-4e ère, année 203-

-18 Primétoile (janvier)-

Nous nous rendons tous ensemble au temple de Havreciel. Tuons des brigands. Résolvons des énigmes. Versons le sang des dragons. Oui, parce que la porte ne s'ouvre qu'avec du sang de dragon... ce sont des Lames, il ne faut pas l'oublier. Fara s'est donc laisser entailler. A l'intérieur se trouve le Mur d'Alduin, qui relate la fierté de l'ordre : la chute de mon père. Le vieil homme le déchiffre et je reste en retrait. Trop triste. Trop en colère. Esbern explique que c'est grâce à un Cri que les anciens ont réussi à mettre le dragon à terre et à l'envoyer dans les flots du temps. Il nous envoie donc voir les Grises-bardes pour apprendre ce cri.

Arngeir refuse de nous parler, prétextant que les Lames veulent corrompre le Thu'um [l'art de la Voix] et le dovahkiin. Alors je prends la parole et une fois n'est pas coutume, je débride ma voix (ce qui fait tremblé la montagne).

- Geh, nuz nust funt. [oui, mais ils échouront] Ast dov kriid fent funt... [les tueurs dragonique doivent échouer] Fent dir. [doivent mourir] Mu fent saq Paarthurnax. [nous devons voir, Paarthurnax est le nom de leur vrai chef] Nu. [maintenant]

Les moines ne savent plus quoi dire ni quoi faire, mais nous avons le droit à un oui et on nous conduit au chemin qui monte au sommet du monde. La route est bloqué pas une tempête magique, mais avec un simple Cri, nous passons. Mon oncle est surpris lui aussi d'avoir des visiteurs, encore plus quand il me reconnait... et les filles sont surprises de voir un dragon. Le roi de la montagne se pose devant nous et s'incline devant moi.

- Kulaas [princesse] Feyndiinsos.

- Drog [seigneur] Paarthurnax, dis-je restant droite comme un I.

- Que me vaut l'honneur?

- Nous devons apprendre le cri qu'on utilisé les hommes pour vaincre Alduin, dit Fara.

Le dragon hésite, me regarde... regarde l'elfe... puis la vampiresse et la nordique et fini par nous expliquer qu'il ne le connait pas. Mais qu'en utilisant le même parchemin des ancien qu'eux pour envoyer le roi dans le temps et au même endroit (exactement là où on se trouve), qu'une dovahkiin pourrait voir le passé et apprendre le Cri. En jurant tout bas je sors donc le parchemin des dragons et le donne à Fara. Si mon oncle est surprix, il n'en dit rien et lui explique comment procédé. Pendant que mon amie regarde le passé, j'ai une discussion avec mon oncle en dovahzul... Quand Fara «reviens», Paarthurnax nous explique qu'Alduin est en Sovngard (éternel repos des nordiques tombés au combat) et qu'il dévore les âmes des morts pour devenir plus puissant. J'avoue m'être un peu (beaucoup) énervée... contre mon oncle, contre les hommes et surtout contre moi-même. Le problème aurai pu être réglé depuis des mois et durant tout ce temps papa a torturer de valeureux esprits et gagner en puissance. Consciente que je ne pourrais pas endiguer ma magie, je suis retournée dans mon désert (seule) et je l'ai laissé explosée. Les cris de rage se sont mués en sanglot pendant que le sable tournoyait autour de moi soulevé par ma magie à l'état brut. J'ai su plus tard que la vague magique avait été ressentie dans tout l'oblivion.

Le reste de l'équipe m'avait attendu à Fort Ivar et quand je sui revenue, j'avais un plan. Sovngard étant un plan particulier, je ne peux pas simplement nous téléporter. Non, il nous faut une porte pour faire entrer des vivants et j'ignore où elle est. Mais je sais qui sait, un oncle que père ne peux pas avoir corrompu. Odahviing. Je sais aussi qu'il ne se laissera pas approcher, sauf si nous l'Appelons. Oui, un nom dov est directement lier à l'âme et est une arme, parce que si quelque le cri en y mettant toute sont âme, le dragon est forcé de répondre... C'est pour cela que je ne donne pas le miens, ceux qui le connaissent (les non-dragons) se compte presque sur les doigts de la main : maman, papa, Mara, Talos, Méridia et Hircine.

Je sais aussi, qu'il faudra le piéger pour qu'il n'attaque pas. Pour cela Blancherive est parfaite, après tout le château a été construit pour cela et il a déjà fait ses preuves. Seul bémol, la guerre... Blancherive et presque toute la région a beau être au Sombrage, des poches de résistance pourrait attaquer et même une poignée d'homme suffirait à prendre la ville si tout les gardes s'occupent d'un prisonnier dragonique. Une petite réunion s'impose et pour cela il faut un endroit neutre. Le Haut Hrothgar. Arngeir a accepté à contre cœur et les filles sont parties invité les opposant. Ulfric et Tullius ont accepté facilement et ils sont venu avec du monde. Ulfric a fait simple, il n'est venu qu'avec sont général (Galmar) et le Jarl actuel de Blancherive. Tullius, lui est venu avec Rikke (sa seconde), Elisif (Jarl de Solitude et veuve du haut-roi), Elenwen et tout le Jarl que nous avons détrôné. Il a apparemment aussi averti les Lames, donc Esbern et Delphine sont là. Ainsi que l'Archimage de l'académie, la Maitre de la guilde des voleur, le Hérault des compagnons, l'envoyée de Soana, la chef de la confrérie noire (avec l'oreille noire) et Arngeir. Bien sûr, il y a des tensions. Beaucoup.

Tullius veut que les Sombrage abandonnent leur lutte.

Elenwen veut que le culte de Talos soit éradiqué pour de bon.

Ulfric veut que Bordeciel soit libre et que l'empire se retire. Il est appuyé par les maitres de guilde présente.

Esbern veut que le maitre des Grise-barde soit exécuté. Ce qui n'a aucun rapport et est vite ignoré.

Elisif veut que tout rentre dans l'ordre.

Les anciens Jarl veulent récupérer leurs places.

Le Jarl actuel de Blancherive veut la garantie que personne n'attaquera sa ville pendant que le dragon sera là.

Arngeir veut que tout le monde se calme.

Comme personne n'écoute et que le ton monte en même temps que ma patience descend... je me lève et avec un cri (Ofolst [calme]) fais taire tout le monde.

- J'ai organisé ce cirque pour vous laisser une chance, mais je vois que c'est une perte de temps. Votre empire est perdu, même son fondateur veut le voir disparaitre et être remplacé. Le Thalmor est corrompu, fou, votre organisation s'est perdue en chemin et à oublier sa raison première. Ce sont les Lames qui devrait être exécutées, vous avez assassiné un peuple... femme, enfants, vieillard et malade sans distinction et vous voulez continuer... Et vous, ceux qui allaient à l'encontre de la volonté des dieux, tant que vous n'aurez pas retrouvé la raison vos titres irons à des gens plus sensés. Finalement cette réunion ne sert à rien, il y a d'autres moyens pour m'assurer que l'empire n'interfère plus.

C'est comme ça que l'équipe de choc c'est retrouvée à Cyrodiil... dans la cité impériale... dans les appartements de l'empereur. Pendant que les Sombrage, les mages, les voleurs, les compagnons et les assassins prenaient Solitude. Nous nous sommes présentées devant l'empereur qui nous attendait. Il ne fit rien pour nous arrêter, accueillant la mort. Conscient d'avoir fait des erreurs impardonnables durant son règne.

Et nous voici maintenant, chez Lydia. La veille de notre entrée en Sovngard. La dernière nuit avant la fin. Avant la mort d'Alduin. Je choisi de tout leurs raconté, tout. Je fini mon récit, elles sont silencieuses. Sérana pose une main réconfortante sur mon épaule, elle me comprend, elle est passée par là. Un voile de silence et de tristesse plane sur la pièce. Mais cela ne change rien, il doit mourir, nous le savons toutes.

Au petit matin nous nous réunissons au Fort Dragon (le château de Blancherive) et Fara appel mon oncle... qui se fait prendre au piège comme un bleu. Il fulmine et insulte les mortels présents, allant jusqu'à presque rôtir le mage de la cour. Je descends donc des balcons surplombant le piège et mon oncle me reconnait.

- Kulaas? Si tu voulais me parler, pourquoi avoir fait tout ce cirque?

- M'aurais-tu répondu?

- ...

- Je savais que le défi lancé par un dovahkiin te ferait sortir plus vite que la demande que j'aurais faite, nom dov ou pas.

- Que veux-tu?

- L'entrée de Sovngard.

- Tu n'en as pas besoin.

- Cette fois oui, dit-nous où elle est... je sait que tu l'as déjà gardé par le passé.

- Je pourrais vous y conduire...

- Contre quoi?

- Rien. Tu vas aller le tuer, alors le monde sera sauvé et ce qui reste de notre race restera en vie... c'est suffisant.

- Détachez-le.

Nous sommes embarquées toutes les quatre sur son dos et une fois assez loin Sérana et moi avons sauté dans le vide. La vampiresse à adopté (pour la première fois devant nous) sa forme de seigneur vampire, qui possède des ailes et je me suis transformée en dragon. Le voyage à été rapide. Une fois sur les lieux, nous avons progressées en toute discrétion, évitant les morts-vivants surpuissants et les dragons fous. Pour finir par tuer une liche et sauter dans le fameux portail.

Je me suis rendue souvent en Sovngard et la vision qu'offre le plan aujourd'hui est désolante. De la brume partout empêchant les âmes de trouver leur chemin. Nous avançons groupées pour ne pas nous perdre de vu et je fais le trajet de mémoire, jusqu'à nous retrouvées au pont d'os et son passeur. Le plan est de rejoindre les héros d'antan et de demander à ceux qui ont déjà vaincu mon père de nous aider. Tsun (le passeur) nous bloque et exige que nous passion le test, mais j'interviens.

- Tsun, c'est moi laisse-nous passer.

- C'est la règle...

- Pour les morts... Nous n'allons que parler aux héros et demander de l'aide. Laisse-nous passer.

- Mais...

- Voici la dovahkiin, l'archimage et le hérault, je me porte garante d'elles.

- Mais...

- Veux-tu que je réfère à mon grand-père?

- Non.

- Alors?

- Faites attention à ne pas glisser.

- Merci.

A l'intérieur, tous ceux que j'ai connus sont venu nous voir, y compris les «assassins» de papa. Parlant fort et clair j'ai demandé de l'aide contre le dragon roi et une vingtaine ont répondu présent. Nous sommes sortis. Alduin a attaqué. Nous nous sommes défendu. Les brumes se sont dissipées. Je suis assise sur le sol, la tête gigantesque de mon père sur les genoux et il s'excuse. Je pleurs. Fara met une main sur mon épaule pour me soutenir. Une fois son dernier soupire pousser, je renvoie le corps dans mon plan d'Oblivion. Mère et moi lui donnerons une sépulture. Il y a des voix autour de moi, des cris de joie. Tsun s'approche et demande si nous sommes prêtes à partir. Fara lui répond par l'affirmative, vaut mieux ne pas s'attarder et nous nous retrouvons au Haut Hrothgar. Des dragons sont là, je suis l'héritière d'Alduin, la princesse et je suis sensé devenir leur reine. Mais je m'y refuse. Je n'y arriverai pas. Je ne m'en sens pas le droit. Je nomme un régent, Odahviing, qui je sais n'essayera pas de gouverner les mortels. Un jour si me m'en sens capable je prendrais mon trône, mais pour l'instant mon âme est en lambeau et je ne rêve que du silence de mon désert.

Pourtant, je ne peux encore pas rentrer. Avant j'établis un nouvel ordre. Un conseil des rois. Chaque province aillant déjà son dirigeant c'est rapide. J'ajoute des terres à Tamriel, une nouvelle province, une grande ile au large. Elle était inhabitée parce que trop loin et dangereuse. Maintenant c'est la terre des dragons, Runa [temple]. D'ailleurs grand-père leur a redonner le droit à une forme humaine. Et puisqu'ils ont un roi et une terre, ils font parti du conseil. Autre changement, nous avons fait restauré Griffenoire (et d'autres villes dwemer) et y avons mit tout les falmers... pour commencé leur réhabilitation.

Ulfric est devenu haut-roi de Bordeciel et il c'est marier avec une dunmer, chose assez surprenante puisque Vendeaume les discriminait. Fara et Sorex ont eu trois enfants (un garçon et deux filles) et on reprit la taverne familliale. Elle a nommé un remplaçant comme maitre de guilde (Brynjolf) et a accrocher ses crochets. Ils vont visiter la famille de mon amie au Val-boisé une fois l'an. Lydia s'est mariée avec Torvar et ils ont eu deux petits nordiques (deux garçons), ils vivent toujours à Blancherive, dans la même maison et font tous parti des compagnons. Sérana fait restaurer et agrandir l'académie (et la ville), elle accueille les orphelins de partout pour leur apprendre la magie et leur offrir une meilleur vie.

J'ai appris, à mes dépends, qu'incapable de faire des liens entre mes différentes fonction, les mortels avaient tout divisé. Soana, bien sûr, la déesse des dwemers et bla bla bla. Mais aussi Nihal le Prince daedra des vengeances et Adhara la déesse de la famille et de l'héritage, qui à été intronisée au panthéon des Divins quelque années plus tard... mais de rare élus sur Tamriel savent, que sous tous ces noms, ce cache une seule femme.

Une fois mon devoir accomplis, je suis retourné chez moi. Tous les immortels se sont réunis pour la mise en arbre de mon père. Un magnifique arbre-tombe aux fleurs noires et poussant a travers le crane de papa. Le reste de sont corps m'a servi à faire quatre armures avec leur armes assorties. Les quatre armures de l'aube (le nom n'est pas de moi). Sous les insistances de Fara (sous prétexte que cela me ferai moins de travail), deux d'entre elles, Ved [noir] et Sot [blanc], sont faites pour devenir mes artéfacts (je n'avais jamais eu l'intentions d'en avoir). Alors je les ai forgées moi-même, mais je ne les ai pas données... j'en suis incapable. Trop meurtrie. Si les mortels les veulent, qu'ils viennent les chercher.

Sot est une armure lourde dans un métal blanc (un alliage de mon invention : os de dragon-dieu et vif-argent) avec des décorations en or, elle vient avec un marteau fait avec les même métaux et une sous-combinaison grise qui colle comme une seconde peau.

Ved, elle est faite de cuir noir (la peau de papa une fois les écailles enlevée, il n'en avait pas beaucoup d'utilisable, mais j'ai pu en faire quelque chose), tout en sangles brunes foncées et en fourrure beige. Elle est assortie à un carquois et un arc, qui lui est en bois tout simple. Mais je l'ai fait à partir d'une branche de l'arbre-tombe de mon père. Il est donc très souple et puissant... et incassable.

Pour les autres armures, qui sont plus des uniformes de travail. Nahkriin [vengeance], pour Nihal, que j'ai fait avec les écailles de papa. C'est une armure minimaliste, elle ne couvre pas beaucoup, mais c'est voulu. Quand je me bats, mon adversaire est porter à attaquer les zones découvertes, mais c'est un piège et en général cela lui coute la vie. Puis il y a Kogaan [bénédiction], pour Adhara, elle m'a donné du fil a retordre. J'ai du la refaire plusieurs fois. Chaque version avait un problème : trop agressive. Mais, j'ai fini par faire une robe avec quelque morceau d'armure aux poignets et à la poitrine (encore en écailles de dragon-dieu). J'hésite encore a en faire une pour Soana...

Quand tout fut fini et tous rentrer chez eux, je me suis muré dans le silence. Envoyant mes serviteurs faire mon travail sur Nirn, changeant la couleur de leurs robes pour que les mortels les différenties : rouge brique pour ceux qui ne sortent jamais du désert, pourpre pour ceux au service de Nihal, cobalt pour ceux d'Adhara, blanc ou noir pour les «gradés» et vert pour les invocables. A leur création, ils sont lâché dans le désert et doivent faire un long périple jusqu'au sommet de la montagne pour recevoir leur couleur (une idée d'un des leur). Les responsables du périple sont en blanc et ceux du château en noir.

Il y a aussi eu cette visite un peu étrange de deux jeune femmes, une khajiit et une brétone, elles étaient venues pour trouver des réponses. L'une vénérait Adhara et l'autre Nihal et elles étaient curieuses de savoir pourquoi les deux immortelles étaient si semblables. Elles ont eu leur réponse et sont reparties avec mes artéfacts en prime. Véhiculant mes valeurs et transmettant mes créations à des apprenties lorsqu'elles étaient trop vieilles. Peu importe la race, tant que c'était une femme.

C'est ainsi qui j'ai passé près de milles ans, dans le silence et la solitude (si on ne compte pas mes serviteurs), refermant mes plaies et recollant les morceaux de mon âme. Jusqu'à ce qu'un géant déchire le voile et s'écrase sur mon sable...