CHAPITRE 10 : Les Indiens.

Zora n'en croyait pas a ses yeux, elle volait ! Réellement ! Folle de joie, elle suivait les autres en rigolant, ses cheveux flamboyant et épais volaient au dessus de son visage et elle dû à plusieurs reprises de les remettre derrière ses oreilles. Son euphorie s'entendait a des kilomètres et la joie était gravée sur son visage rond. Elle était heureuse, pour la première fois de sa vie elle ressentait la sensation de liberté, comme ci qu'il n'existait plus aucune contrainte, comme ci que le temps s'était arrêté, comme ci qu'il n'existait plus aucune limite pour s'amuser.

S'amuser, c'était tout ce qu'elle voulait. Revenir au temps de son enfance.

Elle n'arrivait toujours pas à croire qu'elle était ici, en train de voler au dessus des nuages, rire comme une gamine et rencontrer en chair et en os pratiquement tous les personnages du livre. Elle pouvait à présent faire sa propre opinion sur chacun d'entre eux. Elle remerciait encore le destin de lui avoir conduit jusque ici, même si elle percutait encore à croire qu'elle faisait un rêve. Un beau rêve dont elle ne souhaitait aucunement se réveiller.

Elle allait maintenant pouvoir explorer Neverland en volant, aux côtés de Pan et des enfants perdus. Elle rêvait par dessus tout de rencontrer les sirènes, même si elle savait parfaitement qu'elles n'étaient en rien des créatures bienveillantes, comme celles que les livres racontait,mais plutôt des êtres maléfiques qui noyaient leurs victimes pour les dévorer ensuite. Malgré le danger, elle persistait encore de vouloir en voir en chaire et en os.

Après tout, si elle reste aux côtés de Pan, elle ne risquerait rien ? Elle haussa les épaules puis manqua de se cogner à un arbre si un des garçon ne l'avait pas poussé gentiment.

- Merci... Souffla-t-elle avant de reprendre le sourire.

Clochette était toujours aux côtés du héros de l'histoire, puis quelque fois, cela lui arrivait de tirer les cheveux de la jolie rouquine et grimacer lorsque celle ci s'approchait un peu trop de lui. Zora rigola en se rappelant que la fée était une grand amoureuse de Pan et jalouse lorsqu'une fille captivait son attention. Elle secoua la tête en pouffant dire rire. De toute façon, Pan ne l'intéressait pas. Il était un enfant, et elle, une adulte.

- Les garçons, je vous laisse avec notre invité ! J'ai une chose à faire. Lança Pan en partant du côté opposé des autres. Clochette le suivait.

Alors que tous semblaient partager la même euphorie, un vent puissant se mît à souffler dans le ciel, giflant sur son passage les enfants perdus et la jeune femme qui tomba lourdement sur un terrain désert.

Elle se releva en grimaçant puis hurla le nom des enfants. En vain. Le vent l'avait séparé de ses amis et elle était à présent perdue.

Elle avait beau essayée de s'envoler, mais sans y arriver. La rafale lui avait dérobé toutes ses pensées heureuses, et sans cela, il était impossible de voler.

Pensées heureuses ! Pensées heureuses ‼

Elle n'avait pas le choix, elle devait retrouver son chemin à pied. En espérant ne pas trouver d'ennemi sur la route…

Cet endroit lui rappelait vaguement quelque chose. Un terrain désert avec quelques buissons à droite à gauches, un silence presque inquiétant.

Elle haussa un sourcil puis posa doucement sa main sur sa bouche.

Elle espérait au plus profond d'elle de ne pas se trouver à l'endroit dont elle craignait par dessus tout...

Chez les Indiens.

Zora avait une peur bleue des peaux-rouges. Elle ne parlait pas leur langage, elle avait peur de les offenser et de finir au bûcher. Elle ferma doucement les yeux puis les rouvrit.

Elle gloussa puis marcha à pas de fourmis.

Elle regardait tout le temps derrière elle pour être sûr que personne n'était en train de la suivre, puis surtout l'emplacement des buissons. Oui parce que les Indiens étaient très rusés, ils se cachaient dans les buissons afin de ne pas être vu, puis au moment propice, il attrape sa victime puis s'en est fini pour elle. Rien qu'à l'idée elle trembla. Ils pouvaient être n'importe où. D'ailleurs, elle était pratiquement sûre qu'ils l'avaient déjà repérée.

Zen attitude Zora, zen attitude…

Cela faisait déjà quelques heures qu'elle marchait, sans trouver la moindre traces des enfants perdus. D'autant plus qu'elle ne savait pas comment revenir au navire. Elle ne savait pas dans combien de temps il ferai nuit, mais le soleil était moins haut dans le ciel et la fraîcheur de l'air commençait à se faire sentir. Alors qu'elle marmonnait des injures des chants se faisaient entendre. Zora commençait alors à paniquer puis alla se cacher un peu plus loin derrière un buisson. Elle pria pour qu'il n'y est aucun indien derrière, et c'était le cas. Elle pouvait reprendre in respiration normale. Du moins, pour le moment.

Elle vit des ombres effrayantes arrivé droit vers elle. Elle essayait de garder son sang-froid. Même si elle avait très peur et une envie de partir en hurlant.

Les Indiens étaient là et transportaient sur eux des enfants ..

Des enfants ?!

Zora hoqueta de frayeur en voyant les enfants perdus suspendus à un gros bout de bois comme des cochons à faire rôtir.

Elle écarquilla les yeux puis sentir son cœur battra à toute rompe. Elle ne savait pas quoi faire. Si elle sortait de cette cachette, elle risquait de se faire attraper à son tour. Si elle restait ici, ces enfants allaient probablement mourir brûler vif.

Les Indiens étaient un peuple pacifiste, mais quand on s'attaquait à un membre de leur famille, ils étaient impitoyables.

Elle n'avait donc pas le choix de rassembler son courage puis de leur venir en aide. Courageuse comme elle était, elle ne pouvait de toute façon renoncer à les sauver.

Elle suivait les Indiens en douce, sans faire le moindre bruit, puis caressa la lame qui dormait, pour le moment, tranquillement dans son soutient gorge.

Il faisait nuit noire. Les enfants étaient attachés autour d'un feu puis restaient silencieux. Les Indiens autour d'eux, droit, les regards impassibles, fumant de drôle de pipe.

- Nous -indien - avons - capturé - intrus. Commença l'un d'entre eu avant que les autres ne jouent avec des espèces de tambour. Ou - est - princesse- Lily - la - tigresse ?

Les enfants se regardèrent puis haussèrent les épaules.

- On ne sait pas où elle est ! Répondit un enfant en se tortillant de tous les sens.

- Vous - peaux -blanches - avez - kidnappé- princesse- Lily - la - tigresse. Si- Lily- la -tigresse- ne -revient - pas - nous -peaux -rouges -brûler-vif -peaux -blanches.

Zora faillit tomber à la renverse en écoutant la terrible menace que cet infâme indien venait d'annoncer aux enfants.

- Mais on ne sait pas où elle est ! Nous ne l'avons pas pris je le jure !

- Oui nous le jurons ! S'écria en coeur les autres enfants.

- SILEEEEENCE ! Coupa le chef des Indiens avant de se lever. Zora remarqua que celui-ci portait un chapeau de plume bien plus imposant que les autres. D'autant plus qu'il avait plus de maquillage sur son visage et était plus costaud.

- Si- Lily- la -tigresse- ne -revient - pas - nous -peaux -rouges -brûler-vif -peaux -blanches ‼

Sa voix était perçante et avait réduit les enfants au silence. Il ne plaisantait pas. Cette fois-ci, ce n'était pas un jeu qu'ils avaient l'habitude de jouer. Soit la Princesse Lily La Tigresse revenait, ou soit ils étaient condamnés à mort. La panique se reflétait dans leurs yeux. Il ne fallait plus qu'un miracle. Pan était leur dernier espoir.

Une heure après, les Indiens dansaient autour du feu, sans prêter attention aux enfants qui pleuraient. Zora en profita pour se faufiler près d'eux et à l'aide de son couteau, elle essaya de défaire les liens.

- Zora Zora ‼ Tu es là !

- Chuuuuut pas un bruit ‼ Souffla-t-elle, le regard grave. Si elle se faisait attraper, c'était foutu !

De rires de la part de enfants se faisaient entendre. Leur espoir était là.

Ses mains tremblaient par la peur, elle n'osa même pas regarder autour d'elle tellement qu'elle craignait d'être vue. Elle devait se dépêcher avant qu'elle ne se fasse choper, mais il était difficile de couper des liens, assez épais, avec les mains qui tremblaient autant !

Calme-toi... Calme-toi...

Alors qu'elle avait pratiquement finit de libérer les enfants elle sentit comme un metal froid et douloureux derrière son dos. Elle tressaillit puis lâcha subitement le couteau au sol. Soudain un cris derrière elle venait d'alerter les autres Indiens qui avaient instantanément stoppé la danse.

Elle sentit qu'on l'attrapa par les épaules puis plaqua contre un cops robuste et deux fois plus grand qu'elle. Les Indiens avancèrent vers elle en marmonnant des choses de leur langue. Zora pouvait sentir que l'étreinte était moins importante et pouvait se retourner. Doucement. Elle croisa alors le regard impassible du chef des Indiens puis hoqueta une nouvelle fois. Cette fois ci, elle avait vraiment peur, et il y avait de quoi.

Alors qu'elle vit la main du chef se lever, elle ferma subitement les yeux, imaginant que son heure était venue puis réalisa qu'il avait pris une mèche de ses cheveux flamboyant puis l'apporta au nez puis à sa bouche. Elle écarquilla les yeux puis les clignota plusieurs fois. Elle ne lâcha pas l'Indien du regard, comme ci qu'elle voulait le défier, lui montrer qu'elle n'avait pas peur de lui, même si ses lèvres lui prouvaient le contraire.

Il se mît subitement à parler, Zora qui ne connaissait pas la langue des peaux rouges ne comprenait pas un mot de ce qu'il disait. Contrairement au enfants qui eux affichaient une expression étonnée sur leurs visages.

Elle fut subitement interrompu par une femme plus âgée qu'elle qui vint se placer en face d'elle avec un énorme pot dans ses bras. La femme Indienne avait une expression plus douce que les autres puis un petit sourire était gravé sur son visage. Cette dernière avait une grosse cicatrice qui longeait de tout son côté droit du visage, une longue cheveulure noire qui arrivait aux fesses.

Elle trempa ses doigts dans le pot avant de toucher le visage de la jeune femme, dessinant deux traits rapides sur chaque côtés de ses joues. Elle se mît à parler de sa langue avant que tout le monde ne se mette à s'incliner.

Zora ne comprenait plus rien. Ils ne comptaient pas la tuer ? Elle arqua un sourcil avant de poser ses yeux sur le chef des indiens qui n'avait pas bougé son regard pour elle. La jeune femme recula de peur, mais deux autres membres de la tribut l'avait retenu, gentiment.

- Qu'est-ce que vous me voulez ‼ Finit-elle part hurler, ce qui provoqua un sursaut de la part de chacun d'entre eux.

Elle les entendit marmonner de leur langue puis fronça gravement les sourcils.

- Je ne comprends rien à ce que vous dites ! Dites moi ce qu'il se passe et ce que vous voulez !

La femme Indienne qui lui avait mît de la peinture bleue sur son visage s'approcha doucement avant de tout traduire.

- Vous - déesse -Tinania -être -revenue.

La jeune femme ouvrit grand la bouche. La déesse Tina quoi ? Ils devaient tous la confondre avec une autre. Elle secoua la tête face au regards admiratifs des autres puis recula.

- Je ne suis pas la déesse Tinania, mon nom est Zora ? Zora ! Je suis navrée de vous décevoir mais...

Elle n'eut pas le temps de terminer sa phrase que le chef des Indiens lui avait tiré le bras pour la poster en face des garçons qui regardaient la scène avec des yeux aussi gros que des billes.

- Vous - déesse -Tinania -être -revenue- vous -ramener -princesse-Lily-la -tigresse.

D'un geste de la main, quelques Indiens arrivèrent avec des paniers remplis de nourriture. Ils les posèrent devant elle avant de s'incliner et de repartir. Zora avait toujours le même regard. La femme Indienne, qui était toujours à ses côtés, lui souffla qu'elle devait goûter quelque chose. Le Chef l'observait, il attendait son avis.

Elle qui mourrait de faim, ne pouvait pas refusaer, même si elle ignorait ce qu'elle allait donner à son estomac. Elle clignota des yeux puis s'avança vers l'un de panier et prit un morceau de... Viande ? Avant de l'apporter à sa bouche.

Hum, ce n'était pas mauvais, pensa-t-elle, un goût de d'agneau ? Ca devait être de l'agneau baigné d'épices.

Le Chef se mit à sourire, il ordonna, une nouvelle fois, à ses hommes quelques chose que Zora ne pouvait comprendre. Elle ronchonnait intérieurement, la voilà maintenant prise pour une déesse, une déesse ! Soudain, lorsqu'elle vit les autres revenir avec un nouveau prisonnier puis attaché sur un tronc d'arbre elle hoqueta de stupeur.

Crochet.

A suivre...