Rien ne m'appartient, tout est à Mme J.K Rowling excepté les personnages que vous n'avez jamais lu dans ses romans.
Bonjour tout le monde !
Oui, je sais je suis très en retard mais je ne peux pas faire autrement, je suis en BTS et il y a beaucoup de chose à faire et comme je choisi mon avenir à mes histoires ben c'est un peu long !
Donc j'espère que vous me pardonnez ! Sachez que je ne compte pas abandonner mes fics même si ça me prend dix ans pour les finir lol ! Merci à tous ceux qui m'ont envoyé des reviews et qui m'ont soutenu et harcelé ! lol ! C'est très motivant ! Donc merci à tous !
Voilà ! Bonne lecture !
Chapitre 10 : Azkaban et la famille Malefoy
Harry était assis sur le rebord d'une des fenêtres de Poudlard donnant sur le parc, sombrant peu à peu dans l'obscurité.
Cela faisait quelques jours déjà qu'il s'était réveillé de l'infirmerie et les informations dans sa tête n'avaient pas cessé de grandir de jour en jour. A chaque fois qu'il posait son regard sur une personne, son esprit l'analysait avec une telle précision qu'Harry s'était demandé de nombreuses fois si ce n'était pas à la limite de l'intimité de la personne étudiée.
Ces réflexes étaient devenus beaucoup plus aiguisés et le moindre geste brusque de ces amis étaient devenus pour son esprit un danger. Ainsi il avait fait peur plusieurs fois à ses amis qui à présent évitaient de s'approcher de lui.
Harry soupira une nouvelle fois et descendit du rebord de la fenêtre. Ses pieds touchèrent à peine le sol que son esprit enregistra l'intrusion imminente d'une personne dans la pièce. Sans vraiment savoir comment, Harry se retrouva à pointer la porte de sa baguette prés à jeter un sort à l'intrus.
Ainsi lorsque Drago Malefoy entra dans la pièce il fut effrayé par un Harry Potter irradiant de magie, sa baguette pointait sur lui. Drago recula, effrayé, puis leva ses mains vers Harry en signe de paix.
- Du calme Potter, ce n'est que moi ! dit-il rapidement.
Harry haussa un sourcil puis remit calmement sa baguette dans sa ceinture. Il fronça les sourcils puis croisa les bras.
- Que veux-tu ? demanda le jeune homme avec méfiance.
Drago observa son ennemi avec une certaine surprise. Depuis quelques jours le jeune homme avait changé. Bien sur sa métamorphose était déjà présente dés le début de l'année mais à présent il dégageait une telle puissance de celui-ci que s'en était à la fois fascinant et effrayant.
- Je voulais juste te parler c'est tout, répondit Drago calmement.
Harry jeta un coup d'œil à l'extérieur puis se tourna vers Drago.
- J'allais prendre l'air, tu peux venir si tu veux, indiqua Harry.
Le jeune Malefoy hocha la tête et suivit docilement Harry qui sortait de la pièce. Le chemin vers l'extérieur se fit dans le plus grand calme et Harry y décela également une grande tension.
Dehors, l'air était frais mais cela permit au jeune Griffondors de se sentir mieux. Il devait avouer qu'il avait également un peu peur, Clef avait mis un pouvoir entre ses mains qu'il ne parvenait pas encore à contrôler.
Ils ne parlèrent pas pendant quelques minutes, perdus tous deux dans leurs pensées. Ils s'approchèrent finalement du lac et s'y assirent. Celui-ci était d'un calme hypnotisant et les deux jeunes hommes plongèrent leur regard sur la surface lisse et argentée.
- Mon père a passé toute mon enfance à me répéter que l'idée du Lord Noir était parfaite. J'ai toujours pensé que les sorciers issus de parents moldus étaient de mauvais sorciers, qu'ils n'avaient pas leur place dans notre société. J'ai été si naïf, murmura Drago. Je le pensais encore jusqu'à ce que je voie ses Sangs Purs et ces enfants se faire tuer.
Harry lui jeta un regard mais ne dit rien. Drago avait un air effrayé sur le visage, comme s'il revoyait les personnes encore et encore.
- C'était toi ? demanda Drago en se tournant vers Harry.
Celui-ci haussa un sourcil interrogatif, bien qu'il savait pertinemment de quoi voulait parler le jeune Malefoy.
- Le bébé dans ses bras, continua Drago dans un souffle, elle le tenait contre elle, voulant à tout prix le sauver, elle le suppliait tellement.
- Les sorciers croient tous que c'est moi qui les aie sauvé il y a quinze ans mais c'est ma mère, continua Harry, elle a tellement mis d'amour en moi qu'il n'a pas pu me tuer. Son sacrifice m'a sauvé et des millions de sorciers également.
Drago l'écoutait sans un mot. Lily Potter était une sorcière née de Moldus et elle avait réussit là où tous les sorciers de Sang pur avait échoué.
- Comment a-t-elle su ? demanda Drago.
- J'ignore si elle l'a vraiment su ou si c'est son instinct maternel qui m'a sauvé. Dumbledore a parlé de Magie Ancienne mais j'ignore si elle savait quoi que se soit à ce sujet.
Le jeune Malefoy sentit alors une immense tristesse l'envahir. Potter n'avait plus ces parents certes mais il avait la certitude qu'ils l'aimaient plus que tout. Drago n'avait jamais vu sa mère exprimait le moindre sentiment pour lui et quant à son père et bien il n'était qu'un mangemort.
- Ne pense pas que j'ai de la chance Malefoy, répliqua Harry avec fermeté. Mon avenir est bien plus sombre que le tien.
Drago lui jeta un regard surpris, était-il si transparent ?
Harry ne lui accorda aucun regard, il se contenta de se lever et de regarder le ciel sans lune. Drago fut surpris de le voir froncer les sourcils et encore plus lorsqu'il se tourna vers lui.
- Va chercher Rogue, ordonna Harry. Dis-lui de me rejoindre dans le bureau de Dumbledore !
- Quoi ? demanda Drago surpris.
- Fais ce que je te dis ! cria Harry en courant vers le château.
Drago se leva à son tour et se dirigea également vers le château. Il avait appris il y a quelques temps qu'il ne fallait pas contredire un Potter. Il courut donc jusqu'aux cachots où il était sûr de rencontrer Rogue. Il tomba d'ailleurs sur lui au détour d'un couloir.
- Professeur Rogue ! cria le jeune homme.
Le professeur de Potions ne put cacher sa surprise en voyant le jeune Malefoy se précipiter vers lui.
- Monsieur Malefoy ?
- Monsieur, dit-il en reprenant son souffle, Potter vous attend dans le bureau de Dumbledore.
Rogue ne chercha même pas à savoir pourquoi, il ouvrit rapidement une tapisserie et y entra. Drago le regarda puis se décida à le suivre.
Le passage était un long tunnel donnant sur une autre tapisserie. Les deux hommes se retrouvèrent dans un couloir donnant sur la gargouille du directeur.
Le professeur Rogue annonça rapidement le mot de passe et monta l'escalier. Ne lui interdisant pas, Drago monta à son tour.
Dans le bureau se trouvait déjà Potter, le directeur, Lupin et Stamford. Le professeur MacGonagall arriva juste après Drago qui se sentit soudain en trop. Malgré cela, personne ne sembla le remarquer ou dans tous les cas ne s'en soucia pas.
- Potter j'espère que cela en vaut la peine, grogna Rogue.
Le jeune Griffondors ne lui accorda pas le moindre regard et se contenta de regarder attentivement un dossier.
- Il compte attaquer ce soir, expliqua Harry. La prison d'Azkaban va recevoir dans la soirée la visite du nouveau ministre de la magie qui était contre Fudge aux élections ! La prison sera certes très bien gardée mais c'est ce soir que le ministre doit décider ou non d'enlever les détraqueurs d'Azkaban. Il n'aura pas d'autres chances d'entrer à Azkaban s'il n'a plus d'allié à l'intérieur du bâtiment.
- En avez-vous déduit cela tout seul ou l'avez-vous vu ? demanda Rogue.
- Doutez-vous de mes compétences professeur ? demanda Harry avec un regard glacial.
Le professeur Rogue ne répondit pas et se tourna vers Dumbledore, attendant sa décision.
- Minerva, prévenez les membres de l'ordre le plus rapidement possible ! Severus prévenez le ministère, je ne compte pas sur eux mais on ne sait jamais ! Vous autres, allez vous équipez, nous nous retrouvons dans un quart d'heure devant le hall d'entrer ! Et M. Malefoy si vous le souhaitez vous pouvez nous accompagnez ! dit Dumbledore en regardant Drago avec des yeux étincelants.
Drago regarda un instant Harry qui le fixait également puis hocha la tête.
Les professeurs sortirent un à un du bureau. Harry se dirigea rapidement vers Drago et lui ordonna de la suivre. Sans un mot, Drago le suivit à travers les couloirs de Poudlard.
- Potter je n'ai pas l'air comme ça mais je ne sais absolument pas me battre ou faire quoi que se soit ! prévint Drago de plus en plus pâle.
- Je sais, ne t'inquiète pas ! dit Harry en le regardant rapidement.
Bizarrement, Drago ne se sentit pas mieux, après tout peut-être que Potter avait décidé de se venger de toutes les méchancetés qu'il lui avait dites pendant ses cinq dernières années.
Ils s'arrêtèrent rapidement dans un couloir ressemblant à tous les autres. Drago regarda avec une certaine surprise Harry passer et repasser devant un pan du mur. Au bout de trois fois une porte apparue sur le mur.
- C'est…
- Oui Malefoy, c'est la salle que nous utilisions l'année dernière, expliqua rapidement Harry en ouvrant la porte.
Drago entra et ne put s'empêcher de montrer sa surprise en voyant ce que contenait la salle. C'était une immense armurerie. Il y avait de grandes armoires remplies d'armes de tout genre. De grandes bibliothèques s'étalaient le long de certains mûrs contenant des livres sur les armes. Enfin sur un autre mur, une grande penderie avait été installée pour les différentes armures. Seules deux armures étaient installées sur des mannequins de bois.
- Comment…
- Je t'expliquerai un autre jour ! coupa rapidement Harry.
Le jeune homme se dirigeait actuellement devant une armure en cuir très épais de couleur noir et vert foncé. Il l'enleva du mannequin qui la portait et l'apporta rapidement à Drago.
- Enfile ça, elle est conçu pour faire bouclier contre les sorts, expliqua Harry.
Drago prit rapidement la tenue et alla l'enfiler dans une des cabines postées dans les coins de la salle.
Harry prit une armure semblable à celle de Drago celle-ci complètement noir et alla également l'enfiler.
Une fois fait il mit une ceinture de cuir pour mettre sa baguette et quatre petites potions indispensables au combat. Il en donna une semblable à Drago qui leva un regard interrogatif.
- Ce sont les tenues des anciens enchanteurs du monde magique, expliqua Harry, elles ont été retirées du ministère à cause de leur poids. Une erreur si tu veux mon avis !
Harry prit rapidement un poignard et le mit rapidement sur la ceinture à Drago.
- Potter, je ne sais pas me battre de façon moldu, expliqua Drago avec angoisse.
- C'est au cas où, dit Harry.
Celui-ci prit des sortes de bretelles de cuir contenant des étuis de cuir et les mit également puis pris deux épées qu'il coinça dans son dos à l'aide des étuis.
- Potter, depuis quand sais-tu te battre ? demanda le jeune Malefoy avec surprise.
- Depuis une semaine, expliqua rapidement Harry en sortant de la salle au pas de course.
Drago le suivit rapidement et ils ne s'arrêtèrent que lorsqu'ils furent dans le hall d'entrée.
Le professeur Stamford portait une armure semblable à celle de Harry et un poignard longeait sa cuisse. Rémus avait rejoint le QG de l'Ordre et les autres professeurs arrivaient tous ayant mis des tenues adaptées au combat.
Les élèves, qui allaient prendre leur dîner, furent très surpris de voir les professeurs et deux élèves prés à se battre contre le plus féroce des ennemis.
- Harry ! appela Ron en poussant les autres élèves.
Le jeune homme en question se tourna vers son meilleur ami, lui fit un sourire rassurant. Il fit un clin d'œil à Nanou qui serrait la main de sa tante en jetant des regards effrayés vers Harry et sortit du château à la suite des autres personnes
- Vous êtes responsable de Poudlard pendant mon absence ! expliqua Dumbledore à Mme Ying.
Dumbledore marcha jusqu'au portail de Poudlard puis s'arrêta et sortit de sa poche une montre à la vitre cassée. Il attendit que tous les membres soient présents et chacun se tint la main.
Harry regarda attentivement les personnes à ces côtés et y vit une lueur de détermination et un peu de peur également. Il serra sa mâchoire avec force pour empêcher sa colère de monter et se promit qu'aucune de ses personnes ne mourrait aujourd'hui.
Il sentit la pression familière au niveau du nombril et vit le décor changer autour de lui. Le magnifique château de Poudlard se transforma en une forteresse sombre et immense. Le ciel était gris et il n'y avait, de tous les côtés, qu'une eau noir et poisseuse. L'île d'Azkaban était entièrement prise par la prison et aucun bout de terre ne laissait place à la végétation. Les seuls animaux présents étaient des corbeaux noirs voletant autour de la prison à la recherche d'une proie. Harry vit Drago frissonner à ses côtés et posa une main sur son épaule.
- A partir de cet instant tu ne me lâches pas d'une semelle, compris ? ordonna Harry.
Ne sachant pas l'état de sa voix, Drago se contenta d'hocher la tête et serra un peu plus sa prise sur sa baguette.
Harry regarda attentivement la prison et grimaça.
- Ils sont déjà là ! grogna Harry en se mettant en marche.
Les membres de l'Ordre le suivirent rapidement sans ajouter un seul mot.
La large porte d'entrée était déjà ouverte et donnait sur un impressionnant couloir éclairé par quelques torches. Le bâtiment était en pierre et l'épaisseur des murs rendait les pièces glaciales. Harry sortit rapidement ces deux épées et avança doucement, surveillant en même temps Drago qui était derrière lui.
Mais à la surprise des autres membres, Harry rangea immédiatement ses épées et avança plus rapidement. Il entra alors dans une petite cour également sombre. Les membres de l'Ordre comprirent alors pourquoi il avait rangé ces cimeterres. Au bout de la cour, le ministre de la Magie parlait avec le directeur d'Azkaban. Le ministre était un homme d'un certain âge brun grand et mince. Il portait un costume noir mi-sorcier mi-moldus. Il n'avait été élu que parce que Fudge était devenu trop incompétent. Harry ne connaissait pas ce ministre mais d'après Dumbledore il était plus qualifié pour les batailles que pour diriger le pays. C'était un ancien auror. Le directeur de la prison était petit et gros et portait une grande moustache et un costume marron. Son visage était très pâle sûrement dû à une présence avec les détraqueurs trop forte.
Ils s'arrêtèrent immédiatement de parler lorsqu'ils virent l'étrange groupe qui entrait dans la cour.
- Mais…
- Où sont vos détraqueurs ? demanda immédiatement Harry en coupant la parole au directeur de la prison.
Le directeur ne répondit pas et fronça les sourcils face à l'insolence du jeune homme.
- Répondez ! grogna Harry.
Les deux hommes sursautèrent face à la colère du jeune homme, ses traits étaient soudain devenus très effrayants.
- Ils…ils font leur ronde, murmura le directeur en pointant un couloir derrière lui.
Harry sortit immédiatement sa baguette.
- Spero Patronum !
Un cerf sortit rapidement de sa baguette suivi de prés par un gros chien noir. Les deux animaux se tournèrent vers leur maître attendant les ordres.
- Eliminez les détraqueurs ! ordonna Harry.
Les deux patroni se précipitèrent alors vers les couloirs les éclairant de leur lumière blanche.
- Mais enfin vous n'avez aucun droit ! s'exclama le ministre. Les détraqueurs surveillent les prisonniers !
Harry ne lui jeta pas un regard et se tourna vers les autres membres du groupe. Il jeta un regard vers Dumbledore qui se contenta de lui faire un clin d'œil et d'hocher la tête.
- Divisez vous en deux, je prend ce couloir, dit Harry.
- Je viens avec toi, dit précipitamment Drago.
Harry hocha la tête et sortit rapidement ses cimeterres.
Les membres de l'Ordre prirent l'autre couloir et les professeurs Rogue et Stamford partirent avec leurs deux élèves.
- Potter, je ne me trompe pas en disant que nous avons choisi le couloir le plus dangereux ? demanda Rogue.
- Non en effet !
Ils ne parlèrent pas de tout le trajet et suivirent Harry, faisant attention à chacun de ses mouvements.
Au bout de quelques minutes, Harry finit par s'arrêter et leur ordonna de se taire. Il avança à pas feutré et se plaça rapidement prés d'un mur au bout duquel il y avait un croisement sombre. Il avança prudemment, se rapprochant de plus en plus des murmures, audibles, à présent, pour une oreille humaine. Harry s'approcha du croisement et d'un coup d'œil analysa rapidement la situation. Cette aile était réservée aux mangemorts, et il y en avait au moins une vingtaine venus les sauver. Harry expliqua rapidement la situation, par des gestes, aux trois autres sorciers et rangea un de ses cimeterres pour sortir rapidement sa baguette. Il n'y avait pour le moment aucune trace de Voldemort et Harry savait qu'il ne viendrait pas, il n'avait pas la moindre douleur à sa cicatrice et sa connexion avec Voldemort était trop faible pour qu'il se trouve dans les parages. Il vit le professeur Stamford sortir un de ses poignards d'une main et tenir fermement sa baguette de l'autre main. Il ne l'avait jamais vu aussi effrayante.
Sans leur laisser le temps de se préparer, Harry se jeta dans la gueule du loup. Bien sur, il n'avait pas fait cela sans avoir une idée derrière la tête. La surprise des trois personnes lui permettrait ainsi de gagner quelques secondes et de les épargner un peu plus.
Ce ne fut que lorsqu' Harry jeta un sortilège d'expulsion sur l'un des Mangemorts qu'ils remarquèrent enfin sa présence. Le mangemort expulser se cogna contre un mur et tomba au sol, inconscient.
Les hommes se jetèrent alors sur lui et les sorts fusèrent de tous les côtés. Harry propulsa rapidement un bouclier devant lui et se dédoubla. Les mangemorts se trouvèrent alors devant deux Harry Potter plus puissants que jamais. Ils mélangeaient avec une facilité déconcertante leur magie et leur cimeterre. L'un tranchait et tournait dans les airs provoquant un bruit d'acier effrayant et l'autre se déployait partout autour des hommes qui ne savaient pas quels instruments éviter. Sa magie n'avait jamais été aussi puissante, elle se déployait autour de lui comme un ouragan immobilisant toutes les personnes qu'elle touchait. Son arme par contre tranchait tout ce qu'elle pouvait atteindre. Ainsi plusieurs mangemorts se retrouvèrent avec une baguette tranché ou pire des doigts en moins.
Harry veillait du coin de l'œil les trois autres qui jetaient des sorts à tout va. Le professeur Stamford alliait avec facilité le corps à corps et la magie. Il vit bien vite que Drago ne connaissait hélas que des sorts de premier cycle. Il s'approcha rapidement de lui, qui était cernait par quatre mangemorts et jeta un sort d'aveuglement. Les mangemorts reçurent un flash éblouissant puis titubèrent et crièrent de douleur en sentant leur rétine brûler.
Harry se tourna rapidement vers Drago et lui jeta un sortilège de bouclier. Voyant que le nombre de Mangemorts diminuait et que les membres de l'Ordre arrivaient, Harry se concentra sur une seule personne : Bellatrix Black.
Il avait senti sa magie dés qu'il avait commencé le combat. Il rangea rapidement sa baguette et son épée et partit à sa recherche. Elle n'avait sûrement pas la même endurance que lui et il finirait par la rattraper. Azkaban était protégé par des sorts anti-transplanage comme Poudlard.
Sa silhouette apparut enfin au bout d'un des longs couloirs de la prison où des prisonniers regardaient avec folie le spectacle qui se déroulait devant eux.
Bellatrix Black poussa un cri d'épouvante lorsque la silhouette de Harry se matérialisa devant elle.
- Attaquez un homme, même un Mangemort, dans le dos est pour moi un acte de pure lâcheté ! dit Harry en s'approchant de la jeune femme.
Elle pointa sa baguette tremblante devant elle mais Harry d'un mouvement souple, prit de l'élan en croisant ses jambes et lui enfonça son pied dans l'estomac.
- Ma magie ne peut pas vous faire du mal mais elle a d'autres moyens de contrer votre folie ! grogna Harry.
La jeune femme se retrouva projeter au loin, la respiration saccadée et le visage rouge.
Il s'approcha lentement d'elle et la força à se relever. Elle ne se débattit pas, toujours occupée à essayer de reprendre sa respiration. D'un sort, il lui attacha les mains et la traîna vers les autres prisonniers.
Une fois reprit sa respiration, la jeune femme essaya de se débattre en hurlant mais Harry tenait son bras fermement. Lassé de ses cris Harry enserra un plus le bras et sentit clairement des os se briser sous sa poigne. Bellatrix Lestrange poussa un nouveau cri mais cette fois de douleur puis s'arrêta.
Ces yeux perdirent leur lueur et elle sombra dans sa propre folie. C'était la proximité de Harry qui la rendait comme ça. La présence des détraqueurs et la folie de la jeune femme lui permettaient de sentir les fantômes d'Harry. Elle se mit soudain à rire comme une hystérique et poussa de petits cris suppliants.
Harry arriva enfin vers les autres membres de l'Ordre et jeta la jeune femme avec les autres prisonniers.
- Que lui est-il arrivée ? demanda Rogue en voyant l'état de la jeune mangemort.
- Ma présence l'a quelque peu rendu hystérique, dit simplement Harry.
Il se tourna alors vers le prisonnier et fut heureux de voir que la prise avait été satisfaisante. Parmi les prisonniers se trouvait Lucius Malefoy, ses yeux brûlait de colère étaient posés sur son fils qui se serrait instinctivement vers le professeur Stamford. Celle-ci posa doucement sa main sur son épaule et le serra contre elle.
- Traître de mon sang ! cria Malefoy en crachant vers son fils.
Drago recula un peu plus et détourna ses yeux du regard dément de son père.
Le ministre et le directeur de la prison ne tardèrent pas à les rejoindre. Ils reculèrent rapidement en voyant le nombre de prisonniers et leurs blessures.
- Merlin tout puissant ! s'exclama le directeur.
- Comprenez M. le directeur que nous ne pouvons pas laisser tous ses prisonniers à Azkaban, les détraqueurs ont rejoint Voldemort et la prison n'est pas assez sécurisée.
- Mais…mais où allez-vous les mettre ? demanda le ministre.
- A l'aide des fonds de Poudlard nous avons construit la Némésis, la prison la plus surveillée de toute l'Angleterre. Je vous déposerai d'ailleurs ma facture demain matin sur votre bureau M. le ministre, dit Dumbledore avec un grand sourire.
Le ministre ne put qu'hocher la tête, ne sachant pas quel mot prononcer.
- Harry, raccompagne M. Malefoy et les professeurs Rogue et Stamford à Poudlard, nous allons escorter les prisonniers dans leur nouvelle maison, ordonna le directeur. M. le ministre, voulez-vous bien nous suivre pour visiter la nouvelle demeure des mangemorts ?
Le ministre répondit un « oui » tremblant. Dans toute sa carrière d'auror, il n'avait jamais vu de mangemorts aussi affecté, particulièrement Bellatrix Lestrange qui poussait toujours des cris et reculait devant des fantômes qu'elle seule pouvait voir. Quant aux autres mangemorts, leur cas était assez critique, certains avaient des blessures alors que d'autres avaient des regards vides comme s'ils avaient été embrassés par un détraqueur.
Harry regarda le ministre, finalement il n'était pas aussi stupide que Fudge, il avait la particularité d'écouter Dumbledore lui.
Le jeune homme prit rapidement une torche et l'éteignit.
- Portus Poudlard ! murmura Harry.
La torche brilla un instant signe que le sortilège avait marché. Une fois dehors, Harry leur ordonna de tenir la torche.
Quelques secondes plus tard, ils se trouvaient devant le portail de Poudlard. Le professeur Stamford n'avait pas quitté Drago et était toujours près de lui.
Harry regarda son camarade et fronça les sourcils. Certes, il avait vu son père et s'était fait insulté mais pourquoi continuait-il à être si inquiet.
- Malefoy, tu as autre chose à me dire ? demanda Harry.
Le jeune Serpentard se tourna vers lui. Il le regarda pendant quelques secondes, semblant le juger.
- Je ne sais pas. Vous-savez-qui ne va sûrement pas être content de ma trahison et j'ai peur qu'il s'en prenne à ma mère pour me punir, expliqua Drago.
Harry jeta un regard vers Rogue qui hocha la tête confirmant ses doutes.
- Y a t il beaucoup de protections chez toi ? demanda Harry.
- Oui mais le maître les connaît toutes, c'est lui qui les a installé.
- Professeur Rogue ? demanda Harry.
Le professeur de Potions regarda sa collègue qui hocha la tête.
- Allons-y ! ordonna Rogue en faisant apparaître un nouveau portoloin.
Les quatre sorciers disparurent de nouveau et atterrirent doucement devant un grand manoir sombre.
- Et bien, quelle gaieté ! murmura le professeur Stamford.
Harry ne dit rien et se contenta s'analyser rapidement les différentes protections du manoir.
- Alors ? demanda Rogue en se tournant vers Harry.
- Un sort anti-transplanage, des barrières contre les moldus et d'autres de magie noire, expliqua rapidement Harry. Malefoy, il faut que tu nous invites.
- Comment ça ? demanda le jeune homme.
- Tu dois avancer le château en disant aux barrières que tu nous invites, expliqua Harry.
Drago déglutit rapidement puis avança prudemment suivis des autres sorciers.
Finalement, après quelques minutes à marcher vers le manoir, ils parvinrent devant la porte sans encombre.
Drago ouvrit doucement la porte d'entrée et marcha prudemment jusqu'au milieu du hall.
- Mère ! appela-t-il.
Seul l'écho de sa voix lui répondit. Il se tourna vers Harry et le professeur Rogue qui regardait autour d'eux. Harry finit par sortir sa baguette et murmure « pointe Narcissa Malefoy ».
Aussitôt sa baguette tourna dans sa main et pointa le grand escalier. Il sortit une de ses épées et monta rapidement les escaliers. Derrière lui, les professeurs et Malefoy avaient également sorti leur baguette. Harry parcourut plusieurs couloirs, suivant toujours sa baguette. Il finit par arriver devant une porte.
- C'est la chambre de ma mère, murmura Drago avec inquiétude.
Harry ouvrit rapidement la porte. La chambre était faiblement éclairée mais Harry arrivait à distinguer une silhouette penchait sur une autre personne. D'un geste, Harry expulsa l'étranger qui se trouvait être un mangemort. Rogue se précipita vers lui pour l'attacher alors que les trois autres sorciers regardaient le corps faible de Narcissa Malefoy.
- Mère, murmura Drago en posant doucement sa main sur son front.
La jeune femme ne fit que pousser un grognement de douleur et parvint finalement à ouvrir les yeux.
- Drago, murmura doucement celle-ci avec un léger sourire.
- Elle a été empoisonnée, s'exclama Rogue en montrant une fiole que portait le mangemort.
Harry toucha doucement son poignet pour sentir son pou et grimaça.
Il la prit rapidement dans ses bras et se tourna vers les autres.
- Je vais transplaner directement dans l'infirmerie, vous, rejoignez-moi le plus vite possible.
- Il est impossible de transplaner à Poudlard, murmura Drago en regardant sa mère.
- J'ai trouvé un moyen de contourner les barrières, expliqua Harry en sortant rapidement de la chambre pour pouvoir transplaner.
Une fois dehors, Harry disparut dans un « pop » et réapparut directement dans l'infirmerie, causant une grande peur à l'infirmière.
- Potter ! gronda t-elle.
- C'est pas le moment, Mme Pomfresh ! dit Harry en posant la jeune femme sur un lit.
Il sortit rapidement sa baguette et la pointa vers la porte de l'infirmerie.
- Accio potions !
Il se tourna ensuite vers l'infirmière qui s'était déjà approchée de sa patiente.
- C'est un empoisonnement, expliqua Harry. D'après sa peau bleutée et ces yeux ternes, je dirai du venin de serpent.
L'infirmière hocha la tête et l'examina un peu plus.
Harry s'approcha également et posa doucement sa main sur son front. Il ne pouvait pas la guérir comme il l'avait fait avec Kingsley, il ne pouvait soigner que les blessures ouvertes. Malgré tout, en touchant son front il pouvait déterminer de quel poison il s'agissait. Il fouilla un peu plus son esprit totalement chamboulé et empli de douleurs et soupira.
- C'est du venin de basilic, grogna Harry.
Il était très rare d'en trouver encore sur le marché et Harry devina que c'était Voldemort lui-même qui avait donné le poison à son sbire.
L'infirmière sursauta et regarda Harry, soudain effrayée. Tout comme Harry, elle savait que le venin de basilic n'avait que très peu de remèdes.
- Je ne dispose pas du matériel nécessaire pour cela, murmura t-elle en regardant sa patiente avec tristesse.
Harry hocha la tête mais la détourna vite en voyant son stock de potions arriver dans la pièce. Il chercha rapidement une des potions qu'il avait fait et la versa dans la bouche de la jeune femme.
- La potion devrait la calmer et lui donnait un sursis, expliqua Harry. Il faut aller chercher Funseck, seul les larmes de phénix peuvent contrer du venin de basilic.
- Il est parti avec Dumbledore, murmura Mme Pomfresh.
- Je sais, dit Harry en examinant de nouveau la patiente.
Son état s'était quelque peu stabilisé mais elle était encore très faible.
- Elle a mal, murmura une petite voix derrière Harry.
Celui-ci se tourna rapidement et baissa sa garde en voyant le petit visage triste de Nanou.
- On va la guérir, ne t'inquiète pas, murmura Harry en prenant la fillette dans ses bras.
- Elle veut voir son petit garçon, murmura Nanou. Elle est très triste parce qu'elle ne lui a pas assez dit qu'elle l'aimait quand il était petit.
Harry se tourna vers l'infirmière qui regarda la fillette avec surprise.
- Ecoute petite puce, il ne faut pas que tu t'inquiètes, elle va bientôt voir son petit garçon et nous allons la sauver, tu ne dois pas entrer dans son esprit, c'est trop dangereux pour toi, expliqua Harry.
La fillette hocha la tête puis cligna les yeux plusieurs fois avant de descendre des bras du jeune homme.
- Je vais aller voir ma tante, murmura t-elle.
Harry hocha la tête, l'embrassa sur le front et la laissa partir. Il se tourna ensuite vers l'infirmière qui regardait toujours la porte de l'infirmerie. Elle se tourna ensuite vers Harry attendant des explications.
- Nathalie est Omnisciente, elle est en quelque sorte Légitimens de naissance, expliqua Harry. Elle arrive à forcer un esprit sans le moindre effort, elle voit ainsi les fantômes de chaque personne et parfois les esprits qui tournent autour d'eux. A ce jour, elle est la seule fillette qui est réussi à vivre avec ce don.
- Comment est-ce possible, murmura l'infirmière.
- Je l'ignore mais elle intéresse beaucoup Voldemort et nous devons la protéger, expliqua Harry.
L'infirmière hocha la tête et se tourna vers sa patience, lui faisant avaler un calmant.
La porte s'ouvrit brusquement sur Drago et les deux professeurs. L'infirmière s'apprêta à leur demander de sortir mais le regard du professeur Rogue l'arrêta.
- Comment va-t-elle ? demanda Drago.
Harry se tourna vers Pomfresh qui grimaça.
- Voldemort a fourni du venin de basilic à son mangemort, seul les larmes de phénix peuvent la sauver mais Funseck est en ce moment même avec Dumbledore.
Rogue soupira, il ignorait l'emplacement de la prison et Funseck n'obéissait qu'à Dumbledore.
- Il sera déjà trop tard lorsque Dumbledore reviendra à Poudlard, grogna Rogue.
Harry le savait également. Il n'y avait qu'une seule solution mais il ne l'avait encore jamais pratiqué.
- J'ai fourni à Mme Pomfresh des potions qui nous donneront un peu de temps, en attendant je vais aller chercher une autre solution, expliqua Harry en sortant rapidement de l'infirmerie.
Il monta rapidement les escaliers jusqu'à arriver devant la salle sur demande. Il passa trois fois devant et entra rapidement. La salle n'était pas très grande, de gros tapis étaient posés au sol et quelques livres étaient disposés sur des étagères.
Il se débarrassa de ses cimeterres, de sa baguette et de son armure et s'assit en tailleur sur le sol.
- Clef, je t'en prie, aide-moi, murmura Harry en fermant doucement les yeux.
Une main douce se posa sur sa joue et un sourire apparut sur le visage du jeune homme.
- Je n'ai pas beaucoup de temps Harry mais je vais t'aider à réaliser ce que tu veux faire.
- Merci, murmura Harry en ouvrant les yeux.
Clef se mit à sourire doucement et prit sa main. Elle la posa sur son tatouage et le regarda dans les yeux.
- Tu as une grande puissance à ta disposition, murmura t-elle, ais confiance en toi, il te suffit simplement de le vouloir.
Elle lui fit un sourire, l'embrassa sur le front et disparut en un courant d'air frais et parfumé.
Harry réfléchit quelques secondes et ferma les yeux, se concentrant au maximum.
Il garda sa main posée sur son cœur et sentit sa magie se déployer autour de lui. Ce qu'il s'apprêtait à faire était extrêmement dur, surtout lorsque d'habitude il fallait plusieurs mois et années pour le faire. Malgré tout, le phénix était dans son sang, ses couleurs se propageant sur son torse il avait des chances pour y arriver facilement. Il vida son esprit pour ne laisser que cette idée dans son esprit. Il devait sentir l'air autour de lui, se sentir libre, se sentir fort et se laisser bercer par tous ses sentiments comme s'il n'y avait que cela d'important. Il fallait oublier Voldemort, il fallait oublier Poudlard, il ne devait rester que ce sentiment de pure liberté.
La salle était à présent éclairée par une lumière rougeâtre venant de Harry. Son tatouage se mit à grossir, parcourant ainsi la moitié de son torse, dessinant peu à peu une forme en particulier.
Puis soudain, dans un flash de lumière, Harry se transforma en un magnifique phénix. Son plumage rouge et or donné une impression de grandeur. Sa cicatrice état toujours visible derrière les plumes de son front. Harry s'ébroua et s'envola doucement, s'habituant à sa nouvelle condition. Après quelques minutes d'entraînement, il disparut dans un tourbillon de couleur pour réapparaître dans l'infirmerie.
Les sorciers présents dans la pièce poussèrent un cri de surprise mais Harry ne s'en soucia pas, il se dirigea rapidement vers la jeune femme et se posa sur son lit. Le professeur Rogue fut le premier à réagir, il s'approcha de Narcissa Malefoy et lui ouvrit doucement la bouche, permettant au phénix de verser quelques larmes.
Ils attendirent quelques minutes afin de voir l'état de la jeune femme. Elle se réveilla quelques instants plus tard en parfaite santé. Harry soupira intérieurement et se posa sur le sol, se transforma rapidement.
Il fit de nouveau peur aux sorciers mais ne s'en soucia pas, examinant doucement la jeune femme.
- Elle est guérie Potter, dit Rogue avec un léger sourire.
Harry ne fit qu'hocher la tête et se tourna vers Drago, l'autorisant à venir la voir. Le jeune Serpentard s'approcha doucement prenant la main de sa mère. Narcissa finit par ouvrir les yeux et regarda son fils avec une infinie tendresse. Drago lui fit un grand sourire et la serra doucement dans ses bras.
Harry et les deux professeurs sortirent de l'infirmerie, les laissant se retrouver. Harry salua ses professeurs et monta rapidement dans sa salle commune. Il ignora les regards posés sur lui et entra rapidement dans son dortoir passant devant ses amis dans les voir.
Il défit rapidement sa chemise et se tourna vers le miroir le plus proche. Sur son torse, un large phénix était gravé resplendissant de mille feux. Cela expliquer le léger picotement qu'il avait ressenti lorsqu'il s'était retransformé.
Derrière lui il surprit les regards ébahis de ses amis qui regardaient également le noble animal gravé en rouge et or sur sa poitrine.
FIN (pour ce chapitre)
A la prochaine
Bisous
Chris
