Bonjour! Voici un nouveau chapitre! Comment ça déjà? XD Sur ce chapitre, pas vraiment d'alertes ou de mise en garde. Mais il y a tout de même quelques allusions et de nouveaux persos! Je vous laisse découvrir.
A partir de cette ligne, ceci n'est plus qu'une banal traduction.
Property
Chapitre 5
Part 1
Centre commercial
~XxX~
"…la police n'a pas encore été capable d'interpeller les suspects, qui sont probablement en train de gagner la frontière à l'heure actuelle. D'après les témoins... L'invité d'aujourd'hui est un écrivain bien connu... une pincé de camomille. Ensuite, secouer le mélange avant de... le mamba noir, le serpent le plus rapide du monde et l'un des plus redoutés d'Afrique... et maintenant la météo..."
"Ras le bol de cette ***de. Il n'y a vraiment rien d'autre à regarder, 'tin? Il y a plus de 1000 chaînes et elle diffusent toutes des trucs NULS!"
Allen buvait son thé par petites gorgées, tout en écoutant Kanda maudire l'industrie télévisuelle, leur souhaitant de finir au tréfonds des enfers. A vrai dire, il s'en fichait, quoique... les jurons constants et la mauvaise humeur du Japonais commençaient a devenir légèrement ennuyeux. Sincérement, quel genre de parent n'apprend pas à son enfant à bien se tenir? Peut être que Kanda était le plus jeune fils d'un chef de gang yakuza ou quelque chose du genre.
D'un autre côté, on lui avait dit que les chef de gang élevaient leurs enfants de manière plutôt stricte.
Oh et puis peu importe. Ce n'était pas son problème après tout.
Fourrant la dernière part de son sandwich dans sa bouche, Allen finit son petit déjeuner et se leva. Il avait encore un peu faim malgré l'imposante déjeuner qu'il venait de prendre, mais il savait qu'il ne serait pas prudemment d'en demander plus. Cela avait déjà agacé Kanda lorsqu'il lui avait demandé le déjeuner et irrité davantage cet homme était aussi stupide que de jouer avec le feu. Il serait celui qui prendrait les coups, peu importe la façon dont cela finirait.
Alors qu'il se dirigeait vers l'évier, Allen fit de son mieux pour supprimer un bâillement, et déposa le plus silencieusement possible la vaisselle dans l'eau. Kanda était très sensible au vacarme, de même qu'aux questions, à la procrastination (1) et à un certain nombre d'autres choses, et plus spécialement lorsque ça arrivait dans son appartement.
Il suspectait le fait que l'homme avait des problèmes plus ou moins sérieux avec la gestion de sa colère.
Ainsi qu'un paquet d'habitudes bizarres, comme le fait qu'il ne voulait pas le lave-vaisselle. Pourquoi donc? Ca ne serait pourtant pas superflu avec toute la vaisselle qu'il y avait!
Quelle différence y avait-il entre une assiette de petit-déjeuner et une de déjeuner? Ou encore, pourquoi devaient-ils laver les tasses de thés à la main?
S'il y avait bien une chose qu'Allen avait appris, c'est que Kanda était une énigme impossible à résoudre. On ne pouvait jamais savoir à quoi il pensait.
"…de la compagnie international NOAH, qui vient d'arriver à New York hier soir. Selon les sources officielles, la visite n'a rien à voir avec les transactions de la compagnie et est seulement dû à des affaires privés. Cependant..."
Les mains d'Allen se figèrent.
"… Personne ne sait ce que sont ces affaires privés. Le dirigeant de la branche Asiatique, Tyki Mikk, refuse de donner plus de détails sur..."
Tout à coup, c'est comme si le monde s'effondrait pour Allen : il n'arrivait plus à respirer et son corps lui semblait incroyablement lourd, comme si l'air c'était transformer en plombs. Lentement, les sons lui semblait se détacher de la réalité pour laisser place à un étrange et assourdissant silence qui l'enveloppait. Il n'entendait plus que les battements de son coeurs qui battait de plus en plus vite et de plus en plus fort à mesure que les secondes passaient. Se vision devint flou, sa tête semblait prête à éclater, mais la seule chose dont il était conscient, c'était ce noeud d'écoeurement qui lui saisissait la gorge.
'Non, non, non… C'est impossible… Impossible… Par pitié, faites que ça soit un cauchemar…'
Il sentit que ses pieds ne le soutenaient plus, de ses bras, il tenta désespérément de se maintenir debout, mais sans succès. Son mal de crâne empira jusqu'à ce qu'il ne ressente rien d'autre, jusqu'à ce que son univers tout entier vibre autour de lui, jusqu'à ce qu'il se mette à ouvrir et ferme la bouche comme un poisson hors de l'eau. Puis, tout d'un coup, tout bascula, retomba avec une rapidité alarmante et il s'affala contre l'égouttoir.
"…crétin de snobinard, tous des enfoir*s égoïste…"
Allen se pencha, tentant de calmer sa respiration à mesure que la douleur dans ses poumons devenait de plus en plus supportable. Il voyait de petits points noirs et ses mains tremblaient, sans parler de l'état du reste de son corps. Il se sentait faible, impuissant : une feuille morte balayé par un fort vent d'hiver. C'était comme s'il venait de courir un marathon.
Allen déglutit et secoua un peu la tête, puis, tremblant, se remit à faire la vaisselle. Il n'avait pourtant aucune raison de réagir ainsi simplement parce qu'il était en ville. Pas la moindre. Kanda était son propriétaire maintenant, et rien d'autre, dans le monde entier, ne devait lui importer. C'était vrai. Pourquoi devait-il se ronger ainsi à cause de quelques souvenirs insignifiants? Ça ne le concernerait plus jamais.
Tyki Mikk pouvait bien se trouver où il voulait, pour tout ce qu'Allen en avait à faire.
Tout à fait.
"Eh! T'as finit la vaisselle?"
Allen sursauta un peu trop violemment et le dernier couteau lui échappa des mains avant de retomber dans l'évier. Le bruit qui en résulta sembla comme dédoublé d'intensité, puisque Kanda avait éteint la télévision, rendant la large pièce calme et silencieuse. Grimaçant, Allen repêcha le couvert.
"Pas encore. Juste une minute."
"Che, flemmard! T'en as cinq pour finir et te préparer à partir", déclara Kanda en commençant à se lever. "On sort, et juste à titre indicatif, est-ce que tu veux être écorché vif?"
En dépit de la surprise que cette question provoquait, Allen commença à s'agiter à ses mots, surtout par rapport aux souvenirs qu'ils ravivaient. Rapidement, il secoua la tête."Non, pas particulièrement non."
"Surprenant, absolument surprenant!", se moqua Kanda, roulant les yeux. "Bon, puisque ton abruti de cerveau ne comprend probablement pas l'évidence du but de ma question, je t'expliques. Ça signifie que tu restes à côté de moi, que tu ne parles à personne, et bien plus, tu n'attires pas l'attention!"
"Compris", répondit le jeune homme aux cheveux blancs tout en s'essuyant les mains avec une serviette.
"Che. Tu fais bien, parce que si tu t'imagines que je ne suis pas capable de le faire, repenses-y a deux fois."
"Je ne doute pas un seul instant que tu en es capable."
"Terrifiant."
~XxX~
"Yo, boss! Je suis arrivé!"
Un jeune rouquin énergique dont un oeil était caché par un bandeau fit irruption dans la petite salle de location de vidéos. Son entrée, tout comme sa façon de se dirigeait directement vers le comptoir, de s'affaler sur la chaise brisée avant d'attraper un vieux magazine qui traînait sur le carton sous le bureau puis de balancer son sac hors de vue. Tout cela ne ressemblait en rien à une relation normal entre un employé et son employeur. Tout en se penchant en arrière, il se mis à fredonner une mélodie anonyme dont l'auteur pouvait bien être Mozart.
La porte de derrière s'ouvrit et se referma silencieusement tandis qu'un homme de grande taille, probablement d'une trentaine d'année, s'avançait dans la pièce en observant le rouquin avec un regard troublé.
"Lavi, tu ne devrais pas être en retard si souvent", soupira l'homme quelque peu ennuyé, "Ça m'ennuierait de devoir te renvoyer."
"Oh, mais Kro-chan, tu ne peux pas me renvoyer!"répliqua rapidement le rouquin répondant au nom de Lavi, un large sourire s'étalant sur son visage."Si tu me vires, avec qui donc pourras-tu bien te socialiser?"
'Kro-chan' laissa échapper un nouveau soupir et secoua la tête : "Ce n'est pas comme si je n'aimait pas ta compagnie, Lavi. Mais je ne peux pas me permettre de te payer si tu ne bosses pas."
Il y avait une pointe de désespoir dans sa voix, ce qui fit réagir le rouquin. Il se retourna vers son aîné, peut être un peu nerveux, mais cela était à peine perceptible.
"Tu sais, boss, je suis vraiment désolé pour mes retards, mais j'ai quelques... difficultés à résoudre avec mon grand-père", murmura Lavi, semblant tout à coup embarrassé, se grattant l'arrière de la tête, "Il est vieux et toute cette sorte de choses, donc je dois m'occuper de lui, mais... il n'est plus aussi... hum... sévère qu'auparavant, tu vois?" A ce moment-là, il se mit à rire un peu étrangement, avant de poursuivre : "Donc... Eh bien... je suis désolé, mais... Ouai, je vais essayer d'être à l'heure à partir de maintenant d'accord? Et tu peux réduire mon salaire, si ce n'est que ça"
Krory cligna des yeux "R... Réduire? Mais tu ne vas pas...? Je veux dire..."
"Non, non. Ça ira ne t'inquiètes pas", lui assura le rouquin, se remettant à sourire à pleine dents. "Pépé a pas mal de fric, gagné au loto il y a des années il parait. Tsss, je serais même prêt à parier qu'avare comme il est, il n'y a pas touché."
"O-oh." fut tout ce que le plus âgé trouvé à répondre. "A-haa… Alors, pourquoi est-ce que...?"
Lavi semblait avoir comprit la question puisqu'il leva les yeux au ciel de manière significative. "Il ne me laisse jamais prendre le chemin le plus facile, je t'assures! Mais pas de soucis!" dit-il en s'affalant de nouveau sur la chaise. Celle-ci craqua de manière inquiétant sous son poids "J'ai été premier de la classe à l'école, et je suis encore en vie! Ça vous prépare à tout ce que la vie peut vous envoyer."
"Ah…" dit Krory avant de demander : "J-Je suppose que tu as raison. S'il te plaît, occupes- toi de la boutique pour une ou deux heures. J'aimerais aller rendre visite à Eliade."
"Pas de soucis! Dis lui 'bonjour' de ma part!"
"O-ok."
Lavi attendit que la porte se soit refermer sur l'homme, avant de laisser échapper un soupir de soulagement, tout en s'affalant davantage. C'était passé près. Il ne pouvait vraiment pas se permettre de perdre son boulot maintenant, Lenalee le frapperait si fort qu'il aurait probablement la marque de son pied imprimé dans le flanc à vie. Elle prenait réellement cette mission beaucoup trop au sérieux, même par rapport à son sérieux habituel. Ce n'était pas comme si Lavi se relâchait, après tout, il faisait son boulot mieux que la moyenne de ses collègues, mais parfois, il lui semblait que la vie même de la jeune fille dépendait de la réussite de ses missions.
Cependant... N'avait-elle pas un de ses amis d'enfance qui avait disparu des années auparavant?
Lavi regardait le mur sans le voir, essayant de se souvenir où il avait entendu parler de ça. Il était presque sûr que c'est quelque chose qu'elle avait dit, mais quand? Ça devait être une simple remarque et non pas une conversation, autrement, il s'en serait déjà souvenu. Encore une fois, dans quel genre de situation se serait abstenu de demander plus de détails? Après tout, c'était toujours tellement amusant, comme leurrer les lucioles, mais il n'aimait pas retirer les bonbons de la bouche des enfants.
"Vhm…"
Ah-haa! Trouvé! C'était cette fois où...
"Excusez moi."
… il avait illégalement écouté une interview pour le boulot.
"Comment puis-je vous aider mademoiselle?"
~XxX~
** Est appelé procrastination le fait de toujours repoussé au lendemain des actions qu'on pourrait faire le jour même.
Voilà, fin d'un nouveau demi-chapitre! Pour ceux qui râlent habituellement, en disant que les chapitres sont trop court, cette fois, vous allez être servis, là, il n'y a que la moitié du chapitre original en anglais. Ça veux dire que le second devrait être aussi conséquent.
Autrement, merci à tous ceux qui ont bien voulu répondre au petit sondage sur le chapitre précédent!^^ Je vous l'ai dit, ce n'est pas pour tout de suite, mais j'y travaillerais.
Merci d'avoir pris la peine de lire ce chapitre. N'oubliez pas de signaler toute erreur, quel qu'elle soit, si vous en voyez. Un petit mot ou commentaire est toujours apprécié également!^^
Merci à tous, et au prochain chapitre!
