Thème : Standing Still / Immobile
Résumé : Post KH3 – Kairi est dévastée par la disparition de Sora. Elle reste là, immobile, à se morfondre. Quelqu'un pourra-t 'il la sortir de sa déprime et lui redonner un but ?
Tout public / Univers Canon / Amitié
Note de l'auteur : Je n'ai pas abandonné ce projet, loin de là. Mais j'ai décidé de ne pas tant me mettre la pression. Donc j'écris quand l'inspiration me vient. Cela étant, j'ai déjà pas mal d'idées vagues pour de nombreux thèmes.
Je ne suis pas spécialement satisfaite de celui-ci. La première traduction que j'avais trouvée était « Avoir survécu ». Bon, le texte colle tout de même au thème. Et il n'y a pas de couple cette fois-ci.
Je remercie mes lecteurs et les reviewers. Bonne lecture.
10. Standing Still / Immobile
Elle avait survécu, mais à quel prix ?
Les yeux au large, Kairi regardait le crépuscule disparaître progressivement dans la mer, immobile, le cœur en larme. Ses souvenirs depuis sa capture par Xemnas étaient flous. Sa conscience attendait dans un lieu magnifique. Elle croyait voler dans le ciel et au-dessus de l'eau. Elle avait attendu que Sora vienne la chercher et la ramener à la maison. Sora ne la décevait jamais, mais le prix du retour n'était que pour une seule personne. Voilà maintenant une semaine qu'elle restait assise là jour après jour, à guetter l'horizon qu'ils avaient regardé ensemble avant qu'il ne disparaisse à jamais. C'était la seconde fois qu'il se sacrifiait pour elle. Tout le monde donnait la gloire aux disparus, sans même penser aux survivants accablés d'un immense fardeau.
Kairi savait qu'elle devrait se secouer, trouver une solution pour le ramener, mais elle n'en avait pas le courage. Dans cette bataille qui venait de s'achever, elle n'avait servi à rien. Pire encore, Sora avait disparu par sa faute. Et au lieu de remuer ciel et terre pour le retrouver, elle restait assise là. Elle n'avait plus de force, plus d'énergie, plus envie de rien. Tous les autres cherchaient une solution. Kairi n'osait pas les rejoindre, ayant bien trop peur d'apprendre que c'était juste fini pour Sora.
Kairi entendit des pas derrière elle. Nombreux étaient ceux qui avaient tenté de lui parler, de la consoler, de la déculpabiliser. Comprenaient-ils vraiment ce qu'elle ressentait ? Certainement pas. Chacun cultivait leur bonheur sur leur monde en paix. Perdre Sora n'avait pas autant d'importance pour eux que pour elle. Peut-être Riku pouvait la comprendre, mais Riku possédait un cœur incroyablement fort. Il ne se laissait pas aller à la tristesse. Et puis, ce n'était pas sa faute à lui s'ils avaient perdu leur héros. Non vraiment, personne ne pouvait réellement la comprendre. Ni Riku, ni la personne qui vint s'installer à se côtés.
− Il me manque à moi aussi.
C'était une voix douce et calme que Kairi avait peu entendu mais qu'elle reconnut immédiatement. Naminé se tenait là, sa légère robe blanche et son regard de poupée calme et serein. Autrefois. Kairi souhaitait tellement qu'elle revienne pour la remercier. Elle ne lui avait même pas adressée la parole depuis sa résurrection. C'était l'occasion. Mais au lieu de ça, elle s'agaça.
− A toi, à Riku, à tout le monde. Mais c'est à moi qui manque le plus, cracha la rousse excédée.
Elle ne voulait pas lui parler de la sorte, mais Kairi n'en pouvait plus. La culpabilité la rongeait et elle avait perdu toute confiance en elle, en ses capacités. Elle se savait complètement incapable de retrouver Sora alors qu'elle l'aimait, elle l'aimait tellement.
− Vous ne comprenez décidément rien. Si je suis là, c'est parce qu'il a pris ma place. Vous dites que vous ne m'en voulez pas, mais les ténèbres de votre cœur vous chuchotent que je suis la seule coupable. Je n'ai pas su me défendre, et voilà le résultat. Arrêtez avec votre fausse compassion, je sais qu'une part de vous m'en veut, ne serait-ce qu'un peu. Vous ne pouvez pas comprendre ce que je ressens, vous n'imaginez pas combien il manque, bien plus qu'à vous tous.
Elle voulait pleurer, mais elle ne pouvait plus. La peine avait laissé la place à la colère, et c'est Naminé qui la recevait. Kairi voulait qu'elle s'en aille. N'importe quelle personne censée s'en irait après un tel discours, mais Naminé ne bougea pas. Son visage toujours paisible, mais de la tristesse dans ses yeux.
− Je ne parlais pas de Sora, rectifia-t 'elle, mais de Neo Riku.
Kairi ne savait même pas de qui elle parlait Elle avait juste remarqué que Riku lui parlait beaucoup de Naminé comme si elle était plus qu'une simple amie. Elle en avait déduit qu'ils fricotaient peut-être ensemble. Mais quelle importance ? Cela ne la concernait pas, et elle s'en fichait royalement.
− C'était un clone de Riku crée par Vexen, comme Xion, l'informa la blonde. Il aurait pu avoir une existence bien à lui, mais il a choisi de sacrifier son cœur, et laisser ce corps pour me permettre de revenir. Ses souvenirs étaient artificiels, que j'ai créé moi-même, mais ses sentiments étaient réels. J'ai aussi pensé que c'est ma faute s'il a disparu. Mais c'était son choix. Je l'aimais beaucoup.
Kairi l'ignorait. A vrai dire, cela lui importait peu. Elle se fichait de tout actuellement, surtout de la peine des autres. Elle n'arrivait même pas à gérer la sienne, alors elle n'avait pas du tout envie d'entendre d'autres lamentations. Naminé ne pouvait-elle pas parler de ses états d'âme à Riku, son nouveau grand ami ou même futur fiancé ? Et celui-là, a-t'il déjà oublié Sora, celui qui l'a sauvé des ténèbres ? Kairi haïssait tout le monde en cet instant, mais elle se détestait encore plus. Déjà d'avoir causé la perte de Sora, mais de se montrer si méchante, haineuse envers les autres qui ne lui avaient rien fait. Elle avait même envoyé chier ses parents morts d'inquiétude.
Depuis une semaine, elle n'avait rien avalé. Elle n'avait rien fait si ce n'est rester assise à cet endroit. Elle ne savait même pas où elle trouvait la force de se rendre ici chaque jour. Le soir, elle ne pensait pas à rentrer. Riku venait la chercher à la nuit tombée. Il lui mettait une veste sur les épaules et il la ramenait chez elle. Elle ne trouvait le sommeil que tard dans la nuit, à revivre le cauchemar de la disparition de Sora. Quels avaient été ses derniers mots déjà ? Elle ne s'en souvenait même plus. Son esprit ne retenait que l'image de son bien-aimé qui s'éclipse juste sous ses yeux.
− Mais est-ce que j'aurais la même chose pour lui ? reprit Naminé. J'en doute, parce que je voulais vivre. Et que s'il avait été là et pas moi, il aurait été triste. Nous félicitons les disparus, mais ce sont les survivants qui souffrent. Et ça, personne n'y pense.
Cette dernière phrase la fit un tantinet réagir. Kairi s'était trompée. Naminé pouvait la comprendre finalement puisqu'elle vivait la même chose. La blonde lui prit la main pour attirer son attention. Kairi se décida enfin à tourner la tête pour la regarder. Elle était aussi nette que dans ses souvenirs. Un visage calme, une robe immaculée qui la faisait passer pour un ange, une poigne douce. Au fond, Kairi était heureuse de la retrouver.
− Je sais ce que tu en train de te dire. Que tout est ta faute, que tout le monde t'en veut, que tu n'as servi à rien. Kairi, tu as appris à manier la keyblade et tu as rejoint les guerriers de la lumière sur le champ de bataille. Rien que ça, c'est vraiment courageux. Tu étais la moins expérimentée, et tu t'es tout de même battue. J'ai tout vu Kairi, tout jusqu'à ce qu'on nous sépare.
− J'aurais dû rester derrière. Déjà, lorsque nous avons été attaqués par Terra, enfin par le réceptacle de Xehanort, à notre arrivée, je suis restée tétanisée. Axel a été blessé, Sora s'est interposé pour me protéger. Il aurait pu mourir, mais je suis restée immobile. J'avais peur.
− Mais c'est normal d'avoir peur quand on tombe sur plus fort que soi. Kairi, j'ai fait du mal à Sora car je craignais Marluxia et Laxène, et donc je leur obéissais. Mais je me suis finalement posé cette question. Qu'est-ce que je veux réellement ?
Naminé n'en dit pas plus. Probablement qu'elle s'était déjà donnée une réponse à cette question. Son regard doux était devenu plus sérieux quand elle demanda à son interlocutrice.
− Et toi Kairi, que désires-tu réellement ?
Elle ne sut quoi répondre. Son désir, son rêve ? Être près de Sora, tout simplement. Mais ce dernier n'était plus là.
− Il n'y a plus rien que je désire. Va-t'en Naminé, s'il-te-plait.
− C'est donc pour cette vie que Sora s'est sacrifié ?
Naminé n'avait pas vraiment posé la question à Kairi. C'était plutôt un constat affligeant de la réalité. Elle s'attendait à ce que Kairi l'agresse de nouveau. Ses paroles n'étaient pas tendres, mais elle ne savait plus comment faire réagir son interlocutrice. Peut-être qu'elle était trop dure. Kairi était en plein deuil, mais plus personne ne supportait de la voir prostrée de la sorte. D'autant plus que tout n'était pas totalement perdu pour Sora. Il restait une lueur, un infime espoir. Kairi se devait de l'illuminer, de leur donner du courage comme elle l'avait toujours fait. Mais à cet instant, elle semblait complètement désemparée.
− Si j'avais su que ça faisait si mal, je ne serai pas revenue. J'aurais dû dire à Sora me laisser là-bas. Mais…
Kairi avait la gorge nouée par l'émotion. Elle ne voulait pas admette la vérité. Ce serait se donner du tord et elle en avait bien assez comme ça.
− Mais ? l'encouragea Naminé.
Nouveau silence, si ce n'est les sanglots de Kairi.
− Mais je voulais vivre.
Ce n'était pas Kairi qui avait parlé. La réponse venait de derrière eux. Xion se tenait là. Depuis combien de temps au juste ? Personne ne l'avait entendu arriver. Probablement que ça faisait plusieurs minutes qu'elle les écoutait. Elle s'approcha et s'appuya contre le tronc de l'arbre. A cet instant, Kairi eut l'impression de revenir en arrière. De ce temps béni où Riku, Sora et elle faisaient des projets de voyage, au même endroit.
Kairi et Xion se regardèrent un moment. Devant l'air interrogatif de la rousse, la brune s'empressa de répondre à ses questions muettes.
− Nous n'avons pas eu le temps de nous présenter à la Nécropole des keyblades. Je suis Xion, une marionnette crée pour servir l'organisation. Je n'ai pas l'intention de bourriner ta tête déjà remplie de chagrin. Sache juste qu'un jour, j'ai dû faire un choix. Celui de vivre, ou celui de disparaitre. J'ai choisi la seconde. Pourtant, je voulais tellement vivre. Je peux te comprendre Kairi, parce que ni toi, ni moi ne voulions mourir.
Voilà sa réponse. Kairi s'effondra en larme. Pas de tristesse cette fois, mais de honte. Elle se sentait tellement lâche. Xehanort l'avait éliminée comme ça, d'un seul coup, sans qu'elle ne dise adieu, sans qu'elle n'ait le temps de prouver quoi que ce soit. C'était trop tôt pour elle, trop injuste. Il n'avait pas le droit de lui ôter la vie si simplement, elle qui était si jeune, qui n'avait rien fait de mal. Dans ce lieu paradisiaque où le ciel se réfléchissait sur l'eau, elle n'acceptait pas son décès.
− Pourquoi voulais-tu vivre ? demanda alors Xion.
Pour passer du temps avec Sora ? Pour qu'ils commencent enfin leur idylle ? Ça n'avait pas de sens, puisqu'elle savait qu'il ne rentrerait pas avec elle. Pour parler à ses proches ? Pour finir ses projets ? Pourquoi choisit-on de survivre au détriment d'une autre personne ? Une personne chère qui plus est.
− Et toi, pourquoi avais-tu décidé de disparaitre ? questionna à son tour Kairi. J'aimerai comprendre puisque tu as fait le choix inverse.
− Parce que c'était Roxas ou moi. L'organisation ne voulait pas nous garder tous les deux. Oh, il y avait toujours Axel, mais je crois que j'avais commencé à ressentir quelque chose de plus fort envers Roxas. Et puis le plus important, je savais qu'il ne souffrirait pas de mon absence, puisque tout le monde devait m'oublier.
Xion avait en effet connu une situation similaire. Mais dans l'autre sens, puisqu'elle n'était pas celle qui avait survécu.
− Et aussi, je croyais en lui, reprit Xion. Au moment de disparaitre, je lui ai confié une mission. Seuls les survivants peuvent accomplir le souhait des disparus. C'est pour cela qu'ils sont si importants. A travers leurs actions, les défunts continuent de vivre dans leur cœur. C'est pour cela, même si c'est dur, même s'il est normal d'avoir une période de deuil, il faut aller de l'avant, pour eux.
Un nouveau silence s'installa. Chacune d'elles pensaient à quelqu'un, ou plus exactement Kairi et Naminé. Cette dernière était restée silencieuse depuis l'arrivée de Xion. Le discours de la brune avait bien plus d'impact que le sien. Elle n'y était pas indifférente non plus.
− Alors Kairi, que désires-tu réellement ? demanda cette fois Xion. Oublie donc un peu Sora, même si c'est grâce à lui que tu es là.
Elle réfléchit un peu, prenant en compte les idées de Xion. Elle avait survécu, non sans douleur, non sans perte, mais la vie continuait pour elle. Il paraissait injuste vis-à-vis de Sora qu'elle se morfonde indéfiniment.
Elle se remémora le moment où elle avait sauvé Sora des ténèbres, à plusieurs reprises. Même si c'était parfois involontaire, et que son cœur de lumière pure aidait pas mal. Elle s'était sentie tellement forte. Un sentiment de satisfaction l'avait envahi. Elle savait dorénavant où était sa voix.
− Je veux continuer à me perfectionner à manier la keyblade. Je veux défendre la lumière des mondes, comme l'a fait Sora. Je veux réellement devenir forte, pour ne plus jamais qu'on se sacrifie pour moi.
Oui, voilà, c'est ce qu'elle désirait. Sora serait si fière d'elle.
− C'est un bon esprit. Et toi Naminé ? demanda Xion.
− Euh…
La blonde n'avait pas réfléchi à la question. Qu'est-ce qu'elle voulait réellement aujourd'hui qu'elle était enfin libre, sans la pression de l'organisation ? Elle se demandait si elle possédait toujours ses pouvoirs. De toute manière, elle se refusait de toucher à la mémoire de Sora, d'autant plus que celui-ci était absent pour le moment.
Les premiers jours de sa nouvelle existence, elle était restée tranquille au Jardin Radieux dans une chambre que lui avait donnée Ansem le sage. Il avait laissé des livres à sa disposition, en lui précisant de faire comme chez elle. Drôle d'expression pour quelqu'un qui n'avait jamais eu de logis propre, qu'on avait trimballé d'un manoir à un autre pour la faire travailler. Hormis leur sortie à la plage, Naminé n'avait pas vraiment quitté les murs du palais. Aeleus lui avait fait visiter les lieux. Ienzo lui avait expliquée le rangement de la bibliothèque. Ansem l'avait même emmenée en ville, une fois, pour lui faire déguster une glace. Que dire de sa première semaine de vie ? Tranquille, douce, un peu solitaire tout de même. Riku n'était pas revenu la voir. Le maître de la keyblade ne perdait pas de temps. Avec Yen Sid, il cherchait déjà un moyen de faire revenir leur héros. Naminé réalisait la chance de se savoir en vie, mais en profitait-elle vraiment ? Elle non plus n'avait pas eu la possibilité de faire ses adieux à Neo. Mais elle savait une chose, ce dernier ne voulait que son bonheur.
− Je veux apprendre à vivre, tout simplement, finit par répondre Naminé.
− Dans ce cas, entraidons-nous, suggéra Xion. Je sais manier une keyblade. Je peux très bien t'aider à progresser, Kairi. Quant à toi, tu es celle qui a eu une vie normale. Tu peux aider Naminé pour qu'elle se découvre son identité. Pour ma part, tout ce que je sais faire sur mon temps de libre, c'est manger des glaces avec mes amis et ramasser des coquillages. Peut-être devrais-je en prendre de la graine aussi.
L'atmosphère s'était détendue. Naminé s'autorisa même à pouffer légèrement avant de réaliser qu'elle ne servirait probablement à rien, contrairement aux deux autres. Cette fois, ce fut Kairi qui déposa sa main sur la sienne. Ses yeux encore rougis par ses larmes semblaient plus sereins.
− Je suis sûre que tu te trouveras un domaine qui te convient. Et puis, j'aimerai apprendre à te connaître. Ne te sens pas reste Naminé, tu es une personne formidable. Regarde, tu es la seule qui a su me sortir de mon mutisme. Et tu es restée calme alors que je t'ai clairement agressée. Je suis désolée pour ça.
− Ce n'est rien. L'important, c'est que tu te sentes mieux.
− C'est encore difficile, mais j'arrive mieux à relativiser. Riku m'a dit que ce n'était pas totalement perdu pour Sora. Lui aussi possède le pouvoir de l'éveil capable de le ramener. Je suppose que je dois faire confiance à mon ami et continuer mon entrainement de mon côté. Si Riku s'absente, il nous manquera un grand maître de la keyblade. Bien sûr, il y a les autres, mais chacun d'eux ont retrouvé leur moitié. Il serait injuste de les envoyer encore se battre après tout ce qu'ils ont déjà accompli par le passé. Mais moi, je n'ai encore rien abouti. Et surtout, ma moitié mène son propre combat. Je ne m'arrêterai pas tant qu'il ne sera pas de retour.
Oui, elle avait survécu pour s'assurer un monde meilleur, dans l'attente du retour de leur héros.
− Si nous allions manger une glace pour célébrer ça, suggéra Xion qui se dirigeait déjà vers le ponton suivi de près par Naminé. Tu viens Kairi ?
− J'arrive.
La jeune guerrière sauta de l'arbre. C'est à cet endroit qu'elle avait vu Sora pour la dernière fois, souriant comme d'habitude. Ils ne s'étaient rien dit, car ils ne pouvaient d'ores et déjà plus communiquer. A ce moment-là, Kairi était bien trop triste pour décrypter l'expression de son visage. Elle se concentra pour se remémorer. Elle devait écouter son cœur et elle l'entendrait : « A toi de briller, Kairi ».
Le message était bien passé. Qu'importe le temps que cela prendrait, elle deviendrait elle aussi maître de la keyblade et s'octroierait des capacités afin de ne plus jamais mettre ses proches en danger. Au contraire même, elle souhaitait les protéger à son tour.
Armée de cette nouvelle vocation, elle bougea enfin.
