Bonjour tout le monde. Voici un nouveau chapitre du Bordel. Encore une fois, voici une partie du chapitre. Il en reste encore une et ensuite on passera au chapitre 7. Wouhou !
Les personne ne sont pas à moi (contrairement aux fautes, desquelles je m'excuse) mais à Masami Kurumada.
Bonne Lecture :)
Lorsque je me réveille, je me rends compte que Camus n'est plus là. Lui qui voulait qu'on parle à matin…. Il s'enfuit. Ou alors il a lancé ça en l'air sans vraiment le penser. Le fait est quand même que je suis seul dans le lit. Je regarde autour de moi et me rend compte que la situation n'est pas très bonne. La partie où Camus aurait dû dormir est déjà placée, comme s'il avait fait le lit avec moi dedans avant de partir.
Je me lève et me rend à la cuisine. Une odeur de café m'aide à orienter mon corps endormi vers ce lieu. Et là je trouve, assis sur une chaise, cet homme qui sait m'aimer autant que m'haïr. Il lève les yeux vers moi, mais sans vraiment me regarder. « Qu'est-ce qui t'as mené à la cuisine ?
-Le café, lui répondis-je alors que déjà j'agrippais la cafetière.
-C'était surement pas moi. »
Je me tourne vers lui. Camus, tu vas pas me commencer ça ! Une crise de jalousie ? Sérieusement ? Je peux très bien me passer de ce genre de moment désagréable. Franchement. Je croyais que t'étais pas comme ça. Avoir su j'aurais… J'aurais pas eu d'autre choix de toute façon. Pour l'amour de Dieu, pourquoi a-t-il fallu que je me mette en couple avec un gars jaloux ? Il me l'a bien caché cette facette de sa personnalité jusqu'à maintenant. De quoi peut-il être jaloux de toute façon ? Du café ? Parce que j'ai eu envie d'un café ce matin en me levant et non pas de lui. Comment je pouvais savoir qu'il serait dans la cuisine de toute façon ? Je suis pas un psychopathe ! Je ne suis pas au courant de tous ses faits et gestes. Où il était hier à 15h51 ? Je n'en ai aucune idée parce que j'ai autre chose à faire que ça ! Je le fixe avec un découragement qui, j'espère, lui fera comprendre que son attitude me déplait grandement. Il se lève et marche vers moi. Je bois une gorgée de café. Quoi ? Qu'est-ce que tu veux ? Tu veux qu'on aille une discussion ? J'ai pas envie de parler avec quelqu'un de borné ce matin. Tant qu'à ça, je vais aller faire la conversation au mur. Il m'écoutera sans m'interrompre, lui.
Il pose sa main sur ma joue et soupire. Quoi ? « Est-ce que tu sais pourquoi je suis fâché ? » Je secoue la tête de gauche à droite. Je pose ma main sur la sienne et glisse mes lèvres jusqu'à sa paume que j'embrasse. Il fait glisser ses doigts dans mes cheveux. « T'es vraiment égocentrique… » Il a soupiré ça, en fermant les yeux. Il semble découragé. Je lui demande c'est quoi le problème. Qu'est-ce qu'il a. Il lève les yeux vers moi. Il me sourit doucement, presque tendrement. Mon cœur se serre. Je ne sais pas pourquoi, mais ça me rend tout chose de le voir ainsi. Si attendri, si vulnérable, si amoureux. « Je vais t'expliquer quelque chose, DM : si tu couches avec une femme, ça m'attriste un peu, mais je peux comprendre. Je suis un homme et je sais que je ne peux pas t'apporter tout ce qu'une femme peut. Je le comprends. Mais si tu couches avec un autre homme, c'est difficile pour moi. ça me fait mal. Tu comprends ça ? J'ai l'impression de ne pas être à la hauteur, de ne pas te satisfaire et j'en souffre. Tu comprends ?
-Camus, tu as toujours été à la hauteur de ce que j'attendais de toi. »
Son regard s'illumine, il semble rassuré. Est-ce que j'en suis heureux ? Oui. Il va me ficher la paix maintenant. Le sujet est clos et très rapidement. Une discussion comme je les aime : sans problème ou compromis. Il pose sa main sur ma tasse et me force à la poser sur le comptoir derrière moi. Je lui souris je vois où il veut aller. Doucement, presque fébrilement, il me demande de l'embrasser. J'obéis. Je sais que je dois faire de mon mieux pour le garder, mais d'un autre côté, je ne veux pas non plus renier qui je suis vraiment. Je dois apprendre à vivre avec ces deux facettes de ma vie : mon couple et ma liberté.
Nos lèvre se séparent pour mieux se retrouver. Son corps se colle au mien. Son cœur bat à toute vitesse contre mon torse. Ses doigts jouent dans mes cheveux, délicatement, tendrement. J'enserre son corps de mes bras. Notre baiser dure et dure. Il ne se lasse pas il ne se lassera jamais. Il me murmure quelque chose que je ne comprends pas, mais à son ton je sais que ce ne sera pas désagréable. Je sens ses doigts glisser sous l'élastique de mes sous-vêtements. Il part à la découverte de mon corps. Il caresse mon sexe. Je lui souris avant de reprendre possession de ses lèvres. J'écarte un peu les cuisses pour lui laisser libre accès à la marchandise. Il en profite. Il fait tomber mon vêtement au sol et se met à genoux devant moi. je lui souris. Il ferme les yeux et m'active sur ma queue. Il va lentement c'en est presque frustrant. Je pose ma main sur sa nuque. Je sais qu'il peut être meilleur que ça. Est-ce parce qu'on est en plein jour que ça le gêne ? Je sais pas. J'essais d'appuyer un peu sur sa tête, mais il me résiste. Il lève les yeux vers moi et enfin commence à me faire plaisir. Ses lèvres coulissent sur mon membre, ses doigts masturbent la base de mon sexe. Le plaisir commence à me gagner, doucement, presque timidement. Je le regarde faire. Je l'observe. J'attrape ses cheveux en une queue de cheval. De nouveau, il lève les yeux vers moi. Sa bouche quitte mon sexe et va retrouver ma bouche. Il m'embrasse. « Est-ce que je suis bon ?
-Oui. »
Je lui ai répondu sans vraiment réfléchir. Si j'avais dit non, ma vie serait devenue un enfer ! Il me sourit et m'embrasse. Je crois que je viens de découvrir son insécurité. S'il a besoin que je le rassure… S'il me suce à chaque fois qu'il doute… Je suis toujours là pour lui.
Ses ongles glissent sur mes cuisses, des frissons me parcourent. Je lui souris avant de l'embrasser. Ses lèvres sont si douces, comme celles d'une femme. Je caresse sa peau si blanche. IL gémit doucement. J'aime sa sensibilité : on dirait que peu importe ce que je fait, tout lui plait. C'est valorisant !
IL se recule de moi et M'observe. « T'es vraiment beau. » Il vient de me dire ça, comme si c'était la première fois qu'il le réalisait. « Je t'aime DeathMask. » Il pose un baiser chaste sur mes lèvres et me tourne le dos. Il s'éloigne de moi et se dirige hors de la pièce. « Où tu vas ? » Ma question était agressive. IL se retourne et me sourit faiblement. Son expression faciale devient glaciale. « J'espère te faire comprendre que, comme toi, j'aime pas me faire abandonner. Et c'est ce que tu me fais, chaque fois que tu pars vers une autre personne. Je t'aime, mais je veux que tu me respectes. » Je le regarde quitter la cuisine. Si mes pantalons n'étaient parterre, je l'aurais suivi et je l'aurais frappé. Il ne peut pas m'abandonner insatisfait ainsi ! IL NE PEUT PAS ! À quoi s'attend-t-il ? Que je comprenne quelque chose de ça ? Que j'y vois une morale quelconque ? Comment croit-il que mon cerveau fonctionne ? C'est pas en me punissant que je vais m'améliorer !
La seule chose qui occupe mon esprit, c'est le sexe. J'ai besoin d'être satisfait. Je remets mon pantalon, de peine et de misère. Mine de rien, c'est inconfortable. Je retourne à la chambre. Je pourrais me masturber et apaiser le problème. Mais j'ai envie de plus que â. J'ai envie d'un corps… d'une autre personne. Quelques minutes plus tôt, c'était de Camus que j'avais envie. Maintenant c'est de n'importe qui ! Je change de vêtement rapidement. Une idée me traverse la tête un frisson parcoure mon corps.
Je me rends en ville très rapidement. Je sais ce que je veux et je ne peux qu'espérer l'avoir. J'entre dans le bordel en démolissant les portes plus qu'en les ouvrant. Camus m'a frustré. Il l'a fait exprès, consciemment et doit même s'en amuser. Mais moi, je suis fâché, frustré, énervé : j'ai besoin d'une bonne libération pour oublier ce sentiment horrible. Qu'est-ce qui a bien pu lui passer par la tête pour qu'il ait la brillante idée de me laisser insatisfait. Il me connaît non ? Une fois que j'aurais la tête vidée de ces envies de luxure, je pourrais planifier une vengeance aussi sadique qu'efficace ! Pour l'instant, j'ai juste envie de venir sur quelqu'un et qu'il me regarde comme le Dieu que je suis !
La tenancière me regarde, à demi-outrée de mon entrée brutale. Je marche jusqu'à une table et sort de la poche de mon pantalon une somme d'argent que je ne prends même pas la peine de compter. Mais je sais qu'il y a suffisamment de billets pour que ses yeux brillent et qu'elle pardonne la violence que j'ai abattue sur ses portes d'entrée. Elle ouvre à peine la bouche que je lui dit presque agressivement : « Erich ». Elle pince les lèvres et se tord en excuses. Il n'est pas là qu'elle me dit. Il n'est pas de service. Il n'est pas disponible. Il sera là demain pour moi si je peux attendre. « Si je peux attendre ? Est-ce que j'ai la face de quelqu'un qui peut attendre ? » Sa misérable et minuscule carcasse commence à trembler dans ses vêtements pourpres. Elle recule alors que mon regard devient davantage assassin à chaque seconde d'insatisfaction qui s'écoule. Je veux cet homme tout de suite et maintenant ! Le mot « non » n'existe pas dans mon vocabulaire ! Je marche vers elle et la regarde de toute ma hauteur. Je pourrais l'envoyer s'encastrer dans un mur de son misérable établissement. Je pourrais l'attraper par la gorge et d'une main lui couper le souffle jusqu'à ce que le sang sorte de son nez et ses yeux de ses orbites et que la mort parte avec son âme pathétique. Je pourrais lui arracher les intestins avec mes ongles. Je pourrais faire exploser sa cervelle entre mes doigts. Je pourrais, mais je me contente de la dévisager avec tout le mépris que je porte aux femmes qui ne savent pas satisfaire mes besoins.
Je fais volte-face, attrape à l'arrachée l'argent sur la table et quitte. J'arrive dans l'air frais du dehors. Loin de me calmer, cela m'enrage. Je suis frustré, congelé et dégoûté. Je met mes mains dans mes poches à la recherche de quelque chose qui pourrait me calmer un tant soit peu les nerfs. Rien à faire, seul l'argent coure entre mes doigts. Que pourrais-je bien m'acheter qui m'apportera la satisfaction contre une insatisfaction toujours plus insatisfaite ? « Fait chier. » Ma voix tremble à cause du froid. Je balance un coup de pied dans une roche. Celle-ci va démolir le tronc d'un arbre qui s'abat sur le toit d'une maison. Tant pis pour cette maison, elle n'avait qu'à ne pas être dans le chemin de ma colère ! « Fait chier ! » Je baisse la tête et soupire. Une main s'ouvre sous mon regard et une cigarette au creux de celle-ci me fait de l'œil. Je l'agrippe et lève les yeux vers une tête blonde qui me sourit. Une partie de ma rage part. « T'es pas supposé pas être de service ce soir ? » Je lui pose la question alors qu'il allume la cigarette qu'il m'a offerte. Je tire un bon coup avant d'expirer. Il hausse les épaules. « C'est une drôle de coïncidence. Je suis en route vers un bar pour boire un coup et oublier les malheurs de la vie. Ta vie a l'air aussi malheureuse que la mienne. Tu m'accompagnes ? » Je le regarde avec mépris. Ma vie a l'air malheureuse ? Pour qui se prend cet allemand de mes deux pour me dire ça ? Je secoue la tête et finit par hausser les épaules. Je suis venu pour me le faire. Autant commencer la soirée avec un bon verre ou deux ou trois ou autant que le corps en demandera.
Nous progressons, sans vraiment nous regarder, sans parler, sans nous toucher, vers le bar. Je souris : le trajet ne m'est pas inconnu. Nous entrons, comme deux inconnus qui arrivent en même temps seulement par hasard. Il marque un temps d'arrêt alors que je me dirige vers le bar sans hésiter. Il me suit. Je m'accoude et le barman arrive à ma rencontre. Il pose un verre devant moi et je le remercie en levant mon verre vers lui. Je le bois d'une gorgée et le dépose brusquement. Je lui fais signe de m'en donner un autre. Il rit mais le fait. Il me connaît. Je connais ce bar. La pute s'assoit sur un siège près de moi et m'observe. Il semble surpris. « Je connais les lieux. » Il sourit. Je crois qu'il avait déjà comprit ça. Il hoche la tête et commande une bière. Nous buvons un moment en silence.
Je me penche vers lui et lui attrape la mâchoire. Je le force à se tourner vers moi et je l'embrasse. Nos langues se trouvent, se battent. Ma main se plaque sur sa nuque. Il passe ses mains sous mes bras et les pose sur mes omoplates, me forçant à me rapprocher de lui. Notre baiser devient torride. Je le veux plus que je ne l'aie imaginé. Je pose ma main sur son entrejambe et le serre légèrement jusqu'à sentir son sexe entre mes doigts. « Prends-moi ! » Il descend sa tête et va embrasser mon cou. Un frisson me parcourt et m'arrache un soupir. « Tu sembles à vif. » Cesses l'intelligence et mets-toi à l'ouvrage ! Use de ton corps pas de ta tête ! « Les gens là-bas t'ont pas satisfait ? » Je me recule de lui et vide mon verre, mécontent. Il va jouer avec moi, c'est tout. Je le sens. J'ai pas envie de revivre ma soirée avec Camus. Enragé, je commande n'importe quoi qui saura me mettre knocked-out le plus vite possible. Le barman pose un shooter devant moi et secoue la tête pour me faire savoir qu'il désapprouve. Avant de porter le verre à mes lèvres, je me tourne vers le connard assis à ma droite. « Je suis allé là pour toi, pour ta graine, pour que tu me fasses oublier la merde de ma vie. » J'approche le verre de ma bouche. Je vais boire ce verre et rentrer ! J'ai perdu mon temps à courir après lui ce soir ! Sa main m'empêche de terminer mon mouvement. « T'enlèves ta main ou tes dents vont incruster le bar. » Il hausse les sourcils, surement stupéfait de ma soudaine aigreur. « J'avais envie que tu reviennes me voir. Sincèrement. Baiser avec toi, c'était… j'ai pas de mot pour le décrire. » Il se tait. Tu veux que je lui réponde quoi ? Merci, moi aussi ? Non ! Autant que j'ai envie de me jeter sur lui, de le déshabiller, de le prendre dans ma bouche et d'ensuite me le rentrer profond dans le cul autant j'ai envie qu'il explose mystérieusement sous mes yeux et de me baigner dans son sang parsemé de ses viscères.
Il lâche ma main et me fixe dans les yeux. « Je suis pas en service en ce moment tu peux pas me traiter n'importe comment. » Je suis « scotché » à son regard. Il me fixe toujours avec autant d'insolence. « En combien de coups tu crois je te tues ? » Il me sourit. Comment peut-on sourire alors que je viens de le menacer de le tuer à main nue ? « La violence ne marche pas avec moi. J'ai trop vu dans ma vie pour que ça me fasse quoique ce soit. » Il attrape mon verre et le pose sur la table. Il me dit qu'il a d'autres plans pour moi, pour nous. Ça implique son lit et une douche. Il ne couchera pas avec moi dans ce bar : c'est miteux, c'est glauque et c'est sale. Il sait qu'il peut avoir mieux. Je regarde le verre. Il semble appeler mes lèvres vers une décadence plaisante. Erich a surement remarqué que je flirtais avec le shooter, car sa main se pose sur mon sexe. Il attire ainsi mon attention vers sa personne. C'est certain que s'il me prend par les sentiments… Je lui dis qu'on part maintenant. Il fouille un instant dans la poche de son pantalon. Pas le temps de le regarder compter ses billets. J'extirpe rapidement de l'argent de mon manteau et plaque ma main sur le bar. Le barman me regarde avec mépris. Je pointe Erich, moi-même, l'argent. Il hoche la tête et me fait un salut distrait de la main, trop occupé qu'il est à tenter de courtiser une jeune minette. « T'es trop vieux pour elle.
-Vas te faire enculer, qu'il me répond »
S'il savait ! Je sors dans l'air glacé. Fait encore plus froid que tout à l'heure ! Fait chier ! Pourquoi je suis obliger de marcher jusque là ? Pourquoi est-ce que tout le monde n'est pas capable de se téléporter ? Ah oui, parce que la grande majorité de la population terrestres sont des larves. J'oublis parfois que je suis extraordinaire !
Je suis plaqué contre un corps chaud et puissant. Erich m'embrasse à pleine bouche. Nos langues s'engagent dans un duel étourdissant. Ses mains sont plaquées sur mes fesses. Je passe mes doigts sur son torse que j'imagine très bien sous son manteau. Je l'agrippe par la fermeture éclaire et le force à se coller encore davantage de moi, si c'est possible. J'aimerais que nos manteaux fondent sur nos corps, que nos peaux se touchent enfin. Je le repousse et il part s'étamper contre un mur. Un sourire trahi sa joie au travers de sa surprise. Je me rapproche de lui et passe une de mes jambes entre les siennes. Il passe ses mains sur moi. Je glisse une main sous son manteau, dans son dos et m'enivre de la sensation de le toucher. De ses mains, il fait pivoter ma tête et de sa langue il fouille ma bouche. Je l'entends grogner dans notre baiser. Je sens contre ma cuisse son sexe qui commence à déformer son pantalon. Il semble avoir autant envie de moi que j'ai envie de lui. « Tu bandes souvent pour tes client avec un simple baiser ? » Il me sourit et secoue un peu la tête avant de retourner à mes lèvres. Ses mains agrippent mon manteau en espérant manipuler mon corps sous ces multiples couches de vêtement. « T'es pas mon client ce soir. T'es mon amant. C'est mieux ! » Je ris un peu avant qu'il ne me fasse pousser un hoquet de surprise. Sa main qui s'est abattu sur mes fesses m'a laissé pantois. Il m'a claqué le cul ?! S'il recommence c'est ma main sur sa gueule. « Je te le dis tout de suite : j'offre jamais mon cul d'habitude alors ambitionnes pas. » Il comprend la menace et baisse la tête. Il attrape mon sexe dans sa main et le masse doucement au travers de mon pantalon. « J'avoue qu'avec ça… Ce serait du gaspillage de pas l'utiliser. » Je l'embrasse sauvagement en réponse.
Nous nous écartons l'un de l'autre et entamons la traversée des rues qui nous mèneront éventuellement vers sa maison. Il me fait signe de le suivre. Je ne me fais bien sur pas prier. J'ai envie de lui. Pourquoi il fait froid ? Ah oui, pour me faire chier ! Je me le serais fait dans une ruelle, sur un parvis d'église, dans une cabine téléphonique, dans une voiture volée, sur le toit d'un immeuble, dans un arbre, n'importe où qui soit à proximité. Il me dit que nous serrons chez lui dans 20 minutes. C'est long vingt minutes ! Mais je n'arrête pas de marcher. Je le suis. Il jette parfois un regard en arrière pour être certain que je le suis toujours. J'ai juste ça à faire de toute façon. Je serais con d'abandonner à cause de quelques rues à marcher dans un froid mortel.
Lorsque nous arrivons devant quelque chose qui ressemble plus à une cabane de chasse qu'à une maison, il s'arrête et me désigne le lieu. Il ne doit pas manquer ma surprise puisqu'il s'excuse de la piètre apparence des lieux. Il m'assure que c'est mieux à l'intérieur. J'ai envie de lui dire que tant que son plancher est confortable moi ça me va. Je le baise dès qu'on met un pied dans la place. Je ne me rendrai jamais à la chambre dans cet état. Il débarre la porte d'entrée et me fait signe de passer devant. OK, je vais peut-être attendre un peu. On ne rentre pas deux dans le vestibule. Ça va être difficile de faire quoique ce soit si on ne peut pas y être ensemble. J'ôte mes bottes et attend qu'il soit entré. « Tu veux boire quelque chose ?
-Ton sperme. »
Il cesse d'ôter ses souliers en entendant ma réponse aussi sèche que franche. Il sourit et ouvre la bouche comme un poisson mort. Il reste surpris, mais pas désintéressé. Il termine de retirer son manteau et va vers la cuisine en m'ignorant. Je me débarrasse de mon manteau à mon tour et retire aussi mon chandail que je laisse choir sur le sofa du salon. Je vais à la cuisine le rejoindre. Il est dos à moi. Je bande juste à imaginer ce qui va se passer. J'en ai tellement envie. Je me colle derrière lui, mon sexe contre ses fesses. Il ondule pour bien le sentir au travers de nos vêtements. « Tu vas me prendre ce soir ? qu'il me demande sans même me regarder.
-C'est donnant-donnant.
-T'as aimé ça ?
-Fourres-moi ! »
Il continue à onduler son bassin. Il se frotte contre moi comme la pute qu'il est. Un gars aussi musclé et viril qui demande à être soumis… Je peux pas dire mieux de moi ce soir. Mais c'est juste ce soir. C'est spécial. C'est pas habituel. C'est spécial !
Ses fesses se frottent contre moi. J'accompagne ses mouvements. Je plaque ma main sur son torse et le force à se coller à moi. J'enfouit ma tête dans son épaule et inspire à font son odeur. Il me force à me reculer et se tourne face à moi. Il me prend par la ceinture et me force à me coller de nouveau à lui. Ses lèvres s'emparent des miennes. Nous nous dévorons littéralement la bouche. De baisers voraces en baisers bestiaux : il me mord et le sang se mélange à nos salives. Ses mains s'agitent pour défaire mon pantalon. Je le laisse faire alors que je le force à enlever son chandail. Je veux sa peau ! Le contact est chaud et excitant. J'entends mon pantalon tomber au sol plus que je le sens quitter mon corps. Erich enroule ses doigts autour de ma verge et s'active sur celle-ci. Mon grognement de satisfaction s'écrase sur ses lèvres. Il pose sa main dans mon dos et me tourne jusqu'à m'adosser au comptoir. Il se met à genoux devant moi et sans plus de cérémonie, il engouffre mon gland dans sa bouche. Il s'active à me donner du plaisir. Je pose ma main sur sa nuque et accompagne ses mouvements. Mon cerveau s'embrume et le plaisir vient peu à peu ronger tout le contrôle de moi-même que j'ai.
Sa bouche, ses lèvres, sa langue, ses mains et ses yeux. Ses yeux qui se lèvent parfois pour me regarder. Pour voir si le plaisir que je ressens est à la hauteur de ce qu'il me promet. Pour voir si je suis toujours sous son emprise. Pour voir si je suis tout à lui. Sa langue glisse sur mon torse jusqu'à s'engouffrer dans ma bouche. « Tes jambes tremblent. » Je l'embrasse de nouveau, c'est la seule réponse que je trouve. Il me soulève et m'assoit sur le plan de travail. C'est froid sous mes fesses. Il glisse de nouveau sur mon corps et retourne me sucer. Ma tête part en arrière et se cogne contre la vitre. Ma main dans ses cheveux le force à me donner plus de plaisir. Il remonte m'embrasser. Il défait son pantalon et je vais chercher son sexe pour lui procurer du plaisir. Il soupire contre mes lèvres. Nos deux sexes se frottent l'un contre l'autres. Je me colle contre lui et enfonce mes talons dans l'arrière de ses cuisses. Il me mord la lèvre de surprise. Je lui fais comprendre que je veux plus que ces petits préliminaires insignifiants.
Il me soulève pour finalement me laisser tomber sur son lit, dans la pièce à côté. Les draps sont déjà en bataille c'est ça de moins à défaire. « Prends-moi d'abord. » Je le regarde. Ok, mais ensuite, il est mieux de me donner l'orgasme de ma vie. Il me tend un condom. J'ai envie de lui rire au visage. Je frappe sa main et m'assoit. Je me lève et vais jusqu'à mon pantalon, un peu contrarié de ce contretemps. J'en sort un condom et retourne à la chambre.
Erich est assis au milieu du lit, les cuisses écartées et il se masturbe sous mon regard. Sa main va de manière régulière sur sa queue. Son corps frémit parfois. Il se mord les lèvres lorsqu'il joue plus longuement avec le gland. Son regard est planté dans le mien. « Tu vas me regarder longtemps ? » J'avance vers lui et monte de manière presque féline sur le lit. Ma bouche se colle à la sienne. Ma main prend la place de la sienne. En échange, je lui passe le condom. Il ouvre l'enveloppe en plastique et m'enfile le préservatif. Il tente de se tourner pour m'offrir son cul. Je l'en empêche. Il ne m'enlèvera pas le plaisir de voir son expression quand je m'enfoncerai en lui. Il s'installe donc plus confortablement sur le dos. J'embrasse son visage avant de descendre sur mon torse, puis vers sa queue que j'agace un moment. Erich gémit et se tortille sous moi. Je pose mes mains sur ses hanches et glisse ma langue jusqu'entre ses fesses. Je l'entends gémir alors qu'il lève ses jambes pour que je puisse avoir un meilleur accès à son intimité. Je le lèche, introduit un peu ma langue en lui, le prépare à mon invasion. Je remonte sur son corps et mélange ma salive à la sienne alors que je me positionne à l'entrée de son corps. Il frémit d'envie. Rarement quelqu'un a eu autant envie de moi. Ça me fait drôle. Je fais glisser mon gland entre ses fesses, juste pour le faire languir un peu plus. Il agrippe ma queue et commence à l'enfoncer en lui. Je souris. Je recule mon torse du sien un peu, pour mieux l'admirer. Le plaisir se teinte de douleur sur ses traits. Il me presse toujours d'entrer plus loin en lui. Toujours plus loin.
Lorsque mon bas-ventre se colle à ses fesses, il comprend que je ne peux pas aller plus loin. La sensation d'être entièrement en lui… Cette sensation d'être prisonnier, mais en possession de la situation… J'adore. Erich m'empoigne par la nuque et je vais l'embrasser. Un gémissement s'échappe de ma gorge. Une pulsation régulière enserre ma queue. C'est tellement bon ! Ses muscles se contractent autour de moi. Il me sourit et commence à onduler sous moi. J'accompagne ses mouvements au début, mais rapidement j'accélère la cadence. Je le lime de plus en plus rapidement. Je sens mon corps claquer contre le sien et cette sensation est magique. Il lève davantage ses jambes et m'offre un angle plus profond vers l'intérieur de son corps. Ça semble lui plaire car ses gémissements se muent en grognements et parfois en cris. Je vais de plus en plus vite. Je suis prisonnier de mon plaisir et de mes envies. Ses cris de plaisirs me font frémir. La vitesse et la force de mes coups de bassin n'ont plus rien d'humain. Il s'agrippe à mes épaules et me dit à quel point il aime ça, à quel point je suis bon. Il veut que je vienne toujours plus fort en lui. J'exauce ses souhaits et il plaque ses mains sur mon torse alors qu'un rugissement accompagne le sperme qui part en volées de son sexe. Pantois, il m'embrasse et serre son corps autour de moi, emprisonnant ma queue dans son étau de chair. Il me sort de son corps et m'étend violemment sur le lit. Il retire le condom et commence à me sucer avec frénésie. Sa langue court sur mon sexe. Ses lèvres appuient sur mon gland. Une de ses mains joue avec mes bourses. Le plaisir grimpe en flèche dans ma queue. Il engouffre près de la moitié de mon sexe dans sa bouche et sa gorge. Je l'entends qui s'étouffe.
Il me dit de ne pas me retenir, de venir n'importe où sur lui. Mais je suis si bien dans sa bouche que j'y reste jusqu'à la délivrance. Goulument, il avale mon sperme, son regard planté dans le mien. À bout de souffle, je me penche pour l'embrasser. Il se couche sur moi et frotte doucement son corps humide au mien. L'odeur du sexe me monte au nez. Nous reprenons notre souffle tout en échangeant nos salives. « Tu sais satisfaire un homme, qu'il me murmure.
-Toi, tu sais en recevoir un. »
Je n'ai pas pu me retenir de lui dire ça. Rarement quelqu'un semblait si confortable avec moi en lui, ou si satisfait. Il m'embrasse à nouveau avant de s'asseoir. Il glisse sa main sur mon torse, presque négligemment. Je croise mes bras derrière ma tête et me tourne pour poser mes lèvres sur son dos. Je remonte toute sa colonne vertébrale jusqu'à son oreille. « T'as une douche ?
-J'allais te le proposer. » Il se lève et je regarde son cul alors qu'il se dirige vers une pièce adjacente à la chambre. Un corps si puissant, mais des fesses si rondes. Il ouvre la porte et me propose de le suivre. Je ne me fais pas prier et entre à sa suite. Il allume la douche, puis se tourne vers moi. Il embrasse mon cou, glisse ses mains sur mon corps. « J'ai des condoms dans la salle de bain… au cas… » Il s'éloigne de moi et pénètre sous le jet d'eau chaude. Il me fait signe de le rejoindre. J'hausse un sourcil, mais sourit. Je le suis, mais sitôt suis-je là que je le plaque contre le mur et l'embrasse à en perdre haleine. Son corps se frotte au mien. Ses soupirs de désir s'élèvent dans l'air humide de l'habitacle. Ses mains jouent avec ma queue et celle-ci reprend son volume. Je m'active sur la sienne et notre excitation devient réciproque. Je le vire contre le mur et commence à frotter mon sexe entre ses fesses charnues. Il gémit et soupire. Je téléporte un condom que je m'enfile à toute vitesse. Sans le prévenir, je m'enfonce en lui. Il lâche un cri de surprise. Je coulisse facilement en lui. Il se cambre pour mieux s'offrir à moi. Ses fesses bougent au rythme de mon corps. Ses mouvements épousent les miens.
La fois précédente était plus bestiale, celle-ci est davantage délicate. Nous accordons nos mouvements l'un à l'autre. Mes coups de bassin sont moins brutaux, mais plus langoureux. Je trouve son « sweet point » et m'applique à le stimuler et ainsi procurer à Erich ces frissons qui le font gémir. J'active mes mouvements lorsque je sens qu'une nouvelle jouissance approche. Je me retire de lui, me débarrasse du condom, et m'astique la verge jusqu'à venir sur ses fesses. Il se tourne ensuite vers moi et je me mets à genoux pour le prendre dans ma bouche. Il éjacule finalement dans ma gorge, alors que je l'avais tout entier dans ma bouche. Je tousse un peu, puis remonte pour baiser ses lèvres des miennes. « Tu m'as pris pas de condom ?
-Non, il est là, lui dis-je en pointant le sol où git le condom. Je l'ai amené avec moi. »
Mon mensonge passe parfaitement. Il sourit et se penche pour attraper une bouteille de savon au sol. Ses fesses sont magnifiques. Maintenant que j'y porte plus d'attention : elle sont un appel à la décadence et à la luxure. Ça fait changement de l'absence de fesse de Camus. J'ai envie de retourner en Erich et le sentir pulser contre ma queue. J'aime quand il joue avec moi ainsi, tout en me défiant du regard. On dirait qu'il me met au défi de ne pas aimer.
Un baiser déposé dans mon cou me ramène. Je le regarde alors qu'il me pointe le savon et le shampooing. Je lui souris. On manque un peu de place ici. Tout est en modèle réduit dans cette maison sauf lui. Un homme massif dans une maison de poupée.
Nous retournons à la chambre une fois lavés et séché. Il s'étant sur le lit et me sourit. Je vais le rejoindre. Je m'assoit sur le bord et le regarde. Là, c'est le moment où je ramasserait mes vêtements et je rentrerais chez moi pour aller dormir avec Camus. Le sexe est terminé alors on n'a pas plus besoin de passer de temps ensemble. Mais je sais que notre partie de plaisir n'est pas terminée. Et moi ? Quand viendra mon tour ? J'ai encore envie de lui. C'est étrange… J'ai déjà eu deux orgasmes, mais j'ai l'impression que ce n'était pas assez. Il manque la cerise sur le sundae, le clue du spectacle. « Tu veux que je te prenne ?
-Je veux pas de préliminaire. J'en ai assez des préliminaires. »
Il semble comprendre le message car il rit. Déjà sa main se dirige vers son sexe. Il se masturbe et je le regarde. Son absence de gêne m'excite. Quelques frissons courent sous ma peau. Il cesse son mouvement. Je remonte mes yeux vers les siens. Il me dit de me coucher. J'hausse un sourcil mais m'exécute. Il se place en travers de moi. « Suce-moi je vais te préparer. » Je roule des yeux mais insère son sexe dans ma bouche. Le goût de son sperme est toujours présent. Sa langue s'active entre mes fesses. Je pousse des gémissements qui ne m'appartiennent pas. Je peine de plus à plus à le sucer. Ses doigts s'introduisent en moi. Un. Deux. Ils jouent en moi : glissent, tournent, coulissent, frottent, buttent. J'ai de plus en plus de difficulté à me concentrer. J'ai arrêté de le sucer. J'essaie de le branler, mais ma main tremble. Je colle mon front contre son bas-ventre, sa queue contre ma joue. Mon sexe frémit de plaisir. Je me mords la lèvre.
Il se décolle de moi et je me couche sur le dos. Il frotte son sexe entre mes fesses, comme mon intimité, mais il ne pénètre pas. Pas encore. J'entends l'enveloppe d'un condom qu'on déchire. Sa main caresse mon cul un instant, puis son sexe reprend sa torture. Il m'attrape par les hanches, me vire de côté, et me force à me mettre à quatre pattes. Je cambre les fesses pour lui. Je m'offre à son désir. Son gland force pour entrer, puis facilement coulisse en moi. Je laisse échapper un soupire de complaisance. Il me tient par les hanches. Il commence à se mouvoir en moi. Je gémis à mesure qu'accélère la cadence. Il fait claquer son corps au mien.
Le cul toujours dans les airs, je laisse retomber le haut de mon torse contre le matelas. Je me branle au même rythme qu'il m'encule. Je vois trouble. Je gémis de plus en plus fort. Je lui dis d'aller plus vite que je veux venir. Il le fait donc : il va plus vite, plus fort. Sa queue entre avec violence en moi. Il fait de petits mouvements secs il sort à peine de moi. Mais c'est bon ! Si bon ! Dans un dernier cri, je me répands sur le lit. J'ai envie de m'écrouler, mais ses mains me retiennent. Il se retire. Je m'écrase contre le matelas souillé. Je l'entends se masturber. Je me retourne et ouvre la bouche. Il comprend l'invitation et s'insère. Il le suce, mais il ne lui faut pas longtemps avant de se vider les couilles. Ses maigres jets de sperme s'écrasent contre ma langue. À bout de souffle, il se laisse tomber à côté de moi. Il attrape ma tête et vient m'embrasser. À bout de souffle, nous échangeons un baiser fatigué mais satisfait. Je me détourne de lui et ferme les yeux le temps de reprendre mon souffle.
« J'ai faim. » Je me tourne vers lui. Je le trouve, à moitié endormi, couché à plat ventre, la tête enfouie dans son oreiller. Il grogne quelque chose. Je lui dis de répéter. Il s'étire un peu et articule : « Le frigo est disponible.
-T'en profiteras pour changer les draps. »
Il soupire, mais je le vois se lever en même temps que moi. Je retrouve facilement mon chemin à la cuisine, étant donné qu'il n'y a dans cette minuscule maison que 5 pièces. Une fois entré, j'ouvre le frigo. Mon regard se promène sur les maigres provisions. J'ai le choix entre des œufs crus, un centimètre cube de fromage ou des pommes. Évidemment, j'opte pour l'œuf cru !
J'attrape ma victime et promène mon regard sur la pièce. J'ouvre les tiroirs et ma main se pose sur un couteau rien de mieux pour ôter ce que j'aime pas ! Je retourne à la chambre tout en commençant ma besogne. Lorsque j'entre, Erich est déjà étendu sur le lit, mais il semble m'attendre. « Tu ôtes la pelure des pommes ?
-Je fais mon difficile.
-T'es comme un enfant. »
Et alors ? Nullement affecté par son commentaire. Je grimpe sur le lit à mon tour. À chaque pelure que j'enlève, Erich tend la main pour la recueillir et la manger par la suite. Une fois l'opération terminée, à l'aide du couteau, j'ouvre la pomme et retire délicatement le cœur. Rendu à cette étape, je pose le couteau et les déchets sur la table de nuit. Je commence à savourer ma pomme finement pelée à la perfection. Erich sourit en me regardant. Ma pomme est certainement meilleure que ses pelures ! Il embrasse ma joue. Je le dévisage, cessant même de manger. Il me tourne le dos et se couche, surement près à dormir. Je termine mon encas et l'imite. Je m'installe sous le drap et soupire. Le lit est chaud.
« Tu es un assassin, non ? » J'ouvre un œil. Qu'est-ce qu'il a dit ? « Erich ? Pourquoi tu me demandes ça ? » Il reste silencieux un moment, mais j'entends sa respiration. J'entends sa peur. « T'es un assassin ? » Je soupire. Qu'est-ce que je peux bien lui répondre. Comment répondre à cette question ? Comment peut-il en savoir quoique ce soit ? Et si… Non. Il est impossible qu'il puisse être au courant depuis le début. Cela fait un moment tout de même que je n'ai pas commis de meurtre. Ni pour mon plaisir ni pour le compte du Sanctuaire. De plus, j'ai commis peu de crime en Grèce. Ce n'était pas vraiment ma région. Il n'y a aucune chance qu'il puisse me méprendre avec Milo. Si c'est le cas, je lui arrache les yeux. Non pas parce qu'il sait que je suis un assassin, mais parce qu'il a eu le culot de me confondre avec le Scorpion.
« T'as tué tout le monde que je connais. » Quoi ? Je me tourne vers lui. Je regarde son visage tuméfié. J'ai fait ça ? J'ai aucun souvenir de l'avoir attaqué ou frappé. Je prends son visage entre mes mains. Il tremble. Le sang coule de sa bouche. Ses yeux se ferment. J'ai tué Erich ? Quand ? Comment ? Je suis sans mot, sans voix, sans réaction. Je suis incapable de m'expliquer la situation. Je passe mes mains sur ses joues mortes. Elles sont froides. Déjà ? Il vient à peine de mourir. Il ouvre brusquement les yeux. Mon regard se trouble. Mon cœur commence à battre. Je comprends soudainement la situation. Je cauchemarde ! Je suis chez Erich ! Je veux pas rêver à ça ! Pas maintenant ! « T'es un assassin ? » Je ne sais plus quoi faire. L'autre personne n'est plus Erich. C'est un corps comme un autre, un visage mort comme tant d'autre, ma victime et mon bourreau ! « Oui ! Oui ! Je suis un assassin ! » J'ai hurler en espérant qu'il allait me lâcher, mais rien n'y fait. Il appuie de plus en plus fort sur moi. Je sens mes os qui brisent sous son poids absurde pour sa masse. Je regarde autour de moi. Je dois m'enfuir, même si c'est impossible. Je vois le couteau. Je l'attrape et commence à poignarder mon assaillant, mais il rit et rit et rit et rit ! Son sang coule sur mon corps, rend ma main glissante. Le couteau me glisse entre les doigts, m'ouvrant la main. J'ai mal. Mon squelette se rompe dans un bruit mortel. La pression fait éclater ma jambe. Je hurle de douleur. Que puis-je faire d'autre ? J'essaie d'attraper le cadavre, mais il commence à fondre sur moi, mélangeant sa carcasse liquéfiée à la mienne. J'ai l'impression de me noyé. Ma tête est engloutie dans la masse brunâtre de nos corps.
« T'es un assassin ? » Sans même ouvrir les yeux, j'attrape le couteau et le plante dans la forme à côté de moi. Le cœur, les poumons, l'estomac, le visage. Un cri, puis le bruit mouillé et sec du couteau qui s'enfonce dans la chair. Le sang coule à profusion. Mes mains sont dégoulinantes mon corps maculé. Mon sang s'échappe de ma main alors que le couteau me fend la chair en glissant. Il tombe sur le lit puis rebondit jusqu'à s'écraser au sol dans un bruit métallique et clair. Je regarde le corps à côté de moi. J'observe les yeux sans vie d'Erich. Je passe ma main sur sa joue, dans le trou que j'y ai fait.
Je me téléporte à mon Temple. Nu, couvert de sang, au milieu du salon, je me branle. J'en ai envie, j'en ai besoin. Mon sperme coule dans ma main blessée et sanguinolente. Un haut-le-cœur me prend. Je vomis mes tripes sur le sol. Je suis en sueur, en sang. Je me dégoûte et la situation n'arrange pas les choses. J'ai tué Erich, à cause d'un cauchemar. J'ai tué Erich… À CAUSE D'UN CAUCHEMARD ! « Qu'est-ce que tu as ….fait ? » Je n'ose pas lever les yeux vers Camus. Je ne veux pas affronter mon accusation. Je me laisse tombé, assis à même le sol, la tête entre les mains. Je lui dis de rentrer chez lui que je viendrai le rejoindre quand ce sera réglé. Il ne répond rien, mais quitte. Si j'en avais encore la capacité, j'aurais pleuré.
Vous voici maintenant à la fin de ce segment du chapitre 6, l'avant dernier.
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