Chapitre 9 :
Cela faisait un moment qu'il lui laissait trop de liberté et cela avait faillit lui couter Orihime. Il devait mettre les choses au clair avec elle avant une autre catastrophe. Il savait qu'il avait rattrapé le coup de justesse. Et il ne la laisserait pas lui échapper. Il ne laisserait plus personne lui échapper. C'était lui qui décidait.
Il savait où la trouver. Et il ne put s'empêcher de sourire en la voyant sur le terrain entrainer les Cheerleaders du lycée. Il s'approcha des grilles entourant le terrain et les observa un moment. Il ne pouvait s'empêcher de se faire des films en voyant telle ou telle fille, en les voyant se déhancher, en apercevant un bout de culotte quand elles sautaient. Il en aurait bien fait sauter sur ses genoux. Et sans culotte.
En fait, il attendait tout simplement que Tia le remarque. Il avait tout son temps, il faisait beau et le spectacle était plus qu'agréable. Finalement, cela ne dura pas si longtemps que ça. La blonde finit par le remarquer et par renvoyer toutes les filles aux vestiaires. Y compris ses « gardes du corps ».
Elle s'approcha lentement des grilles, laissant ainsi tout le temps à Ichigo d'admirer ses formes généreuses. Elle accentua légèrement son déhanché, elle savait à quel point il était ravageur. Elle ne pouvait s'empêcher d'être excitée par la présence du roux. Elle en était dingue, mais surement pas amoureuse ! Ce qui lui plaisait c'était la maitrise qu'il avait des pratiques sexuelles et de son corps, le fait qu'il sache parfaitement s'en servir pour son plus grand plaisir. A elle. Elle n'avait jamais eut un amant aussi doué. Et surtout aussi jeune. Mais dés qu'elle aurait trouvé mieux, elle le jetterait comme une vielle chaussette, comme elle faisait à chaque fois. Et ça il n'en savait rien ou alors il s'en fichait royalement. Pour elle, ça revenait au même. Tout ce qui comptait c'était son plaisir !
-Alors Ichigo … tu t'es enfin décidé à venir voir un entrainement.
-J'ai à te parler Tia.
Le sourire était là mais le ton était froid. Tia se demanda se qu'il se passait.
-Moi qui croyais que tu venais pour t'amuser.
La blonde se campa sur ses jambes. Et sur sa défensive. Elle se doutait de ce qu'il voulait aborder comme sujet. Il n'y avait pas 36 points de discorde entre eux. Il n'y en avait qu'un : Inoue Orihime.
-Je voudrais que laisse Orihime tranquille.
-Et pourquoi ? Elle est encore venue se plaindre et geindre dans tes bras ? Tu aimes plutôt ça d'habitude, non ?
-Pas quand elle doute de moi. Elle pense que si tu agis de la sorte c'est parce qu'on couche ensemble.
-Ce qui est vrai.
-Ce qu'elle ne doit pas savoir. En aucun cas.
-Et alors ? Il arrivera forcement un moment où elle s'en rendra compte.
-Tu ne comprends pas Tia … c'est moi qui déciderai de ce moment … pas toi.
Tia frémit devant tant de détermination et de froideur. Elle entrapercevait une facette du roux qu'elle ne lui connaissait pas : son coté maniaque du contrôle.
-Ok, fit-elle après un petit silence. Je la laisse tranquille.
-C'est mieux comme ça Tia. Bien mieux.
Ichigo lui sourit puis se retourna et commença à s'en aller.
-Tu es sûr de ne pas vouloir visiter nos vestiaires ? demanda la blonde d'une voix sensuelle.
Ichigo se retourna lentement, toute trace de douceur envolée, le regard dur.
-Je tiens bien plus à elle qu'à toi, Tia. Ne me provoque pas … tu n'aimerais pas ça.
La blonde n'en revint pas de cette dernière réplique, elle n'avait rien à voir avec sa question. Elle finit par hausser les épaules. Apres tout, peut être n'avait-il pas envie en ce moment. Peut être allait-il passer un peu plus de temps avec la rousse et du coup moins avec elle ? C'était peut être le moment pour elle de se remettre en chasse d'un meilleur amant. Mais avant, elle allait donner le coup de grâce à sa rivale. Elle rejoignit, guillerette, les vestiaires, un plan se formant déjà dans son esprit. Oh elle avait hâte d'y être !
Un petit silence régnait dans le couloir de l'hôpital. Un petit silence uniquement interrompu par les pas feutrés des infirmières et des quelques visiteurs. Cette aile de l'hôpital était la plus calme, la plupart des malades étant dans le coma. Tout le monde se déplaçait avec cette espèce de douceur, comme s'ils ne voulaient pas déranger ni les patients, ni le silence qui régnait.
Isshin porta un regard en biais à l'homme assis à 2 fauteuils de lui. Il reporta son attention après sur la porte par laquelle avait disparu son fils. Il soupira. Il ne pensait pas remettre les pieds dans un hôpital avant longtemps. Et surtout pas dans cette aile. Elle lui rappelait trop de mauvais souvenirs. Il ne savait pas combien de temps il avait put passer là, à attendre. Il secoua la tête. Aujourd'hui, il était là pour soutenir un ami. Certes, ils avaient laissé une certaine distance s'installer entre eux depuis la mort de Masaki, mais, malgré tout Ryuken restait son ami. Un ami qui l'avait soutenu dans les moments difficiles. Alors, aujourd'hui c'était à lui de le soutenir.
-Ryuken ? Appela-t-il doucement.
L'homme aux cheveux blancs ne bougea pas. Isshin se rapprocha alors et lui posa délicatement la main sur l'épaule. Il sentit celle-ci se contracter avant de se détendre. Il laissa sa main en place et attendit que son ami lui réponde. Il ne pouvait que s'imaginer dans quel état d'esprit pouvait être l'homme.
-Isshin, souffla ce dernier.
-Oui ?
-Tu … tu savais pour … nos fils ?
Isshin fut surpris par la question. Il se gratta la barbe en réfléchissant avant de répondre.
-Honnêtement… non. Je savais que Kuuran s'était trouvé quelqu'un. Mais il ne voulait rien en dire … comme s'il voulait protéger cette personne et leur relation.
-Je … je n'aurai jamais imaginé qu'il puisse …
-Etre gay ? proposa Isshin après le silence de Ryuken.
-Oui. Je suppose que oui. En fait, je ne m'étais pas rendu compte qu'il avait autant grandi. Pour moi, il était resté le petit garçon qu'il était à la mort de son grand père.
-Ils grandissent tous, tu sais. Le tout est de s'en rendre compte avant qu'il ne soit trop tard.
Isshin regretta sa formulation maladroite au regard des circonstances. Cependant, il vit Ryuken esquisser un sourire. Son ami avait toujours eut un humour assez noir. Et en même temps, il n'avait eut que les grandes lignes. Ryuken l'avait appelé, calme, en lui disant de venir récupérer son fils aux urgences de l'hôpital, sans lui dire rien de plus, ni lui laisser le temps d'en placer une. Ce n'était qu'une fois sur place qu'il en avait sut plus, c'est-à-dire que Kuuran avait trouvé Uryu avec les veines ouvertes dans la douche, et que Ryuken avait appelé les urgences, et emmené le décoloré avec lui car il était en état de choc.
D'ailleurs, c'en était un de choc pour Ryuken quand il avait vu son fils torse nu. Il avait alors découvert toutes les cicatrices qui courraient sur le torse et les bras de son fils. Il en avait conclu que celui-ci se mutilait depuis déjà un bon moment. Comment était-il passé à coté de ça ? À coté du mal être évidant de son fils ? Parce qu'il ne voulait pas voir ? Parce qu'il ne pouvait pas voir ? Il n'en savait rien et ce n'était pas aujourd'hui qu'il allait avoir des réponses. Enfin si peut être.
-Tu savais que Kuuran venait chez nous ?
-Non. Et pourquoi aurais-je dû être au courant ?
-Kisuke ne t'a rien dit ?
-Il aurait dû ?
-Il a fait de mon fils le tuteur du tien.
Isshin le regarda éberlué. Il n'était au courant de rien. Et il en connaissait un qui allait devoir planquer son cul. En tout cas, heureusement que Kuuran était venu. Il lui avait probablement sauvé la vie. La raison était de savoir pourquoi l'ébène s'était tranché les veines.
-Attend, fit Isshin, comment peux-tu être sûr que nos fils sortent ensemble ?
-Ouvre les yeux Kurosaki ! Ne put s'empêcher de s'exclamer l'homme aux cheveux blancs. Ça saute aux yeux ! Uryu n'aurait jamais fait venir quelqu'un chez nous si … s'il n'y tenait pas un minimum. Et vu la réaction de ton fils … tu crois vraiment qu'il soit nécessaire que je te fasse un dessin ?
-Non, non pas de dessin ! Je m'en remets à tes déductions mon cher Ishida.
Les deux replongèrent dans leurs pensées, chacun méditant sur ce qui venait de se passer et sur ce qui allait advenir.
Kuuran referma doucement la porte derrière lui. Il voulait faire le moins de bruit possible. Il voulait se faire le plus petit possible. Il voulait disparaitre, mais ne le pouvait pas. Il se sentait responsable de ce qui venait d'arriver à Uryu. Il en avait l'intime conviction. Il ne pouvait se défaire de cette sensation. Il se dirigea doucement vers le lit et observa à loisir l'ébène allongé.
La chambre était blanche, les draps était blanc, la blouse que portait Uryu était blanche tout comme l'adolescent. Le silence n'était rompu que par les petits bips de la machine reliée au corps inerte. Doucement, il s'approcha et finit par poser sa main sur celle de l'ébène. Elle était chaude, ce qui le rassura. Il remarqua alors qu'il n'avait plus ses lunettes et ne put s'empêcher de se faire la réflexion qu'il était beau ainsi. Oui, il trouvait Uryu beau en blanc. Et ce n'était pas la première fois qu'il se faisait cette réflexion.
Il ne put cependant parler. Il ne savait pas pourquoi, mais il n'y arrivait pas. Il ne savait par où commencer et trouvait ce silence de circonstance. Il resta ainsi plusieurs minutes, juste sa main posée sur celle de son petit ami, juste à l'observer. Quand il sentit les larmes lui monter aux yeux, il sortit. Il passa devant leurs pères. Le sien se leva aussitôt et le suivit hors de l'hôpital. Il sentit alors Isshin se mettre à sa hauteur et ils se dirigèrent vers la voiture. Le trajet se fit en silence, Isshin comprenant son besoin de silence et Kuuran l'en remercia intérieurement. Une fois arrivé chez eux, Kuuran monta directement dans sa chambre et s'y enferma. Il se cacha sous sa couette et décida de ne plus en sortir. Il avait mal et il ne pouvait rien y faire. « Tout est de ma faute » ne pouvait-il s'empêcher de penser. Et cette pensée le rongeait. Il finit par s'endormir après avoir pleuré toutes les larmes de son corps.
L'altercation fut violente. Et visible de tous. Tia ne s'obligea même pas à être discrète. Tant qu'à passer pour la méchante, autant l'être à fond. Elle discutait avec sa garde rapprochée et bouscula Orihime qui arrivait en sens inverse et qui pourtant s'était poussée.
-Tu le fais exprès ou quoi ? ! L'interpella Tatsuki.
Chizuru aidait la rousse à se relever, tandis qu'autour d'elles s'était formé un cercle de curieux, attentif à une nouvelle altercation entre Harribel et Inoue. Ils avaient l'impression de suivre un soap en direct.
-Et alors ? lui répondit la blonde.
-Tu n'es vraiment qu'une …
-Laisse Tatsuki, intervint Inoue.
-C'est vrai ça ! Je peux savoir de quoi tu t'mêles ? Tout ça ne te regarde en rien Arisawa, et ne te regardera en rien. N'est-ce pas, Inoue ?
-Je peux savoir de quoi tu parles Harribel ? demanda la rousse.
-A ton avis ? Tu veux que j'te fasse un dessin ?
Tia s'approcha de sa rivale et coinça celle-ci contre un mur. Apache et Mirarose empêchaient Tatsuki d'intervenir, tandis que Sunsun s'occupait de Chizuru. Tia avait donc toute latitude pour faire passer son message. Elle se rapprocha encore de la rousse, leurs corps à quelques millimètres l'un de l'autre et leurs regards soudés.
-Ichigo … voilà de quoi je parle, susurra-t-elle à l'oreille de la rousse. Sache que contrairement à ce que tu pourrais penser, je ne suis pas jalouse de toi, d'ailleurs qui le serais ? Et tu sais pourquoi ? Non … tout simplement parce que je m'l'tape ton chéri ! Il ne se contente pas de toi, ni de moi, je suis sûre qu'il doit en avoir 2 ou 3 autres. Mais ça je m'en contre fiche !
-Tu racontes n'importe quoi, parvint à répondre Orihime, blême. Il m'est fidèle.
Tia éclata de rire. Ça c'était la meilleure ! Tout le monde savait qu'Ichigo trimballait sa queue partout. Tout le monde sauf son officielle. C'était trop drôle.
-Il n'est fidèle qu'à lui-même. Et si tu veux vraiment en juger par toi-même … tu n'as qu'à venir après demain … après le match … dans les vestiaires … je suis sûr que tu nous trouveras facilement.
Tia se retira alors, libérant la rousse et passa sa main dans ses cheveux. Elle ne se retourna pas et continua son chemin comme si elle ne l'avait jamais interrompu. Ses trois amies la suivirent aussitôt. Tatsuki et Chizuru se précipitèrent sur Orihime qui était encore plus pâle que d'habitude et décidèrent de l'emmener à l'infirmerie. Elles durent soutenir la rousse qui resta muette tout le long du chemin.
Bon alors ce chapitre? j'ai pas grand chose d'autre à dire ... sauf que y'aura pas de publication le week end prochain, mais surement mercredi. voili voilou !
