Coucou les gens :)
*esquive les tomates*
Hum, ça va, tranquille chez vous...? Maman? Papa? La soeur, le frère, la tante, imothep? Cool. Euh, comment commencer... Je vais faire vite ^^ On a eu les bacs blancs avant les vacances, puis deux semaines de vacances plutôt... Mouvementées et riches en émotions (et en poêle à frire. Tu sais que je t'aime? 3), un peu de mal à raccrocher les wagons et un peu pas d'inspiration. La preuve, c'est moi qui ai commencé le chapitre u_u (et même qu'on peut pas dire que ça ait été très brillant xD)
Breeeef, toujours est-il que ce chapitre 9 est enfin là. (D'ailleurs, pour ceux qui se posent encore la question, oui, c'est le chapitre 9. Ce qui est marqué comme chapitre 1 n'est que le prologue :P) Et, comme en ce moment j'suis inspirée (le printemps, l'amour, l'oral des TPE... euh ouais, non.) j'écris le chapitre 10. Mais désolée, je suis pas sûre qu'il soit là dans deux semaines. Sans vouloir raconter ma vie, je pars pendant une semaine en Espagne (ça veut pas dire que je sais parler la langue. Mais j'y travaille xD) donc niveau écriture/correction/publication, ça risqu d'être un peu court u_u
Mais nous allons faire notre maximum :D Si c'est pas le samedi, ce sera le dimanche, et si c'est pas le dimanche, ce sera le mardi ou le mercredi! *colle des post-it au-dessus de son lit et un peu partout dans la maison*
Sinon... Hm, mon blabla habituel. J'sais pas si vous avez remarqué, mais on n'a toujours pas de titre xD (Cha-chan va me tuer...) Bon, les choses sérieuses:
Fandom: Naruto~
Rating: K+, pour le language pas toujours exemplaire. (vous avez vu, mais les bourges utilisent parfois un vocabulaire assez... Surprenant.)
Heure: 22h16. (Zut, c'est pas le bon truc.)
Pairing: Ca se voit pas hein, mais... On part de rien. J'ai un faible pour l'équilibre, les amis. Alors un peu de patience :P
Titre: TITBA. En raccourcis, ça pourrait peut-être dire quelque chose, mais là, je vois pas...
Ok, même la présentation part en sucette. Je vous raconte pas la fatigue. C'est bien parce qu'on est en retard dans la publication, hein xD
Donc, ce chapitre 9. J'ai eu pas mal de problèmes avec lui, personellement. Cha-chan, apparemment, ça a été, vu ce qu'elle vous a écrit ^^ Je sais pas, ça doit être le 9... Toujours est-il que nous avons un plan (si, si, je vous assure.) et que... bah il manque un élément, que vous retrouverez au chapitre suivant.
Sinon, on en découvre un peu plus sur les mystérieux ravisseurs, des assassins qui rôdent, la police qui galèrent (les pauvres \o/), et... Néji et Sasuke qui s'énervent! Bonne lecture, on se retrouve en bas~ :D
Chapitre 9
Bar-Café de Jiraya, Konoha, 18h23
- Comment ça, « on se connaît déjà » ?
Axel, surpris et sceptique, regardait alternativement les deux blonds face à lui. Naruto avait les joues colorées, alors que Roxas jouait avec son verre. Ce dernier, exaspéré, répondit au barman :
- Je veux dire qu'on s'est déjà rencontrés, le reste, ça ne te regarde pas.
Blasé, Axel décida d'abandonner pour le moment. Il finit d'essuyer les quelques verres et tasses de café qui restaient dans l'évier, avant de porter son attention sur Naruto :
- Allez, racontes-moi tout. Ça avance, l'enquête ?
Le blond fit balancer sa tête de gauche à droite. Il répondit distraitement :
- Oui et non. On sait qu'elles se sont faites enlevées, mais on n'a pas d'indices sur les ravisseurs. Ils ont envoyé une lettre de rançon… Mais les familles n'étaient pas vraiment décidées à payer, parce que ça faisait une belle somme. D'après ce que j'ai compris, les Yamanaka auraient été obligés de vendre 75% des parts de leur entreprise, et les Sabaku environ 40%, rien que pour pouvoir payer…
- Je vois. Mais vous n'avez aucune garantie que ce sera la seule rançon demandée.
Naruto, surpris, ne comprenait pas.
- Comment ça ? interrogea-t-il le barman.
- Ben, comme dans les films. Une fois que les gens ont payé une première fois, les ravisseurs peuvent leur demander autre chose…
- Hého, on est pas dans une série américaine, tempéra Roxas.
- Même, ça peut arriver.
- C'est vrai, je n'avais pas pensé à ça…. Faudrait que j'appelle Itachi !
- Itachi ?
- Le frère de Sasuke, c'est l'inspecteur chargé de l'enquête !
Axel jeta un coup d'œil vers son compagnon, qui était devenu pâle. Naruto suivi son regard :
- Ça ne va pas… ?
Roxas ferma les yeux un instant, tentant de respirer calmement.
- Je suis fatigué, t'inquiète pas.
- … Enfin bon, on n'est pas plus avancés.
- Mais… Jiraya t'avait appelé, non ?
- Ah oui ! J'avais oublié ! Mais quel imbécile je fais, rit-il, gêné.
- Et alors, c'était pour te dire quoi ? J'ai cru que tu allais le frapper, tellement tu semblais à bout de nerfs.
Naruto haussa les épaules.
- En fait il avait vu un article plutôt intéressant dans le journal, dit-il très sérieusement. Apparemment, le magnat de la finance, Orochimaru, est ruiné…
Axel observa le visage de Roxas se décomposer petit à petit.
- Vous le connaissez ? Il est super célèbre. Il paraît que c'est un vrai psychopathe. Enfin bref…
- Je ne comprends pas en quoi c'est intéressant pour votre enquête, fit Axel, de plus en plus sceptique.
- Ben… En fait il est ruiné à cause d'une affaire assez controversée. Il a voulu faire signer une vente à deux entreprises différentes, avec une assurance d'exclusivité, un truc comme ça. J'ai pas tout compris, mais il a essayé de jouer sur deux tableaux pour s'en mettre plein les poches. Et apparemment les deux entreprises l'ont appris, et ont décidé de se venger. Maintenant, Orochimaru est ruiné, et ce, tout à fait « légalement »…
- Et…
- Les entreprises étaient celles des familles Sabaku et Yamanaka. Voilà où on en est.
Le jeune homme aux cheveux rouges soupira. Si ce malade avait voulu se venger, faire enlever les deux filles de ces familles pour obtenir une rançon et se renflouer, tout tenait la route.
- Vous avez l'air d'être sur la bonne piste. Bonne chance, dit-il sincèrement.
- Merci, répondit le blond avec un grand sourire.
Axel tendit une nouvelle bouteille de coca à Naruto, avant de changer de sujet.
- Et sinon, ça va les cours ?
- Bof. Je crois que ma prof de français m'en veut.
Étonné, le plus âgé l'interrogea du regard.
- Comment ça, elle t'en veut ? Qu'est-ce que tu as fait ?
Naruto sembla hésiter avant de répondre. Il allait encore passer pour un con.
- Ben… Je sais plus.
Roxas haussa les épaules et soupira. Il attira l'attention d'Axel, qui ne perdit pas une seconde :
- Qu'est-ce qu'il a fait ?
- Mais je sais pas, je suis pas son psy !
Naruto tourna la tête vers l'autre garçon, l'air déconfit.
- Je t'ai dit que je ne m'en souvenais plus. Je crois que j'ai… Ah oui, voilà. J'ai voulu parler à Sasuke, et elle m'a capté. Cette prof ne supporte pas qu'on parle pendant ses cours, ça la stresse.
- Euh… Ok…
- Le pire, c'est quand elle nous fait des études de texte. Quand il faut souligner, elle est là : « Non ! Pas en vert ! Soulignez en rouge ! En ROUGE ! S'il vous plaît ! »…
- Ah ouais. Elle est un peu spéciale, quand même.
- Elle est maniaco-dépressive, non ?
Axel et Naruto se tournèrent en même temps vers Roxas. Celui-ci repris :
- Enfin, je sais pas, moi.
- Je pense que tu as raison. Quand elle prend sa voiture, il faut absolument qu'elle accroche son manteau à l'arrière, sur un cintre. Et on a l'impression que si jamais tu fais un truc de travers, ça va l'envoyer direct à l'hôpital. Même les autres profs n'osent pas lui proposer un changement de salle, de peur que ça cause un choc émotionnel…
Le jeune blond avait l'air désespéré. Ce n'était pas comme ça qu'il allait avoir son bac… Axel, amusé, siffla d'admiration. Une nana prise de tête, tout ce qu'il aimait.
- Ça correspond bien aux symptômes. Elle est maniaco-dépressive.
- C'est marrant, ça me fait penser à quelqu'un que je connais bien.
Roxas releva les yeux de sa boisson vers son compagnon, et le fusilla du regard.
- Je ne vois pas de qui tu parles.
- Oh, réfléchis bien.
- T'as vu où que j'étais dépressif, crétin ?
- J'ai pas dit dépressif, mais par contre, maniaque…
- Axel… siffla le blond.
- Tu ne peux pas nier. Mais-
- Arrête ça. Tout de suite.
Naruto observa le couple se chamailler. Il ne disait rien, mais intérieurement, il ne comprenait pas pourquoi le jeune homme aux cheveux rouges en faisait autant. Pourquoi tentait-il de pousser Roxas à bout ?
Il avait légèrement décroché de la dispute et n'avait pas tout suivi, mais il lui semblait qu'elle avait gagné en intensité.
- Et…-
Il avait regretté son geste à la seconde même où son bras s'était levé. Pourtant, il n'en montra rien, et se dirigea vers la sortie la tête haute, sans un regard en arrière.
- Roxas !
Le blond ouvrit la porte, et la referma aussitôt, disparaissant dans la nuit.
Naruto se tourna vers Axel: il était trempé. Mais étrangement, cela ne semblait pas le perturber outre mesure :
- Ça va ?
- Ouais… Ça colle, c'est tout, fit-il en se grattant la tête.
Le blond sourit gentiment, ajoutant :
-Entre nous… Tu l'avais bien cherché.
Lycée de Konoha, 11h15
- Good morning!
- Good morning, miss!
- Sit down, please.
- Thank you…
La classe, après avoir répondu en chœur, s'anima d'un joyeux brouhaha, chacun profitant du moment où ils étaient censés sortir leurs affaires pour parler.
- Bon, je vais commencer l'appel…
- C'est ça c'est ça. Hé Naruto, ça te dit un morpion ?
- Bah… Ouais, vas-y. T'as une feuille ?
- Ouais attends.
Sasuke observa son ami se retourner vers Shikamaru. Après l'heure d'allemand, l'anglais.
- Haruno Sakura ?
- Présente.
- Hyuga Hinata ?
- I'm here !
- Inuzuka Kiba?
- …
Personne ne répondit. Les regards se tournèrent vers la place vide où se tenait habituellement Kiba.
- Can someone tell me where Kiba is please ? Sakura…?
- I don't know, miss.
- Someone else?
N'obtenant pas de réponse du groupe, la professeure d'anglais réclama leur attention en criant un bon coup !
- WHERE IS KIBA ?
Une voix brisa le silence, en répondant avec un accent exagéré :
- Kiba is in the kitchen!
Cette simple phrase provoqua un fou rire général, plus personne ne pouvait s'arrêter. Exaspérée, Shizune quitta la salle, préférant rejoindre son amie à l'infirmerie, avec l'espoir qu'elle accepte de lui donner un calmant.
-Sérieux elle s'est cassé ?
-Claaasse !
Euphorie générale suite à la désertion quelque peu… étonnante ? De leur professeure. En effet il semblerait que tout le monde n'ai pas bien compris la raison de son désespoir. De telle sorte que la moitié de la classe s'insurgeait qu'un prof ne daigne pas leur faire cours ! Soit disant qu'il n'y aurait plus aucun respect pour les élèves … toute cette cohue ne manqua pas d'agacer prodigieusement Sakura qui explosa dans un franc et merveilleux :
-LA FEEEEEERME !
Aussi surpris qu'effrayés, tous se turent.
-Mais bordel vous êtes totalement débiles ? Vous avez quoi dans la tête ? Un pois chiche ?
-… oula faut que tu déstresse toi.
-Nan mais sérieux vous en avez rien à foutre que ça puisse figurer dans votre dossier tout ça ? Franchement vous êtes vraiment une bande de gros lourd ça m'étonne pas que la prof ai pété un câb-
-Sakura ? Écoute, c'est bon t'arrête maintenant. Là c'est toi qui est lourde.
-… ok c'est bon je me casse vous me soulez. Ciao.
Sur ces paroles Sakura quitta la salle en vitupérant contre chaque espèce d'abruti encore présent à l'intérieur. Avant de sortir elle entendit encore Naruto crier de joie car il venait de gagner une partie de morpion contre Shikamaru… pas bien compliqué quand on considère que le brun c'était endormi quelques minutes auparavant mais cela importait bien peu pour le jeune blond satisfait et victorieux.
Tss quelle bande de débiles… genre moi je suis lourde quoi. Nan mais vraiment on aura tout entendu ! C'est sûr que c'est un vrai drame que j'ai pas envie de foirer ma vie moi hein ? Après si eux leur rêve c'est de finir chômeur professionnel… chacun son truc !
-Sakura attend !
-…
-Sakura s'il te plait, tu sais ils ont tort… t'es pas une fille lourde, tu es sympa et intelligente.
-…
-Tu comptes continuer à m'ignorer encore longtemps ?
-…
-Bon écoute je veux bien qu'ils soient lourds et qu'ils te soulent mais moi je ne t'ai rien fait !
-Et depuis quand tu me soutiens toi ? Tu crois que j'ai pas remarqué que tu m'aimais pas ? Et puis … depuis quand tu fais des phrases aussi longues sans bégayer tous les deux mots ?
La jeune brune jaugea Sakura de haut en bas et inspira un grand coup avant de répondre avec le plus d'assurance possible :
-Je te soutiens parce que j'estime que tu as raison. J'admets qu'on n'a jamais été très proche toutes les deux mais malgré tout je te considère comme une amie, donc voilà.
-Je suppose que je devrais peut-être te remercier ?
-Je ne vois pas vraiment pourquoi…
-Depuis que les filles ont disparues … je passe mon temps seule avec personne à qui parler … même si elle m'agace prodigieusement, je dois avouer qu'Ino me manque… Beaucoup.
La rose s'adossa au mur le plus proche et planta ses émeraudes dans les perles nacrées de son amie. Elle sentait que la brune était sincère, qu'elle ne se moquerait pas et surtout qu'elle semblait aussi en avoir gros sur le cœur.
-J'ai la sensation de ne plus être tout à fait moi tu sais… je fais ce que je peux pour me contrôler mais… je perds pied. Je suis comme une petite fille qui a perdu sa poupée.
L'Hyuuga rit doucement. Comparer Ino à une poupée… voilà une métaphore plutôt étrange pour désigner sa meilleure amie même lorsqu'on connait la coquetterie démesurée de la blonde.
-Qu'est-ce qui te fait rire ?
-C'est juste que… J'ai toujours vu Ino comme une poupée.
-Je crois que tout le monde la voit un peu comme ça. Mais en réalité elle est bien plus que ça. Elle a cette apparence de blonde écervelée mais elle en a bien plus dans la tête que la plupart des élèves de notre classe. Elle n'est certes pas parfaite, mais elle a des valeurs, des vraies.
Les deux jeunes filles discutèrent un long moment, assises sur le sol froid du couloir. Sakura vida son sac au sujet d'Ino et Hinata raconta, légèrement hésitante, sa mésaventure avec Naruto.
- Sakura… J'ai besoin de ton aide…
La jeune femme tourna la tête vers son amie, recroquevillée sur elle-même.
- … Il y a quelque chose qui ne va pas ? demanda-t-elle, intriguée.
Hinata ne répondit pas, secouée de tremblements. Son assurance et son courage l'avaient quittée, laissant place au mal-être qui la rongeait depuis la veille.
- Je… J'ai…
Sakura la pria de respirer doucement, et posa une main rassurante sur son épaule. La brune releva la tête, et en y regardant de plus près, on pouvait distinguer au-delà de son maquillage léger des signes évidents d'une immense fatigue. Elle n'avait certainement pas dormi de la nuit.
- Hinata, courage… Qu'est-ce qui ne va pas ?
- Sakura… Hier, je me suis tellement inquiétée pour Naruto…
La jeune fille aux cheveux roses leva les yeux au ciel.
- Je crois qu'on s'est tous inquiétés pour lui. C'est quand même un véritable idiot, je te jure… Un mec aussi blond, c'est carrément plus qu'un concept là, c'est une œuvre d'art…
Hinata se retint de rire, amusée par la réaction excessive de Sakura. Celle-ci le remarqua et sourit à son amie.
- Allez, racontes-moi. Qu'est-ce que tu as fait après être sortie de l'infirmerie ?
- …Hm… Je suis passée voir Naruto.
- Et… ?
Pas vraiment disposée à en dire plus, Hinata hésita.
- … Je… J'ai… Hm… Je lui ai dit ce que… Ce que je ressentais pour lui.
Sakura ouvrit des yeux ronds, et ne put rien dire tant elle était surprise. Hinata s'était déclarée ? Elle avait trouvé le courage de le faire ? Et pas elle ? Non vraiment, c'était le monde à l'envers !
- Tu as fait quoi ?
- …
- Et il a dit quoi ?
Hinata détourna le regard. Elle revoyait la scène pour la centième fois, toujours plus douloureuse. Quelques larmes perlèrent aux coins de ses yeux. Sakura n'y croyait pas. Non seulement Hinata s'était déclarée, mais Naruto l'avait jetée…
- Y'a un bug dans mon cerveau. Vous êtes faits l'un pour l'autre… J'y comprends rien.
La petite brune reprit son souffle et demanda, d'une voix posée :
- Mais… Comment savoir… Si deux personnes sont faites l'une pour l'autre ?
Sa question resta sans réponse. Sakura se retourna vers elle et s'étira :
-Écoute… Je sais que c'est plus facile à dire qu'à faire mais le mieux pour toi c'est de l'oublier et de tourner la page, je pense.
-Je sais… Cela fait un petit moment qu'on est là et je commence à geler… On retourne voir si la prof est revenue ?
-Ouais allons-y.
Aucun élève n'avait quitté la salle, bah non quelle idée… Y avait le chauffage là-dedans ! Les deux jeunes filles soupirèrent et se collèrent contre un radiateur histoire de se réchauffer.
Naruto et Shikamaru entamaient leur millième partie de morpion quand ils décrétèrent que finalement, ce jeu était nul ! Le brun s'endormit donc sur sa table. Il sentait moins l'alcool que les jours précédents mais Naruto n'était pas dupe : il avait encore bu. Un téléphone vibra dans le fond de la salle et le jeune blond eu juste le temps de voir Sasuke sortir précipitamment avant que la sonnerie annonçant la fin des cours ne retentisse. Décidément en ce moment ils ne se parlaient plus beaucoup et ça commençait vraiment à l'agacer, lui qui ne cessait de se remémorer les paroles de Roxas dans le parc…
Commissariat de Konoha 11h30 :
-Bonjour inspecteur.
-Bonjour Gaara… tu arrives bien tard dis-moi.
-Oui, j'avais une course à faire.
Une course à faire hein ? Itachi ne pipa mot mais il n'en pensait pas moins. Il se doutait bien que cette course avait un rapport avec l'affaire des filles disparues mais il savait parfaitement que si son adjoint ne lui en avait pas parlé c'est qu'il avait une bonne raison. Après tout si ça pouvait faire avancer l'enquête… parce que pour l'instant ils n'avaient absolument RIEN.
Et puis c'est quand même sa sœur qui a été enlevée. Si ça avait été Sasuke je crois que j'aurai réagi de la même manière. Enfin pour l'instant je n'ai aucune piste et ça m'agace ROYALEMENT.
-Bonjour inspecteur, vous désirez un café ?
La jeune femme qui faisait désormais face à l'Uchiwa souriait d'un air niais. Elle était bien trop maquillée pour être belle et sa tenue frôlait le vulgaire. Le jeune inspecteur fit de son mieux pour masquer le dégout que lui inspirait cette fausse blonde, car oui on pouvait distinguer ses racines rousses, et lui répondit d'un ton neutre.
-Non merci Aramina… je vais en ville de toute manière.
Oui voilà, un bon bol d'air frais, ça ne peut pas me faire de mal.
Alors qu'Itachi se lamentait sur le manque d'avancement de son enquête il s'arrêta dans un café non loin du poste de police. Un expresso sans sucre et ça irait mieux. Il se remémora chaque élément, il était certain d'avoir zappé quelque chose mais quoi ?
-Quelle misère… si seulement on avait un témoignage valable au lieu d'un jeune totalement bourré !
Son téléphone sonna. Il but une longue gorgé de café avant de répondre en soupirant à son adjoint.
-Qu'y a-t-il Gaara ?
-Inspecteur on a du nouveau ! Ce matin, Kiba n'était pas en cours et d'après sa mère il ne serait pas rentré hier soir !
-Quoi ?
Itachi avala de travers sa dernière gorgée de café et manqua de s'étouffer. Encore un disparu ? Le seul témoin de l'enlèvement qui plus est ! Ça ne pouvait pas être une coïncidence ! Non, certainement pas. L'inspecteur se hâta de retourner au bureau pour en savoir plus. Une fois là-bas il appellerait Sasuke pour le prévenir de la nouvelle disparition et lui demander quand il avait vu Kiba pour la dernière fois.
Enfin ! La chance nous sourit peut-être !… quoique, tout bien réfléchi … Non, en fait on est encore plus mal qu'avant ! On se retrouve avec trois disparus !
Lycée de Konoha, 12h :
Bon, il est passé où Sasuke ? Il est nul quoi, il se barre comme ça sans rien dire et après moi je me retrouve avec ses affaires sur les bras ! Non mais quel toupet ! Diantre nom d'un chien … Oulà, faut que je me soigne moi, ça va vraiment plus…
-… Mais tu es sûr de ce que tu dis Itachi ? … Bah non je l'ai pas revu depuis hier …
Mais ? C'est la voix de Sasuke !
-Et vous n'avez pas de piste ? … T'as regardé pour Orochimaru ? … Ouais, donc Jiraya racontait peut-être pas que des conneries pour une fois…
Itachi … Orochimaru … Jiraya … Mais...?
Alors que Naruto commençait à peine à comprendre ce qu'il se passait, le haut-parleur de la vie scolaire le pria de se rendre, sur le champ, au bureau du CPE. Le jeune blond s'y rendit, l'air blasé, se demandant ce qu'il avait encore bien pu faire.
-Yo Iruka, c'est pour quoi cette fois ?
-Naruto… un peu de respect s'il te plaît, je suis quand même ton conseiller principal d'éducation !
-Ouais ouais si tu veux. Alors, Monsieur le Conseiller Principal d'Éducation, c'est pour quoi cette fois ?
Iruka leva les yeux au ciel, décidément ce garçon était exaspérant. Mais il ne pouvait s'empêcher d'éprouver une sorte d'affection paternelle pour le jeune blond. Cela faisait tellement longtemps qu'ils se connaissaient et Naruto se retrouvait si souvent à l'endroit où il se tenait à ce moment même, qu'Iruka trouvait la place étrangement vide quand le jeune blond n'y était pas.
-Tu as reçu une lettre.
-Au lycée ?
-Oui, surement quelqu'un qui n'a pas ton adresse et qui voulait te la faire parvenir. Enfin bref voilà, prends ta lettre et sort, il y a du monde qui attend.
L'Uzumaki s'exécuta et ouvrit rapidement l'enveloppe sur le pas de la porte. Un hoquet de surprise le prit lorsqu'il vit l'objet et l'expéditeur de ladite lettre :
« Objet : Grande dégustation de ramen
À : Monsieur Usumaki Naruto
De : Ororat-industrie »
Il faut absolument que j'en parle à Sasuke !
Centre-ville, 13h.
- J'y vais. Je prends aussi le service de ce soir, donc ne m'attends pas pour manger. Hmm, qu'est-ce que je voulais dire… Ferme la porte à clé si tu sors, les fenêtres, n'oublies juste pas qu'on n'a pas encore remis le chauffage. Il doit rester des lasagnes dans le frigo, et…
Le jeune homme aux cheveux rouges s'interrompit en voyant que son compagnon ne l'écoutait pas. Celui-ci, auparavant avachi sur le sofa, s'était levé pour se servir une tasse de thé dans la cuisine, sans lui accorder une once de sa précieuse attention.
- … Et les fourchettes dans le placard à balai.
Toujours aucune réaction.
- Je pourrai passer voir Reno, aussi. Ca fait longtemps que je l'ai pas vu… fit-il en prenant un air distrait, un doigt posé au coin des lèvres.
Tilt.
Roxas toussa plus bruyamment que ce qu'il n'aurait voulu. Il respira profondément, traversa la pièce sans un regard pour son compagnon, et s'arrêta devant la porte de la salle de bain :
- Fais ce que tu veux.
Il claqua la porte derrière lui. Axel comprit qu'il n'obtiendrait rien de plus pour le moment, aussi, il partit sans demander son reste, le cœur lourd.
Roxas attendit une bonne vingtaine de minutes après avoir entendu la porte se fermer derrière Axel. Doucement, il se laissa glisser sur le sol froid, et ramena ses genoux contre lui.
Qu'est-ce qui lui prend de me parler de Reno, comme ça ? C'est quoi son problème ?
Passant une main dans ses cheveux rouges, Axel regardait tristement son reflet dans les vitrines des magasins. Dans un bon jour, il se serait dit « Hm, je pourrais être mannequin, au lieu de bosser chez l'autre vieux… » avant de se raviser « Rox le ferait sans doute mieux que moi… ».
Mais ce jour-là, Axel était perdu dans des pensées moins drôles. Son compagnon n'avait toujours pas digéré la petite altercation de la veille.
Oui, il avait été con de lui envoyer en pleine face qu'il était maniaque.
Non mais c'est vrai, le panier à linge n'avait pas le temps de se remplir aux trois quart que ledit linge était déjà lavé/plié/repassé et rangé dans les armoires. Pareil pour la vaisselle. Lorsqu'il vivait seul, Axel se souvenait interdire à sa mère de lui rendre visite, parce que toute sa vaisselle (sale, bien sûr) se trouvait dans sa baignoire. [Véridique !]
Evidemment, il avait été con de lui parler de son ex. Roxas était jaloux, il le savait très bien. Problème : il ne réagissait pas comme tout le monde.
Normalement, quand on est jaloux, on s'attache encore plus fort à la personne de peur de la perdre, pas vrai ?
Eh ben Roxas faisait exactement le contraire. Le blondinet envoyait les gens chier, tout simplement.
Et Axel détestait ça, autant que Roxas détestait être jaloux.
Preuve d'amour, d'attention, d'attachement.
Toujours est-il qu'il avait fait une gaffe, et qu'elle n'aurait aucune conséquence positive.
Quelle merde.
Le jeune blond était retourné dans la chambre, et se trouvait devant le double-fond du double-fond de la cachette secrète de son armoire. Il prit soigneusement le coffret qui reposait au fond, et s'assit sur le lit en le prenant sur ses genoux.
Il respira un grand coup et ouvrit le couvercle.
Dans un écrin de velours noir se trouvaient posées deux dagues. L'une noire, et l'autre blanche. Le jeune homme soupira et joua avec les lames. Il avait cru les avoir abandonnées pour toujours. Tranchantes, aiguisées. Un geste précis, rapide, efficace.
Le numéro XIII allait reprendre du service.
? ?h ?
- Ma tête…
La jeune femme se massa doucement le crâne, et attendit que sa vision s'accommode au noir dans lequel elle était plongée. Elle se concentra et entendit respirer doucement à côté d'elle. Elle en déduisit que son amie s'était endormie.
- Quelle feignasse celle-là… dit-elle en étouffant un bâillement.
Elle se releva et s'étira un peu. Ses muscles étaient engourdis, et ses idées n'étaient pas claires.
P'tain, pire qu'une gueule de bois…
Elle se recoucha par terre en entendant des bruits de pas.
- Alors, vous l'avez ?
- Pas encore. Mais ce sera fait demain.
- J'espère pour vous.
- Je me demandais simplement… Est-ce que ce n'est pas trop risqué ? Je veux dire… Eliminer le témoin… Risquerait d'éveiller les soupçons de la police…
L'autre sembla entrer dans une colère noire.
- Mais cries donc cela sur tous les toits, imbécile ! Triple buse !
- Pardon monsieur…
- Pourquoi crois-tu que c'est prévu ? Tout est prévu. Pas de traces, pas de témoins.
- Ce sont des enfants…
- Et alors ? Des centaines et des centaines d'enfants meurent tous les jours sans que personne ne s'en soucie. Ceux-là ne feront pas exception.
La jeune fille retint son souffle à en devenir bleue. Alors qu'elle entendait les deux hommes s'éloigner, elle sentit une goutte d'eau couler sur sa joue.
Elle savait que Kiba avait couru derrière la voiture lorsqu'elles s'étaient faites enlevées… Ainsi, ils allaient mourir tous les trois.
Mourir…
Elle se sentit horriblement vide. Mourir ? A leur âge ? C'était quoi cette blague ?
…
Elle repensa à sa famille, à ses amis, à la paire de chaussures dont elle rêvait et qu'elle n'aurait jamais… Ce qu'avait dit l'homme était probablement vrai. Horrible, mais vrai. Comment savoir si quelqu'un avait remarqué leur disparition ? Elle ne pouvait plus compter depuis combien de jours elles avaient disparues, elle ne savait même pas depuis combien de temps elle dormait.
Blonde, et inutile. Bah pourquoi pas, après tout.
Elle soupira face à son impuissance et ferma les yeux. A nouveau, tout redevint noir.
Lycée de Konoha, 15h53
- Naruto !
Le blond sentit son cœur arrêter de battre. Il se glaça et n'osa ni se retourner, ni faire un pas de plus. Il était cuit.
- Vient ici, espèce de…
- De… ? Non vas-y, termine ta phrase.
Cette fois, Naruto se retourna. Sasuke et Neji se défiaient du regard, plantés l'un en face de l'autre. Il frissonna et avança vers les deux garçons.
- Salut… tenta-t-il.
Neji secoua la tête, semblant exaspéré.
- Te mêle pas de ça, Sasuke. Ca se passe entre cette enflure et moi.
Sasuke, blasé, tourna la tête vers son meilleur ami, d'un air de dire « Fais quelque chose, j'en peux plus de ce mec. »
- Je vois pas de quoi tu me parles. Qu'est-ce que tu veux ?
L'Uchiwa ouvrit la bouche pour dire quelque chose, se retint et se détourna. Non, le blond ne jouait pas les innocents. Comme d'habitude, il n'avait certainement pas compris ce que l'autre brun lui reprochait. Mais celui-ci n'en savait rien, et cela ne fit que l'énerver un peu plus.
- Me prends pas pour un con, Uzumaki ! cria-t-il en le prenant par le col.
Naruto regarda l'autre dans les yeux et lui empoigna le bras si fort que Neji le lâcha presque aussitôt.
- Explique-moi directement ce qui ne va pas. Pas la peine de t'énerver, je sais même pas de quoi tu parles.
- Hinata. Je te parles d'Hinata.
Sasuke se détourna.
Putain, mais il nous fait chier celui-là. Snob, toujours à se croire supérieur aux autres… Et papa poule avec sa cousine.
- Quoi, Hinata ?
- Elle va mal à cause de toi, connard !
L'Uchiwa serra le poing, et fit mine de rester calme et en-dehors de l'altercation.
- Je n'ai rien fait… dit Naruto, abasourdi.
- Tu l'as jetée ! Tu as jeté Hinata alors qu'elle s'est déclarée à toi !
Cette fois, il n'en pouvait plus.
- Et alors, espèce de crétin ? Tu vas l'engueuler parce qu'il n'est pas amoureux d'elle ? Alors quoi, tu préfères qu'il l'utilise, en profite un moment, puis se casse quand il en aura marre ?
Naruto et Neji regardèrent Sasuke sans un mot de plus. Mais ce dernier n'avait pas terminé :
- T'es qui pour donner des leçons aux autres ? Toujours à protéger ta cousine ! Elle peut très bien se débrouiller sans toi, voir même mieux ! siffla-t-il. Si Naruto avait répondu à ses sentiments, tu lui aurais cassé la figure, et même alors qu'il a dit non, tu veux le faire quand même !
- Je…
- Si je peux dire un truc…
- Non, tais-toi. Crois-moi Neji, t'as vraiment un problème. Et ça dépasse le sister-complex.
Sasuke tira Naruto par le bras, et ils quittèrent le lycée.
- Euh… Merci Sasuke. Je sais pas quoi te dire.
- Alors dis rien. Ce crétin mérite de se faire remettre en place, c'est tout.
Le blond fit la moue, puis se souvint de ce que lui avait donné Iruka.
- Au fait, regarde ce que j'ai reçu !
Etonné, le brun regarda la feuille avec suspicion.
- T'as eu ça où… ?
- C'est Iruka qui me l'a transmise.
- Tu sais pas d'où ça vient alors ?
- Si, regarde l'expéditeur.
- Hn…
Sasuke leva les yeux au ciel et rendit la lettre à Naruto sans vraiment la regarder.
- J'veux y aller, s't'eu plaît s't'eu plaît s'teu plaîîîît… !
- Tu peux y aller sans moi, andouille…
- Mais tout seul, c'est pas drôle.
- J'ai une sainte horreur des ramens. Laisse mon estomac en-dehors de ça.
- Hein ? Depuis quand ?
- Depuis que tu es ramens-addict. C'est insupportable. Tu donnerais tout ce que tu as pour de la bouffe.
- Mais… La bouffe, c'est la vie ! fit-il, les yeux larmoyants.
Le brun se demanda si il devait le frapper maintenant, ou si il devait attendre de recroiser l'autre Hyuuga.
Et puis, alors qu'ils traversaient le parc de la ville pour rentrer, Naruto vit ce garçon blond. Celui qu'il voulait présenter à Sasuke. Il l'entraîna vers le banc où l'autre était assis.
- Mais qu'est-ce que tu fais ?
- Il y a quelqu'un que je voudrais te présenter, fit-il avec un petit sourire.
Ils s'approchèrent un peu plus, et le jeune homme leva la tête vers eux. En voyant Naruto, il sourit :
- Salut Roxas. Tu vas bien ?
- Salut… Hmm, j'ai connu mieux, mais ça va. Tu nous présente, peut-être ?
- Euh, oui. Sasuke, Roxas. Roxas, Sasuke, mon meilleur ami.
- Enchanté, Sasuke.
Ledit Sasuke était légèrement perdu, mais il n'en montra rien. Il serra poliment la main du blond qui ne devait avoir que quelques années de plus que lui, et attendit la suite.
Il écouta les deux blonds discuter, avant qu'ils ne se disent au revoir.
- Euh… Et donc, c'est qui ?
- Tu vois Axel, le grand qui travaille chez Jiraya ?
- …Ouais… Le mec avec les cheveux rouges ?
- Oui, celui qui a du style.
Sasuke ne releva pas.
- Hn.
- Eh bien Roxas, que tu as vu avant, est son… compagnon.
Le brun s'arrêta de marcher et regarda son ami comme si il venait de se mettre à danser la macarena.
- …De quoi ?
- Ils sortent ensemble.
- …
- Ils vivent ensemble, aussi.
- …
- Ils ont l'air heureux… Sasuke, tu m'écoutes ?
Finissant de se remettre de son bug, le brun cligna des yeux et observa son ami.
- Et… Toi, ça te choque pas de voir deux mecs ensemble ?
Le blond haussa les épaules.
- Pas vraiment… Tu viens ?
Sasuke secoua la tête et suivit Naruto. Dure journée.
Fin du chapitre 9! :D *récupère les tomates dans un seau*
En espérant que ça vous ait plu ^^
Donc... Non, j'ai épuisé mon quota de conneries plus haut. Pour ce qui est de la suite, publication et machin, retour en haut de page.
Mention spéciale à Zazafona, qui est toujours la première à nous lire et à nous envoyer une review d'encouragement! Merci à toi, et merci à tous les autres qui prennent le temps de nous lire! :3 Comme dit précédemment, on n'abandonnera pas cette fiction ^^
Et puis, comme ça fait longtemps, un petit bonus...:
"Il avait été con. Complètement con. Depuis le début, il s'était retrouvé au coeur d'un jeu de dupes sans même s'en rendre compte. Aveugle et borné. La liste pourrait encore être longue... S'il avait fait plus attention, personne ne serait dans cette situation maintenant. Et à ce moment-là, il se retrouvait face à la personne la plus chère à ses yeux, un flingue pointé sur la tempe gauche."
:D A la prochaine~
