Disclaimer : les personnages principaux appartiennent à J.K Rowling, mis à part les elfes et les familiers.

Slash futur plus que probable.

Et voilà le nouveau chapitre avec un complément d'explication pour l'origine du titre et l'importance du loup noir et du loup d'argent.

Merci encore pour vos reviews et bonne lecture !

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Chapitre 10 : Epreuve du feu

Ca y était, l'été de ses 14 ans. L'année prochaine, il rentrerait à Poudlard et découvrirait la vie là-bas. Plus qu'un mois. Son anniversaire serait dans une semaine maintenant et Lenwë l'avait prévenu qu'une sorte d'épreuve l'attendait avant sa maturité magique, une tradition elfique avant de permettre son départ.

Pour cela, il devrait se rendre à la caverne des oracles du ciel et de la terre, une grotte protégée magiquement au cœur du territoire des elfes de Jade. Le seau de protection ne se levait que pour une telle occasion et pour le jour de la nouvelle année. Il recevrait là-bas soit une simple bénédiction des esprits protecteurs, soit un présage ou une prophétie le mettant en garde ou lui indiquant des clefs sur son avenir. Ces présages n'étaient pas rares mais souvent d'une utilité limité en raison de leur obscurité, ils étaient pourtant soigneusement consignés afin de pouvoir être étudiés si le temps permettait finalement de les comprendre.

Le voyage lui pendrait trois jours aller, trois jours retour à cheval, avec probablement une journée passée sur place. Il se préparait donc pour partir le lendemain à l'aube, avec le soleil. Pour cette quête, il pouvait emmener tous ses familiers, c'est donc accompagné de Mehen, Lévy et Atsa qu'il s'y rendrait.

Avant son départ, il pensa soigneusement Pilgrim, son petit cheval gris souris, tout en mettant le nécessaire à son voyage dans des sacoches légères de chaque côté de ses flancs et en recevant les dernières recommandations de Lenwë sur le chemin à suivre.

Alors que le soleil passait tout juste au dessus de l'horizon, teintant le ciel d'une douce lueur rosée, Harry prenait la route, Mehen à son poignet, Atsa sur son épaule et Lévy blotti dans la crinière de Pilgrim sous sa forme d'une vingtaine de centimètres de long. Ils traversèrent ainsi une partie du bois jouxtant le village, arrivant à une rivière, Airasir ou rivière cuivrée en raison d'un gisement de ce même minerai qui se trouvait sur sa rive septentrionale. Ils la longèrent ainsi pendant toute la journée, à l'ombre des nombreux arbres qui poussaient aux alentours, se rassasiant des baies rouges et noires, myrtilles, mures, groseilles et framboises, en abondance sur les buissons qu'ils croisaient.

A la nuit tombée, ils campèrent au niveau d'un coude de cette même rivière, à l'endroit où ils devaient ensuite bifurquer. Cette position leur permettait l'accès facile à l'eau fraiche et au poisson pour le diner ce qui ravi tout particulièrement Lévy et Atsa friands de ce met aquatique.

Après avoir profité de cette pose bienvenue et avoir dormi plusieurs heures, ils se remirent en route alors que l'ombre couvrait encore les bois. Ils gagnèrent ainsi son extrémité lors de la deuxième journée, marchant désormais sur une zone caillouteuse et ouverte sur le ciel, ne laissant pousser sur ses terres que quelques arbustes rachitiques. Mais d'après ses tuteurs ce paysage désolé était avant tout un leurre comme il le découvrirait plus tard.

C'est dans ces terres arides qu'il dû camper pour sa deuxième nuit de voyage, allumant alors un feu pour y faire frire des poissons qu'il avait pensé à garder en prévision, ainsi que des pommes qu'il avait cueilli sur le chemin boisé. Atsa était partie chasser et Pilgrim était laissé libre de brouter les maigres arbustes à quelques mètres pour s'occuper, il avait déjà eu un repas plus consistant de pommes et de pain des elfes précédemment. Alors qu'Harry discutait joyeusement avec Mehen et Lenwë en fourchelangue, le feu s'éveilla subitement, montant d'un mètre de hauteur, illuminant par là même un grande partie de la plaine désertique avant qu'une boule de feu incandescente en sorte et serpente autour d'eux allant jusque entre les sabots du petit cheval qu'il effraya avant de se volatiliser dans les air en plusieurs étincelles.

Harry qui était resté jusque là bouche bée devant le phénomène se leva rapidement rejoindre l'équidé qu'il tenta ainsi de rassurer et ramener vers le camp.

« Oh oh Pilgrim, doux là, calme mon grand. »

Heureusement que le cheval élevé par les elfes ne s'était pas enfui, tout juste éloigné assez pour s'écarter du feu follet comme l'avait immédiatement surnommé le garçon, ne sachant pas quel autre nom donner à cet événement.

Lévy lui, s'était mis à faire le tour du campement en toute hâte, flairant les traces potentielles de magie résiduelles à la recherche de la cause de cette montée de flamme et de ce qui avait suivi. Mais le dragon féerique resta finalement assez bredouille, les traces de magie étaient trop faibles et diffuses.

« Peut être que c'était vraiment un feu follet ou un autre élémental de feu ? » suggéra Harry.

« Peut-être. . . Pourtant normalement les élémentaux n'aiment pas se montrer ainsi, ils viennent s'ils sont invoqués ou si l'on pénètre sur leurs terres, ce qui n'est pas le cas ici. » Répondit Lévy, toujours un peu perplexe.

« Quoi que ce soit, c'est reparti maintenant. Et même s'il ne reparait pas, cela fera toujours quelque chose à raconter à Lenwë et Luthien au retour. » Sourit Harry ne perdant en rien son enthousiasme.

Le reste de la nuit se passa sans que rien de notoire ne survienne et ils repartirent à nouveau à l'aube. A peine quelques heures plus tard, il devint effectivement évident que le paysage n'avait été qu'un leurre lorsqu'il changea du tout au tout une fois une ligne imaginaire franchie, surement la limite de la barrière de protection.

Le groupe se trouvait désormais dans une plaine verdoyante et fleurie, un petit chemin de sable s'ouvrant devant eux. Des marguerites, œillets, coquelicots et autres pensées s'étendaient en un parterre de mille couleurs dont ils avaient l'impression d'être observés, mais comme ils ne craignaient rien dans ce lieu bénit, ils ne s'en formalisèrent pas. Après avoir déjeuné dans ce cadre féerique et repris leur marche dans l'après-midi, ils arrivèrent enfin à la caverne des oracles.

Le doute n'était pas permis, l'entrée était encadrée de deux larges colonnes sculptées d'elfes et créatures magiques telles que licornes, pégases, centaures et fées. Des runes elfiques et anciennes ornaient l'arche qui surplombait l'ouverture alors que le sol était gravé d'un entrelacement de feuilles, fleurs rares et lianes. Une fois cette entrée passée, le sol était de pierre de lune d'une lueur ondulante blanche à bleuté en passant par le rose. Une assez grande salle s'ouvrait alors, bordée de colonnes de cristal de roche renforçant le pouvoir de clairvoyance de la pierre de lune. Derrière un autel d'amétrine se trouvaient trois oracles semblant attendre sa venue. Leur peau était dorée et leurs cheveux d'argent pur, ils étaient habillés d'une toge faite d'un tissu qui ne venait pas de ce monde, d'une teinte bleutée pâle changeante. C'est à ce moment là qu'il se rendît compte que ses familier ne l'avaient pas suivi mais l'attendaient à l'entrée. Il s'avança alors, tentant de se tenir droit malgré son appréhension, se concentrant sur sa respiration, essayant de ne pas tenir compte du fait qu'il était probablement un des premiers humains à voir les oracles des elfes depuis plusieurs siècles.

Ceux-ci prirent alors la parole d'une voix mélodieuse et un peu lointaine et en même temps si proche, comme si elle s'élevait de la salle elle-même et pas de leur bouche à eux.

« Enonce la raison de ta venue en ces lieux, jeune humain. »

« Respectés oracles. Je m'appelle Harry, James, Melian Potter, fil adoptif de Lenwë et Luthien, du clan des elfes du village de Jade. » Commença-t-il, maitrisant le léger tremblement de sa voix. « Je suis ici pour recueillir votre bénédiction quelques jours avant l'âge de ma maturité magique le 31 de ce mois. »

« Un humain béni des oracles, ce n'est pas souvent que cela arrive, même selon nos propres critères. Soit, qu'il en soit ainsi. Approche-toi jeune Melian de ton nom elfique. »

Alors qu'il s'approchait de l'autel d'amétrine, une douce lumière commença à monter du sol, les colonnes de cristal s'illuminant de même, leurs rayons semblant de rassembler en un point juste devant le jeune garçon. Alors que les oracles incantaient dans une langue que les mortels ne pourraient jamais comprendre, les rayons de lumière se condensèrent pour prendre la forme d'un médaillon qui se déposa de lui-même dans la paume ouverte de celui qui n'était désormais plus tout à fait un enfant. Il ne pu s'empêcher alors de l'admirer, la chaine en argent le plus fin supportait une amulette formée de loups entrelacés, l'un en onyx, l'autre en nacre.

« Que ce collier, reflet de ton âme, soit la marque de ta bénédiction par les oracles. » Ajoutèrent les trois êtres dorés en elfique.

« Que les oracles en soient remerciés. » Répondit Harry selon la réponse rituelle enseignée par son tuteur.

Mais alors qu'il s'apprêtait à faire demi-tour, croyant que tout était fini, les voix s'élevèrent à nouveau.

Loup noir, loup d'argent

Du lien qui les unira

L'avenir dépendra

Au déroulement des événements

Leur union présidera

Que le serpent et le lion

Accomplissent leur destin

Avec leurs compagnons

Pourront vaincre de leurs mains

Lorsque le temps viendra

Le ciel et la terre les aideront

Quand retentira le son des combats

Au sacre de la lune se rendront

Pour que l'humain qui ne l'est plus, à jamais soit vaincu

Une prédiction venait d'être révélée. Sortant sans se retourner, les oracles ayant disparu suite à leur récit, Harry se dépêcha de prendre sans un mot un parchemin dans ses sacoches pour noter immédiatement les mots le plus fidèlement possible. Il le lu ensuite à Lévy et Mehen afin d'être sur que les paroles ne soient pas oubliées.

Comme l'avait prévu Lenwë, quasiment une journée entière était passée dans la caverne de pierre de lune, il était désormais temps de rentrer au village, le collier à son cou et le parchemin dans sa tunique.