Chalut les gens !
On arrive au bout de la semaine et j'ai réussi a faire un chapitre par jour ! Je suis trop la fierté ! C'était pas si compliqué que ça en fait !
Bref, voici le chapitre 10. Je suis super contente car l'histoire avance enfin (bon vous allez surement trouver que non car vous ne savez pas ce qui va arriver dans 11 mais croyez moi si je vous le dit).
Il y à un nouveau personnage et... Bon je vous en parle en bas, quand vous aurait lu ! Juste un petit détail. Le titre du chapitre n'a rien à voir avec le contenu. C'est le titre de la chanson de Shaka Ponk que j'écoutais au moment où j'en cherchais. Voilà, c'est tout pour moi.
Bonne lecture !
Chapitre 10: Happy Ape Rodeo
-Mais t'es malade ou quoi ?
-Non. Je suis extrêmement sérieux.
Antoine se recula pour mieux considérer Mathieu. Il était comme d'habitude, assis à l'envers avec nonchalance sur la chaise de son bureau. Pourtant, quelque chose avait changé chez lui. Il réfléchissait en le détaillant, tout était pareil mais en même temps si différent. Son regard avait changé. Ses deux orbes bleues étaient devenues dures. Ses traits avaient perdu toutes marques enfantines. Un mur se dressait à présent entre l'humanité et le petit châtain. Il lui sembla même que sa voix était légèrement plus rauque que d'habitude.
-Mais Mat', tu te rends compte des risques que tu prends en t'engageant ? De tout ce que ça implique pour toi ? Du danger que tu nous fais courir ? Je te rappelle que tu ne peux même utiliser plus ta propre identité, alors résister ?
-Je pensais que tu me soutiendrais, qu'on était assez proche pour que tu me comprennes mais visiblement je me suis trompé.
Antoine était déconcerté de ce ton sans émotion, comme si ces mots n'avaient aucune importance. Mathieu n'avait jamais été aussi froid et détaché. Et puis sa voix, beaucoup plus grave qu'à l'accoutumé, le perturbait. Il avait vraiment l'impression d'avoir une autre personne en face de lui. Un inconnu.
-Je te comprends, c'est pas ça le problème...
-C'est quoi « le problème » alors ? Le coupa le plus vieux. Le danger ? Je m'en fout. Votre sécurité ? Vous n'avez rien à craindre, mes actes ne concernent que moi. Si tu es trop lâche pour m'accompagner, arrêtes au moins de te trouver des excuses.
-T'es vraiment borné quand tu veux ! Écoutes un peu ce que je te dis. Avec la place que mon père occupe au gouvernement et le fait qu'il tolère à peine votre présence ici, s'il l'apprend, il te fera arrêter et sûrement ta sœur aussi. Et puis Nora parlons-en: as-tu seulement pensé à elle ? Qu'est-ce qu'elle fera s'il t'arrive quelque chose ?
-C'est pour elle que je vais faire ça.
-Non ! C'est par pur égoïsme, haine et débilité ! Tu veux juste te venger de je ne sais trop quoi. Mais tu ne te rends pas compte que tu t'en prends aux mauvaises personnes.
-Fermes la ! Tu ne sais rien ! Comment j'ai pu être assez con pour avoir confiance en toi ? On ne se connaît pas après tout ! Toutes manières, on ne peut plus compter sur personne aujourd'hui. Je te pensais différent, mais tu es pareil qu'eux !
Il se leva violemment, manquant de renverser le bureau derrière lui, et sortit en claquant la porte. Il quitta la maison furieux. Il ne savait pas ce qu'il lui prenait de se mettre dans un état pareil, alors qu'il savait qu'Antoine avait raison et qu'il le disait ça pour son bien, mais une sorte de force plus puissante que lui l'avait poussée à s'énerver.
Il erra dans la rue ne pas trop où aller. Il regarda sa montre, il restait plus d'une heure avant son cours de théâtre. Il soupira. Il était tellement heureux de pouvoir reprendre l'art dramatique alors qu'il pensait ne plus jamais en faire en partant de Paris. Mais Antoine grâce à ses connaissances, l'avait aidé à trouver une nouvelle troupe. Il l'avais intégré , il y a presque un mois et il s'y sentait déjà comme chez lui. Il avait été accueilli à bras ouverts, par des gens tous plus gentils et talentueux les uns que les autres.
Il déambulait toujours dans les rues de Saint-Étienne sans vraiment décider où le menait ses pas. Il se retrouva devant un tabac, et sans réfléchir il y pénétra pour acheter un paquet de cigarette. Il n'attendit pas plus longtemps pour en fumer une. Sa première inspiration fut ponctuée d'une quinte digne d'une tuberculeux.
Il reprit le chemin de la petite salle qui tenait lieu de théâtre. Il enchaînait cigarette sur cigarette sans plus aucune gêne respiratoire. En tirant la quatrième du paquet, il se rendit compte qu'il était arrivé mais qu'il lui restait encore 20 bonnes minutes à attendre.
Il alla s'asseoir sur un banc à proximité de la battisse. Il était perdu dans ses pensées ruminant toujours les mots d'Antoine. C'est vrai que son meilleur ami n'était pas au courant des circonstances de la mort de sa mère et qu'il ne prêtait pas plus de crédit que lui aux histoires qu'on racontait sur les nazis, mais tout de même, il s'attendait à plus de soutient de sa part.
-Ben dis donc, ça n'a pas l'air d'aller fort, toi.
Mathieu fit un bon se redressant d'un coup. Il se cogna à la personne qui venait de le surprendre. Il leva la tête pour savoir qui était le responsable de sa frayeur sans en avoir vraiment besoin puisqu'il avait reconnu la voix et le parfum de cet homme.
-François ! T'es con ou quoi ? J'ai failli faire une crise cardiaque !
-Mon pauvre amour, le railla le fameux François.
Mathieu ne daigna pas lui répondre sentant la même colère que celle qui l'avait poussé à se disputer avec Antoine, monter en lui. Il se contenta de le dévisager.
François était son prof' de théâtre, il avait quelques années de plus que lui, 25 ans tout au plus. Il arborait un sourire bienveillant et une barbe toujours impeccablement taillée. Ses yeux étaient d'une couleur indéfinissable car ils changeaient en fonction du temps et de la luminosité, oscillant entre le noir et le vert. Il portait comme à son habitude une chemise et une jean, tous ce qu'il y a de plus basiques, qui pourtant lui saillaient à merveille. Il était toujours avenant mais il se dégageait quelque chose d'assez inexplicablement inquiétant de lui qui mettait souvent mal à l'aise les gens qui ne le connaissaient pas.
Après quelques secondes à le détailler, Mathieu comprit ce qui le dérangeait. François était couvert de terre et était tranquillement appuyé sur une pelle. Il était planté devant lui, semblant attendre une réponse de la part du plus petit qui tardait à venir. Poussé par la curiosité, Mathieu fini malgré tout, par lui poser la question qui lui brûlait les lèvres:
-Qu'est-ce que tu fout avec une pelle ?
-Oh ! Ça c'est pas une pelle comme les autres, c'est Pupuce. Enfin, laisses tomber, c'est pas important. Qu'est-ce qui se passe ? C'est quoi cette tête d'enterrement ?
Il hésita une fraction de seconde. Il avait confiance en son prof avec qui il s'était lié d'amitié et il avait besoin de se confier. Il ne savait absolument pas quoi penser de tout ce qui venait de passer. Néanmoins, il était interloqué par son comportement étrange. Et puis, ça pouvait être dangereux pour lui de parler de résistance de façon ouverte. Il résolu la question en se remémorant une conversation qu'ils avaient eu quelques jours plus tôt sur le bien fondé du gouvernement de Vichy. Au vu de ses opinions politiques, il ne pouvait que comprendre son point de vu, du moins il ne ferait rien contre lui.
-Je... Je me suis disputé avec Antoine, dit-il d'une voix brisée au bord des larmes.
François, attendri par l'air triste de Mathieu, s'assit à côté de lui sur le banc. Il lui sourit pour l'encourager mais la suite ne vint pas.
-Qu'est-ce qui c'est passé ? Demanda t-il doucement.
-C'est compliqué...
-T'inquiètes pas Alex, j'ai l'habitude de ce qui est compliqué.
Le plus jeune releva un sourcil surpris par ce prénom. Pourquoi l'appelait-il Alex ? Heureusement, il réalisa bien vite que c'était sa fausse identité et que hors mis les Daniel, personne ne connaissait son vrai nom. En même temps, il faut avouer qu'Alex Tromso c'était vraiment pourri. Qui pourrait bien porter ce nom dans la vraie vie ?
Quoi qu'il en soit, il cacha tant bien que mal son léger embarra. Il décida de tous lui raconter depuis le début. Il en avait besoin. Il ne pouvait plus faire semblant qu'il était quelqu'un d'autre.
-Je te préviens, ça risque d'être long... Pour commencer je ne m'appelle pas Alex.
Alors ?
Bon, ok... J'ai légèrement pété les plombs sur la fausse identité de Mathieu ! Mais c'était pour son bien !
Sinon, pour ceux qui ne l'aurait pas reconnu, le prof de théâtre c'est le Fossoyeur de film (Grooooooosse pensée à ma Fautessoyeuse, elle comprendra pourquoi ;))
Je pense que vous avez aussi compris, que le patron fait doucement son apparition poussant Mathieu à être plus dur et à fumer (ah la jeunesse).
Il y tant de chose que j'aimerais vous dire mais tout suite c'est pas possible ! Donc une dernière petite question: Comme vous l'avez peut-être remarquer au travers de ma description, les yeux de François (le fossoyeur) me perturbe beaucoup. J'arrive pas à me décider sur leurs couleurs. Donc je vous propose de me dire dans vos com' la quelle c'est pour vous !
Voilà voilà ! Je vous nem ! 3 sur vous !
