Freedom and not peace

Auteur : Lightning on the wave.

Anciennes traductrices : Paradise of readers.

Etat de la fic : anglais 86 / 86 ; français 9 / 86.

Etat de la traduction : Chap 1 à 18 et 20 traduits.

Chapitre traduit par : Elava et Asuka Tanku et corrigé par : Draconixia.

/!\ Certaines traductrices ne peuvent plus travailler avec nous, nous avons donc besoin de vous ! Si vous connaissez bien l'Anglais et le Français et si vous avez du temps à nous consacrer, contactez-moi par MP /!\

Chapitre huit : Les Limiers

Harry termina son transplanage, l'estomac tressautant, et Regulus qui murmurait dans sa tête : tu es quelque part au Ministère de la Magie. Une des salles d'interrogatoire. Je les reconnais, j'ai déjà été amené ici.

Il y a plein de choses intéressantes que tu ne m'as pas dit à ton sujet, n'est-ce pas ? Harry se concentra sur ses mots pour réfréner sa panique. Il cligna des yeux, les cligna encore, et observa les alentours de la salle mais il devint évident que les sorciers en cape grise lui avaient simplement lâché les bras et ne faisaient plus mine de le restreindre.

C'était complètement vide, les murs étaient en pierres grises, des blocs sans raccords visibles ni ciment entre eux. Il n'y avait pas de photos, de portraits ou d'autres décorations sur eux, et le seul meuble était une chaise derrière lui, sur laquelle l'un de ses ravisseurs s'empressa de le pousser. Harry sentit ses mains se serrer en attendant quelque chose, et il prit un moment avant de réaliser que c'était un coup ou une attaque surprise. Les murs et la chaise n'étaient pas naturels.

Et les sorciers ne le traitaient pas de la manière dont on traitait normalement un prisonnier qu'on craignait. Harry les observa.

L'un d'eux – Harry pensait que c'était celui qui lui avait lu le parchemin à haute voix – ricana.

« Oh, regarde, Grim, le chaton a des griffes ! »

Grim, qui était apparemment l'autre sorcier, rit encore plus fort. Il retira sa cagoule et se révéla être un magnifique jeune homme, sûr de lui, aux cheveux blonds et aux yeux verts. Harry ne lui aurait pas adressé un regard s'ils s'étaient croisés au Chemin de Traverse.

« Je dirai qu'il en a, » Répondit-il. « Ou au moins des crocs. Vous avez vu ce qu'il a fait dans l'allée, Crup. »

Crup fit un son dégoûté par-dessous son souffle et enleva sa cagoule. Lui était brun, ses yeux marrons et son visage étaient tout à fait ordinaire.

« Ouais, t'as raison. »

« Vous me regardiez dans l'Allée des Embrumes ? » Demanda Harry.

Il mit de côté quelques questions qu'il poserait plus tard, comme la raison pour laquelle ils se donnaient des noms de chiens. L'un d'eux avait évoqué quelque chose à propos d'être des Limiers, juste avant de transplaner avec Harry, mais il ne savait pas ce que cela voulait dire.

« Bien sûr. » Dit Crup, « Quelqu'un devait le faire. Tu es un Fourchelangue qui a refusé de compléter son enregistrement, tu as quitté le Bureau des Aurors et agis comme si tu connaissais le Chef des Aurors. Tu étais intéressant. Quand tu es descendu dans l'Allée des Embrumes, tu t'es seulement rendu plus intéressant. »

Il sourit, et Harry vu ses yeux se refroidir. Son visage ordinaire pouvait donc mentir. Bien sûr, sa manière de bouger avait déjà prouvé cela à Harry. Il paraissait avoir eu un entraînement de mage de guerre.

« Et ensuite tu as parlé à des serpents. Imprudent, M Potter, très imprudent. Si tu voulais que ton pouvoir sombre reste secret, tu n'aurais pas dû l'utiliser en public ».

Harry combattit la tentation de montrer les dents. Son meilleur choix dans ces circonstances était de rester silencieux et aussi poli que possible. Il ne comprenait pas pourquoi ils étaient aussi confiants, puisqu'ils semblaient au courant de son pouvoir, mais ça ne le rendait que plus prudent en retour. Peut-être avaient-ils un avantage qui pourrait compenser sa magie.

« Aux dernières nouvelles, sauver la vie de quelqu'un était considéré comme quelque chose de positif, » Dit-il. « J'ai convaincu les Nombreux de venir avec moi dans la Forêt Interdite, au lieu d'attaquer d'autres gens dans l'Allée des Embrumes.

Crup lui rit au nez, rejetant sa tête en arrière et fermant les yeux. Son rire ressemblait un peu à un aboiement, rappelant celui de Sirius à Harry.

« Comment saurions-nous ça, M Potter ? J'ai vu deux sorciers tomber morts à cause des morsures des Nombreux, et ensuite les serpents se sont dirigés vers toi. Puis tu as fui l'allée comme un criminel. Peut-être que tu as commandé aux serpents d'arrêter mais comment le saurais-je ? Je ne suis pas Fourchelangue. »

« N'aurait-ce pas dû être évident ? » Demanda Harry.

« Non. » Dit Grim, son visage s'assombrissant. « Tu as été pris en train d'utiliser tes immondes créatures, et tu ferais tout aussi bien de l'admettre, saleté de mage des ténèbres. »

Crup tendit la main et la posa sur le bras de son partenaire.

« Grim, » Réprimanda-t-il. « Le garçon n'est même pas encore au courant de pourquoi nous, et pas les Aurors, l'on amené ici. Je pense que nous devrions expliquer ça d'abord. » Il fit face à Harry. « Tu as entendu le nom Limiers. As-tu la moindre idée de sa signification ? »

Harry secoua la tête.

Je ne comprends pas, murmura Regulus, Je peux presque voir dans son esprit, ce qui devrait signifier qu'il a une connexion avec le Lord Noir, mais je suis bloqué. Il y a une sorte de mur. Tu penses que c'est un Legilimens ?

Je ne sais pas, lui répondit Harry en pensées.

« Nous sommes ceux qui traquent et flairent le mal. » Dit Crup, rejetant fièrement sa tête en arrière. « Nous devons savoir ce que ténèbres veut dire. Certains d'entre nous étaient d'anciens Aurors qui ont été trop près de nos ennemis. D'autres servaient en réalité d'espions ou de messagers pour le dernier Lord des Ténèbres. Quelques-uns étaient simplement naturellement doués dans les Arts Sombres, mais choisirent de servir le Ministre plutôt que d'agir contre le bien du monde magique. Nous sommes un bon groupe, aussi bon que tu le trouveras, mais nous suivons l'odeur de mal. Et ça veut dire que nous sommes parfait pour renforcer les nouveaux décrets du Ministre. Les Aurors sont souvent fatigants, avec leur paperasse et leur besoin de faire dans la légalité. Ce dont tu as besoin lors d'une guerre, c'est de quelqu'un qui peut agir vite.

« Je n'ai jamais entendu parler de vous, » dit Harry, en s'obligeant à se rasséréner. « Et j'aurais dû, j'ai étudié l'Histoire, et j'aurais dû le remarquer s'il y avait des Limiers s'agitant et arrêtant les criminels. »

Crup renifla.

« C'est parce que nous sommes nouveaux, petit chaton. Le Ministre avait besoin de nous, alors il nous a créés, nous ramenant d'autres départements. » Il sourit à Harry. « Tu es seulement la seconde personne que nous arrêtons, au jour d'aujourd'hui. Tu ne te sens pas spécial ? »

« Il n'a pas annoncé votre création non plus. » Insista Harry, essayant d'ignorer la nausée qui lui montait à la gorge. « Et il aurait dû. Il y a des lois qui disent qu'une nouvelle force comme celle-là doit être publiée, faire la une. »

Grim soupira et pressa sa main sur son cœur. « Hélas, nous avons dû sacrifier cette formalité pour le bien de notre devoir. Le Ministre a décidé que nous serions plus efficaces si personne ne nous connaissait ni connaissait notre ultime mission pour l'instant. »

Harry essaya de déglutir. C'était difficile avec une gorge sèche. Ils sont surtout la police secrète de Fudge.

« Et quelle est cette mission ultime ? » Demanda-t-il, travaillant à donner à sa voix une intonation impressionnée, pour jouer le jeu.

« De se débarrasser de toute la Magie Noire en Grande-Bretagne. »

Ils répondirent ensemble, leur voix était passionnée et leurs yeux étincelant. Harry n'avait aucun doute sur le fait que c'était quelque chose qui comptait pour eux, derrière toutes les plaisanteries autour de ce qu'ils avaient fait. Il secoua la tête, lentement, ressentant un afflux de pitié pour eux.

« Quel est le problème ? » Contesta Crup. « Crois pas qu'on puisse le faire, chaton ? »

« Non. » Dit Harry. « Il y a des objets Noirs cachés dans des manoirs dans toute la Grande-Bretagne, et une tripotée de Sorciers Noirs qui cachent leur talents. Comment allez-vous trouver chaque personne qui pourrait lancer un sort que vous n'approuverez pas ? »

Il pensait à Connor, dont le don de compulsion n'était pas une connaissance générale et qui ne pourrait pas être supprimé de son esprit sans briser ce dernier. Le feraient-ils signer un papier disant qu'il ne pourrait jamais plus l'utiliser ? Ou bien prendraient-ils la chance de le briser pour le transformer en quelque chose de plus « lumineux » ?

« Nous règlerons le compte des utilisateurs publics d'abord. » Dit Grim. « Comme toi. »

Harry haussa les épaules.

« Je n'envisage pas d'arrêter d'utiliser le Fourchelangue, particulièrement quand je peux l'utiliser pour sauver des vies. »

Crup sauta sur ses pieds.

« C'est ce que nous attendions, » Dit-il, et il saisit l'épaule d'Harry et l'entraîna en avant.

Harry se tendit, voulant se déchaîner, mais il se rappela alors que les Limiers étaient toujours dans les limites des lois telles qu'ils les connaissaient. Il ne pouvait frapper et blesser quelqu'un qui remplissait seulement son devoir. Il laissa Crup l'entraîner dans la pièce suivante.

Harry, Dit Regulus brusquement. Est-ce qu'ils portent quelque chose autour de leur cou ?

Harry réussit à tourner la tête et à loucher jusqu'à la gorge de Crup. Oui, renvoya-t-il. Un collier, apparemment, encore que je ne peux pas tout voir, et c'est fait d'argent. Un rapide regard à Grim lui confirma qu'il portait la même chose. Je me demande si leur ressemblance à des chiens va vraiment jusqu'au point où ils doivent être enchaînés à leur niche la nuit.

Oui je peux les voir maintenant, Dit Regulus. C'est ce qui me maintient hors de leur esprit. Étrange. Je ne sais pas pourquoi ils voudraient me bloquer l'accès, comment ils pourraient ne serait-ce que savoir à propos de quelque chose me concernant.

Harry était sur le point de répondre, mais il vit alors le visage de l'homme assis derrière un bureau à côté de lui, et il avala sa salive.

C'était le Ministre Fudge. Harry le savait pour avoir vu chaque image dans la Gazette du Sorcier. Le Ministre avait normalement l'air potelé et confiant. A présent, cependant, il avait l'expression d'un homme hanté nuit et jour par un lourd fardeau. Il se leva quand il vit Harry et commença à jouer avec ses mains. Ses yeux examinèrent Harry intensément, semblant s'attarder spécialement sur la cicatrice en forme d'éclair sur son front.

« Oui, » Murmura-t-il. « Oui, c'est lui. »

Crup acquiesça.

« Oui, monsieur. Et il vient juste de dire qu'il avait l'intention de continuer à utiliser le Fourchelangue. Si nous le laissons en liberté, il retournera directement pratiquer la magie noire. »

Il déposa Harry dans une chaise en face du bureau, qui était large et fait d'acajou poli. Harry essaya de regarder autour, mais à part le fait que la pièce était plus grande que la salle d'interrogatoire et de couleur rouge, il ne pouvait voir énormément. Crup continuait à roder autour de lui.

« Je donne ma parole que je l'ai vu l'utiliser, monsieur, et bien sûr, Grim me soutient. »

« Bien sûr. » Dit Grim.

Il s'installa de l'autre côté du bureau. Harry ne pensait pas que c'était une coïncidence que la position l'empêche d'avoir un accès facile près du Ministre.

Du moins, ça devrait m'empêcher d'avoir un accès facile jusqu'à lui. Harry eut une moue de mépris. Pour qui me prennent-ils ? Ma magie pourrait toujours l'atteindre et détruire sa vie avant qu'ils ne bougent.

Il sentit la tentation, une fois encore, de simplement faire quelque chose du genre, exploser et épingler Fudge au mur avec sa magie, comme il avait épinglé Dumbledore et son frère, une fois. Mais Harry se dit qu'il devait exercer son contrôle sur son tempérament. Il ne pouvait pas simplement attaquer chaque personne qu'il n'aimait pas. Ce n'était pas ce que faisait un sorcier mûr, et il était évident qu'il aurait à être l'adulte ici, puisque personne d'autre n'était volontaire.

« Alors, » Dit Fudge, secouant la tête, « La loi est très claire. » Il se tourna vers Harry. « Mr Potter, vous comprenez pourquoi vous avez été amené ici ? »

Leurs yeux se rencontrèrent et il remercia intérieurement le masque calme et impassible que Lily lui avait fait pratiquer jusqu'à ce qu'il devienne naturel. Il pouvait le faire réapparaître à présent, malgré le temps passé avec Snape qui l'encourageait à plus s'ouvrir, surtout quand on savait qu'il avait passé des années à vivre sous ce dernier. « Non, Mr le Ministre », dit-il. « Je suis désolé que mon utilisation du Fourchelangue ait offensé M. Grim et M. Crup, mais j'ai agi de la sorte afin d'empêcher les Nombreux de mordre les sorciers dans l'allée des Embrumes et du Chemin de Traverse. Je vous assure que j'ai enfreint la loi par ignorance, et non pas par une utilisation maléfique de la Magie noire ».

« L'ignorance de la loi n'est pas une excuse », rétorqua Fudge, avec une lueur de triomphe dans les yeux. « Et c'est une coïncidence bien curieuse, n'est-ce pas, que des potions de magie noire soient apparues récemment, dont les composants requéraient des œufs et des écailles des Nombreux ? Je suppose que vous allez m'expliquer qu'il se trouve que vous soyez capables de contrôler les serpents, et qu'il se trouve qu'ils soient apparus à l'allée des Embrumes pile le jour où vous y étiez ? »

« N'importe quel Fourchelangue aurait pu diriger les serpents, monsieur », dit Harry. Les grommellements de Regulus au fond de son crâne sur le manque de respect dont ils faisaient tous preuve et sur leur idiotie ne l'aidaient pas, il décida de l'ignorer. « Et je n'étais pas au courant à propos des potions de Magie noire. Je suis désolé qu'elles aient été la cause de troubles et de tourments au sein de votre administration ». Il décida qu'un brin de flatterie bien placée ne pourrait pas faire de mal. « Je sais que vous avez fait de votre mieux pour nous tous dans la Grande-Bretagne magique. Vous avez fait un travail remarquable ». Particulièrement si on considère le fait que vous êtes tellement mou que je m'attendais à ce que vous pourrissiez toute votre première année dans votre bureau. « Je serais mortifié à l'idée d'agir contre votre action ou de l'ébranler de quelque manière que ce soit ». Il baissa la tête légèrement, comme s'il était contrit.

Cela fonctionna, au moins en partie. Il vit Fudge se remplumer et il posa sa main avec fierté sur son épaule. « Oui, et bien, je fais de mon mieux », dit-il, et il toussota. Puis son visage s'assombrit à nouveau. « Et cela signifie faire passer des lois plus strictes contre les Mages noirs de votre genre. Est-ce que vous avez une objection à cela ? »

« Pas du tout, monsieur », dit Harry. Ses pensées fusaient à toute vitesse, sur le vif, et son esprit était limpide. Il ne pensait pas qu'il pouvait dire ou faire beaucoup pour apaiser les craintes de Fudge, mais il espérait qu'il pourrait au moins les empêcher de lui causer autant de dommages qu'elles ne le pouvaient. « La Magie Noire en tant que magie qui contraint, est une menace pour le libre arbitre de tous les autres, en cela j'y suis opposé».

Il fut déconcerté quand Fudge éclata de rire. « Mais bien sûr !», dit-il, « depuis quand les Seigneurs des Ténèbres se soucient-ils de la volonté des autres ? »

Harry le regarda fixement. « Pensez-vous que je suis un Seigneur des Ténèbres, monsieur ? »

« Bien sûr que vous l'êtes ». Fudge fit un geste vague de la main. « Pas aussi maléfique que — que vous-savez-qui, bien sûr, mais vous allez encore grandir. Et nous avons besoin de faire tout ce que nous pouvons pour vous empêcher d'acquérir de tels pouvoirs». Il se lança alors dans ce qui semblait être un discours appris par cœur. « Nous nous sommes très mal débrouillés dans la Première Guerre, on le sait bien. Mais c'était parce que nous n'étions pas prêts. Cette fois, nous savons quels signes rechercher ». Il hocha la tête vers Grim, et l'homme se précipita de l'autre côté de la pièce pour attraper quelque chose en papier, de ce qu'Harry pouvait entendre. « Cette fois, on nous verra pas comme des chiens détalant la queue entre les jambes ! » Il leva une main et pointa un doigt vers Harry. « Même les Seigneurs des Ténèbres sont soumis au droit du monde magique, M. Potter ! »

Harry cacha son mépris autant que possible. Il savait que ce n'était pas vrai depuis qu'il avait lu le livre que Hawthorn Parkinson lui avait donné l'année précédente sur les liens. Les Seigneurs des Ténèbres et les Seigneurs de la Lumière faisaient en général fi de la soumission à la loi parce qu'ils pouvaient se le permettre, quoique parfois les Seigneurs de la Lumière voulaient donner l'impression qu'ils respectaient le droit, comme Dumbledore.

Mais la puissance magique avait toujours été la pièce maitresse. Si Voldemort s'était tenu là, bien sûr il n'aurait pas hésité à utiliser la magie pour écraser les impertinents contre les murs.

Mais je ne suis pas un Seigneur des Ténèbres, se répéta Harry. Je ne suis aucune sorte de Seigneur. C'est pourquoi je suis différent d'eux. Je ne vais pas blesser des personnes innocentes qui pensent vraiment qu'elles protègent le monde sorcier.

Il prit une voix calme, un visage amical et ouvert. « Qu'est-ce que je devrais faire pour vous convaincre que je ne suis pas un Seigneur des Ténèbres, Monsieur le Ministre ? »

« Vous avez déjà eu cette occasion », répliqua Fudge hautainement, alors que Grim venait à côté de lui, trébuchant sous le poids d'un large document papier. « Nous vous avons offert l'occasion de vous enregistrer en tant que Mage noir. Vous avez refusé de vous y conformer ».

« Je suis désolé, monsieur », dit Harry, en plissant légèrement les yeux. « On m'a dit que mon cas était unique. On n'a exigé d'aucun autre Mage noir qu'il n'arrête d'utiliser les arts sombres. En fait, j'ai été le seul ».

Fudge secoua la tête. « C'est parce que tu es un Seigneur des Ténèbres ». Harry se demanda si le Ministre reconnaitrait de la logique circulaire si elle dansait nue devant lui. « Monsieur—»

Grim réussit à dérouler l'immense parchemin d'un coup sec. Harry le scruta. C'était un document officiel, il pouvait deviner au moins cela, dans lequel étaient soigneusement classés des mots dans des tableaux de différentes couleurs, mais il ne pouvait pas comprendre ce que ces mots signifiaient, ils avaient été tous rédigés avec soin sur le parchemin en lettres minuscules.

« Tu vois », dit Fudge, faisant un geste vers le parchemin, « nous savons que tu es un Mage Noir. Peu importe ce que tu prétends, nous savons que tu as des talents obscurs, et que tu vas suivre la voie de Grindelwald et de — Tu-Sais-Qui. Nous avons une Charte qui te compare à eux ». Il regarda Harry d'un air triomphal.

Harry se demanda quand le gouvernement de la Grande-Bretagne sorcière était devenu si désespérément pathétique. Il prit une voix aussi calme qu'il put lorsqu'il dit « Monsieur, je n'arrive pas à lire la Charte ».

« Tu devrais en être capable », chuchota Crup dans son oreille. « Quelle sorte de Mage des Ténèbres a des problèmes de vue ? »

Harry lui lança un regard furieux, et puis se tourna à temps pour voir Fudge pointa du doigt un des tableaux. « Tu vois ? », demanda-il, en jetant un coup d'œil vers Harry. « Tu parles le Fourchelangue. Tu-Sais-Qui parle le Fourchelangue. Et Grindelwald parlait — et bien, il ne parlait pas aux serpents, mais il parlait aux Sombrals et les a utilisés comme soldats dans son armée ». Fudge eut un sourire sarcastique. « Les connexions sont censées. C'est seulement le premier d'une longue liste d'indices, mais ça a été la première chose qui nous a fait suspecter que tu pouvais être un Mage des Ténèbres. Ce n'était pas avisé d'étaler au grand jour ta capacité à parler aux serpents, mon Seigneur. Pas avisé du tout ».

Tu pourrais leur faire du mal, chuchota Regulus. Je serai même de ton côté. Tu n'as pas choisi de venir ici, et je pense que tu devrais retourner auprès des personnes qui t'aiment et qui peuvent te protéger aussi vite que possible. Frappe-les de ta magie, et rentre à la maison. Allez, Harry. Tu sais que tu pourrais le faire.

Et c'est précisément pourquoi je ne le ferai pas, pensa Harry brusquement pour Regulus. Juste parce que je peux ne signifie pas que je devrais. Il prit une profonde inspiration un peu désespérée, parce que la tentation grandissait de minutes en minutes, alors il fixa ses yeux sur le visage de Fudge à nouveau.

« Pouvez-vous me donner quelques exemples des autres indices qui vous rendent si sûr de ma nature de Seigneur des Ténèbres, Monsieur ? », demanda-t-il.

Fudge eut l'air quelque peu déçu qu'Harry ne confesse pas sur le champ le fait d'être un Seigneur des Ténèbres, mais il hocha la tête et pointa un autre tableau. « Le Seigneur des Ténèbres a été à l'école cinquante auparavant lorsque la Chambre des Secrets a été ouverte pour la dernière fois », expliqua-t-il. « Tu es à l'école depuis deux ans et la Chambre des Secrets a été ouverte. Grindelwald — et bien, il n'était pas à Poudlard, puisqu'il n'était pas de ce pays, mais il était à Durmstrang et a été initié par ses Gardes de la Lumière dans une grotte souterraine ». Il fronça sévèrement les sourcils en direction d'Harry. « Est-ce que tu vas essayer de faire passer tout ça pour une coïncidence » ?

« Pas spécialement », dit Harry. « J'ai ouvert la Chambre des Secrets et ai été impliqué dans la Pétrification des élèves parce que Voldemort me possédait, Monsieur ». Il ne manqua pas de remarquer que Fudge tressaillit au nom et jeta un coup d'œil par-dessus son épaule, comme s'il s'attendait à ce que Voldemort se cache dans un coin. « Donc ce n'était pas une coïncidence. Mais cela ne mène pas à la conclusion que je suis maléfique et un Mage des Ténèbres de moi-même ».

Fudge secoua la tête. « Vous n'allez pas vous en sortir comme ça, M. Potter. Nous savons tout. ». Il pointa un autre tableau. « Les armées. Grindelwald a utilité des Sombrals car il pouvait leur parler. Vous-Savez-Qui a fait des arrangements avec les géants et d'autres créatures pour marcher avec lui, et bien sûr le loup-garou Fenrir Greyback s'est rendu célèbre pour avoir fait partie de ses troupes maléfiques. Et à présent, vous avez libéré les Détraqueur ». Il se tourna vers Harry et attendit, comme s'il voulait dire que ça devait être évident.

Harry le fixa. « J'ai dit la vérité au Ministre à ce propos, monsieur », dit-il. « Je l'ai envoyés retourner aux cauchemars. Je ne les ai pas gardés pour construire une armée privée avec ». Il ne savait pas s'il devait en rire ou en pleurer. De toutes les explications que quelqu'un pourrait trouver pour déterminer la raison qui l'avait poussé à libérer les Détraqueurs, il n'avait jamais imaginé que ça serait celle-ci.

Personne n'a vu de Détraqueur depuis ce jour », déclama Fudge. « Les avez-vous réellement banni, ou les avez-vous envoyé dans un endroit à l'abri, secret, avec comme instructions de se multiplier et de t'attendre ».

Harry secoua la tête. « Non, pas du tout, monsieur. Je ne veux pas être un Seigneur. Je ne commanderai aucune créature magique pour attaquer quelqu'un ». Mais tu as utilisé Sylarana pour menacer les gens, lui chuchota sa conscience. Harry tressaillit et éloigna cette pensée. « Je vous le promet, je suis un citoyen loyal de la Grande-Bretagne sorcière. Est-ce qu'il y a quoique ce soit que je puisse faire pour vous le prouver ? »

Il ressentait une touche d'anxiété véritable cachée derrière son irritation et sa pitié. Il avait espéré qu'il serait capable de convaincre Fudge comme il avait convaincu tellement d'autres gens, mais le Ministre faisait preuve d'un complet aveuglement à la logique de base. Harry n'était pas certain qu'il s'en tirerait avec les danses et les rituels.

« Eh bien, il se peut qu'il y ait une chose, » dit Fudge.

Harry rétrécit les yeux, suspicieux à nouveau. Il avait été entrainé là-dedans, probablement, mais maintenant qu'il y était, il n'avait pas d'autre choix que demander : « Quelle serait cette chose, Ministre » ?

« Puisque tu nous as privé des Détraqueurs et que nous ne pouvons plus garder les prisonniers en sécurité à Azkaban », dit Fudge, faisant un geste vers une porte vers le fond de la pièce, « nous avons une nouvelle méthode pour déterminer quels sorciers peuvent être relâchés en toute sécurité dans la société ». La porte s'ouvrit, et ce qui semblait être une balle d'argent avec des jambes entra, jusqu'à ce qu'Harry réalise que c'était en fait un outil qui était porté par une petite sorcière. « Soumets-toi à notre test, et tu nous prouveras que tu es loyal ».

Tu n'as pas besoin de le faire, dit Regulus, récalcitrant et coléreux. Pourquoi tu te l'imposes, Harry ? Tu n'es pas un sorcier ordinaire. Tu n'as pas besoin de te comporter comme tel.

Cela ne fait que rendre tout cela plus pressant, répliqua Harry sèchement. Il se demanda pourquoi il était entouré de personnes si déterminées à le persuader de se mettre au-dessus des lois. Ce que Regulus venait de dire, cela ressemblait aux paroles que Snape ou Draco auraient pu prononcer. Les Serpentards, franchement. Je les aime en général, mais ils m'exaspèrent individuellement.

Il se tourna vers le Ministre et hocha la tête. « Bien sûr, Monsieur. Qu'avez-vous besoin que je fasse ? »

La sorcière posa l'objet magique à côté du bureau du Ministre, et Harry put voir son visage pour la première fois. Harry ne put pas s'empêcher d'avoir un mouvement de recul. Son visage n'était que bajoues tombantes et des yeux illuminés, étincelants. Elle ne ressemblait à rien d'autre autant qu'à un crapaud. Et, encore pire, elle portait une salopette rose avec des petits chatons qui gambadaient dessus plutôt que des robes et il y avait des rubans roses attachés à ses cheveux laqués. Elle regarda directement Harry, et ces yeux illuminés clignèrent plusieurs fois.

« Voici mon assistante, Dolores Ombrage », dit fièrement Fudge. « Elle est celle qui a conçu le test de loyauté, M. Potter, et elle est celle qui va t'expliquer comment il fonctionne ». Il se déplaça en dehors passage.

Ombrage fit, « Hum, Hum ». Harry pensa tout d'abord qu'elle commençait une phrase, mais il semblait que c'était une étrange méthode pour se dégager la gorge. « Avance toi vers l'objet, cher enfant, et mets tes mains dessus. Cela va mesurer ta loyauté envers le Ministère, et si tu l'es suffisamment, ça te laissera partir ».

Harry hésita. « Et que se passera-t-il si je ne suis pas suffisamment loyal ? »

Les yeux d'Ombrage brillaient comme le soleil. « Mais tu viens juste d'expliquer à quel point tu étais loyal, mon petit. Je suis certaine que ça ne sera pas un souci pour toi ». Elle lui adressa un sourire grotesque. Peut-être que le pire était que ses dents avaient toutes l'air parfaitement propres et brossées. Harry aurait été plus rassuré si elles avaient été pourries, comme ça il aurait su qu'elle avait effectivement englouti d'énormes quantités de glucose, comme son habillement semblait le suggérer vivement.

Il s'avança avec hésitation, observant attentivement l'objet magique. Il se matérialisait principalement en une énorme balle argentée, percée de trous, comme si quelque chose vivait dedans et avait besoin d'air. Il reposait sur une caisse avec des roues, et cela irradiait de magie, mais Harry ne sut pas dire de quelle magie il s'agissait, pas avec trois autres sorciers et une sorcière dans la pièce.

Est-ce que tu peux dire ce que c'est ? Demanda Regulus. Ou au moins, ce que ça fait ? Non. Que Merlin ait pitié de toi, Harry, n'y touche pas. Transplane en dehors d'ici et protège-toi, sauve-toi. Si Regulus avait eu un corps, songea Harry, il aurait été en train de sauter partout, bougeant les bras comme les ailes d'un volatile pour essayer d'éloigner Harry de l'objet.

Je ne veux pas, pensa distinctement Harry. Si je m'enfuie, ils auront le droit de m'arrêter encore une fois et ça sera pire que jamais. Et je ne vais tuer personne. Je ne comprends pourquoi tu es obsédé par ça.

Il leva les mains et agrippa la balle d'argent.

Alors vint un léger frémissement, puis une explosion de chaleur. Ce n'était pas inconfortable, sinon Harry ne pensait pas qu'il aurait pu s'empêcher d'enlever ses mains. Mais de toute façon cela fixa ses mains sur la balle. Il tira, inconsciemment, et ses mains restèrent où elles étaient.

« Détends-toi, cher enfant », chuchota Ombrage. « Juste détends-toi. L'objet magique fait une recherche dans ta tête maintenant. Je suis sûre qu'il va trouver que tu es, ah, très loyal au Ministère. Hum, hum ».

Harry n'eut pas d'autre choix que de se maintenir debout à tenir la balle, de toute façon, donc c'est ce qu'il fit. Il sentait sa magie traverser son corps comme de l'eau, mais il ne sut pas dire ce que ça faisait. Au moins ça ne faisait pas mal.

Il entendit un toussotement derrière lui qu'il pensait provenir de Grim ou de Crup. Harry osa jeter un coup d'œil derrière son épaule, et les vit tous les deux tendus vers l'avant, observant l'objet magique avec intensité. Fudge se tenait juste devant eux, les mains agrippées ensemble, un sourire béat sur le visage.

Harry se rappela que c'était pour le mieux. Il ne voulait vraiment pas se battre contre le Ministère. Cela rendrait sa tâche primordiale, être un vates, d'autant plus difficile. De plus, comment pourrait-il les blâmer de vouloir une confirmation que quelqu'un avec autant de pouvoirs que lui n'était pas un Mage des Ténèbres ? Bien sûr qu'ils le craignaient, étant donné la spectaculaire ascension de Voldemort. Ils n'étaient que des sorciers ordinaires. Ils étaient des gens qui avaient des vies et des âmes par eux même. Il devait faire preuve de compréhension envers eux.

À ce moment-là il sentit que la magie de l'objet commença abruptement à s'agiter. Il cilla plusieurs fois, il avait l'impression que ça compressait ses yeux pour les faire jaillir hors de leurs orbites. La magie commença à sortir de lui, à rentrer dans l'objet magique. Et cela prenait sa magie à lui avec en même temps.

Harry sentit son propre pouvoir réagir et gronder avec indignation, et un instant plus tard, ses émotions rugirent de même. Il s'agrippa à sa propre magie, essayant de la séparer de ce qui s'était mêlé à elle.

L'objet magique couina et commença à luire en émettant de la chaleur, d'un rouge cerise, puis doré, puis blanc. Il se cassa dans ses mains, et Harry sentit ses paumes blessées et brûlées par lui. Il n'en avait cure. Il était trop occuper à vérifier que sa magie était bien dans son corps. Maintenant qu'il avait mis toute l'influence étrangère dans ses paumes, une force écœurante de substance sombre et tortillée, et il la jeta au sol avec dégout.

La substance se tortilla dans les airs encore une fois, puis s'évanouit dans les restes de l'objet magique.

Harry se tourna vers Ombrage. Il y avait une brûlure laide sur son visage, parce qu'elle n'avait pas réussi à s'éloigner à temps de l'objet, et ses yeux de crapaud reflétaient le choc. Elle pointa un doigt tremblant vers Harry. « Tu as agressé l'assistant spécial du Ministre ! » Chuchota-t-elle, avec une voix de petite fille tremblant avec outrage. « Tu m'as agressée ! »

Harry poussa un grognement de colère. Sa magie était revenue à la place qui lui était destinée, mais elle n'était pas entièrement calmée. « Vous avez essayé de faire de moi un Cracmol, en me trompant ! », s'exclama-t-il. « Vous devriez être reconnaissante que tout ce que vous ayez c'est une brûlure au visage ».

« Tu es un Mage des Ténèbres, alors ». La voix de Fudge était plate, plus froide et plus confiante qu'Harry n'ait entendu jusque-là. « J'aurais dû le savoir, et ne jamais t'autoriser ce test. TU n'es pas loyal envers le gouvernement de la Bretagne sorcière, n'es loyal envers personne d'autre que toi même, et j'ai écarté des lois à bon droit ». Harry se retourna à temps pour voir Fudge faisant un geste de la main à Grim et Crup. « Attrapez-le. Enfermez-le et faites en sorte qu'il ne puisse plus utiliser sa magie ».

Grim s'avança en premier, le visage impassible. Crup avait un grand sourire, et faisait des petits mouvements de sa baguette magique de va et vient, ce qui donnait un petit sifflement.

Harry recula d'un pas, respirant difficilement. Il pouvait sentir sa magie montant et dansant, le suppliant de la laisser passer à travers les barrières de son contrôle. Et il pouvait le faire. Si facilement. Il les couvrirait de glace, ou les pétrifierait là où ils étaient, ou alors il les attaquerait avec un sort qui les ferait presque autant souffrir que lui sous le sort de Bouillonnement interne de Rosier. Il pouvait invoquer un serpent et avaler leur magie, en faire une part définitive de la sienne. Il pouvait utiliser la Légilimentie, et puisqu'ils portaient ces colliers, il détruirait probablement leur esprit en tentant d'y pénétrer.

Je ne veux pas leur faire ça. Je ne veux pas leur faire de mal, merde !

Mais il devait utiliser sa magie d'une manière ou d'une autre cependant, et en drainer une partie aussi, c'est pourquoi il fit un geste de la main et chuchota intérieurement Petrificus Totalus. Grim et Crup se raidirent et tombèrent au sol.

Harry expira dans le silence qui suivit, et il vit les yeux de Fudge devenir fous de peur, alors qu'il réalisait que son Mage des Ténèbres en devenir n'était pas aussi apprivoisé qu'il avait d'abord pensé. Il commença par reculer, ouvrant et fermant la bouche comme un poisson hors de l'eau. Harry supposa qu'il essayait de trouver une manière de calmer Harry ou de l'empêcher d'agir. Harry resta immobile, s'entourant de ses bras comme des chaînes, essayant de faire en sorte qu'il ne pourrait pas réagir et blesser quelqu'un d'autre. Il devait demeurer de marbre. À ce moment-là, il était fragile.

Plus il pensait à ce que Fudge avait fait, plus il était en colère.

Il m'a enlevé. Il n'a pas écouté un mot de ce que j'ai dit. Il a fait passer des lois qui semblent me viser spécifiquement, comme si j'étais le Mage des Ténèbres, comme Dumbledore le pensait. Il a essayé de faire de moi un Moldu, ou au moins un Cracmol.

Harry fit passer la rage dans les piscines de vif-argent, comme Snape le lui avait enseigné, et il sentit le calme revenir. Il pouvait le faire. Il n'était ni sa magie ni sa fureur. Il était plus que ça. Et ce n'était pas comme si ce qu'ils lui avaient fait était impardonnable. Il pouvait passer au-dessus de ça. Il se frotta le front avec la paume de sa main.

Puis Ombrage chuchota quelque chose à côté de lui, et Harry sentit un éclair de douleur dans son dos, comme si un couteau chauffé à blanc l'avait frappé entre ses épaules. Sa magie se rendit à l'endroit dans le moment même et fit s'évanouir le sort, mais le dommage avait été fait. Harry fit un pas de côté pour se glisser près de la sorcière, et il la vit baisser sa baguette magique, avec une expression alarmée qui tordit sa brûlure au visage.

Elle a fait ça, gronda-t-il sourdement, bassement, dans son esprit. Ils ne devraient pas faire ça. Ce qu'ils ont fait ne devrait être fait à personne, à aucun sorcier ni sorcière. Combien de personne ont-ils drainé de leur magie avant moi ? Combien d'autres Crup et Grim vont-ils enfermer et amener ici si je ne fais rien à ce propos ?

Et alors même l'excuse d'être en colère sombra, et il fut simplement et purement enragé de ce qu'ils lui avaient fait. Je n'ai rien fait pour mériter ça.

Il s'avança vers Ombrage, et sa magie se réveilla et remplit la pièce comme une tempête.

A Suivre