Chapitre 10 ? Ça veut dire résumé ça ! Aller, c'est parti !
Haibara vient de découvrir que son père est Gin. Ran s'est fait tirer dessus par Rum. Elle survie à l'opération chirurgicale. D'un autre côté, Gin avoue à Shiho qu'un HEN, Absinthe lui a remis une enveloppe avec des documents sur les recherches d'Elena et Atsushi. Était joint une lettre d'Elena destiné à Gin, lui présentant ses adieux. Gin sait donc que c'est le Boss qui a commandité l'assassinat des deux chercheurs.
Akai apprend à Conan que le Boss et Vermouth se sont enfuit aux Etats Unis. Ils décident donc tous de prendre l'avion pour s'y rendre et mener l'enquête. Pour ça, Akai fait faire des faux papiers à un vieil ami mafieux qui passe ensuite un coup de fil suspect. Conan espère retrouver avec le Boss les documents sur l'APTX qui lui permettrais de retrouver sa forme adulte.
Akai, qui éprouve encore de fort sentiments pour Akemi, en veux encore terriblement à Gin.
Pour l'intrigue du NIGHT BARON :
On suit d'abord le dernier cambriolage du NB. On ne sait pas ce qu'il a volé. Il fait des vols sous la contrainte.
On apprend qu'il a beaucoup changé depuis. Il protège deux personnes. Une plus en particulier.
On suit après son tout premier braquage, qu'il fait pour aider la première personne qu'il protège.
Pour ce qui est des trames, je vous les rappelle :
La trame principale : celle sur la traque du Boss.
La trame subordonnée Absinthe
La trame subordonnée APTX (introduite dans ce chapitre )
La trame subordonnée NIGHT BARON
( Ces cinq là convergent )
La trame secondaire Akai/Akemi/Gin
La trame secondaire Ran. (vraiment en second plan pour le moment ).
Voilà, j'espère que ça vous aide à vous y retrouver !
Bonne lecture !
La nuit est tombée dans la cabine. J'ai abaissé le volet du hublot, comme de nombreux voyageurs des rangées de droites, sujettes au rayonnement nocturne de l'astre de la nuit dont la lumière se reflétait sur la couche de nuage en contrebas de notre niveau de vol. Quand je regarde autour de moi, je ne vois que des corps inertes, enroulés dans leur fine couverture aux couleurs de la compagnie, avec, pour les plus chanceux, leur tête encore maintenue par le petit cousin lui aussi fourni par la firme. Les autres auront une mauvaise surprise au cou demain matin... L'atmosphère à cette heure là dans l'avion est assez spéciale. La température à bien chuté, et seul le léger éclairage bleuté du toit permet d'y voir encore un peu dans la cabine, bercée par le ronronnement tranquille des réacteurs.
A' côté de moi, Ran et Kogoro ont eux aussi sombré. Dommage qu'elle n'est rien d'autre que les épaules de son père pour maintenir sa tête... Les années se suivent mais ne se ressemblent pas... Le vol est calme, et c'est là que je me rend compte que d'avoir mis Akai et Gin aux deux extrémités de l'avion n'était pas un mauvais choix.
Pourquoi je ne dort toujours pas ? Comment pourrais-je ? Je gamberge trop pour pouvoir m'endormir, après tout, ce que je vis n'est ni plus ni moins qu'un saut sans parachute dans l'inconnu... Mais pour le moment, ce qu'il me faut est un grand verre d'eau, ou de vodka si je veux dormir... Les hôtesses ont laissé un galley [ le chariot qu'on les hôtesses pour faire le service] au fond de la cabine, près des toilettes. C'est sans peine que j'arrive à rejoindre l'allée centrale, grâce à ma petite taille, ça n'a pas que des désavantages au final...
« Les grands esprits se rencontrent »
Gin lui aussi voulait se servir un verre.
« Toi non plus tu ne dort pas ? lui dis-je
- Mes sens sont trop affûtés pour que je puisse m'endormir avec autant de gens autour de moi. Ce sont tous des menaces potentielles. Dans mon métier, seul les plus paranoïaques survivent. De toutes manière, je suis prêt à tous les tuer si il le fallait.
- C'est là où s'arrêtent nos points communs.
- Je n'en suis pas si sûr. Tu est le plus dangereux d'entre nous. Le jour où tu péteras un câble, je ne voudrait pas être dans les parages.
- Foutaises. Regardes ce que tu m'a fait ! T'es toujours en vie. Certain tuent pour bien moins que ça.
- Je me suis déjà excusé. Ne remet pas ça sur le tapis. Ça ne vaut pas le coup.
- Pourquoi ça ne vaudrais pas le coup ? Bien au contraire, je crois que le moment est tout choisit. Personne ne nous écoute. Il y a une question qui me trotte dans l'esprit depuis un moment.
- Et quelle est-t-elle ?
- Pourquoi avoir utilisé ce poison ?
- Ah ! Les flics rodaient de partout, je ne pouvais pas te tirer dessus.
- Le poison était expérimental, encore jamais testé sur un humain, m'étrangler ou me briser les cervicales aurait été bien plus sûr et tout aussi rapide.
- Certes.
- Quoi ? C'est tout ? T'as rien d'autre à dire que « Certes » ?
- Non. Si tu veux des réponses supplémentaires, adresse toi à quelqu'un d'autre. Rappelles toi que quand tu t'adresse à moi, tu ne parle qu'au porte flingue. Maintenant, excuse moi gamin, j'ai des affaires à terminer à ma place. »
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Désolé Kudo. Je ne t'ai pas dit toute la vérité, et ce n'est certainement pas à moi de le faire. Ce que je ne t'ai pas dit, c'est que ce jour là, j'avais un silencieux.
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« Pourquoi tu m'a fait venir au fond de l'avion ?
- Désolé Haibara, je viens de discuter avec ton père, et je ne sais pas vraiment comment prendre ce qu'il vient de me dire.
- De quoi ?
- Il y a une raison très précise derrière le fait qu'il ai usé de l'APTX sur moi. Est-ce que tu savais qu'il peut faire rétrécir ?
- Le lot de Gin était censé être un poison efficace. En fait, celui là, je l'ai conçut sur les base du Silver Bullet, mis au point par mes parents. Je ne pensais pas que chaque pilules de ce lot provoquerais un rétrécissement. Ça doit être du à une mauvaise interaction entre les espèces chimiques de mes parents et les miennes.
- Donc Gin ne savais pas que je rétrécirait.
- Non, probablement pas... Ah ! Attend, je me rappel d'un truc ! Le fait d'avoir basé la fabrication de l'APTX sur le SB, c'était un ordre de lui ! C'était un ordre de Gin !
- Mais Gin n'est pas chimiste ! Il doit avoir lui même perçut cet ordre d'un supérieur. Une idée ?
- C'est forcément une personne qui a eu entre les mains les recherches de mes parents pour pouvoir donner un ordre pareil.
Je ne vois qu'une seule personne.
Absinthe.
- Expliques toi.
- Un peu après que mon père ai fait passer Whisky de l'arme à gauche, il a reçu une lettre de ce membre de l'Organisation, Absinthe, qui contenais des photocopies des recherches de mes parents.
- Elles n'avaient pas brûlées ?
- Ma mère les avaient planqué. Mais il y a des trucs que je ne capte pas : Elle les avait planqué, mais sans espoir que mon père les retrouvent. Et c'est pourtant ce qu'il c'est passé.
- J'ai l'impression que tout tourne autour de ce membre. C'est lui la clé.
- Ouais, c'est ce que je penses aussi. Chose étrange, il est à la retraite aujourd'hui. Il était très proche du Boss apparemment.
- Tu l'a déjà vu ?
- Non, jamais. Mon père non plus.
- Merde, ça nous avance pas...
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NIGHT BARON : FACE CACHÉE
12 H 00
Quand faut y aller, faut y aller.
Décharge d'adrénaline.
Respiration.
Coeur.
Je rush dans l'entrée de la banque, en balançant au passage des pétards « mitraillettes » faisant croire au staff de sécurité qu'ils sont attaqué par toute l'armée des Etats Unis. Tout en glissant, je me planque sous un bureau.
Les pauvres, ils n'ont rien le temps de comprendre. Déjà, j'enlève un peu fébrilement ma cagoule pour revêtir mon masque à gaz, puis balance les bonbonnes. Très vite, on ne voit plus rien dans cet épais nuage. Petite particularité : il endort. Lorsqu'il se dissipe, tout le monde est à terre, en train de pioncer.
Je n'y voit plus rien dans mon masque, que je m'empresse de retirer. J'ai tellement respiré fort qu'il s'est entièrement recouvert de buée. Je remet ma cagoule, les caméras tournent toujours. L'alarme ne tarde pas à être sonnée par des employés de bureau. Très bien, c'est ce que je voulais.
Pas le temps de fanfaronner, il faut se protéger contre la cavalerie qui ne va pas tarder à rappliquer. Comment ? Je pose des bombes, factices bien sûr, un peu partout dans le hall. La police ne tentera pas d'intervenir avec autant gens autour. Ils se contenterons de rester dehors. Un point pour moi.
Là tu te dis : mais il est con, il n'a qu'a prendre les clés dans la poche du mec ! Et bah non : Il faut un code confidentiel que seul lui connaît. C'est pour ça que j'utilise sa fille. Elle est où elle d'ailleurs ? Ah, elle est là.
Je la traîne par les pieds jusqu'à côté de son père. Je ligote les deux. Il est temps de passer à la phase 2. Je sort deux injecteurs d'adrénaline. Habituellement, sa sert à réanimer quelqu'un en arrêt cardiaque, mais le coup de fouet est tellement violent qu'il peut aussi servir à réveiller quelqu'un. Je sort mon flingue et fait claquer la culasse. Il est chargé, prêt à tirer. Je vais réveiller la fille en premier.
Injection.
Elle ouvre les yeux et pousse un cri. Tandis, qu'elle se relève à toute vitesse, je lui enfonce le bout du canon entre les deux omoplates, ce qui a pour effet de la stopper instantanément.
« Vas-y.
Tire »
Je peux pas. Si je la tue, son père ne me donnera pas le code. C'est pas une réaction normale. Elle devrait être terrifiée.
Elle se retourne vers moi.
« Tu ne peux pas, hein, ****** **** ! »
Merde, elle me connais. Ça c'était pas prévu dans le plan.
« Tu veux jouer à la plus maline ? D'où tu connais mon nom ? Dis-je d'une voix faussement rassurée.
- Tu m'a toujours intrigué comme garçon au lycée, alors...
- Alors tu m'as plus ou moins stalké, c'est ça ?
- Oui, admet elle timidement. »
Merde ! Qu'est-ce que je fait ? Je la tue une fois le coffre ouvert ? J'ai jamais tué personne moi ! Je suis comme un con, devant elle et temps défile. Le temps n'attend pas, la police non plus . Il faut prendre une décision, et vite.
