Chapitre 09

L'action qui se déroula devant lui, passa comme un ralenti de film, alors qu'il sortit du bâtiment principal, mais en plus vrai.

Stiles courait sans voir où il allait, ses larmes lui brouillait la vue, alors il s'arrêta un instant pour s'essayer le visage, c'est à ce moment qu'il la vit.

Ce morceau de ferraille emplit d'électronique dernier cri.
Ces phares qui vous aveugle.
Ce bruit de freins qui crissent.
Cet odeur de pneus brûler qui vous agresse les narines.
Puis le bruit horrible d'un impact violent, machines contre humain.
Le silence, la paralysie, la catatonie …

Puis viennent les hurlements hystériques, les pleurs, les gens qui vomissent.
Les public qui courent vers la victime allongée au sol quelques mètres plus loin, le sang.
Les appels téléphoniques vers les hôpitaux, les appels vers la police.
Certains filment, d'autres sont terrés dans leur main incapable de voir ce qu'il y a devant eux.

Et "Lui", il le tient dans ses bras, tente d'arrêter le sang qui coulent de partout, il voit une jambe qui n'est pas dans le bon angle, il ne sait plus qui il est, ni où il est et ce qu'il est censé faire ou dire.

Il est en train de le perdre.

Il est comme figé, statufié, il est immobile au milieu de toute l'agitation que l'entoure, comme au centre de l'œil du cyclone.

Un pas à droite.

Un pas à gauche.

Un pas vers l'avant

Où va-t-il peut-être mieux fuir vers l'arrière, prendre cette putain de porte par laquelle il est entré, celle qui vous fait pénétrer dans un monde de sang, de blessures, de maladies en tout genre, celle qui fait naître ou mourir …

Mourir voilà le sentiment qu'il a à présent.

Peut -il prendre sa place ?

Se trouver entre la vie et la mort, avoir tous ses tuyaux qui le maintiennent en vie, ses poches de liquides de différentes couleurs qui sont accrochées à son lit, qui n'est pas son lit pas plus que celui d'un autre.

Peut-être que celui d'avant est parti en vie !

Ou alors qu'il est mort !

A-t-il agonisé avant d'expulser son dernier souffle de vie ?

Ou alors gambade-t-il dehors tel une biche heureuse d'avoir échappé à son chasseur …

Biche …

Quel étrange surnom a- t-il trouvé pour la personne qui se trouve là, à quelques mètres de lui, inconscient, presque mort mais pas totalement vivant.

Qu'il est dur de rester là, alors que l'on peut avancer, pourquoi ses jambes ne lui obéissent pas, il est ce qu'il est, donc lui.

Mais sans lui là-bas, il n'était rien, il se sent vide, il n'est plus personne, il n'est plus rien.

Pourquoi était-il là d'ailleurs ?

Ah oui ! "Lui" !

Jackson lève ses mains pour tenter de retenir quelqu'un et c'est à ce moment-là qu'il le voit, le sang, pourtant il n'a aucunes blessures, ce sang n'est pas à lui, mais à qui ?

A "lui" alors !

Il ne comprend pas ce que la femme face à lui est en train d'expliquer, aucuns bruits, ne lui parvient, il plisse les yeux, tentant de déchiffrer les paroles que la femme infirmière lui raconte, elle a l'air calme, posé, il a l'impression de la connaître, il baisse la tête et lit "Melissa McCall.

Pourquoi se nom lui rappelait quelque chose, il n'arrive pas à se souvenir.

Il sent quelqu'un le tirer vers l'avant, un homme s'approche de lui. Il a l'air inquiet, triste et en colère, il porte un bel uniforme de Shérif avec l'Étoile qui va avec.

Son propre corps se secoue quand un son proche du rire se fit entendre, "lui" aimerait cet uniforme, il veut être dans la police plus tard, agent du FBI ou criminologiste.

Plus tard c'est une jeune fille aux cheveux blond vénitien, qui lui adresse la parole, pourquoi pleure-t-elle. Pleure pas, veut-il dire mais aucuns mots ne sortent de sa bouche, aucuns sons non plus.

Fatigué !

Il commence à se sentir lourd, à être fatigué, mais il doit rester éveillé, il veut "le" voir, il ne sait pas pourquoi, ni pourquoi il est là, avec du sang qui n'est pas le sien.

Tout d'un coup le calme apparent disparaît quand les infirmières et médecins s'affolent dans "sa" chambre, que se passe-t-il ?

L'agitation le perturbe, quelque chose ne va pas, il se sent vide, seul, il a mal mais toujours pas de blessures, il en est certain, il a vérifié.

Pourquoi ?

Pour qui ?

"Lui" ?

Que s'était-il passé ?

Puis soudain, un mot lui revient en mémoire, un seul alors qu'il a aperçu "son visage", un mot qui lui tord les boyaux, qui le rend malade.

Le mot "Pari".

Et il sombra dans les ténèbres.