C'EST LE DIXIÈME CHAPITRE! Je me sens toute drôle à l'intérieure. Ce que c'est excitant! Merci à tous ceux qui ont pris le temps de laisser une review! C'est grâce à vous si l'histoire continue! Je vous adore!
Bon, dans ce chapitre, Deidara et Akemi partent à la recherche d'un nouveau repère pour l'Akatsuki! Trouveront-ils ce qu'ils recherchent? Après tout, une récompense les attend s'ils réussissent leur mission.
Chapitre X
« Jalousie au Paradis »
Le matin venu, Akemi et Deidara se préparèrent à partir en vitesse. C'était sa première mission en tant que membre de l'Akatsuki et elle avait des papillons dans l'estomac à cause de la nervosité qui la tenaillait. Elle enfila son ample manteau noir et enfonça son chapeau conique sur sa tête, faisant joyeusement teinter la petite clochette. S'emparant ensuite du vernis à ongles noir de Deidara, la jeune femme peignit ses ongles de doigts et de pieds un à un. Satisfaite du résultat, elle attendit patiemment qu'ils sèchent, faisant bien attention de ne pas gâcher son travail. Lorsque chose fut faite, Akemi se fraya un chemin hors de la salle de bain, qui était, soit dit en passant, de plus en plus en désordre depuis l'arrivée de la jeune fille dans l'organisation. Elle sortit ensuite de la chambre en coup de vent. Deidara l'attendait déjà dans la cuisine et lui avait même versé un jus d'orange fraîchement pressé. Surprise de la gentille intention, elle porta avec méfiance le verre à ses lèvres. Il fallait dire que, dans une organisation comme l'Akatsuki, il était bien rare que qui que ce soit ne fasse quelque chose d'aimable sans ne rien demander en retour (ou sans tenter d'empoisonner le récipient de ladite gentille intention).
- Merci, lâcha-t-elle après avoir bu le verre en entier d'une traite.
Il faut dire qu'elle faisait assez confiance à son partenaire pour ne pas trop s'en faire pour sa vie.
- Pas de quoi, lui répondit Deidara sans lever le regard.
Il tenait entre ses mains une large carte du pays et tentait d'identifier les minuscules caractères qui se chevauchaient et s'entrecoupaient dans un fouillis complètement illisible.
- Mais c'est quoi le problème de cette carte?, s'offusqua-t-il en la reposant violemment sur la table.
Il se frotta les yeux avec découragement, les nerfs à vif. Akemi préféra le laisser se calmer un instant. Lorsque l'homme aux cheveux blonds était énervé, il valait mieux ne pas le mettre davantage en colère, au risque de devenir un sujet de son Art. Deidara sortit de la pièce, furibond, et Akemi pu finalement jeter un œil à la carte sans risquer de se faire exploser la tête. Elle reconnut la région représentée sans aucune difficulté, ayant déjà fait plusieurs voyages à cet endroit dans le passé avec ses parents. C'était un endroit calme du pays, tout près de la mer. De glorieuses montagnes surplombaient le paysage, leurs caps rocheux saupoudrés de neige venant effleurer les nuages. À l'arrière de ses montagnes se trouvaient de nombreux villages ninjas, dont Konoha. L'Akatsuki serait donc en bonne position en plus d'être bien protégée par les monts difficiles à franchir par la plupart des ninjas.
- Deidara!, appela-t-elle en s'élançant à sa poursuite. Je connais cet endroit! J'y suis allée quelques fois déjà!
- Sérieusement?, la questionna l'intéressé en sortant du salon, une boule d'argile à la main. Eh ben, qu'est-ce qu'on attend?
Deidara fabriqua un petit aigle d'argile d'une seule main et les deux partenaires s'élancèrent à l'extérieur du manoir. Il faisait encore sombre à l'extérieur et les premiers rayons du soleil se pointaient timidement à l'horizon. Le ninja blond lança l'oiseau au sol et celui-ci décupla de grandeur dans un pouf sonore. L'aigle ouvrit bien grand ses larges ailes en poussant quelques gazouillis.
- Il est magnifique!, s'écria la jeune fille en caressant le bec du rapace d'argile du bout des doigts.
- Hm, tu devrais les voir quand ils explosent, ajouta Deidara en souriant de toutes ses dents, satisfait de son œuvre.
Le visage d'Akemi changea tout d'un coup d'expression.
- Je comprends pas comment tu peux faire une chose pareille, lança-t-elle derrière elle en enlaçant maternellement le cou de l'oiseau.
- C'est comme ça. Arrête d'en faire tout un plat.
- C'est vraiment trop cruel. Regarde comme il est mignon! Et affectueux en plus!
Qui ne démontrerait pas un peu d'affection alors qu'une superbe adolescente est pendue à son cou?, songea le ninja en se grattant le crâne avec agacement.
- Akemi, tu réalises que cette chose n'est même pas vivante, hm?
Le rapace d'argile lui donna un tout autre avis en secouant la tête violemment et en poussant des cris stridents qui durent se répercutés à des kilomètres à la ronde. Il s'approcha de son créateur et gratta le sol de ses griffes, le scrutant avec défiance. L'aigle battit de ses puissantes ailes, ébouriffant les longs cheveux du ninja en guise d'avertissement. Deidara en resta bouche-bée.
- Je me disais bien que cette argile avait un air douteux, maugréa-t-il dans sa barbe, à deux doigts de la crise de nerfs.
- Tu vois?, s'exclama triomphalement la jeune femme.
Il grogna quelque chose que la jeune fille ne saisit pas et commença à charger le matériel sur le dos de la bête.
- Bien! J'accepte de ne pas le faire exploser, déclara calmement Deidara.
- T'es le meilleur Deidei, s'exclama la jeune fille avec une petite danse de la victoire et en serrant le ninja dans ses bras.
Le rapace se mit à voltiger autour d'eux et frotta son bec contre la joue de Deidara avec affection. L'homme blond les repoussa tous les deux et se remit à sa tâche en essayant du mieux qu'il le pu de cacher son embarras.
- Mais c'est le seul que tu pourras garder, et ne m'appelle plus jamais Deidei! C'est… bizarre. Compris, hm?
- Merci Deidara!, hurla-t-elle presque hystériquement.
Le ninja fit un pas vers l'arrière, évitant de justesse d'avoir une nouvelle fois l'adolescente pendue à son cou. Trop tard, elle lui colla un baiser sur la joue et le serra longuement dans ses bras. Deidara grogna avec surprise et ses joues virèrent au rouge coquelicot. Il lui rendit maladroitement son étreinte et la repoussa doucement, commençant à avoir chaud.
-C'est rien… Akemi!, croassa-t-il, le souffle coupé.
Il était bien rare qu'il perde ses moyens ainsi. Le ninja fit de son mieux pour se recomposer, alors que sa partenaire sautillait déjà dans tous les sens en tentant de dénicher un nom digne du magnifique aigle nacré. Une copie parfaite de Tobi, songea-t-il.
- Que dirais-tu de Griffon? Ou alors d'Ombre?, le questionna la jeune fille avec enthousiasme.
- Attends, tu veux lui donner un nom maintenant?
- Bien sûr, espèce d'idiot, dit-elle en lui ébouriffant les cheveux qu'il s'empressa de replacer.
Quelle mouche l'a piquée, celle-là?
- Ou peut-être Ouragan, ou Tempête!
-Pourquoi pas Blanche-Neige tant qu'à faire, hm?, se moqua Deidara.
Akemi le fixa d'un air mauvais, et il se prépara à contre-attaquer au cas où elle déciderait de s'en prendre à lui.
Ou bien de me surprendre avec un autre baiser…
- Eh ben alors, si c'est si facile que ça pour toi de trouver un nom, alors vas-y, lance-toi!
L'homme ne se le fit pas demander deux fois. Il se planta devant l'aigle, l'observant longuement. Le rapace, heureux d'être le sujet d'une telle attention, bomba le torse et ouvrit bien grandes ses ailes en se pavanant fièrement devant le duo. Les yeux du ninja blond s'éclaircirent et il se retourna vers Akemi, un grand sourire lui traversant le visage jusqu'aux oreilles.
- Que penses-tu de Shiraha, hm?
La jeune fille resta pensive un instant, et s'adressa ensuite à l'oiseau avec une voix remplie de bonne humeur :
- Alors, Shiraha, t'es prêt à décoller?
Le rapace d'argile lui déplaça quelques cheveux avec son énorme bec en signe de consentement, et se pencha pour que la jeune fille puisse grimper sur son dos. Toute contente, elle laissa échapper un cri de joie, au désespoir de Deidara à qui elle rappelait de plus en plus Tobi. Un Tobi qui lui faisait complètement perdre ses moyens, en plus.
- Hey Deidara! Alors t'embarque ou t'attends qu'il neige?
- Ouais, comme quand ton poulet pâlichon va éclater en mille morceaux, hm, marmonna Deidara, commençant à croire que même son Art s'était finalement retourné contre lui.
- Arrête donc de rechigner et monte. On a un long trajet à faire avant d'arriver à destination.
À contrecœur, Le shinobi se glissa à l'avant de la femme et lui suggéra de bien s'accrocher, ce qu'elle fit avec empressement. C'était la première fois qu'elle volait à dos d'oiseau, et elle sentait l'excitation qui se répandait dans tout son corps. Shiraha décolla à la vitesse de l'éclair, laissant un nuage de poussière à l'endroit où il s'était tenu une demi-seconde plus tôt. Ses larges battements d'aile firent perdre l'équilibre à la jeune fille, et elle resserra son étreinte autour de la taille de Deidara, les yeux clos dans une expression de peur absolue. Elle enfouie sa tête dans le dos du shinobi, se refusant de regarder en bas. Après y avoir longuement réfléchi, elle se dit que, finalement, elle aurait peut-être préféré voyager par voie terrestre. Comme pour confirmer ses craintes, le rapace réalisa une série de vrilles dans le ciel, sans se soucier de ses deux passagers.
Ou peut-être était-ce Deidara qui voulait qu'elle resserre un peu son étreinte? Qui sait.
La kunoichi s'époumona avec frayeur, prête à tout pour regagner la terre ferme. Après quelques minutes, l'aigle d'argile interrompit son manège, et étendit ses larges ailes au maximum. Aussitôt, leur moyen de transport redevint stable, planant gracieusement entre les nuages chargés de pluie qui inondaient le ciel. Akemi continua tout de même de serrer Deidara de toutes ses forces, lui coupant probablement le souffle. Il ne s'en plaignit pas pour autant.
Ainsi, de nombreuses heures s'écoulèrent sans qu'aucune parole ne fût dite. Au loin, Deidara entrevoyait les hautes montagnes qui surplombaient fièrement le magnifique paysage. Une petite rivière serpentait à leurs pieds et se transformait progressivement en fleuve, prêt à se jeter dans l'océan qui se dessinait au loin. L'air salin emplit les narines de l'homme et il respira le doux parfum avec satisfaction. Leur périple dans le ciel touchait bientôt à sa fin, au plus grand soulagement de la jeune fille fermement cramponnée à son partenaire.
Shiraha entama lentement sa descente, alors qu'Akemi fermait une nouvelle fois hermétiquement les yeux. Sous la commande de Deidara, l'oiseau nacré se laissa guider jusque vers une petite baie, là où se dressait une grande demeure aux façades couleur d'ivoire. D'immenses fenêtres perforaient les murs ici et là, laissant la lumière pénétrer aisément dans l'habitation. La cour était assez grande pour pouvoir y installer une dizaine de terrains d'entraînement et était jonchée de palmiers et de feuillus. Dans l'arrière-cour, une plage de sable fin s'étendait à perte de vue. Le doux bruit des vagues persuadèrent finalement Akemi d'ouvrir les yeux. Lorsqu'elle vit le magnifique paysage qui s'étendait un peu plus bas, elle en eut le souffle coupé.
- C'est magnifique!, s'exclama-t-elle en se redressant vivement, s'appuyant sur les épaules de Deidara, sa peur semblant s'être momentanément volatilisée.
- Je sais. On est certains de gagner avec un endroit pareil. Les autres groupes n'ont aucune chance contre ça!
- C'est sûr! Au fait, tu sais c'est quoi qu'on gagne si c'est nous qui l'emporte?, le questionna la kunoichi.
- Bah, c'est pas ça l'important. Tout ce que je veux, c'est faire baver un peu Sasori. Si je peux pas le convaincre que mon Art est supérieur au sien, alors il faut au moins que je le surpasse dans d'autres choses pour qu'il cesse de me casser les pieds à tout moment avec ses stupides spectacles de marionnettes, cria le ninja blond en se tournant vers Akemi.
Ses longs cheveux blonds lui chatouillèrent le visage alors qu'il lui faisait ses explications, sans qu'elle ne puisse entendre quoi que ce soit tant le vent était puissant. La terre se rapprochait à une vitesse effarante, et Shiraha orienta ses puissantes serres vers l'avant. Et puis, dans un dernier battement d'aile, il se posa avec douceur, à quelques mètres seulement de la massive porte de bois de la demeure. Deidara fut le premier à mettre pieds à terre, et il tendit la main à sa partenaire pour l'aider à descendre à son tour. Celle-ci accepta avec gratitude et le laissa l'entrainer vers les imposantes portes de bois décolorées par le soleil et l'air salin. Shiraha s'envola au loin, sans doute en quête d'action après un si long et ennuyant voyage.
Après avoir farfouillé de longues secondes dans son sac, Deidara sortit triomphalement une clé de fer trapue qu'il tourna dans la serrure. Il ouvrit la porte et la vue qui s'offrit au duo les laissa tous deux perplexes. La demeure était sans dessus-dessous, comme si elle avait été fouillée de fond en comble par des voleurs.
- Hm, fit Deidara en se grattant le derrière de la tête avec découragement.
Son air penaud fit comprendre à Akemi que tout ce fouillis n'avait pas été prévu.
- C'est vrai que, après toutes ces années, je n'aurais pas dû m'attendre à une extrême propreté… Mais ça, ça dépasse largement l'ampleur de toutes mes craintes.
Il ramassa un cadre brisé sur le sol. Un morceau de verre se détacha et éclata à ses pieds. L'ouvrant avec délicatesse, il en sortit une photo qu'il fixa avec appréhension. Akemi jeta un coup d'œil par-dessus son épaule. Du morceau de papier jaunit par le temps, un jeune garçon, un homme et une femme la fixait. L'homme avait de grands yeux bleus sans éclat, et un air sévère empreint sur ses traits. Ses sourcils étaient froncés au-dessus de son nez droit, et ses bras fermement croisés sur sa poitrine. À sa gauche, une jolie jeune femme aux cheveux dorés souriait de toutes ses dents, faisant contraste avec l'homme qui se tenait à ses côtés. Elle serrait un jeune garçon blond dans ses bras avec affection. Il y avait entre eux une nette ressemblance, ne pouvant être possible qu'entre deux membres d'une même famille, dans ce cas-ci, entre une mère et son jeune fils. Le petit garçon, on le devinait tout de suite, ne pouvait être que Deidara. Mais il avait tout de même quelque chose qui les différenciait, mais Akemi ne sut pas tout de suite de quoi il s'agissait.
Deidara glissa la photo dans la poche de son pantalon et se retourna vers la jeune femme.
- Bon, il va falloir faire de l'ordre dans cette maison, si on veut avoir une chance.
Akemi acquiesça avec découragement. C'était une tâche de taille monumentale.
-Mais pas avant de s'être reposés un peu, compléta Deidara en agrippant la main d'Akemi.
Il l'entraina à l'extérieur à pas de géant et tous deux se retrouvèrent les pieds dans le sable, à une dizaine de mètres de la nappe d'eau céruléenne. Deidara, après avoir contemplé le paysage pendant un moment, lâcha la main de son amie avec embarras. Akemi fit mine de ne rien avoir remarqué et elle enleva avec empressement ses chaussures et son manteau noir qu'elle lança un peu plus loin, bien vite imitée par Deidara. Ils s'élancèrent vers les vagues qui ridaient la surface de l'eau. Elle retroussa le bas de ses pantalons pour ne pas les tremper, et avança dans l'eau chaude de la mer. Deidara s'approcha lui aussi, les yeux perdu dans les vapes. Pour le tirer de sa rêverie, Akemi l'éclaboussa d'un grand coup de pied. Son action eut les résultats escomptés et Deidara la fixa avec un air hébété, comme la fois où ils avaient eu leur fameuse bataille d'oreillers. Voyant finalement le sourire taquin de la jeune fille, il s'élança dans sa direction et l'éclaboussa à son tour.
- Ne pense pas t'en tirer comme ça, hm!
- Pfft, tu serais même pas capable d'arroser une fleur, même si elle te sautait dans la face!, railla-t-elle en évitant le jet d'eau que Deidara lui envoyait.
Bientôt, les deux ninjas se retrouvèrent mouillés de la tête aux pieds, leurs vêtements dégoulinant d'eau salée. Ils se laissèrent tomber sur le sable blond afin de se laisser sécher au soleil. Après quelques minutes de silence, Akemi prit la parole.
- On est bien, hein?
- Sans Tobi tu veux dire?
C'était la première fois qu'elle l'entendait rire. Du moins, de cette façon. C'était un rire jovial et empreint d'humanité. Oui, d'humanité, si c'était possible pour un membre de l'Akatsuki d'en avoir encore un peu. Elle savait maintenant ce qui différenciait Deidara du petit garçon sur la photo. Il avait le regard terne à présent, tout comme son père, songea-t-elle. Mais en le voyant rire ainsi, sur une plage, à des lieux du manoir de l'Akatsuki, elle sut que le petit garçon était toujours là, ne demandant qu'à être libéré.
La kunoichi lui donna une claque amicale sur l'épaule, un sourire sur les lèvres.
- Hey! J'aime bien Tobi. En fait, moi je suis plutôt contente de plus avoir à éviter Hidan pendant un petit moment… Mais c'est sûr que je vais m'ennuyer de Tobi, de Konan, d'Itachi et–
- Itachi?, demanda Deidara en se retournant vers Akemi, surpris.
- Euh…
- Attends, t'es sérieuse?
- C'est une longue histoire, dit-elle en rougissant malgré elle.
Deidara remarqua la teinte rosée que prenaient les pommettes de sa partenaire. Cela le mit hors de lui, pour des raisons qu'il ne pouvait pas tout à fait s'expliquer.
- Mais depuis quand tu lui parle à Itachi, hm?, s'enquit Deidara, la voix remplit d'une colère n'ayant aucun sens pour Akemi.
- Deidara, calme-toi…
- Tu… tu n'as quand même pas…
Sa colère s'éteignit aussi vite qu'elle était apparue. Maintenant, il considérait la femme non avec fureur mais avec une incompréhension non-voilée.
- Je sais pas pourquoi j'ai dit son nom, tenta de se rattraper la jeune femme, les joues en feu. J'étais pas attentive et c'est sorti tout seul! Ouais, c'est ça, compléta-t-elle, peut-être un peu pour se convaincre elle-même.
- hm, se renfrogna Deidara, en croisant ses bras sur sa poitrine, visiblement vexé.
Akemi ne comprenait pas pourquoi il s'était vexé à ce point. Lui de même, d'ailleurs.
- Je… Je vais aller nous faire à manger, dit-elle avant que le ninja blond ne puisse ajouter quoi que ce soit.
Elle se leva d'un bond et accourut vers la maison en se médisant à voix basse. Pourquoi avait-il fallut qu'elle mentionne Itachi? Une fois rendue dans ce qui restait de la cuisine, elle frotta le comptoir, avec l'intention de le faire briller comme un sous neuf. C'était une bonne façon de faire passer sa colère et de réfléchir un bon coup. Mais pourquoi, encore une fois, se mettait-elle dans tous ses états sans aucune raison? Pour Deidara? Elle chassa cette pensée au plus profond de son esprit et se remit au frottage récurent du comptoir.
- Akemi?
Elle porta sa main à son cœur et sursauta en poussant une exclamation de surprise.
- Ah! Deidara, tu m'as fait peur.
L'homme blond resta un moment sur le pas de la porte à la regarder avant de s'avancer vers elle.
- Qu'est-ce que tu veux?, demanda précipitamment Akemi en augmentant la vitesse à laquelle elle frottait machinalement le comptoir.
Il posa une main sur son épaule, tentant de la retourner vers lui. Elle s'entêta à frotter le comptoir, redoublant même d'ardeur.
- M'excuser, hm.
Ses mains cessèrent d'un coup d'astiquer et elle se retourna vers lui, une moue surprise sur le visage.
- T'excuser? Mais t'excuser de quoi voyons? C'est ma fau–
- De m'être emporter, compléta Deidara visiblement embarrassé à présent. Je ne vois pas pourquoi ça m'a fâché de savoir que toi et Itachi, eh ben, tu vois ce que je veux dire.
- Non, je ne vois pas ce que tu veux dire, répliqua Akemi un peu trop brusquement.
- Je vais quand même pas te faire un dessin, balança le shinobi en retenant son souffle.
Akemi n'arrivait pas à en croire ses oreilles.
Mais d'où il sort celui-là?
- Quoi? Mais t'es malade? Moi et Itachi? Pfft, ben voyons donc, s'esquiva la kunoichi, en se remettant à astiquer.
- Bien, je vois! Oui, je… alors… hm, s'excusa Deidara en ressortant par où il était entré quelques minutes plus tôt.
Lorsqu'il fut hors de vu, il soupira longuement en se laissant tomber sur le sable, soulagé.
Tadam! C'est tout pour se dixième chapitre! Avez-vous des idées de ce que sera la récompense offerte à l'équipe ayant déniché le meilleur repère? Dites-moi tout ça en me laissant une review! Mes chapitres semblent être publiés plus rapidement lorsque j'en reçois plusieurs, alors ne trainez pas vous non plus. ;)
Shiraha (白羽): Plumage blanc
