Auteur : Usagi-chan
Disclamer : Si jamais je dit que j'ai menacée le Grand Masashi Kishimoto avec le death note et Sebas-chan pour avoir Naruto et Sasuke, vous me croyez ? Non ? Pff, même pas drôle... Le retour à la réalité est dur. Je les empreinte juste, mais je ne suis pas sure qui reviennent en un seul morceau.
Résumé : "Nii-chan ! Je rentre au Japon !". Voilà le plus grand cauchemar pour lui. Que doit-il faire ? Ecouter son coeur ? Brider tous ses sentiments ? Ou tout simplement se laisser emporter par les évènements ? En sachant que pour lui il est plus qu'un frère adoptif.
Genre : Humor/Romance/AU/OOC
Raiting : M
Je préviens, la classe Uchiwa a décidée de se cacher car mon imagination lui faisait trop peur. -En même temps je la comprends- Elle a voulu s'exiler sur Mars ou Vénus, mais en cours de route, elle s'est perdue et a été enlevée 4 fois par des extraterrestres. Maintenant elle se situe de l'autre côté de la galaxie mais, pour mon simple corps d'être humain, c'est beaucoup trop loin. Donc Sasuke sans classe Uchiwa vaut à un Sasuke OOC.
Et après plusieurs mois d'absence, qui était assez long, voilà (enfin) le nouveau chapitre !
Au niveau de reviews, je suis vraiment navré mais j'ai (encore) un problème pour les envoyer alors cette fois ci il n'y aura pas de réponse. Vraiment, vraiment désolé. (J'aurais du y répondre bien plus tôt.) Bref, des remerciements à la pelle et une bonne lecture.
PS : Merci d'être aussi présent malgré mes publications très inégales.
! YAOI ! Ou relation homosexuelle si vous préférez. Donc c'est à vos risques et périls. Vous êtes prévenus.
Ne venez pas vous plaindre.
Besoin et Envie
« On a besoin d'avoir envie pour vivre... »
Depuis quelques jours, sa mère et son amant se disputaient continuellement. Cela avait commencé au début de la semaine, alors que Kankûro venait de rentrer de sa ballade matinale. Elle s'était réveillée en entendant des bruits sourds sur le parquet et s'était levée, intriguée, pour voir Kankûro sortir. Il s'était comporté comme un voleur, avec toute la délicatesse d'un éléphant.
Sekai soupira de lassitude et se releva. Elle se rappelait encore des cris aigus de sa mère quand il était rentré, tout penaud. Sekai grimaça, elle n'aurait pas voulu être à sa place. Elle avait beau ne pas l'aimer, elle n'était quand même pas un monstre sans cœur. Et depuis ce jour, Kankûro sortait tous les matins, bravant l'interdiction de sa mère. Et tous les jours elle criait, criait, criait… Alors aujourd'hui, ne supportant plus cette atmosphère, Sekai était sortie. Se blottissant dans son blouson mité, elle s'était assise dans la rue. Sa mère n'avait même pas remarqué qu'elle était partie, bien trop occupée par ce Kankûro de malheur. Alors depuis, elle s'amusait à faire des dessins sur le trottoir défoncé de son quartier. Madame Nishimura avait, comme tous les matins, promené son gros chien. Tout était si monotone ici… Elle posa sa tête contre ses genoux. Son père... Elle voulait son père… Une main chaude sur son épaule la fit sursauter et elle se retourna. Que faisait cet homme stupide, ce pachyderme ? Kankûro, peu impressionné par le regard noir que lui lançait la petite fille, se posa à coté d'elle. Il s'allongea de tout son long sur le trottoir, l'esprit dans les nuages. Sekai lui fila un coup de pied dans les côtes bien décidée à le déloger d'ici. Il fit une grimace et s'accouda pour regarder la petite fille.
« -Tu as de la force pour un microbe. Tu serais pas la fille de ta mère par hasard? » S'esclaffa-t-il.
Elle fronça les sourcils. Que cet homme pouvait être stupide ! Elle se demandait encore ce que sa mère faisait avec lui. L'avait-il droguée ? C'était bien son genre, il avait une tête à manipuler les gens. Le rire grave du pachyderme la sortie de ses idées de plus en plus abracadabrantes. Il posa son index entre ses sourcils, un sourire amusé aux lèvres.
« Tu auras plein de rides plus tard, à force de froncer les sourcils .
-Même pas vrai. » Souffla-t-elle, vexée que cet homme stupide l'ai remise à sa place.
Sekai tremblait un peu, le froid infiltrait son manteau. Kankûro posa sa veste sur les épaules de la petite puis ill passa sa main dans ses cheveux noirs et roses et se rallongea. Cela faisait longtemps qu'elle était habituée au froid, sa mère ayant peu de moyens. Pourtant, c'était la première fois que quelqu'un, à part celle-ci, se faisait du souci pour elle.
« -Maman et toi, vous allez vous quitter ? » Murmura la petite fille, le regard lointain.
Kankûro se redressa brutalement et s'accroupit devant la petite fille. Il lui prit les mains et les serra doucement. Il avait les mains chaudes et rugueuses... Les mains d'un homme. Sekai, rougit, surprise.
«-Qu'est ce qui te fait dire ça ? » Demanda-t-il d'une voix calme.
Elle baissa les yeux, gênée. Cet homme stupide la mettait bien trop mal à l'aise… Il y avait quelque chose dans son regard qui la troublait. Elle avait l'impression d'être une petite fille qui avait fait une bêtise.
« -Vous vous disputez tout le temps…. Maman s'énerve contre toi. Tu vas la quitter ? Comme Papa l'a fait ? » Chuchota-t-elle, les yeux fixant l'horizon.
Petite, elle s'était toujours demandée pourquoi elle n'avait pas de père. Toutes ses amies se vantaient de leur papa, de ce qu'il faisait, ce qu'il leur avait acheté, de l'amour qu'il leur portait. Et Sekai était toujours en retrait pendant ces discussions, s'éloignant de ses amies. Comme elle en avait souffert. De plus, les garçons de son âge se moquaient toujours d'elle à cause de ça. Petit à petit, elle commençait à saturer. Elle avait besoin de réponses, de savoir pourquoi son père n'était pas présent. De comprendre pourquoi il les avait abandonnées… Elle avait tout simplement besoin de lui. Kankûro prit son visage en coupe, essuya ses larmes et la serra dans ses bras. Choquée par ce geste, elle sursauta et essaya de se détacher de cette étreinte. Mais il était fort et elle si petite. Elle martela son torse de petits coups de poings, lui criant de la lâcher mais rien n'y faisait. Fatiguée et à bout de nerfs, elle se laissa faire. La tête contre sa poitrine, Sekai pleura. C'était toutes les larmes qu'elle n'avait pas pu verser pendant toutes ces années. Elle avait dû être forte pour sa mère qui se remettait doucement de sa séparation, elle avait dû être forte face au regard des autres.
Sekai avait grandit un peu trop vite…
Kankûro, le visage enfouit contre le cou de la petite fille, ferma les yeux. Il se devait d'être là pour la petite. Bien qu'elle ait été une véritable peste avec lui, il tenait à ce petit bout de chou. Petit à petit, il avait appris à apprécier son petit coté espiègle et revanchard. Elle était d'une imagination incroyable quand il s'agissait de faire des bêtises, le rendant envieux. Il serra son petit corps de plus en plus fort, l'étouffant presque. Elle avait besoin d'une présence masculine. Elle avait besoin de lui. Elle était blottit contre lui, appelant son père d'une voix étouffée. Il accepterait de jouer ce rôle. Il accepterait d'être le point d'ancrage de cette petite.
« -Je t'aiderai à le retrouver. » Lui chuchota-il doucement.
Elle hoqueta, ravalant ses sanglots et lança un regard à l'homme qui la serrait dans ses bras. Elle était perdue. Qu'est ce que cela lui apporterait-il de retrouver cet homme ? Ferait-il tout ça juste pour... Elle ? Elle le regarda, l'air égarée.
« -Pourquoi ferais-tu ça ? » Souffla-t-elle.
Il caressa doucement sa joue, son regard dans le sien.
« -Car je serai tout ce qu'il n'a pas été pour toi. Je serai le père que tu n'as jamais eu. »
Et sur ces mots, il déposa ses lèvres sur sa joue ronde d'enfant. Elle ne comprenait pas tout, butant sur certains mots. Elle ne voulais pas entendre cet homme. Elle ne voulait pas croire en lui... Il allait l'abandonner, comme son père. De toute façon, il ne s'intéressait qu'à sa mère. Que ferait-il avec elle ? Mais elle avait envie de le croire, de lui faire confiance. Et peu importe si elle finissait blessée, elle voulait voir ce que cela faisait d'avoir un père. Alors, elle se blottit contre lui et ferma les yeux.
Il serait là pour elle...
Sakura, une tasse de thé bon marché à la main, regardait par la fenêtre. Appuyée contre le rebord, elle passa sa main dans ses cheveux. Peut être qu'il pourrait rendre heureuse sa fille, mais elle ? Pouvait-elle être égoïste ? Sakura avait passé sa vie à essayer de rendre son enfant heureux, oubliant son bien être et son bonheur. Elle avait bien trop donné... Elle posa sa main contre la vitre froide, soupirant. Etait-il vraiment l'homme de sa vie?
"Qui vivra verra." pensa-t-elle en haussant les épaules.
Il ramena une mèche de cheveux de rouges derrière son oreille. Peut être devrait-il investir dans des boules quiès? Ça serait une bonne acquisition et puis, de cette manière, il n'entendrait plus ces deux colocataires se courir après. Merci mon Dieu, il ne pouvait pas voir ces scènes affligeantes. Un bruit sourd le fit sursauter.
Qu'est ce qu'ils pouvaient être idiots...
Il passa une main sur son front et souffla. A retenir, acheter des boules quiès.
« -Naruto, écoute moi ! » Cria une voix rauque en tambourinant à une porte.
Seul le silence lui répondit. Cela faisait bien deux semaines que Sasuke avait demandé à Gaara de l'héberger. Pendant quelques instants, il avait cru se faire bouffer. Mais peu après, ce garçon lui avait fait un sourire assez étrange.
Etait-ce normal que ce jeune homme ait un sourire de psychopathe ? Non. Déjà était-ce normal d'être aussi incompréhensible? Et d'avoir les cheveux aussi rouges ? C'était presque un crime... Il devrait lui demander son coiffeur, histoire de résoudre ce mystère incongru...
Au final, Gaara avait accepté de l'héberger, à la seule condition de ne pas déranger ses habitudes. Facile, direz-vous ?
Probablement... Mais seulement si vous avez un colocataire normal. Et Gaara n'était pas une personne dite normale. Il ressemblait bien plus à un psychopathe fraîchement sortit de l'asile et Sasuke se demandait encore comment faisait Naruto pour bien s'entendre avec ce type. Toute cette histoire était à devenir dingue. Il avait été agréablement surpris quand Gaara avait accepté avec un grand sourire -A retenir : quand ce rouquin fait un grand sourire, penser à s'enfuir.- mais une horrible surprise l'attendait dans l'appartement. Gaara avait un colocataire. Et ô joie, ô désespoir, ce maudit colocataire était Naruto. Ne vous méprenez pas, il aurait adoré partager un appartement avec son frère. Mais ce dernier essayait plutôt bien que mal d'ailleurs de l'éviter –et y arrivait très bien-. Depuis son arrivée, un lourd silence remplit de non-dit stagnait entre eux. Pourtant il avait tout fait pour que Naruto l'accepte une nouvelle fois. Il avait essayé les poses suggestives, les gestes obscènes, les sous entendus sexuels. Il lui apportait même son petit déjeuner au lit. Il était un Uchiwa bon dieu, pas un simple serviteur ! Mais Naruto restait inaccessible, mettant le plus de distance possible entre eux. Il était froid et faisait comme s'il n'existait pas. Il semblait comme éteint et Sasuke ne savait plus quoi faire. Même Gaara avait abandonné... Enfin, il n'avait pas vraiment tenté, lui laissant ce plaisir.
Mais Sasuke persistait. Il faisait tout pour que son frère le remarque, oubliant les paroles blessantes que lui lançait parfois le blond. Gaara était presque envieux de la détermination du jeune Uchiwa. Parfois, quand il avait un peu trop bu, il rêvait d'avoir la même force que lui. De tout laisser tomber. Mais que ferait un aveugle comme lui ? Il était accroché à cette maudite canne. Il ne pouvait plus rien faire par lui même. Quelle déchéance pour lui.
Sasuke tapait encore à la porte quand cette dernière s'ouvrit. Naruto sortit sans un regard pour son frère, et traversa la pièce en direction de la porte. Tout ce qu'il pouvait faire maintenant, c'était regarder le dos de son frère, qui l'avait bien trop souvent rejeté pour oser l'approcher. Il s'adossa à la porte, abattu. Que pouvait-il faire pour se rapprocher de lui ? Il leva les yeux au ciel. Il avait tout essayé mais rien n'avait marché. Peut être devait-il se ranger et abandonner... Puisque son frère ne voulait plus entendre parler de lui. Il se leva, passa ses mains sur son pantalon (histoire d'enlever les faux plis) et se dirigea dans le salon. Gaara pourrait peut être l'aider puisqu'il semblait mieux le connaître que lui. Il se laissa tomber sur le canapé et regarda le rouquin. Il avait bien changé depuis ces dernières semaines. Il semblait avoir vieilli prématurément, altérant sa beauté juvénile. Pourtant il restait toujours très bel homme. Sasuke souffla.
« -Qu'est ce que je dois faire ? » Murmura-t-il.
« -Essaye de faire quelque chose qui le marquera.
-Mais je fais déjà tout fait pour lui ! »
Gaara prit la main de Sasuke et la serra. Il se leva et lui caressa légèrement les cheveux non sans avoir tâtonné un peu pour trouver la tête du brun. Il s'approcha de son oreille et murmura :
« -As-tu déjà vu des films romantiques ? »
Sasuke hocha la tête, figé. C'était la première fois que Gaara était aussi proche. Il avala difficilement et rétorqua :
« -Bien, laisse moi l'appartement un soir alors. »
Gaara fit un sourire doux et passa une main presque tendre sur son cou. Il l'attrapa vivement et serra.
« -D'accord. Mais si jamais tu oses lui faire encore plus de mal, je t'égorges comme le porc que tu es. »Susurra-t-il d'une voix doucereuse.
S'il n'avait pas l'habitude de Gaara, il aurait sûrement crevé de peur. Pourtant, il attrapa sa main et l'écarta. Il pouvait toujours aller crever, jamais il n'aurait peur de lui. Il repoussa Gaara et sortit sans un regard. Il restait à faire encore beaucoup de choses pour demain.
Elle prit une grande respiration et sonna. Elle était terrorisée. Peut être n'aurait elle pas du venir mais Tenmari l'avait presque agressée pour qu'elle aille parler avec le père du bébé. Elle n'aurait jamais du suivre l'idée de cette folle furieuse. Pourtant elle avait passé le plus dur en annonçant à son cousin sa grossesse. Ça avait été presque comique. Neji était passé par TOUTES les couleurs avant d'exploser de colère. Il avait été tellement touchant quand il l'avait serré dans ses bras, et qu'il avait menacé de tuer le père du petit. Il n'avait jamais été dupe et savait que son histoire avec Naruto était imaginaire. Sûrement parce que Naruto faisait trop gay... Elle souffla. Maintenant, devant cette porte d'appartement, elle rêvait de fuir. Elle pouvait bien s'occuper du petit sans son aide... Pourtant, il devait être mit au courant. Il ne pouvait rester dans l'ignorance... Alors qu'elle allait rebrousser chemin, la porte s'ouvrit sur une jeune femme. Hinata fronça les sourcils et demanda, froide.
« -J'aurais besoin de parler à Kiba. »
La jeune femme leva les yeux au ciel et la laissa passer. Elle était plutôt grande et avait de long cheveux blonds lui tombant dans le dos. Habillée de simples sous-vêtements, elle affichait de très belles formes et un corps parfait.
Hinata la détestait déjà...
Elle l'amena dans le salon et se dirigea vers la salle de bain. Hinata la fusilla du regard. Qu'elle aille se pendre avec ses cheveux parfaits, eux aussi.
« -Amour, une fan dans le salon. » Hurla la jeune femme d'une voix stridente.
Elle allait la tuer. Peut être pourrait-elle servir de tapis ? Non... Ca serait encore trop gentil. Elle sortit de ses pensées morbides par une main sur son épaule. Hinata se retourna et le regarda avidement. Lui et son odeur musqué lui manquait tellement... Pourtant elle recula et attaqua :
« -C'est qui elle ?
-Je ne vois pas pourquoi tu me fais un telle scène de jalousie puisque tu es fiancée avec le petit blondinet. Mais comme tu veux savoir, je vais te le dire. C'est une amie très proche, et cela devient de plus en plus sérieux avec elle. »
Elle ferma les yeux. Pouvait-on tant souffrir par amour ?
Ils s'étaient rencontrés à la fac. Elle, faisant tomber ses livres, lui les ramassant. Ils avaient sympathisé et s'étaient donnés de nombreux rendez-vous. Petit à petit, elle en était doucement et totalement tombée amoureuse. Ils avaient flirté longtemps avant de se mettre véritablement ensemble. Il avait fait le premier pas en lui offrant une boite de chocolat pendant un rendez-vous. Il avait fixé le sol, les joues rouges, quand il lui avait proposé plus qu'une simple amitié. Hinata avait peu réfléchit et avait immédiatement dit oui. Elle était amoureuse, bien trop amoureuse. Mais peut être qu'elle aurai du écouter les rumeurs...
Et c'est ainsi qu'avait commencé leur longue et tumultueuse relation. Les premiers temps, elle vivait un véritable conte de fée. Elle était Cendrillon... Mais il avait commencé à venir la voir de moins en moins, ne lui parlant presque plus. De plus son col était souvent couvert de rouge à lèvres. Cendrillon s'était petit à petit transformée en une jeune femme humiliée, bafouée et seule. Alors, quand cette situation était devenue trop intenable, Hinata lui avait demandé pourquoi. Il n'avait pas su répondre , avait bafouillé un peu, s'était perdu dans ses phrases. Et c'était là qu'il lui avait avoué qu'il la trompait régulièrement, n'aimant pas les relations exclusives. Il avait besoin d'air... Vexée, elle l'avait giflé, pleuré, crié mais rien n'aurait changé . Ils se quittèrent ainsi, elle le détestant et lui la fuyant.
Puis Hinata rencontra Naruto et passa cet accord incongru. Elle voulait lui faire tant de mal... Mais elle n'y arriva pas. Tout en s'affichant avec Naruto la journée, le soir elle couchait avec le brun. Plus aucune marque d'amour, juste de la baise. Elle était passée de copine officielle à coup d'un soir. Quelle déchéance...
« -Pourtant cela ne te dérangeait pas tellement avant. Tu me sautais tout en sachant que j'étais fiancée. » Siffla-t-elle, perfide.
Il l'a regarda, fatigué et lui proposa de s'asseoir. C'était de sa faute si la douce Hinata était devenue une jeune femme acide et bien trop séduisante pour son bien...
« -Que veux tu ? » Demanda-t-il d'une voix lasse.
Mal à l'aise, Hinata laissa traîner son regard dans la pièce. Elle fronça les sourcils et fusilla du regard la jeune femme qui était sortit de la salle de bain. Elle n'était toujours pas morte ? La jeune femme avança vers le canapé et entoura Kiba de ses bras. Elle posa sa tête dans le creux de son cou et ferma les yeux. C'était sa place... Et pas celle de cette trainée. Alors elle dit, froide et tranchante :
« -C'est une conversation privée, donc nous n'avons aucunement besoin de votre présence. »
Outrée elle allait répliquer quand Hinata se leva.
« -En fait, je n'ai rien à faire ici. Kiba, tu m'excuses, au déplaisir de vous revoir. »
Elle sortit d'un pas pressé de l'appartement et se mit à courir dans la rue. Elle devait partir d'ici. Elle devait mettre le plus d'espace entre eux. Elle avait besoin de respirer, d'oublier. Alors elle couru toujours plus loin, couru à s'en décrocher les poumons.
L'oubli est le meilleur des remèdes.
Tremblante, elle se laissa tomber sur le quai. C'était son endroit préféré, là où elle pouvait s'évader, devenir une autre. Personne, à part Naruto, ne connaissait l'existence de cet endroit. Elle enleva ses chaussures et laissa ses orteils toucher l'eau froide d'hiver. Hinata s'allongea et prit une grande respiration. Elle entendit des pas derrière elle, mais elle était peu encline à se lever pour voir qui dérangeait cet instant. L'inconnu la pris dans ses bras et souffla.
« -Qu'est ce qu'il se passe ?
-Comment connais-tu cet endroit ? » Murmura-t-elle.
Il attrapa sa main et lui donna un tendre baiser. Cela faisait si longtemps qu'il n'avait pas été aussi doux. Il lui caressa le dos de la main et approcha son visage.
« -Que voulais-tu me dire ? » Susurra-t-il.
Elle se laissa bercer par sa douce voix. Il sentait si bon... Cette odeur musquée... Elle ferma les yeux et chuchota :
« -La fille qui était avec toi, où est-elle passée ? Pourquoi tu n'es pas resté avec elle ?
-Car elle n'est qu'une fille parmi tant d'autre... Car malgré tout ce que j'ai pu te faire, tu m'as toujours respecté. Et peut être que malgré ma peur des sentiments, je t'aime quand même. »
Elle plongea son regard gris perle dans ceux du jeune homme et souffla :
« -Je suis enceinte. De toi. »
Il la regarda, ébahi. Il s'attendait à tout sauf à ça ! Comment devait-il réagir ? Devait-il faire comme s'il était heureux d'avoir ce bébé ? Bien sûr que cela lui donnait chaud au cœur, mais bordel, il avait la trouille. Ils étaient jeunes et lui totalement inconscient et inconstant. Kiba savait qu'il ressemblait plus à un gamin irresponsable qu'à un homme mature ! Il ne voulait pas. En tout cas, pas comme ça. Il voulait apprendre à la connaître une nouvelle fois, à l'aimer comme une princesse... Et pas brûler les étapes comme ça ! Pourtant, il se sentait tellement bien depuis l'annonce de ce bébé. Il allait être papa...
Hinata se releva et prit Kiba par les épaules.
« -Je serais assez forte pour nous deux. J'ai besoin de son vrai père pour l'élever. Sans toi, je ne sais pas comment faire...»
Il se blottit contre elle, posant sa main contre son ventre. Il plaça son oreille contre son cœur et murmura :
« -Merci d'être toujours là. Et oh bordel, je t'aime tellement... »
Elle le serra de toute ses forces et le berça. Tout redeviendrais comme avant.
Enfin, elle pouvait être totalement heureuse... Et peut être que Naruto aussi.
Naruto passa la porte de l'appartement et ôta son écharpe. Enfin, il était rentré. Ça faisait tellement bien d'être au chaud. Et dire qu'il était sorti pour rien en plus. Il avait voulu voir la jolie Hinata mais -Dieu l'en préserve- la voir dans une position compromettante avec Kiba l'avait plutôt refroidi. Il ne pensait pas qu'il en avait une si grosse.
Oh My God... Traîner avec ses amis ne lui réussissait pas. Il était sur de faire des cauchemars.
De plus, ce cher Sasuke faisait tout pour qu'il le remarque. Et il était près à craquer. Il ne comptait plus les douches froides de cette semaine,vu qu'elles étaient bien trop nombreuses. Grâce à Gaara, il avait accepté ses sentiments profonds et avait compris que ce n'était pas de sa faute si Sasuke se comportait comme une traînée... Il était une traînée. Non, mais quel homme normal mettrait cet maudite musique française quand il prenait sa douche.
Je me touche à la louche, hein ?
Pourtant, il l'évitait encore de peur de déraper. Il ne voulait pas non plus passer pour un homme facile qui ne pense qu'avec sa bite... Alors cela faisait deux semaines qu'il l'évitait et utilisait sa main droite. Gaara se foutait de lui à longueur de journée, faisant des gestes suggestifs quand il les savait proches. Il était sur que c'était un coup monté, bien que Gaara et Sasuke ne se supportaient pas. Ils s'entendaient comme chien et chat ces deux là. Il poussa la porte de sa chambre après avoir lancé un vague salut à Gaara. Mais il se figea devant la porte.
Sasuke... Son Sasuke était habillée de sous-vêtements féminin en dentelle marron. Des bas fantaisistes rendaient ses jambes fantastiques. Il portait de longues bottes en fourrures avec des talons d'au moins 10 centimètres. Il déglutit difficilement. On est Uchiwa ou on ne l'est pas...
Oh God, you are a bitch...
Il s'approcha lentement, hypnotisé et Sasuke le tira par son tee-shirt. Il passa une main sensuelle sur son torse tout en ôtant les boutons de son jean plutôt serré. Il fit des yeux de biches et passa une langue gourmande sur ses lèvres. Il approcha de l'oreille de Naruto qu'il mordilla doucement tout en susurrant :
« -Je t'ai attendu depuis tellement longtemps. Maintenant je suis gelé. »
Hey men, I'm a bitch...
Il attrapa la main halé et la passa tout en douceur sur sa peau tout en mordillant son cou. Naruto émit un long gémissement, bien incapable de repousser ses plus bas instincts. Heureux de ce résultat, Sasuke posa la main de Naruto sur son string et approcha ses lèvres tentantes. Mais un coup de canne le coupa dans son élan. Il se retourna vivement, près à sauter à la gorge de ce rouquin de pacotille quand il dégringola du lit. Maudit lit trop petit... A noter, acheter un lit King Size.
« -T'aurais pas vu la télécommande de la télévision ? Elle est pas dans la salle. » Demanda-t-il.
Sasuke se releva, rouge de honte et de colère et approcha, furibond, de Gaara.
« -Bordel, t'as pas vu que j'étais occupé ? Ah mais j'oubliais, t'es aveugle. » Cracha-t-il, énervé.
Gaara l'attrapa par la peau du coup et répliqua :
« -Tu peux répéter ça, traînée ?
-La traînée t'emmerde sale con. Va retrouver tes amis à cannes et fait pas chier. »Et sur ces douces paroles, ils commencèrent à se disputer, en venant rapidement aux mains.
Et pendant ce temps là, Naruto s'était enfui, peu fier d'avoir failli céder à ses instincts primaires. Tant pis s'il devait voir Kiba et Hinata copuler. Cela valait mieux qu'un Sasuke en manque...
Et depuis c'était le guerre entre les deux colocataires, désespérant Naruto. Il ne comptait plus le nombre de fois où il avait vu Sasuke, étalé sur le sol, obligé de garder sa position inconfortable par un Gaara armé d'un couteau de boucher. Et chaque matin, c'était la même chose. Le roux lui marchait dessus et répliquait, guilleret :
« -Ah bah mince, je t'avais pas vu. »
Et chaque jour, chaque nuit, ils devaient au moins une fois se taper dessus ou se balancer des objets dans le visage. Sasuke était un pro du lançage de télécommande tout en sortant sa petite phrase :
« -Mais t'es vraiment pas doué... Ah bah non, c'est vrai, t'es aveugle. »
On était Uchiwa ou on l'était pas...
Naruto soupira encore une fois en entendant Sasuke hurler dans la salle de bain. Il avait sûrement du dormir là-bas et Gaara l'avait réveillé avec de l'eau glaciale. Naruto désespéra devant son café en pensant qu'ils s'entendaient bien au début. C'était incompréhensible.
Le brun arriva en grande pompe, seulement habillé d'un caleçon trempé. C'est fou ce que le blond pouvait le trouver adorable. Il ressemblait à un chaton mouillé. Sasuke se laissa tomber sur la chaise.
« Bordel, qu'il est crétin ce type. » Cracha-t-il tout en posant sa tête entre ses bras.
Naruto posa sa main sur son épaule, voulant lui apporter un peu de soutien. Il comprenait ce qu'il ressentait, Gaara étant assez impulsif et excessif.
Ils s'étaient un peu rapprochés ces derniers temps, Sasuke continuant toujours à lui tourner autour et Naruto, le repoussant un peu moins. Le brun releva la tête et lui fit un tendre sourire.
« -Alors, ça te dit un restaurant pour me remonter le moral ? »
Naruto rougit et hocha la tête vivement.
Il jouait avec le diable, et il était plus qu'heureux de se laisser aller entre ses griffes.
