Voilà le chapitre du dimanche =)
Merci pour vos reviews vous êtes formidable ! J'ai cru que j'en avais perdu quelques uns et finalement non alors je suis au top =)
bonne lecture et on ce retrouve après comme d'hab =)
Bon dimanche bande de potterhead d'amouuuur xD
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-Vous voulez un peu de salade ? Je demande au professeur Lupin lors du dîner.
Celui-ci acquiesce avec un sourire en me tendant son assiette. J'aime bien cet homme, il dégage quelque chose de tranquille. J'adorais parler avec Severus mais j'ai deviné, enfin, qu'il n'aime pas bavarder en public et encore moins dans la grande salle bondée d'élèves.
Ben est toujours collé avec son ancienne directrice, je le soupçonne de la draguer secrètement. Peut-être un vieux fantasme... Beurk !
-Alors votre mission ce déroule bien ? S'intéresse Lupin.
-Oh oui. Je réponds. En fait, c'est vraiment très calme. Nous n'avons pas grand chose à faire. J'en espérais presque que Sirius Black ne soit jamais arrêté !
-Vous êtes de la division du Nord de l'Angleterre c'est bien ça ?
-Oui. Je souris. Nous sommes dans une forêt protégée par un périmètre magique très puissant pour ne pas que des jeunes détraqueurs aillent aspirer des personnes innocentes.
-Vous devez être dans un cadre très calme. Dit Remus en buvant.
-Et froid. Je réponds en rigolant. J'ai peur de retourner dans la forêt et de subir à nouveau 7 jours sur 7 le gel glacé des détraqueurs. Je me suis habituée beaucoup trop vite à la chaleur bienveillante du château.
-Il est vrai que la château apporte un apaisement surprenant. Réplique un peu sèchement Lupin me faisant comprendre qu'il vient de mettre un terme à notre conversation.
Je ne m'en formalise pas trop, je commence à être habituée aux sautes d'humeurs brutales des habitants de Poudlard. Je finis mon repas aussi silencieuse que le maître des potions avant de me quitter la table pour rejoindre nos quartiers.
Sur le chemin, une voix m'interpelle un peu vivement. Je me retourne en fronçant les sourcils avant d'arborer une expression légèrement surprise. Je m'exclame :
-Excuse-moi Harry, je t'avais complètement oublié ! Tu veux parler maintenant ?
-Oui si cela ne vous dérange pas. Répond tout essoufflé le gamin.
-Non pas du tout. Je ris. Mais par pitié tutoie-moi. Je t'assure que je ne suis pas aussi vieille que Macgonagall !
Le brun éclate de rire en regardant néanmoins derrière son épaule. Je demande en me mettant en route vers nos quartiers :
-Par Merlin ! C'est ta directrice de maison c'est ça ?
-Tout juste ! Répond le brun en m'emboîtant le pas. Elle est juste mais très sévère. Cependant, ça ne nous empêche pas de nous moquer gentiment d'elle aux dortoirs.
-évidement ! Je réplique. À ton âge je passais aussi tout mon temps libre à imiter ma gouvernante qui me cassait les pieds.
-Vous... Tu avais une gouvernante ? Bafouille Harry.
-Et oui ! Je soupire. L'éducation française et différente de l'anglaise. Ou peut-être pas finalement.
Quand je m'aperçois de la tête légèrement déconfite du jeune homme, je souris en me reprenant :
-Excuse-moi, je me parlais plus à moi même, qu'autre chose. Déformation professionnelle. Nous sommes arrivés !
Je désigne le tableau du lion et du serpent avant d'arracher le crochet du reptile qui nous ouvre la porte des appartements sous les yeux ébahis du gamin.
-Installe-toi. Je dis en désignant un fauteuil moelleux devant la cheminée.
Harry s'exécute un peu nerveusement, je décide alors de préparer une tasse de thé qui aura au moins pour but de lui occuper les mains.
Pendant que je m'affaire au près de la bouilloire, je suis vraiment nul pour préparer un thé ou un autre breuvage magiquement d'ordinaire c'est Ben qui s'en charge. Ma gouvernante d'ailleurs s'arrachait les cheveux en cours « de tenue d'une maison ». J'étais vraiment une calamité !
En parlant du loup, Ben rentre dans la pièce et se fige un peu surpris de voir un enfant ici. Il dit néanmoins sur le ton de la plaisanterie :
-Eolia, tu ne crois pas que tu les choisis un peu jeune,
-Ben ! Je hurle en lui envoyant la bouilloire sur la figure, qu'il stoppe avec sa baguette en riant. Occupe toi du thé plutôt que de raconter n'importe quoi.
Je me laisse tomber sur la canapé placé à côté du siège d'Harry et je souffle excédée :
-Excuse-moi Harry ! Je te présente Ben, mon mentor et également mon imbécile d'ami. Ne fais pas attention à son humour douteux, sinon il ne va plus s'arrêter.
Le gamin s'esclaffe en hochant la tête avant de reprendre plus sérieusement :
-Peut-être que deux dresseurs vont pouvoir mieux m'aider qu'un seul...
-On t'écoutes ! Nous disons, Ben et moi d'une même voix ce qui nous fait tous rire.
-Et bien. Il reprend en prenant la tasse de thé que lui tend mon mentor. Il m'est arrivé d'être « agressé » par des détraqueurs et il ce passe des choses bizarres.
-Tu parles de l'épisode du train ? Je demande avec douceur. Tu n'as pas à avoir peur ou honte de ce qu'il c'est passé. Je crois et Ben aussi, deviner où tu veux en venir et crois-moi ce n'est pas nous qui te jugeront.
Le gamin un peu surpris se tortille mal à l'aise sur le fauteuil en broyant sa tasse de thé, il soupire en lâchant :
-Je me suis évanoui quand il s'est approché et j'ai entendu des voix...
-Tu te souviens de ce qu'elles disaient ? Je dis en me penchant un peu vers lui.
-Pas vraiment. Mais j'entendais une femme crier. Vous pensez que je ne suis pas fou ?
-Non ! S'exclame Ben en riant. Bien sûr que non, Harry tu n'es pas fou. Chaque personne cache en elle sa part d'ombre et de malheur. Les détraqueurs la font ressortir et l'amplifie de manière naturelle. Nous dresseurs y sommes confrontés tout les jours. C'est pour cela qu'en début de formation nous devons les affronter à nus pour qu'ils nous confrontent à nos pires souvenirs. J'entendais et Eolia aussi, des voix provenant de fragment du passé pas très agréable.
-Mais qu'est-ce que je dois faire pour ne pas qu'elles reviennent ? S'écrie Harry bouleversé.
-Tu as deux solutions. Je réponds tranquillement pour l'apaiser. Voir avec le professeur Lupin qui si je ne me trompe pas, est ton professeur de défenses contre les forces du Mal, pour qu'il t'apprenne à faire un Patronus. Mais crois en notre expérience, ce n'est que la solution de facilité.
-Qu'elle est a deuxième ? Demande le gamin en posant sa tasse de thé
-Et bien. Je reprends. Tu dois déterminée la cause de ce hurlement et a quel souvenir il appartient. Ensuite, il faut l'affronter, encore et encore. Ce n'est pas agréable crois-moi mais une fois que tu as accepté ce souvenir alors il ne viendra plus te hanter et les détraqueurs ne te trouveront plus aussi appétant. Cependant, tu peux les repousser avec un sortilège de patronus mais ce n'est que provisoire. Si un jour, tu n'as pas le temps de réagir assez rapidement et que tu te trouve désarmé face à cette créature, tu seras la proie idéale pour elle. Et toi, tu seras prisonnier complètement entravé face à se souvenirs riche en horreur.
Je frissonne à la fin de ma tirade et Ben me passe un plaid sur les épaules en me serrant un peu contre lui. L'affrontement, comme on l'appelle dans le métier et pour tout les dresseur un des pires moments de la formation.
Harry demande un peu timidement :
-Vous entendiez quoi, tout les deux ? Si ce n'est pas indiscret...
-Non. Le coupe Ben. Ça ne l'est pas ou du moins ça ne l'est plus. Durant notre formation nous apprenons à parler le plus possible de nos cauchemars pour les exorciser, les tuer et les accepter. Ne t'inquiète pas, ta curiosité n'a rien de malsaine. Mon pire souvenir est assez sombre, je ne sais pas si un enfant peut l'entendre mais je crois que tu es assez mature pour comprendre. Mon père me... Touchais, durant mon enfance. C'est ça que j'entendais, sa voix à lui quand il venait le soir dans ma chambre.
Je sens la main de Ben broyer secrètement la mienne et je lui rends son étreinte. Parfois, la nuit je l'entends hurler en proie à un de ses cauchemars où il revit ce que son père lui faisait subir. Il l'a accepter mais je sais que jamais cette plaie ne pourra cicatriser...
les yeux verts d'Harry ce posent sur moi et je souris tristement :
-Moi j'entendais la chute de mon frère. Il est mort en tombant de son balai. J'entendais le bruit sourd de son corps tombant sur le sol et le craquement horrible de sa nuque se brisant. Ensuite, j'entendais la voix de mes parents m'annonçant qu'ils m'avaient trouvé un époux. Un homme de 45 ans. Tu vois Harry, on a tous nos pots cassés face aux détraqueurs, certains en on plus que d'autres mais c'est tout. Il n'y a aucune honte à s'évanouir ou à entendre des choses, ça ne fait pas de toi quelqu'un de faible. Je te conseille d'aller voir Remus pour qu'il t'apprenne le sortilège du Patronus, ça te sera utile. Tu es trop jeune pour affronter des détraqueurs et te confronter à tes souvenirs.
-Merci. Souffle le brun en se levant. Il est 20h00 je dois y aller sinon je serais puni si on me surprends après cette heure dans les couloirs.
Bien sûr, je ne suis pas dupe et Ben nous plus. Nous voyons bien que le gamin est secoué par tout ses aveux. Je l'interpelle avant qu'il passe le pas de la porte :
-Harry ! Attends ! Tiens prend ça.
-C'est quoi ? Il demande un peu méfiant en regardant le flacon que je viens de lui donner.
-Une potion de sommeil sans rêve. Prend la avant de dormir, je crois qu'après ça, tu en a besoin.
-Merci... Il murmure les yeux brillant de larmes.
Cette fois, je ne résiste pas. Je le prends dans mes bras en lui soufflant à l'oreille :
-De rien, va vite gamin.
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A peine la porte fermée, Ben ce jette sur moi et me saisit par les hanches pour me soulever du sol et me plaquer contre le panneau en bois. Je crie surprise :
-Ben mais qu'est-ce que...Mmmh !
Mes jérémiades sont vite stoppées par les lèvres chaudes de mon mentor. Je ferme alors les yeux en me détendant un peu. Ben n'a pas besoin de potion de sommeil sans rêves mais d'un contact physique pour le détendre. Je ne suis pas contre non plus . Raconter ce genre de souvenirs ne me laisse pas de marbre non plus.
Ben profite de mes pensées pour retirer mon débardeur en me plaquant un peu plus contre la paroi. Et ce qui devait arrivé, arriva ! La porte cède sous notre poids en nous envoyant valser au milieu de couloir dans un cri de surprise.
J'éclate de rire en me frottant les reins qui sous l'impact de la pierre froide me font souffrir mais je me ressaisit bien vite quand je m'aperçois qu'il y a une personne en plus dans le couloir. Je m'exclame en me relevant :
-Severus ! Ce n'est pas...
-Je m'en fiche ! Il me coupe très en colère. J'étais venu vous proposer d'aller boire un thé ou un café, j'aurais mieux fait de m'abstenir visiblement !
Sur ceux, il tourne les talons et file à toute vitesse. Je grogne :
-Oh tu crois ça !
Avant de me relever en m'élançant à sa poursuite en criant un peu désespérée :
-Severus, attendez !
