Bonjour !
Je sais, je me fais un peu désirer mais je reviens avec un petit chapitre alors ne me tuez pas ! :D
Le petit auteur: Ne me tue pas trop pour Alice s'il te plait :3
Kiwi-Matsura: Non mais Roy c'est un perpétuel casse-couille dans toutes les fictions xD. Parle pas de dépotoir c'est comme ça que mes parents surnomment ma chambre T-T. MDR je ne mens pas, je l'ai bien envoyé valser une fois et je ne sais pas trop comment tu vas prendre la fuite, donc je déménage tout de suite xD
Bonne lecture !
Il n'y a pas plus belle sensation que celle de se réveiller dans les draps de la personne qu'on aime le plus au monde. Pour certains, cela signifie un cap à franchir dans un couple. Pour d'autre, le retour à la réalité pourrait être beaucoup plus difficile à assumer.
Aujourd'hui, pas de ciel bleu ni de soleil rayonnant sur la capitale. Comme la veille, le temps ne s'était pas éclaircit et enveloppait les rues d'humidité et des bonnes rafales de vent. Les yeux rivés sur la fenêtre, Edward Elric n'avait aucune envie de se détacher des draps pour admirer la fabuleuse vue sur l'usine à tabac. Il était bien là où il se trouvait, assis à côté du corps encore endormi de son frère, simplement habillé d'un caleçon de nuit. Il sourit à ce constat, la soirée avait été mémorable, entre douces caresses et baisers brûlants, les deux blonds s'étaient engagés dans une aventure dangereuse, interdite mais tellement passionnée. Il espérait intérieurement qu'Alphonse ne changerait pas d'avis une fois réveillé. Pour s'en assurer, Edward s'allongea à ses côtés, glissant ses doigts le long de son dos chaud, déposant par moment de simples baisers sur sa joue. Bingo, il se mit à frissonner sous les attaques de son frangin. Emergeant doucement de son sommeil bien mérité, le cadet Elric releva lentement la tête en direction de son bourreau.
- Bonjour Ed, dit-il d'une voix encore embrumée.
En guise de bonjour, il se pencha et lui ravit les lèvres, enfouissant une main dans son cou pour rapprocher leurs deux corps. Alphonse ne s'en échappa pas, au grand bonheur d'Edward, il semblerait que les événements de la veille n'aient pas été oubliés par son cadet.
- Tu es réveillé depuis longtemps ? Demanda l'exirologiste en s'arrachant de sa bouche.
- Pas vraiment mais il est déjà onze heures.
- Quoi ?! Si tard ?!
Alphonse se releva d'une traite et quitta les draps sous les rires non dissimulés de son vis-à-vis, il n'avait pas l'habitude de faire la grâce matinée, d'autant plus qu'aujourd'hui n'était pas un jour comme les autres. Le coup de fil qu'il avait passé le jour avant lui revint à l'esprit.
« Je prends le train de cet après-midi, je devrai être là demain matin. »
Demain matin ?! Il était déjà onze heures, elle devrait déjà être en train de l'attendre à la gare. Alphonse se rendit compte qu'il était dans une merde noire, sa copine l'attendait patiemment alors que lui batifolait dans les bras de son frère ainé…qui lui n'était au courant de rien. Que devait-il faire ? Foutre Edward à la porte ? Non, il ne pouvait pas s'y résoudre après la soirée qu'ils venaient de passer, alors quoi ? Dire à Alice de repartir ? Elle ne comprendrait certainement pas ce changement d'attitude. Paniqué, il se tourna vers son frère et décida de jouer franc jeu.
- Alice est sûrement en ce moment à la gare, je dois absolument aller la chercher ! S'exclama-t-il précipitamment.
- Quoi ?
- Hier elle m'a dit qu'elle arrivait aujourd'hui matin mais je ne peux pas lui dire de repartir sinon elle risque d'avoir des soupçons !
- C'est ta copine, tu dois bien savoir comment t'en débarrasser.
Le zèle d'Edward ne l'aidait pas, au moins, il ne prenait pas aussi mal le fait qu'il n'ose pas la renvoyer chez elle. Il n'avait pas une seconde à perdre, il s'engouffra dans la salle de bain, ramassant ses vêtements de la veille et les enfila aussi vite que possible. Sa chemise était froissée, son pantalon encore sale de la pluie qu'il avait subie et ses cheveux n'avaient pas décidé de se laisser faire aujourd'hui. Alors qu'il s'acharnait tant bien que mal sur quelques mèches, il sentit une soudaine chaleur s'emparer de son dos et des mains lui entourer le bassin.
- Je suis sûr que tu vas t'en sortir, lui murmura une voix qu'il connaissait trop bien.
Ces paroles eut le don de l'apaiser un court moment, il se tourna, abandonnant l'idée d'être présentable et se laissa emporter par son instinct. Il embrassa Edward dans un baiser qu'il ne le surprenait même pas, loin des regards ou des conventions, il profitait de l'instant présent dans les bras de celui qu'il ne savait plus vraiment comment considérer. Se séparant pour manque d'air, Edward lui adressa une petite grimace.
- Il est déjà onze heures et quart.
Alphonse retint un juron et repartit en direction de l'entrée, se chaussant en quatrième vitesse avant de prendre les clés et de partir, sans penser à adresser un signe à son frère. Décidément, il allait devoir serrer des coudes aujourd'hui pour s'en sortir.
La pluie tombait abondamment sur Central, les passants courraient se mettre à l'abri, d'autres profitaient du calme pour se promener protégés par leur parapluie ou encore certains attendaient assis sur un banc que l'averse s'arrête. C'était le cas d'une jeune fille, brune, les yeux bruns, aux petites formes mais bien proportionnée, habillée d'une robe longue bleue jusqu'aux genoux malgré les prévisions météorologique. Elle soupirait de temps à autre en regardant les passants déambuler dans la gare. Combien de temps lui faudrait-il encore pour venir la chercher ? Elle venait de Xing rien que pour lui et il lui arrivait encore à ne pas être à l'heure. Pourtant, ce n'était pas le genre de son chaton de lui poser des lapins comme ça. Peut-être lui était-il arrivé quelque chose de grave ou alors elle n'avait pas été claire sur l'heure à laquelle elle arriverait ?
- Alice ! S'écria une voix au loin.
Elle releva la tête à l'entente de son prénom, ne pouvant réprimer sa joie de reconnaitre au loin la silhouette de son cher et tendre. La brune se leva de son banc en faisant de grands signes, heureuse qu'il ne l'ait pas oubliée. Alphonse avança vers elle au pas de course, manquant de glisser par endroit.
- Eh bien, normalement c'est la fille qui doit se faire attendre. Le réprimanda-t-elle en l'enlaçant amoureusement.
Alice fut heureuse de sentir ses mains se poser au niveau de ses hanches. Il fallait dire que leur dernière conversation téléphonique l'avait quelque peu troublée. Elle retrouvait enfin l'Alphonse qu'elle avait rencontré à Xing.
- Tu as fait bonne route ?
- Oui, mise à part une bande d'enfants pleurnichards dans mon wagon pendant trois heures, tout s'est bien passé.
Elle lui adressa son plus beau sourire. Alphonse s'empara directement de sa valise et lui indiqua le chemin à prendre jusque l'hôtel. Il la prévint à juste titre de la précocité de l'appartement qu'ils allaient devoir utiliser, ce qui ne semblait pas la déranger pour autant.
- Tu sais, Al, l'important pour moi, c'est de vivre à tes côtés.
Les joues rouges à ce qu'elle venait de dire, elle put lire que ça avait également troublé son petit ami. Elle en était sûre, elle avait trouvé le garçon idéal.
Sur le chemin, Alphonse s'inquiétait de la suite des événements, il souhaitait au fond de lui qu'Edward ne se trouve pas dans l'appartement au moment où il rentrerait avec Alice, craignant une confrontation de taille. Il était heureux d'avoir retrouvé sa copine mais il ne pouvait pas ignorer ce qu'il avait fait la veille. On pouvait considérer ça comme de l'infidélité ? Bien évidemment, et bien plus encore si on se réfère à ce qu'il avait pu faire avec Edward. Non, il ne devait pas penser à ce genre de chose quand il était en présence de sa belle brune. Il se surprit à se demander qui il préférait entre les deux, s'il était une de ses don juan qui avait le choix entre deux prétendantes et qu'il devait les tester toutes les deux pour savoir avec laquelle il souhaitait passer le rester de ses jours. Non, Alphonse Elric n'était pas un homme comme ça, il ne pouvait pas se résigner à faire de la peine à l'une de ses deux personnes, d'autant plus que l'une d'entre elle partage son sang.
Ils arrivèrent finalement à l'hôtel, Alphonse prit un moment avant d'entrer, se remémorant ses actes juste à cet endroit il y a quelques heures à peine de cela.
- C'est…original, sourit Alice en attrapant de force la main du blond.
Ils passèrent rapidement le nuage de fumée planant à l'accueil, montèrent les escaliers mal entretenu, croisant au passage d'autres voyageurs aux intentions peu louables, avant d'atteindre la porte d'entrée. Alphonse pria tous les saints dans lesquels il n'avait jamais cru auparavant en glissant la clé dans la serrure. Ouvrant doucement la porte, il comprit qu'Edward était parti depuis un moment. Le lit était négligemment fait et les portes fermées. Il soupira de soulagement en invitant sa brune à découvrir l'intérieur.
- Je sais que c'est moins bien que l'autre appartement mais pour le moment, je pense qu'on sera bien ici.
- Oh tu sais Al, l'important ce n'est pas l'appartement mais ce qu'on y trouve.
Elle susurra ses mots en reprenant sa valise, elle approcha son visage de celui de son amoureux et déposa doucement sa bouche sur la sienne, profitant de cet instant rare qui lui avait manqué. Alphonse ne répondit que tardivement à son baiser, probablement troublé d'avoir embrassé deux personnes de sexe différent en une seule mâtiné. Il avait besoin de mettre les choses au clair avec lui-même.
- Au fait, et ton frère, comment ça s'est passé ?
Question piège, il la craignait depuis qu'il était parti. Il ne pouvait décemment pas lui dire « ça va bien, on s'est roulé des pelles hier soir et on a passé la nuit dans le lit qui est juste à côté de toi. »Non clairement, il ne pouvait pas emprunter cette voie.
- Ca peut aller, il a l'air d'avoir accepté ma décision. Mentit-il en se passant une main dans les cheveux. Mais il faudra quand même que vous vous rencontriez un jour.
- Al…je sais bien que tu veux bien faire et que ton frère importe beaucoup pour toi mais il est temps de couper le cordon peut-être. Je suis sûre que ça vous fera du bien tous les deux et puis on est ensemble pour un moment ici alors pourquoi ne pas penser à l'avenir ?
Les paroles douces de sa petite amie résonnèrent dans sa tête. Il savait qu'elle avait raison pourtant il ne voulait pas s'y résoudre. Laisser son frère partir – dans l'hypothèse où il accepterait de partir – serait imaginer qu'il puisse faire sa vie de son côté avec une jeune fille comme celle qu'il avait vue hier. Rien qu'à cette idée, une sensation désagréable lui agrippa le ventre. Il y avait sûrement une autre solution.
- N'en parlons pas maintenant, s'il te plait. Tu viens d'arriver alors autant en profiter.
Alice parut heureuse de cette proposition et entama une visite minutieuse de chaque coin de l'appartement. Elle finirait bien par les séparer tous les deux. Alors qu'elle finissait tranquillement d'explorer la douche, la brune fut intriguée par une enveloppe trempée sur le coin d'une armoire.
- Tu vas faire pourrir le bois si tu ne la jettes pas. Gronda-t-elle en ouvrant la dite enveloppe.
Elle en sortit un portefeuille de papier agrafées les unes avec les autres, toutes portant le cachet des alchimistes d'état. Elle en lut quelques paragraphes avant de se tourner vers Alphonse, s'occupant aux fourneaux.
- Tiens, les militaires te donnent des missions de surveillance ?
Alphonse sursauta, de quoi parlait-elle ? Il se tourna vers Alice et lui retira les feuilles des mains. Il comprit aisément que cela appartenait à son frère mais qu'il les avait oubliées en partant. Une mission pour le généralissime Mustang ? Il ne lui en avait pas touché un mot à ce propos.
- C'est sûrement une erreur d'envoi, ça doit être pour Edward.
Pourquoi ne lui avait-il pas dit qu'il devrait bientôt partir loin de Central ?
Edward fut accueilli dans son appartement par un silence de corbeau. Il était de retour à la case départ avec un malus de taille : une fille qui s'accrochait à son frère comme une moule à son rocher. Il attrapa l'un des plats étiquetés du frigo et l'enfourna dans le micro-onde. Il fallait absolument qu'il pense à autre chose qu'à cette fille qui en ce moment-même devait se permettre des gestes qu'elle ne reproduirait certainement pas devant lui.
La sonnerie de téléphone le tira de ses envies de meurtre. Tiens, Alphonse avait trouvé un moment pour l'appeler ?
- Allô ? Dit-il joyeusement.
- Eh bien Fullmétal, je ne m'attendais pas à un tel accueil de ta part.
Eh merde, encore ce type.
- Détrompez-vous généralissime, je m'attendais à quelqu'un d'autre. Répondit-il d'un air mauvais.
- Tu m'envoies désolé mais il fallait que je te rappelle de me renvoyer ta confirmation pour la mission à Aerugo.
Ah, cette mission-là. Il n'avait pas vraiment eu le temps d'y réfléchir, évidemment qu'il serait bien forcé d'y aller avec l'équipe de Mustang mais Alphonse n'accepterait jamais de venir maintenant que sa sorcière de copine est à Central. D'ailleurs, où avait-il mis cette foutue enveloppe ?
- Eh merde, jura-t-il à haute voix.
- Je te renvoie le compliment.
- Non, c'est pas ça, j'ai oublié l'ordre de mission quelque part.
- T'es vraiment pas possible toi…Bref, tâche de le retrouver, je le veux sur mon bureau avant ce soir avec ta décision.
- Pourquoi ce soir alors que vous allez prendre deux jours pour la lire ?
-…La ferme Fullmétal.
Edward arbora un sourire victorieux en entendant les tonalités à l'autre bout du fil. Mustang venait de lui raccrocher au nez. Son sourire s'estompa en se rappelant que l'enveloppe devait probablement se trouver chez Alphonse mais s'y rendre dans l'état actuel des choses serait plus compliqué qu'il ne le pensait.
Au pire, j'entre, je prends l'enveloppe, j'embrasse Alphonse et je m'en vais.
Non, définitivement, ce n'était pas la solution. Il ne pourrait probablement jamais avoir ce genre de gestes naturels pour un couple en public. Décidément, il aurait bien voulu tomber amoureux de quelqu'un d'autre, mais sinon, ça n'aurait pas été aussi tentant de déroger aux lois. Edward réfléchit à passer un coup de fil à Alphonse pour le prévenir de sa venue, ainsi, il n'y aurait aucun souci à ce qu'il entrer chez lui pour récupérer ce qu'il lui appartient. Pourtant, une légère part de lui lui recommandait de débarquer à l'improviste pour voir la réaction de son cadet. Si ça se trouve, il allait les déranger en pleine partie de jambe en l'air. Non, Alphonse n'était pas de ce genre à sauter sur les filles de cette manière…quoique quand on repense au baiser d'hier sous la pluie, ça pourrait porter à confusion. S'il les voyait s'embrasser, comme allait-il réagir ? Est-ce qu'Alphonse la repoussera ? Tant de questions et pourtant si peu de réponse.
Oui, c'était ça, il devait les surprendre pour en avoir le cœur net.
L'après-midi était déjà bien entamée, les militaires faisaient les rondes comme à leur habitude, les parents se préparaient à attendre leurs enfants à la sortie des écoles et Edward Elric se retrouvait comme un con à déambuler le long des rues externes de la capitale hésitant toujours à ce qu'il devait faire. Ce n'était pas si compliqué d'entrer dans un appartement et demander une enveloppe ! Devant l'hôtel, il prit une énorme inspiration et passa l'entrée, fusillé par les regards des voyageurs qui reconnaissaient ceux que les gens appelaient « le gamin qui a sauvé le peuple ».
Il connaissait le chemin comme sa poche, deux étages à gravir puis cinquième porte à gauche, à quelques mètres d'un radiateur défoncé. Edward ralentit le pas dans le couloir, tentant par tous les moyens d'intercepter le moindre bruit provenant de l'intérieur des chambres. Rien de très folichon au premier abord, quelques conversations dans une langue dont il ne savait rien et finalement un bout de discussion à hauteur du bon endroit.
- Il faudra que tu me fasses visiter Central par contre, depuis le temps que tu me loues les paysages.
- Ah euh, oui bien sûr, tu verras, c'est une très jolie ville.
- Aussi jolie que moi ?
Rien qu'à ces mots, Edward réprima l'envie de défoncer la porte pour lui montrer à quel point elle serait jolie avec un nez en moins.
- Bien sûr que tu es belle.
Même si c'était anodin, l'aîné Elric ne put s'empêcher d'être jaloux. C'était à lui qu'Alphonse devait adresser des compliments, pas à cette fille ! Il allait lui montrer de quel bois il se chauffait. N'attendant pas plus, il frappa trois coups à la porte, se retenant pour ne pas être violent. Celle-ci s'ouvrit sur le visage plus que surpris de son cadet.
- Ed ?
- Je suis venu chercher l'ordre de mission du généralissime.
- Oh, je vois.
Alphonse avait l'air bizarre mais ça pouvait se comprendre, les deux personnes qui le désiraient dans la même pièce, ça n'arrivait pas tous les jours. Edward se permit d'entrer à l'intérieur, lançant un regard noir à Alice, découvrant son physique avantageux. Elle était exactement comme il l'avait imaginé au téléphone : petite, pas très plantureuse aux allures mignonnes et aux cheveux longs à la bonne odeur de cannelle.
Elle serait sûrement plus mignonne avec mon poing dans la gueule.
- Tiens. Au fait, je te présente Alice, ma…ma…
Alphonse bugga complètement au moment où il comptait prononcer les mots « petite amie », devenant rouge comme une tomate. Sa réaction choqua presque les deux autres qui le fixaient en attendant la suite de sa phrase, qui ne vint pas.
- Je suis Alice, la fiancée de ton frère. Termina la brune en tendant la main vers Edward.
Elle se prit un bon vent avant de replacer ses mains sur ses hanches, envoyant un regard mauvais à son petit ami, embêté par la situation.
- Au fait, poursuivit-il en essayant de se reprendre, je ne savais pas que tu partais bientôt en mission.
- Ah, ça, j'ai dû oublier de t'en parler mais, ça ne devrait pas durer très longtemps.
- N'oublie pas de me dire quand tu pars.
Sa voix était si douce qu'Edward se sentit pousser des ailes, se retenant de faire une danse de la victoire pour narguer sa principale concurrente. Celle-ci ne semblait pas s'avouer vaincue car elle s'approcha d'Alphonse et lui tourna le visage pour attraper ses lèvres. Son sang ne fit qu'une fois le tour de son corps, l'adrénaline lui criait de céder à ses pulsions meurtrières. Le cadet ne répondait pas au baiser mais il ne s'en séparait pas pour autant, se contentant de jauger son frère du regard avant de reporter son attention sur l'acte – normalement naturel – de sa copine.
Mais repousse la, qu'est-ce que tu attends, qu'elle fourre sa langue dans ta bouche que je puisse voir l'état de ses amygdales ?
Alphonse n'avait pas l'air de recevoir les demandes silencieuses de son aîné. Par réflexe, il déposa une main sur la hanche de la jeune fille, geste qui n'échappa évidemment pas à l'œil du spectateur.
- Sois sûr que je ne te dirai pas quand je reviendrai, pesta-t-il en reprenant le chemin de la sortie.
Edward sortit de l'appartement en claquant la porte aussi fort qu'il le pouvait. Cette fois-ci, il n'avait pas envie d'être incriminé pour un double meurtre, il s'était bien foutu de sa gueule celui-là et il osait se faire passer pour son frère ?
- Edward ! Criait une voix derrière lui alors qu'il franchissait les dernières marches.
C'était lui, il voulait quoi encore celui-là ? Il comptait l'inviter pour les regarder en train de faire l'amour dans sa chambre ? Sans lui, il avait assez donné.
- Dégage, répondit-il lorsqu'une main attrapa son poignet. Lâche-moi faux frère !
- Tu ne penses pas ce que tu dis…
- Alors comme ça on est deux. Cracha-t-il en le regardant droit dans les yeux.
- Je sais que c'est difficile comme situation mais pour moi aussi. Comment veux-tu que je lui dise ?
Parce qu'il pensait encore qu'il pouvait jouer sur deux tableaux ? Il le considérait meilleur que ça pour mentir.
- Amuse-toi tout seul moi je vais me tailler dans un autre pays avec ce bâtard de Mustang pendant ce temps-là et si je trouve un truc intéressant, tu l'apprendras de ses subordonnés.
Il s'arracha de son emprise pour descendre les dernières marches qui le séparait du rez-de-chaussée mais c'était sans compter l'acharnement de son cadet qui se posta devant lui, l'empêchant d'avancer davantage.
- Tu feras attention si ta princesse arrive, elle risque de croire que je suis en train de te violer.
- Ecoute-moi Ed, si les gens nous voient, s'en est fini de nous et elle y comprise, elle ne témoignera jamais en ta faveur si nous sommes pris ensemble.
- Parce que tu crois qu'on est ensemble ? Ne me fais pas rire Alphonse, je risquerai d'alerter tout l'immeuble.
Il le poussa sur le côté pour pouvoir avancer à l'entrée, son frère ne le suivit pas mais sa voix résonna dans son dos.
- Parce que tu crois que j'ai pas vu que tu m'aimais ?
- Moins fort Alphonse, râla-t-il en se retournant, c'est pas comme ça que tu vas garder le secret, ou du moins ce qui en reste.
- Alors si c'est ce que tu penses, dis le moi, tu ne me l'as jamais dit.
Alphonse marcha dans sa direction, sous l'œil intrigué de la réceptionniste et de quelques voyageurs qui ne comprenaient pas un mot de ce qu'ils disaient. Edward ne décoléra pas.
- A quoi ça sert de dire de telles choses quand tu es sûr de ne rien avoir en retour ? Tu peux me demander tout ce que tu veux Alphonse mais pas d'assister à ton incapacité d'assumer ce qu'on a fait.
- Alors laisse-moi le temps. Je te propose quelque chose : je me servirai de ma couverture de couple pour ne pas nous faire prendre. Je vais trouver un moyen de diviser mon temps avec elle pour en passer avec toi et d'ici trois jours, soit avant que tu ne partes en mission, je te dirai si oui on non, je t'accompagne.
Edward releva les yeux vers ceux de son frère. Alors, c'était un défi ? Il le défiait de le faire craquer et de lui faire abandonner sa copine ? Il se doutait que conquérir le cœur d'Alphonse ne serait pas aussi facile que ça mais s'il lui offrait cette possibilité, il devait à tout prix la saisir. Presque enchanté par cette idée, Edward lui afficha un sourire déterminé avant de faire demi-tour.
- Crois-moi Al, tu me diras que tu m'aimes avant même que je ne pense à le dire.
Fin du chapitre
J'espère que ça vous aura plu, n'hésitez pas à me laisser une review ça fait toujours plaisir :3 et ne me tuez pas s'il vous plait !
LMG
