Hello,

Voici un chapitre que j'ai lu, relu , ré-ecrit, envoyé à ma béta (merci mlca66) et euh modifiée (désolée mlca66, sois pas fâchée...)

Je n'écrirai plus de lettres. jamais. Promis. Enfin on dis ça...

Merci à Tied qui m'a fournit enfin le petit plus, très important qui me manquait dans ce chapitre.

Je vous laisse lire. Vous pouvez profiter des ambiances musicales (cf playlist dans mon profil)

Bonne lecture

Disclaimer : les personnages sont ceux de S MEYER et je prends la responsabilité de l'histoire.


Chapitre 10 Aveux

Samedi 18 mai 22h

POV Edward

Je claquai la porte de ma Volvo, il faisait nuit. La journée avait été fatigante. Je n'avais encore pu lire la lettre que j'espérais.

S'il n'y en avait pas, j'allais mourir… et courir chez elle.

Je regardai la caméra avant de rentrer et souris. Bêtement. Je jetai ma veste en Jean's sur le canapé, regardai la table basse. Il n'y avait rien. La porte de ma chambre était entrouverte. J'avançai et vis, posée sur le lit, l'enveloppe violette. A la place de la bleue.

Je ne pus m'empêcher de sourire.

Quelle putain de bonne journée !

Je la pris, la tournai et retournai entre mes doigts…la sentis, l'approchant brièvement de mon visage pour respirer son parfum .Je savourais le plaisir de l'attente.

Lire ou ne pas lire… tout de suite…Telle était la question.

J'avais chaud et la chaleur du mois de mai n'en était pas la seule cause. Je devais prendre du recul. Je posai délicatement la lettre sur la table de nuit, comme si elle contenait un danger.

Je pris quelques affaires dans mon dressing et entrai dans la salle de bain. Histoire de me rafraîchir un peu et de dénouer mes muscles tendus. Les bagages de Rosalie étaient vraiment lourds Comme l'ambiance avec Jacob Black.

Je repensai à sa tête lorsqu'il m'avait vu arriver.

Flash back – Aéroport JFK

Je repérai aisément Rosalie : la magnifique blonde en slim noir, avec une longue chemise rose savamment ouverte, tapait du pied à côté d'une montagne de valises, et la haute silhouette brune de son mari maintenait à distance d'un regard possessif et dissuasif, les bonnes volontés prêtes à aider la jeune femme en détresse.

La beauté de Rosalie ne m'émouvait pas. Je la connaissais depuis trop longtemps. C'était ma « sœur » presque autant qu'Alice. Adolescents, nous avions tenté, tout naturellement, de nous embrasser une fois… Les autres semblaient si sûrs que nous étions faits l'un pour l'autre. Esmée regardait Rosalie comme ma future fiancée, et Jasper commençait sans s'en rendre compte à lorgner sur ma petite sœur... Il croyait que je ne le voyais pas s'asseoir à côté d'elle pour regarder les films de Disney dès qu'elle avait eu quinze ans.

Nous avions donc échangé notre premier …et dernier baiser ensemble. Je grimaçai. Jacob devait savoir ça. C'était peut-être pour cette raison, entre autres, qu'on ne s'aimait pas, lui et moi. J'étais persuadé qu'il n'était pas celui qu'il fallait à Rosalie.

Je savais qu'elle me guettait avec impatience, derrière ses lunettes noires.

De toute façon, je n'avais plus le choix. Je m'approchai du couple et alors elle me sauta dessus. Littéralement. Ses bras se refermèrent autour de mon cou et je sentis sa joue contre la mienne. Je faillis tomber sous son poids et son enthousiasme. Je serrai machinalement mes bras autour d'elle à mon tour, non sans glisser un regard prudent vers le loup jaloux qui était prêt à bondir sur moi.

Bon sang après Alice, voilà que c'est Rosalie qui m'étouffe !

- Eh bébé, toi aussi tu m'as manqué !

Je vis Jake crisper ses poings, prêt à m'en envoyer un dans la figure si je ne lâchais pas sa femme. Cible atteinte. Je me marrais en voyant la tête indignée de Rose, qui s'écarta vivement de moi en entendant le surnom affectueux.

- Cullen ! Tu te payes ma tête en plus !

- Faut bien... Tu me fais louper LE rendez-vous de ma vie et tu manques de me faire tomber en me sautant dessus…

- Mince, Edward, tu parles par énigmes ! C'est quoi cette histoire de rendez-vous ?

- Plus tard. Tes bagages attendent… Et Jacob aussi.

Je me dégageais de l'étreinte de Rose en écartant ses bras de mon cou et avançai vers Jake en lui tendant la main. Je pouvais faire ça. Il avait survécu (et Rosalie aussi) à un voyage d'un mois seul avec sa femme.

Il n'était peut-être pas aussi mauvais que je l'avais cru. Je ferais un effort pour elle. J'étais heureux de la retrouver, même si j'aurais préféré être ailleurs, avec quelqu'un d'autre… Je soupirai et revins sur Terre lorsque Jacob me serra la main.

Outch ! Lui serrer la main était sensé être un geste amical.. Pas une partie « écrase-la-moi bien fort » Il ne comprend rien, lui !

Je grimaçai et jurai de lui rendre la pareille. Je ne l'aimais pas. Fini les tentatives de rapprochement.

- Bonjour Black. Ma voiture est à 100 mètres.

Je me retournai vers Rose.

- J'ai appelé Alice. Voila le programme imposé et non négociable : on dépose la cargaison à votre appartement et je vous conduis chez elle. Alice et Jasper nous attendent pour le repas et… Alice a ajouté « Pas de contestation possible ».

Sans attendre la réponse, je saisis deux valises (les plus petites) et partis vers ma voiture à longues enjambées. Après trois allers-retours, nous avions casé dans le coffre de celle-ci le fruit d'un mois de shopping européen et je démarrai en direction de leur appartement. Nous discutions surtout de leur voyage. Rosalie voulait éviter de parler de Bella devant son mari, je le sentais, et je la remerciai mentalement. Je n'avais pas très envie d'admettre que je m'étais fait plaquer devant lui et d'admettre l'état de prostration qui avait suivi.

J'étais sûr qu'après avoir obtenu le rapport d'Alice, Rosalie me prendrait à part pour en savoir plus. C'était vraiment une bonne amie, elle s'était inquiétée pour moi comme tous les autres.

Après une longue journée, une longue soirée s'annonçait.

Et encore, je n'avais pas dit à Rose qu'Emmett serait surement présent...

Fin du Flash back

Détendu par ma douche, je regagnai mon lit me glissant sous le drap. Je pris alors l'enveloppe mauve, récompense de ma journée. Je pensai à elle. Où était mon inconnue, à ce moment précis ?

Elizabeth Charlton.

Je prononçai son nom à voix basse. Nous avions tout fait à l'envers. Moi en tout cas. Je l'avais désirée comme un fou avant de l'avoir vue. Et plus encore après. J'avais admis être tombé amoureux, en tout cas c'est ce qu'il me semblait, après avoir lu deux lettres. Maintenant je connaissais son nom.

Je me demandais ce qui m'avait retenu par deux fois aujourd'hui de lui parler.

Pour quelle raison ce matin, lorsque je l'épiais, sortant de chez moi en courant, je n'avais pas alors cherché à la rattraper à lui faire expliquer ce qu'elle voulait de moi ?

Pour quelle raison sa beauté m'avait alors coupé le souffle et les jambes. ?

J'étais descendu en hâte de ma moto, garée 100 mètres plus loin, et j'avais couru vers chez moi, me cachant derrière un arbre du jardin.

Comme prévu, une jeune femme était sortie de chez moi. Mais elle semblait bouleversée.

Cette femme, fine et fragile, sortait de chez moi, enfin mais je n'avais pu m'approcher. Comme si lui parler aurait pu mettre fin à notre merveilleuse histoire. Comme si l'affronter aurait été admettre que j'avais rêvé, et créé cette femme idéale de toutes pièces. Sans espoir de retrouver ce sentiment de paix et ce désir puissant que j'avais d'elle. Ma crainte n'avait duré qu'une seconde mais elle avait été suffisante pour qu'elle ait le temps de s'enfuir comme si elle avait le diable à ses trousses...

Je ne pus m'empêcher de me maudire de ce moment d'hésitation. Elle était déjà partie. Je n'avais plus qu'à espérer que mon plan de secours fonctionne. Je devais la retrouver et lui parler. Quelles qu'en soient les conséquences.

Je revins à la réalité et j'ouvris alors cette troisième lettre, le cœur battant.

Ambiance : Clair de lune Debussy

Mon cher Edward,

Je ne peux continuer ainsi. Je t'écris, assise sur la plage. Je regarde la mer et je pense à toi. Je viens juste de te quitter. Tu étais sur ta terrasse. Je te regardais de loin. Comme toujours. Je t'ai vu rire avec ton frère. Le serrer dans tes bras. Je n'ai pu empêcher mes larmes de couler sur mes joues. Des larmes de joie. Enfin. Comme quand j'ai aperçu ta sœur entrer chez toi quelques jours avant. Tu n'es plus seul. Ta famille a repris sa place. Je n'ose espérer que mes mots ont eu une petite influence sur tes réactions. Mais je suis heureuse de te voir revivre. Et me pose la question de la folie de ces lettres, de la folie de mon comportement.

Comme je te l'ai dit plus haut, je te regardais de loin. Je me dégoûte parfois. Je ne vaux pas mieux qu'un pervers voyeur. Je ne suis rien d'autre.

Il y a un mois, je t'ai vu, très très mal et je n'ai pas supporté de rester sans rien faire Et je t'ai écris cette première lettre, c'était juste...évident de faire ça. Je devais faire ça faire quelque chose.

Profitant d'une faille de la vidéo surveillance, je me suis glissée chez toi. Glissée dans ton intimité. Plusieurs fois.

Dans ta chambre propre et bien organisée, j'ai regardé les livres empilés à côté de ton lit, leur reliure me tournant le dos, et les CD posés près de ta chaine- le disque du dessus n'était qu'un boîtier vide. J'ai effleuré les piles de papier et ton portable sur ton bureau. Je désirais ardemment lire les titres de ces livres et de ces disques, mais je m'étais promis de rester à bonne distance, alors à la place, je me suis installée dans le fauteuil, dans un coin de la pièce, faisant provision de souvenirs. Puis ce vendredi-là, tu es arrivé… je me suis cachée en attendant ton sommeil. Je ne pouvais quitter la maison avant le matin.

Plus tard, je suis sortie de mon refuge lentement, et je t'ai regardé dormir. Tes cheveux cuivrés étaient humides autour de ton visage pâle, tu étais agité, en sueur, tes lèvres pleines légèrement entrouvertes me coupaient le souffle...

En dormant, tu parlas, tu crias plutôt…et je ne pus m'empêcher de m'approcher de toi. Mon cœur était tellement serré par ta douleur. J'aurais pu tuer cette Bella si elle avait été là. Puis ton cauchemar se termina sous mes gestes, mes caresses, peut être. J'admirai ton visage tout en essayant de penser à un moyen de te rendre l'avenir supportable et je t'ai écrit une première lettre. Puis une seconde qui me fait encore rougir. Tout a commencé ainsi. Pour toi, il y a deux semaines.

Pour moi cela fait plus longtemps. C'est ce qui me perturbe le plus. C'est pour cela que je ne peux plus continuer. Pas ainsi. Depuis un an, onze mois et 12 jours, je suis obsédée par ton image et le besoin de te voir. Te voir heureux.

Vu mon métier, je préfère en sourire ici : mon objectif est ta protection. Mon devoir professionnel et mes désirs personnels sont assez proches.

Je ne veux plus, ne peux plus être anonyme.

Cela sera je pense ma dernière lettre

Et je ne peux te quitter, sans te l'avouer : ces deux dernières années, près de toi, à apprendre à te connaitre, à te regarder vivre, ont été les plus belles de ma vie et, comme tu l'as sûrement compris, mes sentiments pour toi ont changé, grandi, évolué.

Je suis totalement et irrévocablement amoureuse de toi. De ta personnalité. De ton intelligence (tu ne tarderas pas à me deviner, je le sais, si je t'intéresse un peu). De ta sensibilité.

J'aime te regarder marcher.

J'aime ton sourire qui recourbe tes lèvres et fait accélérer mon cœur de façon irraisonnable.

J'aime tes yeux si verts et profonds lorsque tu souris à ta sœur ou à tes amis.

J'aime ton air décidé lorsque tu reçois tes clients ou partenaires.

J'aime t'écouter jouer au piano et chanter. Ta voix fait frissonner tout mon corps et m'emplit la tête d'images douces et fortes qui embellissent mes nuits.

Je t'aime

Je serais là pour toi. Pour toujours.

POV Liza

Ambiance : Muse can't take my eyes

J'entrai dans le bureau d'Edward Cullen derrière mon patron, d'un pas décidé. J'étais capable de lui parler. Je l'avais déjà fait, une fois, il y a deux ans. Mais depuis les choses avait pas mal changé.

Je le vis s'avancer et tendre la main à Aro. Son costume gris, trois pièces, avec une cravate assortie, lui allait admirablement bien. Il était comme toujours magnifique, que ce soit en costume classique comme maintenant ou en jean et veste cuir comme ce mon ventre se crispa face à lui.

Je détectai dans son attitude que quelque chose ne lui allait pas. Il n'attendait que ma présence a priori. Aro s'était imposé car il craignait le client exigeant que pouvait être Edward et avait peur de perdre ce client. J'aurais pu le rassurer et lui expliquer que le problème était d'un autre ordre mais la présence de Aro Volturi m'arrangeait plutôt.

J'observai, comme d'habitude Edward, il se raidit brutalement et tourna rapidement la tête vers moi. Il ne dit rien. Son regard croisa le mien et j'eus l'impression d'être dévoilée. Il ne me dit rien, se contenta de me brûler de son regard profond. Je ne savais ce que je voulais. J'appréhendai qu'il me parle, me reconnaisse et en même temps je le mettais au défi de le faire, de me dire... « c'est toi ». Je tremblais d'envie et de crainte. Mon cœur battait comme un fou dans ma poitrine. J'aurais voulu garder mon calme mais je sentais mes joues s'empourprer, sous ses yeux qui glissaient sur mon corps, me déshabillant lentement. Avant de croiser à nouveau mon regard. Nos yeux ne se quittèrent plus. Il semblait aussi perturbé que moi par cette rencontre.

-Edward ?

La voix de Victoria nous rappela au temps présent. Il s'avança vers moi, sa main effleura mon coude. Je reculai en sentant une curieuse décharge électrique au contact de nos deux peaux. Je lui souris, prête à...

Son téléphone sonna, rompant le charme de cet instant. Grimaçant, il répondit immédiatement, non sans nous avoir dit en souriant doucement,:

- Excusez-moi. Je dois répondre. Asseyez-vous.

Il nous tourna le dos et s'installa près de la fenêtre

- Rose ? Toujours en Italie ? Tu rentres bientôt ?

Rose… la superbe avocate. Elle était avec son mari. J'avais été folle de joie en apprenant son mariage, à celle-ci... Elle était si proche d'Edward. Si complice avec lui. Mon cœur se serrait à chaque fois que je les apercevais ensemble. Il était toujours heureux, avec elle.

Il l'écoutait, attentif, en me jetant un coup d'œil.

Je l'entendis alors répondre

- Rose ! Que se passe-t-il ? C'est Jake ? Il t'a fait quelque chose ? Dis-moi ! Je….

Il était inquiet pour Rose et en colère…

Je ne pus en supporter plus. Etre près de lui. Sentir encore sur mon coude, la douceur de son toucher... L'entendre parler à une autre femme. Je n'étais pas prête. Pas prête à être déçue. Pas prête à assumer la fin de mon rêve, la fin de ce « jeu » stupide que j'avais entamé avec lui il y a deux semaines. Je me levai rapidement et silencieusement, sans même saluer Aro, Je sortis de la pièce. La secrétaire rousse me regarda faire, surprise…mais ne chercha pas à me retenir. Je sentais sur mon cœur son enveloppe me brûler la peau. Il fallait que je rentre chez moi. Il fallait que je me calme... je voulais la lire...vite. Je fus chez moi en cinq minutes et me refugiai sur ma terrasse, face à la plage, pour sortir la lettre toujours placée sur mon cœur.

Ambiance : Calogero. C'est d'ici que je vous écris

Ma douce inconnue

Je ne sais pas encore ce que je dois vous écrire, ce que je veux vous écrire. Depuis une heure ou plus, je suis assis devant une feuille blanche ou bleue plutôt. Je vais vous l'avouer je sais comment vous trouver.

Je sais que je le peux.

Je ne sais pas par contre vraiment ce que je veux.

Si.

Je veux vous faire part de ma colère… de ma frustration… Depuis quinze jours, je vous cherche partout, je vous vois partout autour de moi avant d'être déçu par mon erreur... Je suis sûr de vous avoir croisée, vous et votre parfum, au moins une fois, dans un café, un soir.

Vous êtes responsable de mes meilleures nuits et de mes pires réveils…

Je vous déteste de m'avoir, par vos mots, mis dans un tel état d'attente, d'envie, de désir, le corps en feu, sans venir ensuite m'apaiser.

Je vous déteste de vous cacher, de me laisser... Seul. Sans vous.

Mais ai-je le droit de vous parler ainsi ?

A vous, qui m'avez permis de redevenir moi.

A vous qui avez su me tendre la main quand j'en avais besoin.

A vous qui avez compris la première ce qui était important pour moi.

A vous qui m'avez re-ouvert la porte de ma famille…

Ce qui m'arrive est extraordinaire. Tomber amoureux. De l'auteur de deux lettres…

Je suis plutôt sérieux et raisonnable. Je pense que vous le savez déjà mais vous avez fait ressurgir de moi une partie totalement irrationnelle, dont j'ai un peu peur.

Vos mots, votre courage et votre tendresse ont achevé de me rendre fou de vous, de votre image, de l'image que je me fais de vous. J'ai parlé de vous à ma famille. Déjà. Sans vous connaître.

Si vous lisez cette lettre, si je vous la laisse à lire, c'est que j'aurai fait mon choix et que vous ne l'aurez plus ou presque.

Le choix de vous trouver et de vivre avec celle qui m'a donné tant d'espoir, une aventure hors du commun. Demain matin, je vous verrai et n'aurai de cesse de vous parler. De vous comprendre.

Je vais poser ce stylo et arrêter de vous écrire des bêtises…Non je veux avant…

Je peux te tutoyer ? J'ai fait tellement de choses avec toi…

Je veux savoir où tu es, ce que tu fais, là, maintenant.

Je veux encore plus te tenir dans mes bras, comme dans mes rêves.

Je vais te confier un de ces rêves que tu m'as inspiré et qui revient nous après nuit remplaçant tous mes cauchemars.

Je te porte pour te sortir de ma douche et te poser doucement sur mon lit. Non, ne bouge pas, cette fois c'est moi qui décide. Je suis face à toi et regarde ton visage, tes yeux. Je sais qui tu es. Enfin.

Enfin, je laisse mes doigts effleurer ta peau. Je respire ton odeur et dessine sur ton corps toutes les images de toi que j'imagine la nuit. Je trace avec mes lèvres, sur ta poitrine nue, les lettres de ton prénom et du mien, emmêlés à jamais.

Et, enfin, allongé sur toi, mon corps nu sur le tien, je te fais connaître le plaisir que tu m'as déjà donné mille fois. Tu cries mon nom, pour mon plaisir à moi…

Bientôt…Je te le promets.

Du temps. Il nous faudra du temps pour construire notre histoire, notre amour mais je lutterai, à mon tour, pour que nous commencions à deux une nouvelle vie.

Bientôt, je serai là et tu devras me donner une chance. Je ne laisserai pas le choix.

J'ai besoin de toi,

Edward

La tête me tournait. Je craquai pour la première fois depuis presque deux ans. Je laissai enfin mes larmes couler sur mes joues et tomber sur la feuille tremblante entre mes doigts. Je restai à fixer cette page, écrite par lui. Pour moi. Ou pour l'image qu'il se faisait de moi.

Je restai assise ainsi des heures. Retournant la situation dans ma tête pour la énième fois. Lorsque le soleil se coucha sur l'océan, comme une automate, je me levai et saisis mes clefs dans l'entrée avant de reprendre ma voiture.


Voila pour ce 10 eme chapitre,

Je sais que vous êtes quelques unes a me lire, encore. Cette histoire me tiens à cœur ... C'est mon premier bébé virtuel. J'aimerais avoir votre avis.

A bientôt

*Cullen*