Bonjour à tous et voici un nouveau chapitre pour vous. J'avoue ne pas être très fier de celui-là mais comme l'un de objectif est de poster un chapitre par mois, bah voilà. Merci à la personne ayant parlé de mes scènes d'actions. C'est tellement gentil Ça me fait toujours plaisir de lire des reviews.

Donc n'hésitez surtout pas à continuer de commenter mes fanfics. Et sur ce, bonne lecture!


« Allez ! Réveilles-toi gamine. Me laisses pas comme ça »

La voix semblait résonner dans mon cerveau et amplifier au passage. J'avais tellement mal au crâne, je voulais juste dormir un peu et faire passer la douleur. Cette douleur dans tout mon corps, je devais être recouverte de bleues, coupures et autres plaies. Et puis dans mon mollet. Une douleur si forte qu'elle semblait irréelle. Et mon crâne, ce marteau dans mon crâne. Comme si on avait plaqué une basse contre mon oreille. Pourtant je ne pleurais pas et ne criais. J'étais si fatiguée. Je voulais juste me reposer un peu.

« Non , non ! Ne te rendors pas ! »

Pourquoi continuait-il de hurler ? Je me rendis soudain compte que ma bouche avait le goût du fer. Du sang. Ma bouche était couverte de sang. Je me tournais d'un coup sur le côté et crachais, essayant de supprimer ce goût immonde. Mais ce mouvement réveilla la douleur dans mon corps et je lâchais un hurlement de douleur.

« C'est bien tu es vivante. Bon ne bouge plus, je vais te porter. »

Je désobéis à mon cerveau qui me hurlait de m'endormir et ouvrais lentement les paupières. La lumière qui traversait le feuillage des arbres m'agressa la rétine et il me fallut trois tentatives pour arriver à la supporter. Je distinguais soudain le visage de mon garde du corps. Mon cerveau se réveillait lui aussi et fit le lien entre la voix et la personne. Il passa une main sous ma nuque et l'autre sous mes genoux et me souleva. Ma gorge me brûlait pourtant je parviens à prononcer quelques mots d'une voix murmurante.

« J'ai mal.

-Ca veut dire que tu es vivante, accroche toi a cette idée pour le moment. Je vais te conduire à l'hopital »

Un faible sourire traversa mon visage. Il avait raison, je devais me concentrer sur l'idée de rester vivante. J'avais échappé à des kidnappeurs et l'autre n'avait pas réussi à garder le contrôle, ce n'était pas pour que je le laisse tout tomber maintenant. Je sentais alors mon sauveur me déposer à l'arrière de sa voiture. Je levais le pouce pour lui faire signe que cette position m'allait. J'étais assise de travers, mes jambes reposaient sur les sièges arrières et j'appuyais mon épaule gauche contre le dossier.

« Repose-toi, je vais nous conduire à Gotham le plus vite possible d'accord ? »

J'obéis et tentais de trouver la position la moins douloureuse possible, ce qui se révéla bien vite inutile. Mon corps entier semblait couvert de bleues ou de cicatrice, si bien que je ne savais plus où m'appuyer. Mon seul réconfort était que mon crâne me semblait un peu moins douloureux. Alors que la voiture démarrait, j'observais un instant ma jambe. Un bandage simple entourait ma jambe et le sang semblait avoir arrêté de couler. Malgré la douleur absolument horrible, j'avais cette impression intérieur que la balle c'était enfoncé seulement dans le gras et que j'avais évité bien pire.

"Tu as eu de la chance qu'il ait utilisé une balle aussi médiocre. Je pense que comme ils devaient seulement te capturer, ils n'ont pas pris de quoi faire de vraie dégâts."

Comme si il avait pu entendre mes pensés, Wade sembla répondre à mes questions personnelles. Je n'y connaissais rien en arme mais, son explication me paru plausible alors je hochais la tête pour lui montrer que j'avais bien compris. Je laissais vaguer mes pensés et m'endormis petit à petit. Mais je faisais parti de ces gens incapable de dormir en transport et même les paupières fermés et le cerveau embrumé, je restais tout de même vaguement alerte.

"Secrétariat de folie enterprise bonjour, Harleen à votre écoute.

-Salut Harley.

-Hey Floyd. Je ne peux pas trop te parler, j'ai une ville à dératiser. Quelque chose à dire?

-Oui un peu. On rentre à Gotham et Savie a besoin de soin.

-Pardon ? Floyd dit moi tout de suite ce qui est arrivé à mon chaton !

-Harley calme toi s'il te plait. Des nightmares sont arrivés mais, ta fille est en sécurité. Elle a prit une balle mais, ça n'a pas atteint l'os. Je vais essayer de lui trouver des soins.

-Une balle ! Mais tu te fous de moi Loyd ? Tu as de la chance de ne pas être en face de moi maintenant. »

Je pouvais entendre Harley hurler à travers le téléphone. Pendant un moment, les deux restèrents silencieux et je crus que l'appel était terminé. Puis soudain Harley repris la parole.

« Bon, amènes la au Hole, porte du Sud. Deux gars à moi la récupéreront et je me chargerais du reste. Tu vas le regretter si elle est gravement blessée, je te l'assure. »

Complètement sortie de ma torpeur par le bruit de leur conversation, j'ouvris les yeux à temps pour voir Loyd cogner contre le volant de colère. Mon coeur se serra soudain. Je craignais qu'Harley lui fasse du mal par ma faute.

"Désolé.

-Pardon?

-À cause de moi Harley vous voit d'un mauvais oeil.

-Ce n'est pas de ta faute mais de la mienne gamine. J'avais un job et j'ai échoué. Tu es sa fille et Harley a raison d'être en colère.

-Je ne suis pas sa fille"

Il haussa un sourcil circonspect puis ses doigts se serrèrent autour du volant.

"Tu veux que je t'emmène autre part"

Je pris un certains temps avant de répondre à sa question. Il aurait bien pu m'emmener à l'autre bout de la terre? est-ce que j'aurais su me débrouiller? Je ne savais même pas où trouver mes vraies parents. Peut être étaient-ils morts après tout? Peut être avaient-ils déménagé loin d'ici? Je n'avais personne chez qui me réfugier.

"Non, ça ira."

Quelque chose du lui passer par la tête car il s'arrêta soudain sur le bord de la route et se tourna vers moi.

"Dit moi gamine, qu'est ce que tu fous chez elle? Il me demanda"

Ne sachant pas quoi répondre, je détournais le regard et fixais mes mains. Elles étaient pleines de bleues et de coupures, des filets de sang avaient coulé par endroit. Mes doigts craquaient à chaque mouvement et se révélaient assez douloureux.

"Je ne sais pas."

Ma lèvre se mit à trembler et je sentais des larmes me montais aux yeux. Je ne voulais pas craquer comme ça.

"Je suis sa fille de sang alors je dois vivre avec elle. C'est comme ça que ça marche je suppose."

Il attrapa soudain un vieux journal qui traînait au pied du siège passager et en déchira un morceau. Puis il fouilla ses poches à la recherche d'un stylo. Je me demandais ce qu'il pouvait bien faire et l'observais griffonner quelque chose puis me tendre le papier.

"Tiens, je ne veux pas me mêler trop dans les affaires d'Harley. Mais si un jour tu te retrouves en danger appelle moi gamine"

Je lui souris et attrapais le numéro que je glissais dans la poche de mon sweater. La voiture redémarra et roula encore un moment avant d'arriver à Gotham. Nous traversâmes l'un des ponts de la ville puis les rues jonchées d'immeuble. A travers la vitre je voyais le Hole se rapprocher petit à petit. Ce quartier de la ville était apparu juste après les explosions du Joker et prenait racine sur un trou formé par la plus grosse des bombes. Alors que des travaux étaient en cours pour reconstruire des immeubles, divers groupes de mafieux et gangster en avaient prit le contrôle. Le quartier pullulait donc d'hommes de main si bien qu'aucun habitant censé n'osait y pénétrer. Le Hole prenait des apparences de ville dans une ville car les entrés et sorties se faisait assez rare et toujours par les quatre grandes portes, situés aux points cardinaux et chacune contrôlée par un gang.

La voiture s'arrêta soudain devant la porte Sud, gérée et surveillée par les Jokerz. Comme toutes les autres portes, il s'agissait en réalité d'une simple route où quelques hommes de mains s'occupaient des allez et venues en vérifiant chaque voiture. Floyd baissa sa fenêtre pour saluer un gardien en masque de clown. Un autre qui faisait le tour de la voiture me désigna du doigt. L'homme qui commençait à questionner Floyd fit alors signe à deux de ses sous fifres d'approcher. Ils ouvrirent la porte arrière et me tirèrent doucement de la banquette. Le gardien ordonna à mon chauffeur de faire marche arrière.

« Nous allons nous occuper d'elle à partir de maintenant. Vous avez perdu la confiance de la chef. »

Je me laissais faire, trop fatiguée pour ne serait-ce qu'essayer de me débattre. A l'avant, mon garde du corps me regarda avec un sourire amer. Il semblait hésiter sur quelque chose. Je m'efforçais de lui sourire et fis signe d'au revoir. L'idée qu'il me laisse partir ne me faisait rien et ne changeait pas mon avie sur cet homme. Dans une même situation, je me serrais sûrement montrée bien plus lâche, lui avait déjà osé me poser des questions sur Harley et essayait de m'aider. Et puis, cet homme venait de me sauver la vie, il avait ma reconnaissance et mon respect éternel.

Au moment où la voiture fit finalement marche arrière, l'un des hommes de mains me hissa sur son dos. Mon corps pendait mollement, vide de toute énergie, alors que le sang continuait d'imprégner mon bandage. Je vis la voiture disparaitre au coin de la rue et sentis comme un poids sur mes épaules. En moins d'un mois, tant de chose étaient arrivées que je me sentais de plus en plus emprisonnée et seule, comme un pauvre insecte dans la toile d'une araignée. Des évènements plus effrayants les uns que les autres s'enchaînaient et je n'avais aucune idée de comment me sortir de ce tourbillon.

L'homme de main me porta à travers les rues sales et glauques du Hole. Les entrées d'immeubles décrépies alternaient avec les bars emplis d'hommes, un verre d'alcool fort à la main. Je n'avais aucune idée de l'heure, seulement qu'il faisait nuit noire. Il devait être au moins minuit. Peut être plus même. Je n'en avais strictement aucune idée.

Je me sentais si seule. Personne à qui parler de tout ce qui m'arrivait ou pour me rassurer. Bien sûr, il y avait Cassidie mais, elle vénérait ma mère. Et puis, Floyd venait juste de repartir. Comment alors leur demander de l'aide pour sortir des griffes d'Harley ? Même mon propre corps se désistait de mon contrôle. C'était bien la chose la plus effrayante qui me soit arrivée. Sentir son propre corps bouger sans qu'on puisse faire quelque chose, entendre sa voix prononcer des mots auxquels on n'avait même pas penser. Pauvre enfant. Tu as bien de la chance que je sois encore trop fatigué pour reprendre le contrôle. Je suis affaiblie depuis l'accident en voiture mais, dès que mon heure viendra, je reprendrais le contrôle et te montrerais ce que c'est qu'être fort. Tu es encore vivante ? Je ne t'écouterais plus de toute manière, tu n'es qu'un monstre.

« Lucy ! »

Je me tournais pour voir Harley accourir vers moi et me prendre dans ses bras, me soulever comme si je ne pesais pas plus qu'un bébé. Elle m'embrassa la joue à répétition et des larmes commençaient à couler sur sa joue. Sa réaction était tout à fait normale pour une mère dont la fille venait de prendre une balle. Mais son contact me dégoûtait tout de même. Dit bonjour à maman de ma part, soit une bonne fille.

« Tu n'as pas trop mal mon chaton ? Ne t'inquiète pas, maman a trouvé un médecin pour te soigner. »

Je m'attardais un instant sur son visage. Ses yeux étaient extrêmement cernés. Elle avait une bosse au niveau du sourcil droit et une coupure à la lèvre. Elle s'était sûrement battue. Souvient toi de ce qu'ils disaient dans le journal. Me voyant observer ses blessures, Harley sourit et passa doucement une main dans mes cheveux pour les remettre en place derrière mon oreille.

« C'est rien, des bêtises. Ne t'inquiète pas pour ta maman. C'est toi la blessé, compris ? »

Je hochais la tête et détournais les yeux, la laissant simplement me caresser. Me prenant sur son dos, elle ouvrit la porte d'un vieil immeuble et entra dans le premier appartement à gauche. Derrière la porte se trouvait en réalité un immense salon dont les murs et le sol étaient recouverts de bâches en plastique, comme celles utilisées durant des travaux. Au milieu ce trouvait une table d'opération et divers accessoires médicaux. Une femme en blouse blanche, médecin je suppose, me regarda arriver alors qu'un homme de main la menaçait de la pointe de son pistolet. Harley me posa doucement sur la table, dérangeant la plaie autour de la balle qui se remit à saigner. Le médecin posa un regard doux sur moi.

« Je suis le médecin Hadley, c'est moi qui vais t'opérer. Je vais t'endormir et tu ne sentiras rien de l'opération d'accord ? Il faut juste que tu te déshabilles avant. »

Je hochais la tête et retirais mon jean. Je retins une mine de dégout lorsque le médecin enleva mon pansement de fortune et révéla ma plaie. Suivant les ordres du médecin, j'enfilais une charlotte et m'allongeais sur le lit.

« Tu n'as pas mangé depuis moins de six heures j'espère ?

-Non

-Et bu depuis moins de deux heures

-Non plus.

-Bien ça facilitera le tout »

Elle me passa un masque sur le visage qui commença à diffuser des gazs dans toutes mes voies respiratoires. Je la fixais, un peu effrayé par ce qui se passait. Harley attrapa soudain ma main entre ses doigts. Je remarquais soudain à quel point son contact était chaud comparé à mes mains froides. C'était comme dans le cour de premier secours qu'on nous avait donné une fois en cours, on nous avait expliqué de toujours couvrir un blessé, quelque soit la météo.

« Ca va aller ma chérie. La médecin Hadley est très douée et elle va bien s'occuper de toi. »

Je tournais la tête vers Harley et commençais soudain à m'endormir. Incapable de rester éveillée, je laissais mes paupières se fermer et me concentrais sur ma respiration. Mon torse se soulevait et s'abaissait tranquillement.

Inspirer.

Expirer.

Des bruits résonnaient à l'extérieur de la pièce. Quelque chose de dure et métallique. Qu'est-ce que ça pouvait bien être ? Et puis ça puait la mort, littéralement. Bon sang qu'est-ce qu'il se passait. J'étais trop fatiguée pour ne serait-ce qu'ouvrir les yeux.

« S'il vous plait… je murmurais.

-Rick, la gamine est réveillée, prévient la patronne. »

La voix était toute proche, grave et comme obstruée. Sûrement un homme de main avec son masque. Je ne me souvenais de rien après le début de l'opération. Est-ce que tout c'était bien passé. Je tentais de soulever un peu ma jambe et me rendit compte qu'elle était retenue par des sangles. J'ouvris une première paupière et observais le plafond blanc où brillait une lampe. Une explosion retentit soudain au loin et fit trembler le sol sous mon lit. Je m'accrochais aux draps et restais un moment immobile avant de rouvrir les yeux.

« Qu'est-ce qu'il se passe ?

-Il est là.

-Il ?

-Batman. »

Je me tournais vers l'homme qui m'avait répondu. C'était le plus proche de moi, il tenait un pistolet de poing et fixais la porte avec inquiétude, trop tremblant pour même essayer de paraitre serein. Il y avait deux autres hommes à la porte, armés plus lourdement. Moi je me trouvais au centre de la pièce, toujours sur le même lit d'opération. Une transfusion dans le bras s'assurait de m'apporter du sang en continu. J'en avais perdue tellement après avoir prit la balle. Mais aucun médecin en vue. Un des hommes observait son téléphone avec attention.

« Interdiction de bouger, ordre de la chef. Il va falloir camper ici les gars. Annonça t-il.

-Et si il arrive Rick ? Demanda un autre à l'air inquiet.

-Nous sommes des Jokerz non ? On a choisi de rejoindre le Joker puis Harley parce qu'on croit en eux et le monde qu'ils vont créer. Tu devrais être heureux de pouvoir protéger leur fille au lieu d'avoir peur. Et puis regarde, j'ai déjà affronté Batman. »

L'homme nommé Rick posa alors ses mains sur ses hanches, l'air fier. Les autres, même le soldat le plus proche de moi qui lui avait donné un ordre et semblait être son supérieur, semblèrent émus par sa phrase. Même moi je trouvais ces paroles très belles, si seulement elles étaient destinées à un autre leader, un meilleur. L'un des hommes de mains rit même un peu. On aurait vraiment cru voir une bande d'ami de longues dates. Il fallait juste oublier les tenues de combat, armes et bruits de tir au loin.

Soudain la porte vola en éclat et la pièce se remplit d'une épaisse fumée. Je fermais les yeux et portais ma main à ma bouche pour empêcher la fumée de pénétrer dans mes poumons.

« En position autour du lit, hurla l'homme le plus proche de moi »

Je ne voyais plus rien et ne pouvais me déplacer. Autant dire que j'étais clairement à la merci du moindre ennemi. Des bruits de balles commencèrent à retentir dans la pièce. Mon cœur battait si fort que je craignais que ma poitrine explose. Les hommes se hurlaient de faire attention. J'entendais des bruits de coups donnés et reçus. Qu'est ce qui pouvait bien se passer. Je tremblais comme une feuille dans le vent. J'avais si peur. Et puis soudain tout fut silencieux. Je n'osais pas bouger au début. Qui avait gagné le combat ? Mais rien se semblait bouger autour de moi alors je me risquais à ouvrir un œil.

Un enfant en costume et masqué se tenait près de moi et m'observais d'un regard noir. Je reconnus immédiatement Robin sans même l'avoir vu une seule fois. Je regardai autour de nous et vis les trois hommes de mains au sol.

« C'est toi Lucy Quinzel ? »

Sa voix était vraiment jeune. Il semblait avoir mon âge, voire moins, en tout cas il était plus petit. Mes mains tremblaient de peur. Est-ce qu'il était là pour m'attraper ? Il n'allait tout de même pas s'en prendre à une enfant.

« Ne me faites pas de mal s'il vous plait.

-TT. On n'est pas là pour toi mais pour les Jokerz. Mais Batman a un œil sur toi, il va essayer de te tenir hors des problèmes d'Harley mais, si tu te montres dangereuse on le saura. Compris? »

Soudain Harley entra dans la pièce en hurlant mon nom. Je me tournais vers elle un instant, surprise par cette arrivée, puis regardai à nouveau vers Robin. Il avait disparu.