Bonsoir, voici donc le chapitre de ce dimanche.

Komory: Je suis heureuse que ma fic te plaise autant *rougis*. Merci de dire que mon écriture est parfaite, ça me touche beaucoup (je suppose aussi que tu ne fais pas cas de l'orthographe XD). Oui j'aime bien imaginer Cato en gros nounours ^^. Ah le passé de ma petite Clove, j'avais envie d'un truc un peu original, que ce ne soit pas juste comme ça et qu'elle ai sa propre histoire. Et merci pour tes commentaires et tes encouragements.


Amants maudits

Clove était désemparée, elle avait tout dit à Cato et sa réaction lui avait fait un peu peur. Lorsqu'elle avait parlé de son lien de parenté avec son styliste, il l'avait serré dans ses bras, la rassurant, lui disant qu'elle pouvait toujours compté sur lui.

Elle lui avait aussi dit qu'elle avait menti et que personne n'était venu la voir lors de la moisson. Elle savait qu'il se mettrait à culpabiliser en sachant qu'il avait reçu tant d'attention et elle non.

Mais elle lui avait parlé des règles du centre d'entraînement. «Je dois mourir pour toi», lorsqu'elle eu prononcé ces mots, le regard du blond avait totalement changé. Il était passé de doux et amoureux à meurtrier.

Pour la première fois Clove avait eu peur pour sa vie. Il s'était mit à hurler des paroles haineuses, l'agressant. Les mentors étaient arrivés en entendant les cris du jeune homme. Ce dernier était parti rageusement les plantant là.

Enobaria avait tenté d'avoir des explications mais Clove ne voulait vraiment pas répondre alors elle n'insista pas. Mais elle s'inquiétait tout de même pour la jeune fille.

Enobaria avait rarement eu une enfant du centre comme tribut, ces derniers temps c'était surtout des garçons. Alors sans qu'elle s'en rende compte, elle s'était prise d'affection pour la fille aux couteaux en qui elle se voyait.

Clove devait à nouveau affronter Klaus pour qu'il la prépare en vu de l'interview. Mais son équipe de préparation serait là, elle n'aurait donc pas à lui parler. Dans la voiture qui les conduisait sur les lieux de l'interview, le silence était roi.

Cato ne prêtait aucune attention à sa partenaire et regardait les rues du Capitole défiler par la fenêtre. Même Myrrine ne disait quoi que se soit, consciente de la tension qui régnait.

Arrivée au centre de transformation, la jeune fille fut prise en charge par ses préparateurs qui s'attaquèrent à sa peau, à ses cheveux et à ses ongles. Klaus arriva avec la tenue dans une housse en plastique grise.

Comme pour le défilé, elle ferma les yeux pendant que Zola lui enfilait sa tenue et elle dut tenir la main de Valesca pour enfiler les chaussures dont les talons étaient aussi hauts que ceux du cours de Myrrine.

Elle ouvrit les yeux face au miroir et eu un choc. La créature qu'elle voyait était sublime. Des cheveux d'ébène attachés en haut chignon dont une mèche échappée caressait son visage. Ses yeux de félins, maquillés de noir, semblaient acérés et ses lèvres rouge vif plus charnues.

Son corps était à nouveau couvert d'une fine couche de paillettes. Sur ce dernier tombait une robe rouge, faite dans la soie la plus pure d'après Jafet.

Elle montrait son dos jusqu'à la cambrure de ses reins et le décolleté laissait juste apercevoir la naissance de sa poitrine. Une ouverture dévoilait sa jambe gauche, sur sa cuisse était attaché un poignard ouvragé. Le tissu formait comme une traîne de sang sur le sol.

Ses mains gantées de mitaines en dentelle noire donnaient sur des ongles écarlates qu'elle porta à ses lèvres. Elle ne pouvait pas croire que c'était elle dans ce reflet. Elle était séduisante, tout en subtilité.

- Si le public ne t'aime pas c'est qu'il ne connaît la beauté. Souffla Valesca.

- Je n'aurais pas mieux dit. Lança Klaus.

Lorsqu'elle sortie de sa salle de préparation elle vit ses deux mentors, sur leur trente et un, Myrrine ainsi que Cato et sa styliste, discuter en l'attendant. Le jeune homme était magnifique, il portait un costume gris argenté sur une chemise noire légèrement ouverte. Sa tenue lui donnait un air confiant et distingué bien loin du Cato brutal et sanguinaire qu'elle connaissait.

Il s'arrêta de parler en la voyant arrivé. Ses yeux bleus semblaient surpris, hypnotisés. Ce moment n'échappa pas aux personnes présentes qui se tournèrent vers elle.

- Je crois avoir réalisé mon plus beau chef d'œuvre ce soir. Se vanta Klaus en les rejoignant.

Clove se rapprocha et s'arrêta aux côtés de Cato qui la dévorait du regard. En effet la respiration du jeune homme devenait difficile, sa rancœur s'effaçait au fur et à mesure qu'il la contemplait.

- Je dois dire que je suis agréablement surprise, tu es superbe.

Enobaria semblait ravie. Mais forcément Brutus devait toujours gâcher ce genre de moment. Il s'approcha de Clove et regarda la jeune fille de bas en haut, s'attardant sur la peau visible. Un sourire vicieux naquit sur ses lèvres.

- Je dois dire que de te voir ainsi me donne envie de passer une nuit avec toi, ma belle.

La jeune fille eu un mouvement de recule et sentie la main de Cato sur sa taille. Il la rapprocha de lui et la colla contre son torse. Sa mâchoire se crispa mais il tenta de garder son calme.

- Je crois que nous sommes attendu, ça serais mal vu d'être en retard n'est-ce pas ?

Ce n'était pas vraiment une question. Clove glissa son bras sous celui de son partenaire et tous deux se rendirent dans les coulisses tandis que leurs équipes et mentors allèrent se placer dans le public.

Les tributs du deux arrivèrent bras dessus bras dessous, l'air arrogant et dangereux. Ils rejoignirent les autres carrières dans l'espèce de file d'attente qui s'était formé. Glimmer, Jessica et Marvel étaient là. La blonde portait une robe dorée dans un tissu tellement fin qu'elle en était complètement transparente, quelques paillettes permettaient de cacher ses attributs.

Jessica avait revêtue une robe bleue qui rappelait l'océan et moulait son corps fin. Marvel quant à lui portait un costume et une chemise bleus avec une cravate jaune.

Après avoir échangé des banalités affligeantes, les adolescents se concentrèrent sur Caesar qui venait de faire son entrée sur le plateau. Il demanda un tonnerre d'applaudissement pour le premier tribut.

Glimmer passa la première, elle monta sur scène en se déhanchant de la façon la plus vulgaire possible. Elle éclatait de rire à n'importe quoi, se faisant passer pour une écervelée. Mettant en avant sa poitrine, elle parla de la façon dont ses sponsors allaient l'aider à remporter les jeux. Elle se risqua même à poser une main sur la cuisse du présentateur.

Cato se pencha pour murmurer à l'oreille de Clove qui ne put réprimer un frisson en sentant le souffle du blond sur sa peau.

- Elle croit qu'elle est la seule à pouvoir séduire, rend moi service bouffe la.

Il la retourna vers lui et l'embrassa comme si ces dernières heures avaient été celles d'un drogué en manque. Ils venaient de s'embrasser devant tous les tributs présents et pourtant personne ne semblait l'avoir remarqué.

Ce fut au tour de Marvel. Il passa son temps à plaisanter, se faire apprécier du public avec ses boutades semblait être son angle d'approche. Et puis vint le tour de Clove, la jeune fille souffla un bon coup et pressa la main de Cato avant de s'avancer vers la scène sous les acclamations de la foule.

Le présentateur lui fit un baise main et s'inclina devant elle. Il l'invita à s'asseoir en face de lui, ce qu'elle fit, en croisant les jambes et dévoilant la dague à sa cuisse.

- Et bien Clove, s'exclama l'homme, tu es sublime, depuis le défilée pour moi tu es une vraie…il cherchait ses mots.

- Déesse. Termina la brune. C'était le but recherché. Sourit elle.

- Lirais tu dans les pensés ma chère ? Ria l'homme aux cheveux bleus.

- Bien sûr que non mais la vérité devait bien éclater.

Elle darda sur le public ses yeux de chats, qui accueilli ce geste en poussant des hurlements d'admirations. Des «je t'aime» fusaient de la foule.

- Et bien quelle ovation, dis moi Clove qu'est-ce que ça te fait de participer aux jeux ?

- Pour tout vous dire Caesar je m'y attendais.

- Vraiment ? Demanda l'homme surpris.

- Oui, j'ai toujours su que je participerais aux Hunger Games et il était temps que je montre à Panem qui je suis. D'ailleurs, elle sortie la dague de son étui et la fit tourner sur son doigt, je vais vous faire une démonstration.

- Maintenant ? S'exclama Caesar ravit. Ça alors c'est une première dans l'histoire. Je dois choisir une cible ? Clove acquiesça. Bien alors, il chercha parmi le public, le jeune homme avec les magnifiques plumes de paon, peux tu viser le cœur sur son chapeau ?

La brune se leva faisant tourner la lame entre ses doigts, elle se tourna vers Caesar et lui fit un sourire carnassier.

- Ne me prenez pas à la légère ou vous vous brûlerez les ailes, moi je ne joue pas avec de fausses flammes et je n'ai pas besoin de me déshabiller pour que vous m'aimiez. Fit elle arrogante.

Elle fit brusquement volte face et lança la lame qui alla se ficher pile dans le centre du cœur dessiné sur le chapeau de l'homme aux plumes. Un long silence accueilli cet exploit. Puis une pluie d'applaudissements, d'acclamations et de cris se déversa sur la jeune fille.

- Je voudrais tout de même récupérer mon couteau, mon styliste risque de ne pas être content si je perds mes accessoires. S'exclama t-elle, les poings sur les hanches.

Le public et Caesar éclatèrent de rire et l'homme vint lui rapporter le poignard. Il frôla les doigts de Clove et manqua de s'évanouir.

- C'était absolument incroyable, s'exclama le présentateur, tu ne manques jamais ta cible.

- Et j'ai réussi à tous vous toucher en plein cœur.

Le public se mit à rire, elle avait réussi à se les mettre dans la poche presque sans efforts. Paraître sociable était moins difficile qu'elle ne l'aurait pensé.

- Oui c'est sûr. Dis moi Clove, Qui t'attends chez toi ?

- Personne. Elle avait dis ça sans réfléchir et le public se lança dans un concert de murmures.

- Vraiment ? S'exclama le présentateur. Il n'y a personne a qui tu tiens ?

- Si vous vous m'attendez alors cela me suffit.

Le public se mit à applaudir cette déclaration.

- Mais si je ne gagne pas les jeux, je sais que la personne pour qui j'ai le plus d'estime l'accomplira à ma place.

- Ton partenaire ?

Elle ne répondit pas et la sonnerie indiquant que les trois minutes sont écoulées résonna.

- Le temps est malheureusement écoulé, il lui prit la main et la baisa à nouveau, puis je te prendre dans mes bras ?

- Si le cœur vous en dit.

Le présentateur la serra contre lui, lorsque l'étreinte fut finie il la regarda de bas en haut et sourit d'un air satisfait.

- Mon cœur espère te revoir ici, à mes côtés dans quelques jours.

- Il n'aura pas à attendre longtemps.

Le présentateur éclata de rire et demanda à ce que l'on applaudisse bien fort Clove Kentwell, la sanguinaire du district deux. Il lui avait même trouvé un surnom, qu'elle aimait plutôt bien. Elle devait attendre dans l'autre partie des coulisses avec les deux du un.

C'était maintenant le tour de Cato. Clove porta son attention sur l'écran devant elle, Glimmer aussi mais cette dernière ressemblait plus à une groupie extatique plutôt qu'à une carrière.

Le jeune homme monta sur scène, acclamé par une foule en délire. Le présentateur et lui échangèrent des banalités, le blond énuméra ses points forts, dont son sadisme.

- Qui t'attend chez toi, au district deux ?

- Mon père, mes amis et pas mal de filles. Ria t-il.

- On est populaire apparemment. Le taquina Caesar.

- Que voulez vous, la perfection est un lourd fardeau.

Le public était déchaîné. Les femmes manquaient de s'évanouir à chaque parole du blond.

- Dis moi Cato, as-tu entendu ce que ta partenaire nous à confier tout à l'heure ?

- Oui, je pense comme elle, je ne peux pas perdre mais si jamais ça devait arriver, je sais que c'est elle qui sera le vainqueur.

- Vous vous tenez l'un et l'autre en haute estime.

- Nous avons grandit ensemble, l'estime et le respect de l'autre est ce qu'on nous avons assimilé en passant du temps tous les deux.

Le reste de l'interview, Cato le passa à montrer son arrogance. Au bout des trois minutes réglementaires, il serra la main de Caesar et rejoignit les carrières en coulisses.

XXX

Clove était écœurée, voir cette moins que rien du douze tourné en gloussant dans une robe agressive pour les yeux, lui avait déjà donné envie de vomir. Mais la foutue déclaration de son partenaire de district lui avait donner une pulsion meurtrière.

- Clove attend.

Cato la rattrapa avant qu'elle n'atteigne sa chambre et la força à se retourner.

- Je crois qu'on devrait s'expliquer. Déclara t-il.

- Je n'ai pas vraiment envie de ressasser tout ça Cato, là je veux juste, dormir et demain les tuer.

- Je comprends mais écoute moi.

- Non

Elle venait de lui hurler dessus. Elle était en colère et ne comprenait pas pourquoi lui ne l'était pas.

- Toi tu as le droit de piquer une crise quand ça te chante mais moi pas ?

- Je n'ai pas dit ça.

- Ils me rendent malade, j'étais déjà énervée pour la parade ensuite pour les notes mais le fait qu'ils jouent sur les sentiments c'est dégueulasse. Tout le monde dit que les carrières ne sont pas fair-play à cause des centres d'entraînement mais ces gens là sont des hypocrites qui le feraient si ils le pouvaient.

- Clove calme toi. Il la prit par les épaules mais elle se dégagea.

- Je ne veux pas, ils me dégoûtent et toi aussi, tu n'as même pas réagi quand il a balancé ça.

- Je fais de mon mieux pour me contrôler.

- Je dois te dire que tu le fais très bien, je n'arrive pas à croire que j'ai marché, moi je t'aime et toi tu te sers de…

Elle ne termina pas sa phrase, Cato venait de la plaquer contre sa porte et l'embrassait aussi passionnément que possible. A bout de souffle, il s'écarta.

- Je t'aime, alors je t'interdis de dire que mes sentiments sont faux et que je cherche à te duper.

Il venait de dire qu'il l'aimait, ses yeux bleus profondément ancrés dans les siens. Elle passa ses doigts dans la chevelure blonde du jeune homme et l'attira contre elle, l'embrassant comme si sa vie en dépendait. Il détacha sa longue chevelure noire, qui vint cascader dans son dos.

Passant une main dans son dos et une autre sous ses jambes, il la souleva, ouvrit la porte du pied, entra et la referma de la même façon sans quitter les lèvres de la brune.

Les tributs du douze étaient appelés les amants maudits, nom basé sur un mensonge. Eux étaient de véritables amants maudits, comble de l'ironie leur amour devait être secret.

Mais après cette nuit, ils ne pourraient plus. Il faut être deux pour aimer et les jeux allaient en prendre un.


Et voilà pour ce chapitre neuf, n'hésitez pas à laisser un commentaire pour continuer à me motiver ;)

Gros bisous.

~Snow~