hello ! un peu de retard, j'avais espéré vous mettre ce chapitre plus tôt, mais comme d'hab...

Vous avez vu, j'ai mis une jolie photo de moi sur mon profil... le premier qui reconnait en quoi je suis déguisée gagne ...... mon respect ! Bon Dawn pas le droit de jouer, ce serait pas équitable.

Alors les habituels disclairmers. l'univers Harry Potter, ingrédient de base de cette fiction, appartient à J..

Si vous trouvez des allusions à des personnages existants ou ayant existé.... c'est que vous avez l'oeil. Pour le moment personne ne m'en a fait la réflexion donc je ne crains pas trop les poursuites ! ;p

Amaïa sort de mon esprit, tout comme les fautes. Ma béta n'a pas eu le temps de passer par là !!

bisous et merci à ceux qui me review.


Offrandes - Chapitre 10

Amaïa attacha les rênes de sa monture au poteau prévu à cet effet à côté de l'entrée de la salle du conseil. Puis elle pénétra dans le bâtiment. Elle s'agenouilla aussitôt, remarquant au passage que seules trois anciennes siégeaient. La reine était absente.

"-Amaïa, qu'est ce qui t'amène de si bonne heure ?

-Nobles aïeules, j'ai conscience de l'heure matinale de ma visite, cependant je souhaitais au plus vite vous faire part de la nouvelle.

L'excitation contenue dans sa voix fut perceptible et un sourire étira les lèvres des aïeules. Elles devinaient quelle annonce la jeune amazone était si impatiente de leur faire.

-Nous t'écoutons.

Pour toute réponse, Amaïa sortit la fiole arc-en-ciel et la présenta aux aïeules. Celles-ci hochèrent la tête de concert.

-Depuis quand ?

-Ce matin j'ai eu une insomnie et …

Elles hochèrent de nouveau la tête.

-Comme le veut l'usage, tu dois faire un second test sur une potion qui ne soit pas de ta fabrication.

-Ne dois-je pas attendre la reine pour cela ?

-Si et tout le conseil doit être présent. Mais il nous faut le temps de nous réunir et de fabriquer la potion.

La jeune femme acquiesça en silence.

-Je souhaiterai faire une offrande. Puis-je aller chercher une fourrure durant l'intervalle ?

-Bien entendu, repasse ici quand cela sera-fait."

Amaïa acquiesça de nouveau, salua les aïeules puis se retira. Elle monta sur son cheval et repartit au trot.

****************

Drago entendit des sabots et tout son corps se tendit : et si ce n'était pas la bonne amazone ? Mais il relâcha son souffle quand une silhouette connue referma la porte derrière elle. Un regard fermé et concentré accrocha ses yeux gris questionneurs.

"Tu es prêt ?" Ses paroles n'avaient été qu'un murmure et Drago répondit par un discret signe de tête. Elle vint s'asseoir à côté de lui et fit mine d'avaler le contenu d'un bol vide. Cachée derrière l'ustensile, elle reprit la parole.

"-Prends toutes tes affaires, ainsi que tout ce qu'il y a derrière le miroir.

Drago ne bougea pas un muscle, seul un clignement de paupière fit comprendre à l'amazone qu'il l'avait entendue.

-Dans le labo, sous la fourrure de conchilas, prends la besace noire, je prendrais l'autre.

Nouveau clignement de paupières.

-Trèèès discrètement tu vas à l'enclos, prend deux trois chevaux. Nouveau signe

-tu retrouveras le bassin sur la rivière ? Drago fit semblant de s'étirer et glissa quelques mots dans son bâillement.

-Oui sans aucun problème.

-Je te retrouverai là bas dans une heure maximum. Sois très prudent, si tu te fais attraper …

Elle ne finit pas sa phrase mais le serpentard compris immédiatement. S'il se faisait prendre, elle ne pourrait plus rien pour lui.

-Et si après une heure …

-Soit ça passe, soit ça casse."

Drago haït le sentiment qui tordit son estomac. Il le connaissait trop bien. Avant chaque mission un peu plus dangereuse que les autres, Harry leur servait le même discours. La mission était plus importante que le reste. Ceux qui tombent restent derrière. Drago n'était pas un griffondor, mais il remerciait Merlin de ne s'être jamais retrouvé dans une telle situation. Il savait ce que la raison imposait, mais il n'était pas sûr d'être capable de le faire. Il leva son regard vers l'amazone, tout son corps exprimait la tension qui l'habitait, la concentration extrême qui lui permettrait de mener à bien sa tâche, malgré les risques, malgré la peur. #Mais les amazones ne connaissent pas la peur… pas plus que les Malfoy !# Il chassa l'impression désagréable de se voir dans un miroir.

"-Comment vas-tu faire pour l'objet?

-Je vais faire une offrande." A son regard dur il comprit qu'elle ne voulait en dire plus. Mais il insista et posa sa main sur son épaule. Elle tressaillit et se tourna vers lui. Il planta alors son regard dans le sien. Au bout de quelques secondes, elle baissa les yeux et avant qu'elle ne rompe le contact, Drago eut le temps d'entrapercevoir de la peur tapie au fond de ses prunelles, une peur muselée par une farouche détermination.

"-Une autre coupe, de la métamorphose. Je sais que les protections ne sont plus en place

Drago ne put cacher un sursaut.

-Sinon toutes les créatures noires ne viendraient pas. Et puis la principale protection, c'est mon clan." Il hocha lentement la tête, soupesant les arguments. Il aurait préféré le faire lui-même, mais aucun homme n'était autorisé à rentrer dans le sanctuaire. Et avec la convoitise et donc la surveillance dont il faisait l'objet, sa moindre sortie de la maison d'Amaïa était scrutée par plusieurs paires d'yeux.

"-Ne le touche jamais à main nue. Utilise le cuir le plus épais que tu as." Elle cligna rapidement des paupières puis se leva. Quand elle revint du sous-sol, elle avait une fourrure et une pièce de cuir à la main. Elle le fourra dans une besace qui semblait déjà contenir un objet lourd.

Drago posa les bols dans l'évier. Elle se retourna comme elle avait la main sur la poignée de la porte. Étonné de son arrêt, Drago attendit une parole. Quelques secondes s'égrenèrent dans un silence éloquent.

"Ne les lave pas." Amaïa lut sa réponse dans son regard, puis dans un même mouvement, ils se redressèrent. Si Drago n'avait pas été si observateur, il aurait raté le pétillement dans la prunelle bleue, échos de l'ombre de sourire sur ses lèvres. L'excitation de l'action, l'adrénaline du chasseur. Ils s'éloignèrent l'un de l'autre. La porte d'entrée claqua comme les marches de l'escalier grincèrent. La danse des sabots du cheval résonna dans la rue, vive, impatiente, la baguette vola dans la poche du pantalon de toile.

La baguette dans la poche, les fioles à la main, Drago se dirigea d'un pas sûr vers le sous-sol. Il repéra rapidement le sac dont lui avait parlé l'amazone. Celui-ci paraissait assez rempli. Tout en y rajoutant les dernières fioles, il jeta un coup d'œil à l'intérieur et reconnut des fioles de potions de soin, ainsi que de la nourriture et une fine couverture. Un poignard venait compléter le tout. La chasseresse avait bien fait les choses : ils étaient quasiment indépendants l'un de l'autre. Si l'entre des deux se faisaient prendre, l'autre aurait de quoi survivre quelques jours dans la forêt. De même, si l'un se faisait prendre, l'autre pouvait prétendre ne pas être au courant de la fuite de l'autre.

Le jeune sorcier parcourut la pièce principale d'un dernier coup d'œil. Tout était en plan, le feu crépitait dans la cheminée, les bols sales attendaient dans l'évier. Le tout donnait l'impression qu'on allait revenir d'un instant à l'autre. Drago dut réfréner son élan maniaque et laisser la tranche de pain entamée sur la table. Elle rendait la sensation plus vraie. Il grimpa rapidement à l'étage et vérifia derrière la fenêtre que la rue était vide. Au vu de l'heure, le risque venait des amazones qui s'en iraient peut-être à la chasse. Le jeune sorcier observa une dernière fois la rue. S'il parvenait à traverser l'espace découvert entre la porte et l'arrière de la maison, il aurait fait le plus risqué. Il se lança un sort de dissimulation et posa à son tour la main sur la poignée. #On y est !# Comme l'amazone précédemment, il inspira un grand coup avant d'ouvrir rapidement la porte. Avec toute l'expérience de ses années serpentard, le jeune homme se glissa le long du mur et fila comme une ombre en direction de l'enclos.

******************

Amaïa sauta de son cheval alors que l'agitation autour de la salle du conseil était déjà plus importante. Quand elle pénétra dans ladite salle, tous les regards convergèrent dans sa direction. Elle s'agenouilla face à la reine et attendit.

"-Amaïa, l'ancienne Sophia est venue m'avertir de ta requête. Tu souhaite faire ce matin le contre-test.

La jeune femme ne répondit pas, on ne s'attendait pas à ce qu'elle le fasse.

-Cela a été bien rapide, je me permets d'être étonnée !!

Aïe, Amaïa aurait souhaiter éviter cette discussion, elle pouvait prendre un tour plus polémique et lui faire perdre un temps précieux. Mais elle misa sur l'impatience d'une nouvelle répartition.

-Je comprends votre méfiance, ma Reine, mais la chance a fait que l'homme m'a été attribué alors que j'étais à la moitié de mon cycle. Puis j'ai pris toutes les potions recommandées afin que cela se fasse au plus vite." Un grognement peu convaincu lui répondit. "Mais si vous souhaitez en avoir l'assurance, nous pouvons continuer quelques jours.

-Cela ira !" siffla Médusa. "J'ai totalement confiance en la potion d'Ernestine. Sandy, apporte-la !

Une adolescente s'approcha d'elle, suivie d'Ernestine qui tenait une lame effilée à la main. Toujours agenouillée, Amaïa tendit son bras à la préparatrice de potion. Celle-ci refermant une main osseuse sur le poignet de la jeune femme et fit glisser la lame sur les veines apparentes proches de l'articulation. Une piqûre au bout d'un doigt aurait été suffisante, mais Amaïa ne laissa rien paraître de sa contrariété. Quelques gouttes de sang perlèrent et Ernestine les fit tomber dans la fiole d'un bleu transparent.

Quelques secondes plus tard, tous les regards fixés sur le petit objet en verre purent observer l'apparition de couleurs vives, du bleu, du violet, du vert, du rose. Le souffle bloqué, le bras ramené contre sa poitrine, Amaïa s'en remettait à Pégase. Enfin une ligne rouge apparut, vite suivie d'orange et d'un nuage jaune. La jeune amazone expira silencieusement et interrogea une ancienne du regard. La reine ne semblait pas complètement réveillée. Amaïa la soupçonnait d'être présente afin de hâter la répartition, mais de ne pas souhaiter mener la réunion. En effet, elle ne fit aucun geste pour reprendre la parole quand une aïeule énonça la phrase consacrée qu'elle aurait du prononcer.

"-Amazone Amaïa, à ce jour et à cette heure, le contre-test s'étant révélé positif, tu auras les droits et les devoirs inérants (Dawn help comment que ça s'écrit !!?) à ta condition. Comprends-tu ce que la reine et le conseil attendent de toi ?

-O ma reine, nobles aïeules, je comprends ces droits et ces devoirs." Elle baissa la tête en une nouvelle révérence.

D'un geste l'ancienne l'autorisa à se retirer, mais la reine la retint, se rappelant brusquement un infime détail blond.

"-Amaïa, tu n'oublieras pas de re-présenter ton homme au conseil afin qu'une de tes sœurs puisse connaître le même bonheur que toi.

-Oui ma reine." Elle hésita, se balançant d'un pied sur l'autre, quand la reine lui intima de s'exprimer, toute à son empressement de pouvoir finir sa nuit.

-Je souhaitais faire une offrande, (elle désigna la fourrure dépassant de son sac en bandoulière), mais celle-ci me semble bien insignifiante par rapport à l'honneur que Pégase m'a fait. M'autoriseriez vous à aller chasser une proie plus digne de cette offrande ? Je ramènerai l'homme dès mon retour de chasse.

-Fais ainsi si tu le souhaites, mais ne tarde pas trop.

Amaïa salua encore une fois.

-Le temps de déposer cette fourrure et de prendre mon arc et je serai partie.

-Bien bien va." La jeune amazone ne manqua pas la lassitude dans la voix et dans un dernier salut, elle s'élança d'un pas souple vers Picossa.

***************

Encore endormis, les chevaux ne réagirent pas à l'approche du sorcier. Drago évalua rapidement leur nombre et estima qu'ils étaient tous présents. Il reconnut notamment le cheval de Mélanie. Visiblement aucune chasse n'était prévue ce matin et la patrouille devait déjà être rentrée. Il se glissa entre les masses tranquilles, flattant les encolures, grattant des museaux d'où s'échappaient des souffles chauds et caressant. Il se dirigea sans hésitation vers Iris Noir, lui offrit une poignée d'herbe et lui passa doucement le licol.

La jument à la robe sombre se laissa faire sans renâcler et le suivi jusqu'à la barrière où il fixa l'attache. Une autre jument plus massive les avait suivi, la robe aussi claire que celle d'Iris Noir était sombre, quelques tâches en faisaient un cheval bai. Il l'attacha également. Puis il se dirigea d'un pas sûr vers deux autres chevaux qu'il avait décidé d'emmener dès qu'Amaïa lui avait fait part de son plan.

Avec une assurance qu'il n'était pas certain d'éprouver, l'aristocrate leur passa également le licol et les amena auprès de la matriarche. Ses anciens cours d'équitation au manoir Malfoy lui revinrent à l'esprit : les chevaux avaient besoin d'être menés, que ce soit par un cavalier ou par un cheval plus âgé. Ici il préférait réunir les deux conditions, il savait qu'il s'agissait de chevaux montés par des cavalières expérimentées. #En parlant de cavalières expérimentées, j'aimerai trouver une selle !# Sachant le temps compté, Drago essaya de repérer un abri, une cabane où il pourrait trouver le matériel. Il avait bien vu des tapis de selles posés à côté des licols, mais rien de plus. Effectuant une dernière fois le tour de l'enclos, il repéra deux vieilles selles attendant d'être réparées. Après une rapide vérification, il s'avéra qu'elles pouvaient encore tenir. Il sangla rapidement Iris Noir et Lys Blanc, comme il l'avait baptisé.

Un mouvement se fit soudain parmi le troupeau et Drago se tendit, à l'affût. Il fit lentement glisser les tapis de selle qu'il avait placé sur le dos des deux autres chevaux et se cacha derrière leur stature imposante. Une amazone poussa la barrière et fit sortir son cheval. Elle le sella en un tour de main, sauta en selle et s'éloigna au petit trot, un arc de chasse barrant sa silhouette.

#Pffiout ! on dirait qu'elle part pour un bout de temps.#

Sans perdre une minute, il grimpa sur le dos d'Iris Noir et la poussa hors de l'enclos. Lys Blanc suivait docilement, tandis que les deux autres s'ébrouaient, tirant un peu sur la longe comme pour se faire désirer. Repérant rapidement la direction du cours d'eau dans lequel il avait lavé sa chemise, Drago engagea sa petite troupe sur le chemin qu'il distinguait.

*******************

Picossa pila devant une bâtisse aux décorations usées et empreintes de magie. Son amazone fut au sol en un bond et s'avança sans hésitation sous le porche. L'intérieur était aussi sombre qu'enfumé. Des herbes odorantes brûlaient sur un petit brasero, tentant de dissimuler l'odeur âcre de décomposition des prises de chasse déposées en offrandes. La chasseresse sortie la fourrure et la disposa sur la table réservée à cet effet. Son regard scanna la pièce à la recherche d'un quelconque mouvement. Seules le bruissement des ailes des mouches se faisait entendre, mais l'amazone ne se fiat pas à ce silence trompeur. Ses "sœurs" avaient la même éducation qu'elle, une éducation de chasseuse, de guerrière. Aussi se dirigea-t'elle vers le fond de la pièce afin de jeter une poignée de brindilles de cèdre dans le feu. Personne.

Elle se plaça rapidement face à l'entrée, à moitié dissimulée par une sculpture de bois représentant différents animaux chassés dans la région et sortie la vieille coupe qu'elle avait apportée. Ses yeux se posèrent sur l'artefact que l'homme lui avait décrit. L'observant minutieusement, elle inscrivit chaque détail dans sa mémoire puis se saisit de sa baguette. Quelques sorts et mouvements plus tard, une réplique quasi exacte brillait dans sa main. Elle saisit une poignée de terre et de feuilles et en frotta l'imitation afin de lui conférer une apparence plus vieillie et plus poussiéreuse. Une peau de lézard des marais dans une main et le morceau de gros cuir dans l'autre, elle esquissa une geste lent et précautionneux vers l'artefact de magie noire. Elle bloqua inconsciemment sa respiration quand le cuir entra en contact avec le métal glacé. Si piège il y avait, il devrait se déclencher … maintenant ! Les poumons en feu, le regard fixe, elle souleva la coupe de son support. Nul sort ne fusa. Délicatement, observant le moindre mouvement suspect des murs alentour du coin des yeux, elle enveloppa l'objet tant désiré dans le cuir grossier puis dans la peau de lézard. Dans un excès de prudence elle l'entoura d'un vieux chiffon, puis s'autorisa enfin à aspirer une grande goulée d'air.

Immédiatement ses gestes se firent rapides, empressés. Le ballot de tissu glissa dans la besace et la réplique fut déposée dans son cercle de poussière en quelques secondes. Elle souffla quelques cendres et une pincée de terre au dessus du faux puis se leva et quitta l'atmosphère viciée. Le soleil de l'extérieur lui fit cligner des yeux et lui indiqua le temps qu'il lui restait avant le rendez-vous. Aussi pressé que sa cavalière de quitter ce lieu aux ondes noires, le cheval allongea son trot.

L'amazone poussa la porte de sa maison en interpellant son deuxième habitant. "Homme ! j'ai à te parler !" Le panneau de bois claqua derrière elle, alors qu'elle avait déjà atteint les marches de pierre. Elle se saisit de deux sacs de selle et d'une besace qu'elle cala sous son bras. De sa main libre elle passa un carquois étonnamment rempli et deux arcs autour de son buste. L'arc de chasse léger et l'arc de voyage, plus lourd, plus puissant, furent complétés d'une paire de poignards. Dans un dernier coup d'œil elle attrapa deux couvertures légères, puis grimpa les escaliers deux à deux. Elle ouvrit la porte, jeta un regard dans la rue et fut reconnaissante d'avoir une maison excentrée, sans aucun vis à vis. Jamais elle n'avait fixé ses bagages aussi rapidement à la selle de son cheval, mais elle se promit de vérifier les attaches dès qu'elle serait hors de vue. Sans un regard au nombre restant de chevaux dans le choral, elle s'élança sur un chemin bordé de frênes.

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Les quatre chevaux commençaient à s'impatienter, piaffant et soulevant des projections d'eau. Toujours en selle, Drago observait la longueur de l'ombre d'un roseau, essayant d'estimer le plus précisément possible depuis combien de temps il attendait. Muselant sa propre impatience, il occupait les chevaux en les faisant marcher en rond dans le cours d'eau. Il ne fallait pas que leurs muscles se refroidissent, une longue marche les attendait et le jeune homme voulait éviter de laisser des traces de son passage sur la berge. Quelques minutes plus tard, Drago scruta de nouveau le chemin menant à son emplacement. Le bruit des éclaboussures, la mélopée lancinante de la petite cascade lui dissimulait les sons provenant du village. Le risque de rencontrer quelqu'un du village n'était pas très grand à cette heure-ci, mais il ne disposait d'aucune couverture si une flèche était pointée dans sa direction. Son esprit flotta vers la tâche que devait accomplir Amaïa. Il avait confiance en ses capacités d'amazone, il l'avait vu à l'œuvre et en avait fait l'expérience, -merci bien !-, mais la magie noire était son rayon et il ne pouvait s'empêcher de redouter qu'un mécanisme de protection soit en place. Il connaissait la paranoïa du Lord et les effets dévastateurs des sorts qu'il affectionnait.

Brusquement le serpentard douta. Il aurait du y aller lui-même. Amaïa n'avait pas les connaissances nécessaires. Il le savait pourtant, mais il s'était reposé sur elle. Cette partie là du plan aurait du lui revenir. Le fait que les hommes soient interdits dans la pièce aux offrandes était un obstacle mineur comparé à la complexité de certains pièges. #Il est trop tard pour aller l'.., pour m'assurer qu'elle a la coupe !# "Merde !" jura-t'il à haute voix. Plongé dans ses pensées il eut juste le temps de dégainer sa baguette qu'un cinquième cheval posait son sabot dans l'eau.


Tiens je ne m'en étais pas rendue compte mais c'est presque une fin à suspens !!

Je me tâte. Est ce que je vous mets un chap 11 court et le suite très rapidement ou j'intègre le chap 11 au chap 12 ?

bon en même temps je me doute de votre avis, ;p

j'espère que vous prendrez 10 secondes pour laisser une review...