Disclamer : Rien n'est à moi, sauf Amodélie et Hannah
Bakura77 : Je fais languir pour mes chapitres. Mais c'est ça la vie de auteur ! lol Allez, bonne (ou mauvaise ') lecture !
syt : contente que tu aies découvert ma fic ! en tout cas, t'inquiètes, je les fait se retrouver aujourd'hui ! bisous !!!
Thealie : Aujourd'hui ! Bisous !
EtoilounetteOuais, j'ai tellement d'idées que mon scénario fait que changer ! la preuve, c'était pas du tout question de cérémonie ! Tellement d'idées que je sais même pas quand cette fic aura une fin ! Oui oui, je sais ce qui va se passer, je sais même comment conclure. Mais encore faut-il arriver là, et j'ai peur de faire trop vite dans les événements à chaque fois, ce qui fait que je traîne. Bref, c'est pas le pied, mais en tout cas j'ai trouvé comment faire ! Cette fois ci je fais un chapitre à la suite, et ça devrait mieux aller ! A part que parfois je commence un truc et j'arrive à terminer alors je passe à un autre chapitre que je termine pas etc, etc. Bon je m'arrête là sinon je vais jamais mettre ce chapitre, et je vais te faire une rar trop longus. Quoi, c'est vrai mes doigts écrivent tout ce qui passe par ma tête (oui, ma tête n'est pas vide !). J'arrête promis. Enfin bref, je te dédie ce chap parce que tu me supportes depuis pas mal de temps ! Kisuuuuuuuuuuuuuuus
Bloody Queen : Tu sais quoi, c'est ENCORE toi qui m'a donné une idée pour mes fics ! Parce que sans toi j'aurais pas eu ma MERVEILLEUSE idée pour la dernière marche, ni pour cette cérémonie ! Kisus !!!!!
Aralaje me grouille, je me grouille, mais je galère un peu avec toutes mes autres fics ' Kisus et merci des encouragements !
chaïkaYeaaaaaaaaaaaaah ! Merciiiiiiii ! Lol bonne lecture !
Chapitre 10 : Sang et Larmes
Elles étaient arrivées à temps, elles avaient tout ce qui était nécessaire à la cérémonie. Il suffisait juste à présent que tout se déroule pour le meilleur des mondes. Sans quoi les deux servantes seraient accusées et tuées sur le champ pour apaiser la colère des dieux. Elles attendaient, nerveuses, qu'on vienne les chercher. Deux pages passèrent récupérer le panier, et un garde vint à leu rencontre.
-Suivez moi, vous devez être purifiées.
Les deux jeunes filles obéirent et suivirent docilement l'adulte. Il le fit passer dans une antichambre où les attendaient deux tuniques courtes, munies de capuchons.
-Seule la beauté de vos corps doit être visible. Apprêtez vous et attendez que le prêtre vienne vous chercher.
Puis il sortit. Sans un mot, elles quittèrent leurs robes de servantes, puis revêtirent leurs apparats cérémoniaux. Alors qu'elles terminaient d'accrocher les sangles retenant leurs capuches, Seto apparu par le rideau qui séparait la petite pièce de la grande salle.
D'un simple signe de la main, il leur ordonna de le suivre, humblement. Gardant la tête basse, elles le suivirent jusqu'à une petite alcôve où Seto Kaiba les fit s'asseoir. L'alcôve où elles périraient et où leur sang coulerait si le rituel venait à échouer. Elles ignoraient quel était l'enjeu de la cérémonie, mais pour elles, c'était la sauvegarde de leurs vies.
Tout commença alors.
Plusieurs litanies commencèrent à se faire entendre. Des mélopées semblant sortir des entrailles de la terre. Amodélie et Ambre restèrent silencieuses, même si à présent leurs cœurs commençaient à battre à tout rompre. Elles ne devaient pas échouer. Le prêtre Kaiba, le père de Seto s'avança au centre de la salle, devant un autel, où un feu brûlait. Autour de lui, les prêtres secondaires psalmodiaient, chantaient, priaient. Mais les deux jeunes filles ne comprenaient mot à leur récital Kaiba leva les bras et le silence le plus total se fit. Même les échos des chants cessèrent.
-Oh Dieux tout puissants ! Faits d'amour et de haine, faits de vie et de mort ! Entendez ma voix, divines créatures ! Permettez à vos serviteurs, esclaves de votre terre d'adresser cette requête ! Accordez à vos pions, marionnettes entre vos mains le temps d'un rituel !
Tout en psalmodiant, Kaiba jetait dans le feu face à lui des plantes et poudres que les deux servantes avaient ramené. Le feu prenait tout au long de sa prière différentes couleurs, montrant que les dieux écoutaient.
-Dieux miséricordieux, impitoyables, entendez, notre prière ! Donnez nous le feu sacré ! Donnez nous le feu qui guérira !
Le feu sembla soudain plus vif, bleuté, mais . . .
-Par Râ . . .
Au lieu de se stabiliser, il diminua d'intensité, imperceptiblement, tout en prenant une couleur rougeoyante.
-Le signe de Seth, murmurèrent les prêtres.
Un vent de panique commença à se faire sentir dans la salle, et surtout pour les deux servantes. Elles savaient ce qui se passait dans ces conditions. Mais alors que chacun commençait à désespérer, ce fut Seto qui reprit le contrôle.
-Frères pieux ! Esclaves de nos dieux ! Ne cédez pas au désespoir ! Ne suivez pas le souffle du dieu destructeur !
Le silence se fait à nouveau parmi les priants.
-Seth a envoyé parmi nous une de ses créatures maléfiques ! Les éléments ont été souillés par se rouge de as haine !
Le sang d'Amodélie se glaça dans ses vaines. Toute sa vie, quand elle n'avait pas été prudente, on l'appelait créature maléfique. Et aujourd'hui, par sa faute, par la faute à ces croyances, tout allait mal. Elle était celle qui avait amené les éléments pour la cérémonie. Les paroles de la vieille femme sur les quais se répercutaient dans son esprit, augmentait sa culpabilité. Sans cette capuche qui laissait son visage dans l'ombre, les prêtres auraient vu cette lueur de peur dans ses yeux, la trahissant. Soudain, Seto pointa le doigt vers elles.
-Le dieu réclame son dû ! Le dieu réclame son sang !
Les litanies reprirent, plus inquiétantes. Les deux jeunes filles pâlirent sous leurs capuches. Deux prêtres s'avancèrent, tenant chacun dans leurs mains un poignard incrusté de pierres précieuses. Ils viennent pour moi. Ils savent. Les dieux en ont décidé ainsi. Mais à la grande surprise, et à la grande horreur d'Amodélie, ce fut Ambre qui fut contrainte à avancer ses poignes. Les prêtres l'avaient saisie par les bras et contrainte à montrer ses poignets. Ambres ne résista pas. Elle savait que son heure était venue, elle n'avait pas à résister. Paralysée, Amodélie regarda la scène. Les deux prêtres étaient prêts à trancher les veines d'Ambre.
Seto et son père commencèrent alors leur prière, invoquant l'apaisement du dieu, son renvoi dans d'autres mondes. Amodélie serre les poings, toujours agenouillée, prostrée au sol, alors que son amie allait à sa mort. Elle commença alors sa propre prière.
Dieux tout puissants venez à mon aide
Entendez ma voix, écoutez ma prière
Je prends ma faute en mon sein, en mon cœur
Les lames se rapprochaient dangereusement. Les voix des deux prêtes continuaient de prier, d'emplir la salle par leurs saintes paroles, alors que les litanies augmentaient d'intensité. Les poings de la jeune fille se serrèrent encore plus.
Je vous en conjure !
Laissez lui la vie sauve !
J'accepte d'en payer le prix !
Le feu ne changeait pas. Amodélie sentit ses mains devenir moites. De sang.
Prenez moi en échange !
Punissez moi à sa place !
Je suis le mal qui habite en ces lieux. Seth m'a marqué de sa couleur, de son seau à ma naissance.
J'en accepte aujourd'hui le prix.
Le feu vacilla un court instant, mais ne changea pas. Les lames touchaient à présent les deux poignets d'Ambre. Amodélie serra plus fort les poings, jusqu'à sentir son sang couler dans ses mains. Le son des chants, l'écho des voix, toute la salle semblait en transe.
Seigneurs tout puissants, dans le ciel, les terres et les mers.
Le prêtre de droite commença à appuyer doucement sur le poignet offert. Ambre ferma les yeux, attendant sa mort plus que certaine.
Prenez ma vie plutôt que la sienne.
Une goutte de sang commença à perler sur le poignet de la jeune fille.
Prenez mon sang plutôt que le sien.
Amodélie ouvrit les mains, et les posa à plat sur le sol, discrètement.
Au même instant, le feu devient bleuté, et le resta, indiquant qu'il avait atteint une certaine température, indiquant que les dieux étaient rassasiés.
Au même moment, les prêtes reculèrent leurs lames des poignets d'Ambre, laissant un peu le sang s'écouler par les entailles qu'ils avaient commencé à faire. Ambre, libérée de l'emprise des prêtres s'effondra à terre. Amodélie n'osa bouger pour l'aider, de peur que quelqu'un ne voie la marque de sa main ensanglantée sur le sol. Kaiba (le père) reprit la parole.
-Les dieux ont épargné sa vie ! Nous sommes sous leur clémence !
Les religieux se mirent alors à réciter des prières, des litanies différentes des précédentes. Kaiba et son fils continuèrent la cérémonie, préparant une potion ou autre, mais les deux jeunes filles s'en moquaient. Elles venaient d'échapper à la mort, et pour elles, plus rien ne comptait à présent. Ambre se replaça à côté d'Amdé, mains et genoux au sol comme sa camarade, faisant abstraction de sa douleur au poignet. Elle continuait de trembler . . . jamais elle n'avait été aussi proche de la mort. Mais elle avait survécu. Les dieux n'avaient pas voulu sa mort. Elle ne comprenait pas pourquoi . . .
Soudain, elle sentit quelque chose de chaud et d'humide sur sa main. Elle regarda sa main, et ses yeux s'écarquillèrent un peu plus quand elle vit la main d'Amdé sur la sienne . . . . et à quelques centimètres, en retrait, une tâche écarlate . . . de cinq doigts, une paume qui avaient été posés, ensanglantés, à cet endroit. Son propre sang, coulant un peu par ses poignets meurtris se mêla à celui qui coulait encore de la main d'Amdé sur la sienne. Liées par le mélange du sang à présent. Ambre regarda Amdé, horrifiée. Sous la capuche de celle-ci, elle put voir un petit sourire, accompagné d'une tracée de larmes . . . son cœur se serra. Elle s'était sacrifiée ! Non !
Mais Ambre ne put rien dire. La cérémonie n'était pas encore terminée pour les autres.
xxxx
Trente minutes plus tard. Les jeunes servantes furent autorisées à partir, la dernière partie de la cérémonie étant réservée aux prêtres de haut rang. Une fois dans l'antichambre, Ambre se précipita ver Amdé, sans se soucier de ses propres poignets, et regarda les mains de son amie.
-Amdé ! Es-tu inconsciente ??
-Je n'avais pas le choix, lui répondit-elle avec un faible sourire.
-Leur feu aurait pris ou pas, ça ne change rien ! Il faut soigner ça.
Amodélie sourit devant le manque de croyance d'Ambre. Peut être qu'un jour elle pourrait partager son secret avec elle ?
-Tu devrais tu couper les ongles plus souvent Am'. Ils ont vraiment tranché profond.
-Si ça pouvait te sauver la vie . . .
Tout en nettoyant les blessures qu'elles portaient, Ambre la regarda droit dans les yeux.
-Qu'as-tu sacrifié pour ma vie.
- . . .
-Réponds Amdé. Je suis sérieuse.
-Ma vie contre la tienne. Ma liberté.
Ambre pâlit dangereusement, et prit rapidement son amie dans ses bras.
-Je t'interdis d'y croire.
-Mais ça a marché.
-Ca n'a marché que parce que le feu a été soufflé ! Que parce qu'une bourrasque a bien voulu l'attiser ! Tu m'entends ???
- . . . . . . . d'accord.
Amdé la serre contre elle, rassurée d'avoir une amie telle qu'Ambre. Elle lui dirait. tout.
Les jeunes servantes sortirent de l'anti-chambre, changées et leurs blessures soignées. Elles en avait terminé avec a cérémonie, et leurs vies allaient reprendre leurs cours. Souriantes, soulagées, elles repartirent vers l'aile des servants, parlant de choses anodines. Amodélie ne cessait pourtant de repenser à la scène de la cérémonie, le sacrifice de son sang pour son amie, mais elle n'en parlait pas, tenant sa promesse envers Ambre.
-Allez Ambre ! On va voir si tu peux me rattraper ! lança Amdé avec insouciance, tenant à chasser ces pensées de son esprit.
Puis elle partit en riant et en courant. Derrière elle, Ambre se mit à courir pour la poursuivre, riant elle aussi.
-Hé Amdé !!!!
Puis Amodélie disparut, toujours riante, derrière le virage que formait le couloir.
xxxx
Yami avançait dans les couloirs, toujours songeur. Il n'avait pu convaincre son pharaon d'oublier cette histoire de mariage, la santé de son père lui semblait vacillante, les recherches pour celle qu'il aimait étaient toujours sans résultat . . . il n'avait la tête à rien. Même Yugi avait essayé de le distraire par n'importe quel moyen, allant de ses pitreries à la conversation la plus sérieuse qu'on pouvait avoir avec un petit garçon de six ans. Mais rien à faire. Il commençait à perdre tout l'espoir qui lui restait. Personne en ville, personne dans l'ancien quartier de Hannah n'avait revu cette jeune fille aux cheveux cachés.
Il continuait sa route vers les cuisines, pour y prendre un morceau, quand une voix et des rires se firent entendre un peu plus loin.
-Hé Amdé !!!!
Il s'arrêta immédiatement sur place, toujours regardant droit devant lui. Amdé . . . c'était le surnom que Yugi avait donné à Amodélie quand ils restaient tous ensemble. Son cœur sembla se serrer dans sa poitrine, mais il chassa immédiatement la lueur d'espoir qui lui était parvenue à l'instant. Non . . . il l'aurait su tout de même si elle avait été là.
Il allait reprendre son chemin quand apparu de l'intersection d'un couloir, une jeune fille. Elle ne regardait pas par ici, mais derrière elle. Elle riait, et inconsciemment, Yami sut ce qui aller se passer. Il ne bougea pas plus quand elle tourna la tête vers lui, le sourire aux lèvres. Sourire qui peu à peu s'effaça en même temps que la jeune servante s'arrêtait. Le sang de Yami se figea, son cœur s'arrêta le temps de quelques battements lorsqu'il reconnu les traits qui lui avaient tant manqué, ces yeux qu'il voyait dans ses rêves, . . . Aucun son ne sortit des ses lèvres, mais elles formèrent un simple mot. Un simple nom. Amodélie. Elle était là, face à lui . . . dans sa tunique de servante . . . et un regard . . . un regard qu'il n'attendait pas. Un regard qui balançait entre joie, stupéfaction et incompréhension.
Une seconde servante arriva derrière elle, riant, mais dès qu'elle arriva au niveau de sa compagne, elle s'arrêta et vit Yami. Aussitôt, elle se prostra au sol, et s'inclina.
-Mon Prince.
Les yeux d'Amodélie semblèrent se vider de toute émotion alors qu'elle continuait de fixer Yami. Le sang figé dans ses veines, Yami chercha quelque chose à dire. Une excuse, une explication, n'importe quoi. Il allait la perdre, et définitivement s'il ne réagissait pas.
-Je . . .
-Hé toi là ! Prosterne toi devant ton Prince !
Horrifié, Yami vit un garde intervenir, et jeter Amodélie à terre, devant lui, puisqu'elle ne s'inclinait pas face à lui. Le garde s'inclina à son tour devant Yami, et lui parla.
-Je m'excuse mon Prince. Cette fille ne doit avoir aucune éducation. Je vous prie de ne pas attiser votre courroux.
Puis menaça Amodélie, agenouillée au sol à côté d'Ambre. Yami était sans voix. Son cœur lui disait de faire cesser immédiatement cela, mais il était paralysé par la stupeur, la joie. . . et la peur.
-Excuse toi donc ! Ne vois tu pas que tu as ton Prince devant toi ?
A cet instant, Yami aurait tué le garde sur place. A cet instant, il aurait relevé immédiatement celle qu'il aimait. Si seulement elle n'avait pas lâché, d'une vois emplie par le dégoût, la trahison.
-Toutes mes excuses « mon Prince ». Cela ne se reproduira jamais. Plus jamais.
En quelques mots, Yami sentit son univers s'écrouler, plus qu'il ne s'était effrité ces derniers mois. Il continua de fixer Amodélie. Amodélie qui ne le regardait pas. Qui ne lui adressait plus un regard. Le garde quand a lui sembla se contenter de cette excuse, ne saisissant pas le double sens de chaque mot.
-Retournez travailler les filles !
Les deux jeunes filles ne se firent pas prier, au contraire, elles se dépêchèrent même de se relever et de repartir vers leurs quartiers. Les yeux verts d'Amodélie fuyaient ceux du Prince, et Yami s'anéantit encore plus. Il restait toujours sur place, ses membres paralysés, sa voix refusant de revenir. Le garde s'inclina une nouvelle fois et se dépêcha de repartir en ronde. Ce ne fut que lorsque tous eurent disparu que le Prince sortit de sa transe ? Il courut vers le couloir où les deux jeunes filles étaient parties, dans l'espoir de la rattraper, dans l'espoir de s'excuser, mais quand il arriva à l'intersection, il n'y avait plus personne. Plus que le vide. Retentit un nom alors dans ce silence. Le Sien.
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-Hé Amdé !!!!
Amodélie continua de rire tout en se retournant pour voir Ambre la suivre en courant. elle regarda à nouveau devant elle pour éviter de se tromper de chemin, et une fois le coude formé par le couloir passé, elle regarda à nouveau en arrière, pour voir si Ambre arrivait à suivre. Quand elle vit que la jeune égyptienne n'était plus derrière elle, elle éclata à nouveau de rire, puis une fois de plus, elle regarda devant elle en souriant.
L'espace d'un court instant, elle crut qu'elle rêvait. Que c'était une illusion qui se tenait devant elle. Son sourire disparut peu à peu, laissant place à l'incompréhension, la stupeur mais aussi la joie dans son esprit. Il était devant elle au milieu du couloir, cet être dont elle rêvait chaque nuit, cette personne qui lui avait sauvé la vie un beau matin et dont elle était tombée amoureuse. Elle n'osait plus bouger, le fixant, essayant de se persuader que ce n'était pas une illusion, que ce n'était pas le fantôme de ses rêves qui revenait. Mais si ce n'était pas un esprit . . . . qui faisait Roann au milieu au milieu du couloir, en plein palais ? . . . . . et qui plus est, vêtu de vêtements désignant les personnes hautement placées ? . . . . . le doute s'insinua en elle, mais elle refusait d'y croire.
Elle entendit Ambre arriver à côté d'elle, mais elle ne se retourna pas. Le rire de la jeune fille cessa soudain et Amodélie la sentit tomber à terre.
-Mon Prince.
Et là, ce fut comme si le monde s'effondrait. Mensonge . . . . . . tout n'était que mensonge. Le sang cessa de couler dans ses veines, il quitta aussi son visage, et ses yeux se vidèrent de toute émotion. Seule la peine était en elle à présent. La peine, et la douleur. En face d'elle, Roann . . . ou qui qu'il fut d'autre, sembla hésiter un instant.
-Je . . .
Elle ne put réagir. Sa voix . . . lui rappelait trop de souvenirs, autrefois heureux, mais qui à présent prenaient un sens tout à fait différent. Elle attendit la suite, en espérant une réponse, une explication, une solution. Mais une voix l'interrompit.
-Hé toi là ! Prosterne toi devant ton Prince !
Un garde s'avança rapidement et la jeta à terre, devant le « Prince ». Ses genoux tapèrent contre le sol, et la douleur se fit ressentir. Mais cette douleur n'était pas aussi forte que celle qu'elle ressentait en elle à cet instant en elle. Aucune douleur ne dépasserait celle là à présent . . . pas même celle qu'elle avait ressenti avant de partir de chez elle, pas même celle qu'elle avait eu en entendant le cri de douleur d'Hannah.
-Je m'excuse mon Prince. Cette fille ne doit avoir aucune éducation. Je vous prie de ne pas attiser votre courroux.
Le garde plaça la pointe de sa lance sous la gorge d'Amodélie. Elle retenait ses larmes. L'humiliation était trop forte, et elle ne le supportait plus. Elle voulait être loin d'ici, ne plus jamais le revoir . . . elle qui avait tant rêvé cette rencontre voulait à présent oublier tout. Depuis la rencontre.
-Excuse toi donc ! Ne vois tu pas que tu as ton Prince devant toi ?
Personne ne répondit. Ambre était toujours prostrée par terre, près d'elle. Le garde menaçait toujours, et la gorge lui brûlait . . . s'il ne réagissait pas, si le « Prince » ne réagissait pas, elle ne savait pas ce qu'elle allait faire. Quelques secondes passèrent. Secondes qui parurent durer une éternité. Alors elle parla.
-Toutes mes excuses « mon Prince ». Cela ne se reproduira jamais. Plus jamais.
Elle n'avait pu s'en empêcher. Sa douleur, sa peine, son amertume avaient transparus à travers sa voix. Elle ne voulait . . . . plus . . . . jamais . . . . le . . . . revoir ! Le garde délogea sa lame de là, laissant la liberté à Amodélie. A côté d'elle, Ambre ne semblait pas comprendre ce qui se passait réellement, mais elle ne disait mot.
-Retournez travailler les filles !
Elles se relevèrent rapidement. Amodélie sentit le regard de Yami se poser sur elle, mais elle refusait que qu'il voie ses larmes, elle refusait qu'il prenne le plaisir qu'elle lui devinait à voir la scène. Elle prit rapidement Ambre par la main et elles se mirent à courir à travers les couloirs pour partir au plus loin. Ambre se laissait traîner, passer la grande intersection, et là, Amdé lui fit emprunter un autre passage que le principal, débouchant sur les jardins.
Un nom se fit entendre plus loin. Ambre ne connaissait pas cette personne qui était appelée, mais elle sentait que tout ça avait un rapport avec Amdé. Amdé qui une fois plus loin dans le parc s'effondra à terre, tremblante, et laissant enfin couler ses larmes.
-Amdé ? demanda doucement l'égyptienne.
-Il m'a menti . . . il m'a menti ! réussi à dire celle-ci entre deux sanglots.
-Chhht . . . calme toi . . .
Elle s'agenouilla à côté d'elle, posant une main réconfortante sur son, épaule.
-Tu ne comprends pas . . . . je veux partir d'ici !
Terrifiée à cette idée, Ambre la prit contre elle.
-Dis pas ça ! On . . . on va aller voir Maï ! Elle saura quoi faire !
Amodélie ne dit rien . . . encore sur le choc, elle se laissa remettre debout par son amie, qui la mena doucement à Maï.
Je sais, je suis sadique, et vous allez, le voir je peux l'être encore plus : si vous me tuez vous aurez pas la suite ! #assure ses arrières#
