Bonjour, bonjour c'est par ce jour pluvieux que je vous publie la suite. bonne lecture

un grand merci à Kuromaie pour sa correction^^


Chapitre X:

Dans le grand bureau directorial de Poudlard, un vieil homme admiré par beaucoup s'impatientait. Machinalement, il reproduisait inlassablement les mêmes mouvements : tendre la main, froisser le papier, attraper entre ses dents, croquer. Son regard voyageait sans cesse entre la vieille horloge à coucou et le téléphone moldu sur son bureau en acajou. Mais pourquoi n'appelait-il donc pas ! Il lui avait laissé bien assez de temps tout de même ! Il ne faut pas trois semaines pour tuer un gosse et le faire disparaître, si ?

Énervé, il replongea sa main dans son saladier de bonbon au citron. Ha, sentir la friandise fondre sur la langue, rien de plus relaxant... Soudain, le mobile vibra. Sans attendre, il se jeta dessus et décrocha.

-Oui?

Une voix grave et enrouée lui répondit.

-Professeur Dumbeldore ?

-Bien sur qui d'autre? Alors ?

-Et bien…j'ai fais ce que vous m'aviez demandé.

-Bien. Alors ?

-Je l'ai affamé, puis battu, afin de le détruire. Résistant le mioche, mais avec ce que je lui ai mis, il s'est pas relevé, hé hé !

-Parfait. Il est donc mort ?

-Oui oui, je l'ai laissé mourant dans sa chambre, et quand je suis revenu il avait disparu.

-Bien, c'est parf...pardon ?

-Ouais, j'savais pas que les monstres disparaissaient en crevant, c'est pratique !

-Une seconde. Vous l'avez bien achevé n'est-ce pas ?

Il y eu un temps de pause avant que la réponse ne vienne.

-Ben, à vrai dire non vu que j'vous ai dits qu'il avait crevé tout seul, ça s'est fait tout seul...et il a disparu quand il est mort...

Un ange passa. Le directeur venait de comprendre. Rouge de colère il hurla dans le combiné.

-Sombre idiot ! Les sorciers ne disparaissent pas en mourant !

-Ah bon..?

-Incapable, vous l'avez laissé filé ! Moldu impuissant ! Faite une croix sur notre marché et oubliez-moi parasite inutile !

Il balança l'appareil de l'autre côté de la pièce, le détruisant sous l'impact.

Il parcouru rageusement son office de long en large. Si proche du but et maintenant si loin ! Comment avait-il pût disparaître ainsi ? C'était impossible.

Songeur, il vint s'appuyer sur sa pensive, réfléchissant. Qu'avait-il bien pu oublier ? Quel détail, aussi insignifiant soit-il, avait bien put lui échapper ? Il baissa les yeux vers ses souvenirs, repassant au crible les derniers événements. Un long moment s'écoula avant que la vérité ne lui saute aux yeux. Mais oui, comment avait-il put ne pas le remarquer ! À présent, tout lui semblait clair. Ce rapprochement, ces regards qui se perdent, cette nouvelle amitié qu'il avait balayée sans en prendre compte. Un petit ricanement lui échappa.

-Severus. Encore une fois, je n'ai rien vu venir. Après tout ce que j'ai fais pour toi, tu oses te mettre en travers de mon chemin... Petit insolent. Je ne te laisserais pas faire. Moi qui comptait te sauver, me voilà obligé de te punir. Toi et ce maudit fils de mangemort. Bientôt...vous serez tous les deux à ma portée. Et Harry avec vous.

Harry se réveillait lentement. Les yeux toujours clos, il tendit le bras dans l'espoir de retrouver la source de chaleur qui l'avait accompagnée dans les bras de Morphée. Mais la place était déjà froide. Déçu, il fit la moue avant d'ouvrir péniblement les yeux. Son vampire n'était vraiment pas dans la pièce. Décidé à le rejoindre, le nouveau calice se leva pour prendre une douche rapide avant de sortir de la chambre.

Un peu perdu, il déambula dans l'imposant manoir à la recherche d'âme qui vive. Il finit par déboucher dans une grande véranda ensoleillée. À l'intérieur, un petit salon était aménagé. Quelques fauteuils larges, d'un blanc immaculé, trônaient autour d'une petite table basse en bois. Autour, plantes et arbustes se hissaient vers le plafond, donnant l'impression de se trouver dans une serre magnifique.

Fasciné par le décor, Harry ne vit pas arriver le prédateur qui l'observait tendrement, l'épaule appuyée contre le chambranle. Sa voix le sortit de ses pensées en sursaut.

-Je ne pensais pas te voir debout avant quelques heures encore, le lien est encore récent.

Harry se retourna et lui sourit timidement.

-Tu n'étais plus à mes côtés, et je voulais te rejoindre...

Severus s'avança en silence et passa ses bras autour des hanches de son calice pour le ramener contre son corps.

-Désolé, je ne pensais pas que mon absence te gênerait.

Harry se colla encore plus à lui, savourant l'étreinte.

-Non, ce n'est rien...je pense que la faim y est aussi pour quelque chose.

Et comme pour approuver ses dires, son ventre gronda sourdement. Severus sourit devant la gêne de son calice, et vint relever son visage de sa main afin de lui voler un baiser chaste et tendre.

Doucement, leurs lèvres se touchaient, s'effleuraient sensuellement. Severus se recula, plongeant ses yeux noirs dans le vert profond de son compagnon. Leurs lèvres se touchèrent à nouveau, de façon plus franche, plus poussée. Severus lécha lentement la lèvre inférieure de Harry, lui demandant l'accès pour plus. Harry, prit dans ces sensations encore nouvelle pour lui, ouvrit la bouche par réflexe, laissant la langue de son amour venir rejoindre sa consœur. Toutes deux se touchaient, apprenant le goût de l'autre dans un ballet amoureux.

Ils continuèrent ainsi jusqu'au moment où le ventre d'Harry recommença à protester. Harry rougit sous le regard moqueur du vampire, qui appela alors un elfe de maison afin de nourrir le jeune calice. Severus lui proposa de manger dans la véranda, et la petite table fut bientôt noyée sous la nourriture, pour le plus grand plaisir d'un estomac bien trop vide à son propre goût.

Draco ne les rejoignit que plus tard, ayant voulu leur laisser un peu de temps seuls.

Et puis...les voir ensemble comme ça le rendait un peu triste. Pour la première fois de sa vie, il ressentait le besoin de trouver quelqu'un avec qui construire quelque chose, même pour un petit bout de chemin. Et non pas juste une histoire de cul.

Finalement, Draco donna des nouvelles d'Edwige à son propriétaire, qui en resta interdit. Sous le choc, il demanda à nouveau si elle était toujours en vie, persuadé que son oncle l'avait tuée. Les deux Serpentards échangèrent un regard surpris avant de le rassurer sur la santé de sa chouette. Severus fut assaillit d'une vague de bonheur alors que son calice fondait en larmes de soulagement. Doucement, il le prit dans ses bras pour le calmer, traçant des cercles apaisant dans son dos. Draco demanda à un elfe d'amener la chouette blessée. Quand elle apparut sur le bras de ce dernier, Harry sourit, ravi et se laissa tomber au pied du fauteuil pour prendre son animal. Hedwige hulula joyeusement sous les caresses, heureuse de retrouver son maître sain et sauf lui aussi. Même si son odeur avait quelque peu changé, mais, bah.

Severus laissa son calice câliner son animal, finalement satisfait de l'avoir sauvé. Les sujets sensibles viendraient bien assez tôt. Bientôt, Harry devrait tout leur raconter, il devait savoir ce qu'il s'était passé exactement pendant les vacances. Mais préservons cette paix encore un peu…

Finalement, Draco repartit gérer ses affaires de famille, laissant les deux amoureux tranquilles. Severus en profita pour attirer à lui son ancien élève et lui dévorer la bouche. Tendrement, il effleura les lèvres de son compagnon avant d'approfondir le baiser, mordillant la lèvre inférieure pour lui faire ouvrir la bouche. Harry gémit doucement, oubliant tout ce qui n'était pas son vampire et, cédant a sa demande, desserra les dents. Severus en profita aussitôt pour introduire doucement sa langue, venant caresser les dents d'Harry, puis son palais, avant de venir rencontrer sa consœur. Qu'il se mit en devoir d'entraîner dans un ballet sensuel qui ravit le jeune calice. Doucement, il se retira afin de le laisser respirer. Ouvrant les yeux sur le visage rougit de plaisir de Harry, les paupières closes, le souffle un peu saccadé. Harry ouvrit lentement les yeux, plongeant dans les orbes noirs du vampire, qui lui sourit avant de replonger à la conquête de ses lèvres.

Harry se réveilla doucement, la tête sur l'oreiller de Severus, le serrant contre lui pour sentir son odeur rassurante. Le jeune calice était inquiet pour son compagnon. Une semaine était passée depuis son arrivée au manoir et son vampire refusait toujours de boire à son cou, le jugeant encore trop faible. Pour oublier sa faim, le maître des potions se perdait dans ses recherches, délaissant quelque peu son compagnon. Mais Harry en avait assez. Sa gorge le démangeait de plus en plus. Son besoin de donner son sang lui pesait beaucoup. Le calice se sentait rejeté. Déterminé, il se leva et dans le plus simple apparat se rendit dans la salle de bain. Il se sentait seul. Même avec Draco, un sentiment de manque était toujours présent. Quand il en ressortit, son besoin de tendresse était tel que son vampire déboula dans la pièce pour le prendre dans ses bras, l'entraînant avec lui jusqu'au lit pour le prendre totalement contre lui. Ils restèrent comme ça, Severus traçant des cercles apaisants dans le dos du jeune homme et Harry s'accrochant à lui, savourant l'étreinte. Quand il sentit qu'il allait mieux, il se dégagea quelque peu et lui demanda pardon pour son éloignement. Harry vit bien que son Vampire était sincère mais préférait quand même qu'ils s'expliquent tout les deux.

-Tu sais...je me sens seul ces derniers temps. Tu me laisses avec Draco, alors, je ne le suis pas vraiment, mais...j'ai besoin de toi.

-Je suis désolé, je n'aurai pas du te laisser seul. Mais être à tes côté sans pouvoir...ça me rend fou.

Harry se dégagea pour le regarder des ses yeux trop verts et si sérieux.

-Alors bois.

-Harry, on en a déjà parlé et...

-Non, c'est faux. Tu as décidé de ne pas boire de mon sang pour je ne sais quelle raison. Mais...j'en ai besoin ! Je n'en peux plus de sentir mon cou me tirailler quoique je fasse, je n'en peux plus, quand tu me repousses je…je me sens abandonné.

Ces derniers mots murmurés firent éclater la vérité au vampire qui réalisa enfin l'ampleur de son erreur. Son calice souffrait lui aussi de cette distance qu'il avait imposé de manière totalement arbitraire.

Alors, doucement, il releva la tête du jeune homme pour l'embrasser. Un baiser doux et chaste qui dévia doucement. Il déposa de petits baisers papillons sur la mâchoire et le cou avant de lécher la jugulaire lentement. Harry gémit à ce contact tant espéré, et pencha la tête, comme pour en réclamer plus. Severus sentait le sang battre sous sa langue, et ses dents en grandir d'envie. Harry frémit quand les canines imposantes glissèrent sur sa peau, hésitantes. Pour l'encourager, il glissa sa main dans ses cheveux, sans pour autant l'obliger à quoi que ce soit. Il savait que le vampire prendrait cela comme une marque de rébellion et tenterait de le soumettre par tous les moyens possibles. Severus finit par se décider et le plus doucement possible planta ses crocs dans l'artère de son calice. L'instant était magique, comme suspendu dans le temps. Exquis, succulent, divin, un pur nectar coulait dans sa gorge. Le sang d'Harry était empli de magie bénéfique, saturé même, révélant mille et une saveurs qui explosaient sur sa langue. Comme un drogué, en transe, il se mit à boire goulûment, prenant de longues gorgées. Profitant, savourant ce cadeau qu'Harry lui offrait.

Au moment où les crocs du vampire pénétrèrent dans sa gorge, Harry sentit exploser en lui une vague de soulagement. Enfin il pouvait se donner, s'abandonner dans les bras de son vampire. Plus rien d'autre ne comptait, le monde autour n'avait plus aucun intérêt. Tout irait pour le mieux tant qu'ils restaient là, tous les deux, s'accrochant désespérément l'un à l'autre, cherchant toujours plus de contact, voulant sentir le corps de l'autre contre le sien, ne faire plus qu'un, enfin. Après le soulagement et la sensation de sécurité et de protection, c'est le plaisir qui prit possession de lui. À chaque fois que Severus prélevait de son sang, une chaleur extraordinaire le parcourait et venait se nicher dans ses reins. Doucement, il gémit de plaisir, encourageant le vampire à continuer. Celui-ci resserra sa prise sur le corps plus petit que le sien et se rendit bien compte de son désir. Harry n'avait plus conscience de rien, noyé dans le plaisir. Plus ou moins il se frotta à la cuisse de son compagnon, d'abord régulièrement puis de plus en plus frénétiquement, ne sachant plus quoi faire pour atteindre le paradis. Severus, malgré son occupation première, prit pitié de lui et une de ses mains descendit l'aider. Il caressa d'abord le torse fin, s'arrêtant un instant sur les tétons, arrachant des gémissements de plaisir à son calice. Puis il descendit plus bas, beaucoup plus bas, pour enfin glisser sa main dans le pantalon du jeune homme et le caresser plus intensément. Harry haletait, gémissait, mais ce n'était pas assez. Il lui fallait plus; il suppliait Severus à présent, inconscient que sous le plaisir, ses suppliques sortait en fourchelangue, électrisant le vampire. Ce dernier dégrafa le pantalon gênant, baissa tout les vêtements encombrants et le prit en main de manière beaucoup plus efficace, le branlant au rythme de ses succions. Et, dans une dernière goulée, Harry se raidit et hurla le prénom de son compagnon alors qu'il se déversait dans sa main, épuisé. Doucement, Severus se recula, afin de le prendre dans ses bras pour l'apaiser et le câliner. Harry, la respiration haletante se serra contre lui pour cacher ses rougeurs. Il s'était complètement laissé aller, et n'avait jamais ressentit autant de plaisir. Il resserra ses bras autour du cou de son vampire.

-Merci, murmura Severus à son oreille.

Harry secoua la tête doucement.

-Tu n'as pas à me remercier. J'ai...beaucoup aimé. -répondit-il rougissant de plus belle.

Severus sourit, taquin.

-Oui, j'ai cru remarquer. Au moins, je suis sûr que l'on attendait ce moment avec autant d'impatience l'un que l'autre.

Harry sourit sous le compliment déguisé et finit par demander, tant par curiosité que par besoin d'être rassuré :

-C'était comment ? De...boire mon sang.

La réponse de Severus fut instantanée.

-Magique. Ton sang est absolument merveilleux...jamais plus je ne pourrais boire de substitue après ça.

Harry ne savait pas s'il devait être fier, mais quelque part, il l'était. Il était heureux, aussi. Savoir que personne ne pouvait contenter son vampire mieux que lui, le rassurait et le contentait. Bien vite, il sombra dans le sommeil, toujours accroché à son vampire. Celui-ci s'en rendit compte et finit tendrement de le déshabiller pour le coucher. Puis finalement se coucha à ses côtés, venant nicher son nez dans ses cheveux, le serrant contre lui.

C'était vraiment une très belle journée.

Et étrangement, il avait le pressentiment que ça n'allait pas durer.