit Castiel d'une voix rauque et cassée. Cette petite tirade l'avait épuise, il était vraiment dans un sale état.

La rage se peignit sur le visage de son frère qui le gifla à toutes volées puis s'arrêta brusquement.

- Bien essayé, tu tentes de m'énerver pour que je te tues ? mais tu n'auras pas cette chance. Je vais te laisser entre de très bonnes mains. Alastair tu peux venir.

Alastair ? comment avait-il réussi à le faire sortir des enfers. L'étendue des pouvoirs du sceau de salomon était beaucoup plus importante que ce qu'ils avaient pu imaginer.

- Oui maître répondit le démon.

- Tu sais ce que tu as à faire, appelles moi dès que ce sera fini et ne traine pas. Tu as carte blanche pour faire ce que tu veux du moment qu'il reste en vie et que les résultats sont là.

- A vos ordres maître.

Raphael sortit, peu désireux de se salir davantage les mains. Il était content d'avoir fait un exemple en brisant les ailes de son frère, depuis le temps que celui-ci le provoquait mais il n'aurait eu le courage d'assister aux séances de tortures et connaissant la réputation sulfureuse du d'Alastaire, elles allaient être plus que douloureuses.

Une fois seuls, le démon sembla sortir de sa létargie et se pencha tout sourire sur l'ange toujours sans défense.

- Si tu savais combien de fois j'ai rêvé de ce moment petit ange. j'ai toute une série de jeux très amusants pour toi. J'ai une imagination débordante et j'ai eu de très longues années pour y penser, lui susurra-t-il à l'oreille.

Castiel avait beau vouloir garder son sang froid et lui montrer qu'il ne se laisserait pas intimider si facilement, il était encore anéanti par le traitement qu'il avait subi et aucun son ne sortit de sa gorge endolorie à force d'avoir hurlé sa douleur. Il parvint tout de même à supporter bravement le regard du démon.

Si Alastair était impressionné par le courage de l'ange, il n'en laissa rien paraitre et il affichait un petit rictus cruel qu'avait appris à redouter la plupart de ses victimes.

- Tu m'as retiré mon élève préféré, tu l'as retourné contre moi et tu l'as obligé à me torturer. Je t'assure que je vais prendre un plaisir tout particulier à exercer mon art sur toi et quand j'en aurai fini avec toi on ne pourra plus t'arrêter de parler. lui assura-t-il en s'emparant d'un premier outil.


une petite review?