HEY ! Voici le chapitre 9 ! ce chapitre sera des plus romantiques et certainement moins glauque que le chapitre précédent (on reprendra au chapitre prochain). Ici, le chapitre sera principalement divisé en deux parties : la première où Maggy s'expliquera avec James et surtout le fameux conseil, la seconde où Bones prendra les choses en main (de façon théorique ET pratique …). Je n'en dis pas plus ! Passez un bon moment ! J'apprécierais que les lecteurs laissent des reviews pour me dire ce qu'ils en pensent, j'en reçois très peu et j'ai l'impression d'écrire pour rien !
TITRE : L'ENTREMETTEUSE DE LA JUSTICE ?
CHAPITRE 9 : Pourquoi ne me fais-tu pas confiance ?
Chanson : Imagine Dragon, « Radiocative », « I bet my life » et « Shots »
NCC-ENTREPRISE, salle de réunion n°3, Point de vue du Capitaine James T. Kirk :
L'ambiance était des plus lugubres. La longue table ovale réunissait plusieurs officiers du vaisseau qui devaient délibérer sur le cas de Nyota. Parmi eux se trouvait le Médecin en Chef c'est à dire le Docteur McCoy, représentant de l'unité médicale Mr Spock représentant de la passerelle, Maggy … enfin l'Autoritaire Wright représentant l'unité juridique, l'Ingénieur en Chef Montgomery Scott représentant l'unité motrice pour ainsi dire, le Lieutenant-Commandeur Reggiani qui représentait l'unité de sécurité et pour finir moi-même qui devait être arbitraire et parfaitement neutre dans cette putain d'affaire. Nous attendions qu'un Amiral représentant Starfleet Command se joigne à nous par intercom. La situation était des plus grotesque et je n'allais pas me gêner pour le signaler. Qu'était-t-il passer dans la tête de Maggy ? Spock avait agi contre mes ordres un nombre incalculable de fois et pourtant je n'avais réuni de conseil. C'était absurde. Tout le monde se regardait mais éviter volontairement le regard de Maggy, seule responsable de cette réunion. Exception faite de Spock qui la regardait droit dans les yeux comme s'il cherchait une réponse sur son visage. Un bip retentit signalant par cela la demande de connexion à l'intercom. Spock tapota sur un PPAD afin de permettre à l'Amiral de se matérialiser sous forme d'hologramme au centre de la table. Ce dernier apparut, mesurant un avant-bras, il nous fit un salut militaire que tous nous lui rendîmes.
« - Vous souhaiter bienvenu serait inconvenant compte tenu de la mission qui nous amène dans cette salle. Commençais-je, mettant ainsi le ton.
- J'en convient Capitaine Kirk, mais il fait partie de nos attributions de statuer pour ces cas. Me répondit l'Amiral qui visiblement ne souhaitait pas non plus régler cette affaire.
- C'est pourquoi, je me permets de vous exposer les faits comme la procédure l'exige ». Se permit Spock, un brin agacé. « C'est ainsi qu'à la date stellaire 7410.2-7499.9, le Lieutenant Uhura est allé contre un ordre émit par sa supérieure directe à savoir l'Autoritaire Wright alors Capitaine Suppléant, le capitaine Kirk étant descendu avec une équipe d'exploration sur une planète de classe M baptisé Nexus 35.
- Je vois. Souffla l'amiral. D'après le fichier que l'on m'a transmis, il s'agissait d'un ordre interdisant la remonté de l'équipe au sol pour un placement en quarantaine suite à une blessure grave sur l'un des membres. J'ai longuement étudié la question dotant qu'il s'agit d'un officier très compétent dont il est question. Pour ma part, je pense que le Lieutenant a agi pour le bien de l'équipe et aucun règlement n'interdit que l'on agisse dans ce sens.
- Mais il en existe un concernant l'insubordination, Amiral. Et il semble que ce vaisseau a des difficultés à s'y collé. Annonça Maggy. »
Elle avait l'énervante manie de lancer les blancs dans les débats. J'allais contredire Maggy quand Scotty en bout de table leva la main doucement ayant peur d'interrompre quelque chose d'important. Je le regardais et hochais la tête pour l'encourager à s'exprimer.
« - Ingénieur en Chef Montgomery Scott, Amiral. Si je puis me permettre, je ne connais pas assez bien le Lieutenant pour m'exprimer au sujet de ses états de service ou de sa personnalité mais en tant que supérieur direct de l'agent blessé pendant l'assaut, je remercie le Lieutenant d'avoir agi ainsi. Khan est un excellent élément et sans lui je peux vous assurer que le vaisseau tournerait moins bien. Le Docteur McCoy pourra confirmer que cet agent avait besoin de soin en toute urgence étant lui-même sur place à ce moment-là. »
Bones hocha la tête de façon affirmative, affichant sa tête bougonne et continua à la suite de Scotty.
« - Le patient était atteint de graves lésions tant superficielles qu'interne. De plus un composant non organique et non identifié, suintait des plais. Nous avons pu l'extirper intégralement et le placer en isolement en attente d'autorisation pour l'analyser. »
Bones hochait de nouveau la tête pour finir ses propos. Cette fois ci ce fut au tour de Spock de poser son diagnostic de la situation. M'empêchant une fois de plus de donner mon opinion. Je pris le verre d'eau qui se trouvait devant moi et le bus d'un trait sous le regard interrogateur de Bones et Scotty.
« - En tant qu'Officier en Second, je considère que l'ordre de l'Autoritaire était tout à fait légitime et logique compte tenu de la situation. Je ne remets pas cet ordre en cause pour autant le Lieutenant a agi sous l'impulsion et l'intention de permettre à l'équipe au sol dont je faisais également parti, d'éviter une nouvelle attaque de cette Chose. En cela je remercie le Lieutenant. »
Le dernier à parler fut l'agent de sécurité qui fit simplement remarquer que malgré la « subordination » du Lieutenant, la quarantaine avait pu être effectué sans encombre. L'Amiral se tourna vers Maggy.
« - Autoritaire, je comprends les motifs qui vous ont poussé à convoquer cette assemblée, pour autant, ne pensez-vous pas avoir agi de façon impulsive et exagérée ? »
L'amiral ne lui faisait aucun reproche mais l'incitait à réfléchir sur ses actes dotant qu'il s'agissait de son premier vol sur un vaisseau.
« - Mais Amiral … dit-elle énervée qu'on lui fasse une réflexion. Mon ordre a été bafoué alors que j'étais le capitaine à ce moment-là. De plus, les témoignages sur lesquelles vous vous appuyez ne sont pas objectif. Mr Montgomery et le Dr McCoy sont des proches de l'agent blessé, Mr Spock a entretenu une relation avec Mlle Uhura et le Capitaine est … Enfin vous le savez très bien ! Vous savez tous que j'avais toutes les raisons de ce quadrant de faire ce que j'ai fait. J'avoue avoir été excessive sur la punition du Lieutenant mais il faut montrer l'exemple et …
- Voyez Mlle Wright, continua l'Amiral. Vous admettez que vous avez exagéré. Mettons un terme à cette stupidité et fermons le dossier.
- Attendez, ce n'est pas ce que … » tenta Maggy. Mais l'Amiral disparu après un bref salue militaire.
Maggy pâlit à vue d'œil et je savais qu'elle détestait qu'on lui coupe la parole. Elle nous regarda tous, un par un (à l'exception de l'agent de sécurité qui était déjà partie).
« - Je m'attendais à autre chose de vous trois, Messieurs. Je pensais que vous feriez preuve de fairplay malgré les liens qui vous unissent mais je me suis trompée. J'étais dans l'erreur.
- Attends Maggy, ne le prends pas comme ça … murmurais-je en avançant ma main vers son épaule mais elle l'a repoussé d'un geste rapide et sec. »
Elle posa ses grands yeux noisette sur moi. Elle était au bord des larmes mais refoulait son envie de pleurer par fierté. Elle se raidit encore plus.
« - Ne le prends pas comme quoi, Tiberius ? une humiliation publique ? un de tes officier a bafoué un ordre de son supérieur direct et c'est tout à fait normal ? Tu me confies ton vaisseau tout en sachant que j'aurais autant d'autorité qu'un Tribble et c'est tout à fait normal ? »
Elle commençait à s'énerver. Ses joues s'empourprèrent et elle serra ses poings si fort que ses jointures blanchirent.
« - Tu me déçois, tu sais … Quand je me suis engagée, quand j'ai découvert tes exploits, je voulais sincèrement renouer ce que nous avions perdu. J'ai redoublé d'effort pour être mutée sur l'Entreprise. Je voulais recommencer ensemble. Mais tu es abjecte, Jim. J'aurais préféré ne jamais voir cette part de toi. »
Puis elle partit et j'entendis un hoquet de tristesse qui me tordit les tripes. J'étais en train de la perdre. Les trois autres statues me fixaient attendant ma réaction. Puis Scotty sortie de la salle en me saluant suivit de près par Bones qui me serra l'épaule avant de partir.
Tu ne dois rien regretter …
Je sursautais regardant autour de moi puis Spock qui contrairement à moi fixait la table. J'étais persuadé que l'on m'avait parlé mais n'en fit rien. J'avais déjà couché avec Spock, il commençait seulement à comprendre mes sentiments, je n'allais pas lui dire que j'entendais des voix à présent.
Tu n'es pas fou, Jim.
« - Putain … Tu l'as entendu toi aussi ? » disais-je en me tournant vers mon officier en second qui pour le coup me regardait.
Je ne l'ai pas entendu, Jim. C'est moi qui te parle.
« - Attends … Les vulcains sont télépathes ?! Tu comptais me le dire quand ? Je veux dire même avant ! En tant que Capitaine, c'est la moindre des choses ! »
(Spock) Parle moins fort … Les vulcains ne sont pas télépathes au sens où tu l'entends. Nous pouvons l'être, avec notre T'hy'la seulement. Quand nous sommes unis à eux. Tu le peux aussi maintenant, essaie …
(Kirk) Un, Deux, Trois … Allo Allo !
(Spock) Je t'entends et tu m'entends. Cela permet aux T'hy'la d'être compris que d'eux même.
« - C'est génial ! m'écriais-je. Ça fait quoi d'autre ?
- Cela permet à l'autre de ressentir les émotions de son T'hy'la. J'ai senti ton agacement à ne pas pouvoir en placer une pendant le conseil, puis la tristesse face à Maggy.
- Mais pourquoi tu ne m'as rien dit ?! Pourquoi je ne ressens rien en ce qui te concerne ? Je suis un livre ouvert pur toi ?!
- Ne t'énerve pas, Jim. Tout d'abord, j'ai fait barrière de ton esprit pour ne pas lire en toi sans ton accord.
- Sauf tout à l'heure…
- Et puis cela se renforcera au fil du temps et tu pourras mieux le maîtriser. »
J'acquiesçais jusqu'au moment où mon cerveau imprima ce que venait de dire Spock. Au fil du temps. Cela signifiait qu'il avait choisi de continuer, et je pouvais espérer à un avenir. Spock su ce à quoi je pensais car l'étonnement s'afficha sur les traits de son visage. Par peur ou pudeur, Il se leva et ce dirigea vers la porte en m'évitant. J'avais énormément de question … Combien de temps me faudrait-il pour maîtriser ce don ? Que voulait dire T'hy'la ? Et surtout voulait-il rester avec moi ? Mais seul dans la salle de réunion, j'avais plus urgent à faire. Je devais retrouver Maggy et parler avec elle. Je ne voulais pas la perdre une seconde fois.
Entreprise, Messe des officiers, Point de vue de l'Autoritaire Maggy Wright :
J'avais mal. J'étais en colère. Il m'avait considéré comme la dernière des idiotes et j'avais été ridiculisé devant tous les officiers. Pas un n'avait pris mon parti. Ils étaient si unis, ils se couvraient les uns les autres. Qu'avais-je espéré en venant ici, Jim s'était trouvé une nouvelle famille et je n'en faisais pas partie. Devant un thé glacé qui se voulait remontant, je me remémorais ces bons moments que l'on avait passé ensemble. Dans l'immense Iowa, entourés des champs et prés. Bercé par le bruit des tracteurs le jour et les grillons la nuit. Le vent sec et chaud fouettant notre peau. Je fermais les yeux et me souvenais.
Nos 5 ans, flou mais je revoyais le gâteau d'anniversaire de Jim. Sa mère tentait tant bien que mal de lui faire souffler ses bougies pour finir ce moment, pure torture pour elle. Mais il ne les souffla que quand ma famille arrivait. Nous nous étions serrés dans nos bras et avions joués ensemble toute la journée. Laissant sa mère seule pour penser à son défunt mari. Jim y pensait aussi mais il refoulait les pleurs qui lui venaient. Fort. C'est ce qu'il avait choisi d'être.
Nos 10 ans, nous avions fait le mur pour pénétrer dans le collège où nous allions. Jim avait déchiré son jean et moi mon tee-shirt. Nous voulions récupérer nos frondes que le proviseur nous avait confisqués la semaine d'avant. Nous étions rentrés dans ce bureau et nous avions repris nos dus. Puis nous étions restés toutes la nuit à viser des cannettes vides et des bouteilles usagées. J'étais la meilleurs et je charriais Jim constamment à ce sujet.
Nos 14 ans, couché de soleil, sous le grand pommier, le vent faisait voler mes cheveux comme une auréole. Nous nous regardions assis dans l'herbe jaune. Puis nos visages s'étaient rapprochés et nos lèvres s'étaient rencontrées. Une fraction de seconde plus tard, nous n'osions plus nous regarder pourtant quand nos yeux se rencontrèrent, nous explosions de rire. Il était mon frère et moi sa sœur. Ni plus ni moins.
C'est plongée dans mes pensées que Jim arriva au Messe. Il se plaça devant moi mais ne s'assit pas. Il ne dit rien, tout comme moi. Il était hors de question que je parle, j'avais tout dit.
« - Ecoute Maggy, je suis désolé. On aurait au moins dû donner un avertissement mais … »
Il cherchait ses mots.
« - Non, écoute moi bien. Cet équipage est ma famille et tu en fait partie ! Ne va pas croire que je te laisse sur le banc car je veux que tu en fasses partie. Uhura, Spock, Scotty, Bones …. On a fait l'Académie ensemble, on a battu des Romuliens qui venaient du futur, on a combattu Khan et j'y ai laissé la vie. On se couvre peut-être mais toi aussi tu fais partie de nous. Si tu as l'impression du contraire, tu es dans l'erreur. »
Les larmes partirent toutes seules. Je voulais absolument qu'il comprenne qu'il m'avait blessé. Je regardais la salle des yeux, personne ne faisait attention à nous fort heureusement. Puis je tombais sur mon thé glacé qui me faisait de l'œil. Je pris le verre et jetais le contenu au visage de Jim. S'il pensait que je lui pardonnais comme ça, il se trompait. Je me levais. Jim avait fermé les yeux et soufflait un grand coup. Cette fois ci tout le monde nous regardait.
« - Désolée Jim mais tu n'as pas l'air de comprendre. »
Puis je décidais de partir mais il m'attrapait le poignet, un peu plus fort qu'il ne l'aurait dû.
« - Arrête de réagir comme ça ! Enfin tu ne comprends pas ou tu as décidé de faire comme si tu le comprenais pas ! »
C'en était trop, la colère monta en moi, enfla, enfla de plus en plus et explosa. D'un revers de la main je le gifla. La clac retentit dans toute la pièce et chaque personne présente était choquée. Evidemment, Jim le capitaine, le héros.
« - C'est à ton tour de m'écouter Jim, tu as fait tes choix, j'ai fait les miens. Je ne pourrais pas te le pardonner facilement. Je comprends la relation qui vous unis tous mais tu n'as plus besoins de moi. Je prends toutes ces personnes à témoin. A la prochaine station Starfleet que l'on croise, je veux y être débarqué. Restons amis mais je ne pense pas que nous pouvons travailler ensemble. Nous sommes trop différents. »
Je passais la porte du messe, laissant un Jim choqué et une assemblée éberluée. Je rencontrais le Lieutenant Uhura au passage qui elle entrait au messe et devait se poser des questions sur ce qui c'était passé là. J'aimais Jim, l'équipage était formidable mais je n'y avais pas ma place.
Entreprise, Ingénierie, point de vue de l'Ingénieur en Chef Montgomery Scott :
Le conseil avait été des plus stressant, l'ambiance surtout. Spock avait son regard des mauvais jours mais rien d'étonnant à tout cela puisque d'après Mlle Wright, il avait eu une relation avec le Lieutenant. Tout le monde était au courant sauf moi ! je devrais peut-être sortir de mon Ingénierie un coup de temps en temps. Le problème c'est que lorsque j'en sors ma merveilleuse Dame de Fer tombe en miette ! Donc réflexion faite, non. Plongez dans mes pensées, je tentais de façon fructueuse de vider cette bouteille d'alcool hors prix que j'avais ramené de Terre. Cinq ans dans l'espace sans une goutte d'alcool qui en vaille le coup ? JAMAIS ! Mais j'en avais peut-être abusé car nous venions de passer en quart de nuit et l'effectif de mes ingénieurs était des plus réduit. C'est-à-dire qu'à cet étage, je devais avoir 5 assistants tout au plus et ils étaient tous partis manger un bout avec mon aval. Alors pourquoi y avait-il du bruit ?
Je sorti la tête de mon bureau, je connaissais l'Entreprise mieux que ma poche et pourtant le long couloir fait de tuyaux et de fil peu ou pas éclairer me fouta les jetons. Le docteur m'avait raconté ce qui s'était passé sur Nexus 35 et je souhaitais pour ne jamais croiser la créature. Plus par obligation que par choix, je pris ma bouteille à deux mains, je veux dire mon courage à deux mains et parti en quête de la source du bruit. Le seul éclairage se trouvait être celui de veille qui était orange et qui par conséquent ne permettait pas une vue des plus aiguisée. Au fur et à mesure de mon avancé, le bruit se faisait de plus en plus entendre. Arrivé à un croisement, je savais que j'y trouverais ce que je ne voulais surtout pas trouver. Mais je tournais d'un coup et failli assommer mon « adversaire » d'un coup de bouteille !
« - Mr Scott, vous ne pensiez pas m'assommer avec une bouteille ? »
Khan était assis au sol, dans le noir, son bras protégeant son ventre du mieux qu'il pouvait. Il semblait souffrir, guère étonnant vu qu'il n'était pas encore guéri mais qu'il avait insisté pour revenir travailler. Je décidais de faire un trait d'humour pour détendre l'atmosphère.
« - Figurez-vous que j'assomme les gens uniquement avec une bouteille pleine !
- Et pourquoi ça ? me demanda-t-il.
- Pour désinfecter en même temps.
- Si c'est de l'alcool … me répondit-il.
- Vous m'avez déjà vu avec une bouteille d'eau ? »
Gagné. Il éclata de rire mais le regretta vite car cela avait tirer sur les points de sutures. De ce que j'avais entendu, son métabolisme qui d'ordinaire se régénérait beaucoup plus vite, avait du mal cette fois ci car plusieurs points vitaux avaient été touchés. Pauvre Khan … il devait sacrément douiller. Je lui tendis la bouteille d'alcool et il en but une rasade satisfait.
« - Pourquoi plantez-vous racine dans le couloir ? lui demandais-je.
- J'ai fait un malaise. »
Simple, court … mais puant le mensonge à plein nez.
« - Vous savez que si je le souhaite, je peux regarder les vidéos de surveillance.
- C'est une menace ? gronda-t-il.
- Un conseil d'ami. Disais-je dans un sourire. »
Il souffla doucement mais n'avais visiblement pas envie d'en parler. Mais il devait se douter que j'attendrais jusqu'à ce qu'il crache le morceau.
« - Des chers collègues de travail. Ils tapent où ça fait mal pour une fois qu'ils le peuvent.
- Et j'imagine que vous ne me donnerez pas les noms.
- Vous imaginez bien. »
Je me levais décidé à le raccompagner jusqu'à ses quartiers. Je le pris par les aisselles mais il faillit me tomber dessus. Je ne le pensais pas aussi lourd. Il tenait difficilement sur ses jambes.
« - Et la dernière fois que vous avez ingérez autre chose que de l'alcool ? lui demandais-je certain de la réponse. »
Le silence me répondit et je ne pus m'empêcher de me mettre en colère.
« - Mais je crois rêver ! Vous savez que vous êtes vraiment un abruti fini ! Ne me regardez pas comme ça, suivez-moi et ne vous avisez pas de faire une quelconque remarque ! Suis-je le seul à être responsable sur ce vaisseau ? et ça veut explorer cinq ans ! »
Je le trainais jusqu'à mon bureau et le jetais littéralement dans mon fauteuil. Son visage était encore plus pâle que d'habitude et des cernes bleus soulignaient ses yeux bleus. Je me tournais vers mon réplicateur personnel.
« - Une envie précise ?
- Partir ? tenta-t-il.
- Mauvaise réponse. »
Je répliquais une omelette avec des pommes de terre sautées et les lui collaient sous le nez avant d'envoyer un message au Docteur McCoy sans avertir le cadavre ambulant qui mangeait comme un moineau. Cependant l'appétit venant en mangeant il commençait à manger plus rapidement et de meilleure humeur. Je me répliquais un café noir afin de m'éclaircir les idées avant la venue du Docteur. Je l'aperçus au détour du couloir d'en face et me ruais au-devant de lui en fermant la porte de mon bureau.
« - Docteur, devinez ce que j'ai trouvé au détour d'un couloir ?
- J'ai mon idée, comment va-t-il ? Votre message était assez perturbant, il va si mal que ça pour que vous le compariez à un cadavre ?
- Je l'ai fait manger mais de ce qu'il m'a dit, il n'est pas encore rétabli. Alors si vous pouviez le ramener à l'infirmerie ou à ses quartiers. Cela m'arrangerait. »
Je passais sous silence la violence des autres enseignes, s'il voulait en parler il le ferait et je n'avais aucun droit de lui forcer la main. Mais ils allaient voir de quel bois je me chauffe !
Je suivais le Docteur qui pénétrais dans mon bureau. Au moment où Khan l'aperçut, il se referma comme une huitre et ses yeux prirent une teinte plus sombre et plus menaçante. Tout le monde se montait les uns contre les autres ou quoi ? Mais le Docteur avança tout de même en marmonnant et le prenant bras dessus bras dessous.
« - Souhaitez-vous de l'aide ? demandais-je à tout hasard.
- Non ça ira, je vous remercie ! me dit-il se voulant rassurant. »
Quand ils quittèrent mon bureau, je m'allongeais dans le canapé au fond de la pièce. Le cuir noir grinça sous mon poids et je m'assoupissais là. Pourtant après une heure ou deux, un bruit attira mon attention. Sans avertissement, je me précipitais au dehors et m'apprêtais à enguirlander le fautif mais je ne trouvais personne. Un grognement suivit d'un ricanement sinistre me fit sursauter et ce qui me sembla être de la bave visqueuse me tomba sur l'épaule. Je levais la tête et le vis.
Entreprise, quartier de Khan, Point de vue de vue du Docteur Leonard McCoy :
Nous arrivions aux quartiers de Khan. Je savais qu'il n'avait aucune envie de me voir et encore moins de me parler. J'ouvrais les portes et pénétrais à l'intérieur de la pièce. Khan se dirigeait vers son lit où il s'allongea en se tenant le ventre. Il me regarda attendant surement que je m'en aille mais je n'en avais pas envie. Je voulais mettre les choses au clair.
« - Fais comme chez toi ! me dit-il cyniquement.
- J'y compte bien. »
Je m'avançais vers lui sans un mot et retira ma blouse que je laissais sur un fauteuil. Puis arrivant au lit, je retirais mes bottes ainsi que les siennes. C'est à ce moment, qu'il se relevait étonné de mon comportement mais d'un coup de main, je le repoussais sur le matelas, l'intimant de se laisser faire du regard. Je grimpais sur le matelas et m'assis sur son ventre. Je trouvais cela étrange et j'avais honte de ce je faisais mais je le désirais. Il n'avait pas confiance en moi ? Soit je passais à la pratique. Je me penchais et mes lèvres touchèrent les siennes dans un chaste baiser. Je me relevais doucement restant à quelques centimètres de son visage. Je réitérais la chose en me pressant plus contre lui. Je sentais mon cœur tambouriner dans ma poitrine et dans mon coup. Cette fois ci, il posa sa main sur ma tête et participa à la dance de langue tout en pressant ma hanche. Il souriait, je le sentais sous notre baiser. Je retirerais mon haut et l'aidais à en faire de même. Son torse si pâle et finement musclé était parcouru de plaies recousues qui se refermaient petite à petit. La peine me serra les tripes et je me penchais pour déposer une myriade de baiser sur ce qui représentait l'action qu'il fit pour me sauver. A sa place, je serais mort. Il pouffa. Je le regardais et il passa ses doigts dans mes cheveux, s'asseyant pour m'embrasser avec passion. Ses mains descendirent le long de mon dos, passant le long de ma colonne vertébrale puis il caressa mes fesses au-dessus de mon pantalon. Je mis fin au baiser et me levais pour ôter le reste de mes vêtements et au passage l'aider avec les siens pour ne pas qu'il se penche. Nous nous retrouvions en sous-vêtement et je remontais sur le lit pour me placer entre ses jambes. J'embrassais son sexe par-dessus le tissu. Il gémit et je souriais à cela. Puis je lui retirais cette barrière et le prit en bouche. Il glapit et ferma les yeux. Son souffle devint erratique au fur et à mesure où je faisais des va et viens sur son membre. Jamais je n'aurais jamais pensé qu'il puisse en avoir une de cette taille. Elle n'était pas immense mais il n'avait rien à envier à qui que ce soit. J'avais du mal à jouer de ma langue pour le faire jouir mais je m'y attelais de la plus délicieuse des manières. Quand il fut sur le point de venir, il se retira de ma bouche. Il voulait plus. Je lui donnerais tout ce qu'il voulait. Je retirais mon boxer et m'asseyais sur son ventre. Il passa sa main sur mon ventre puis il prit mon sexe dur. Sa poigne tout aussi forte commença sa danse et je perdis pied. Je n'arrivais pas à respirer par le nez, j'ouvrais donc la bouche. Les yeux clos et le souffle aussi absent que lui précédemment. Je ne vis pas les deux doigts qu'il me mit dans la bouche mais par pure provocation, je les suçais aussi sensuellement que je le pouvais tant les idées n'arrivaient plus à faire leur chemin. Il retira ses doigts et me pénétra avec. Me préparant doucement, me permettant de déstresser et de savourer l'amour masculin. Je rouvrais les yeux et j'hoquetais au moment où il amorça un geste de ciseaux en moi. J'avais chaud et ma vue se brouillait. Il dut penser que j'étais prêt car il se retira et prit mes hanches, m'incitant à l'acte. Le moment était venu. Je me surélevais un peu et hésitais un instant. Après cela, rien ne serait pareil. Khan me pénétra. D'abords doucement, il me laissa un peu de temps pour m'habituer à lui. La chaleur s'accentuait et devenait pour ainsi insupportable. Puis je bougeais les hanches pour l'incité à bouger davantage. Doucement puis quand le plaisir et la passion prirent possession de nos corps, l'amour devient plus sauvage. J'enfonçais mes ongles dans ses épaules auxquelles je me tenais et lui enserrais mes hanches à m'en faire mal mais rien en cette instant pouvait briser ce que nous faisions. Deux âmes meurtries qui cherchaient réconfort. Des ondes de plaisir traversèrent mon corps et je me contractais sur Khan qui jouis en moi. Je vins quasiment en même temps que lui. Nous restâmes dans cette position un certain temps avant que je ne roule sur le côté et me mette en chien de fusil. Nous avions consommé la promesse que nous nous étions faite et elle nous liait à présent.
« - tu regrettes ? me demanda Khan dans mon dos. »
Je me retournais pour lui faire face.
« - Non. Et toi ? lui demandais-je curieux. C'était ma première fois avec un homme alors ça me fait un peu bizarre pour tout te dire.
- Regretter quoi ? Peu d'Augment ont eu l'occasion de le faire avec une personne qu'elles aiment pour leur première fois. Ma réponse est donc non, Docteur. »
J'étais soufflé. C'était sa première fois et en plus il venait de me faire une déclaration à peine dissimulée. Je devais lui montrer que j'étais clean.
« - Si nous continuons je veux être clair avec toi. Le Tribule. Je l'ai effectivement appelé Tibérius car c'est grâce à lui que j'ai pu savoir qu'avec ton sang nous pouvions sauver Jim. Oui à cette époque j'étais amoureux de lui et oui encore maintenant mon cœur se serre quand je le vois avec Spock mis dans l'histoire je suis l'Outsider et je sais rester à ma place. Hors si j'ai une chance d'être heureux avec toi, je vais la saisir et la chérir. Tu as eu une vie affreuse et j'ai eu mon lot de malheur. Alors oui, je veux essayer avec toi. Je ne savais pas comment te le faire comprendre, à chaque fois je merdais littéralement. J'ai donc pris les choses en main. »
Khan me regardait, me sondait et j'aimais cela. Je m'approchais doucement de lui et l'embrassais doucement. Pour l'inciter, je mordillais sa lèvre inférieure et il répondit en souriant. Ce sourire, je le voulais graver sur son visage. Je voulais qu'il y soit le plus souvent possible. Il me prit dans ses bras et colla ma tête contre son torse blessé. Je sentais son cœur battre la chamade. Tous le pensaient cruel et froid. Ils étaient loin de la vérité. J'entourais son torse de mes bras et nous restâmes là. Dans les bras l'un de l'autre. Souhaitant que ce moment continue sans jamais s'arrêter.
Je ferais tout pour le rendre heureux, foi de McCoy !
