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Hey ! J'espère que vous allez bien !
On se retrouve aujourd'hui pour le chapitre dix de cette fanfiction ! En espérant évidemment qu'il vous plaira ! :) Ce chapitre (ou du moins une partie) est, comme le chapitre précédant, déconseillez aux personnes sensibles.

Sinon, vous avez passé une bonne rentrée ? Moi je suis entré en seconde, j'ai encore du mal à m'habituer au lycée, mais ça va, il faut juste que je trouve mes marques xD

Enfin Bref !

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Bonne lecture !

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Chapitre 10 : Le baiser de la mort.

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PDV Externe

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Il commençait à faire nuit sur la ville de Nantes, et même si certaines rues étaient encore animées par la chaleur des bars et des quelques supérettes qui s'y trouvaient, d'autres commençaient à s'endormir doucement, bercées par les pas des gens. Il ne neigeait plus, ou en tout cas beaucoup moins que le déluge qui avait eu lieu trois jours auparavant.

Le ciel était recouvert par d'épais nuages, qui cachaient par la même occasion les étoiles, qui commençaient à montrer le bout de leurs nez. Il faisait froid, et même s'il n'y avait que très peu de neige, le sol était malgré tout recouvert de verglas dès le matin. Il y avait du vent, pas assez pour empêcher la population de vivre normalement, mais suffisamment pour secouer les branches nues des arbres dans tous les sens.

Aidan arpentait les rues de Nantes, en direction de son appartement. Il allait être 19h00, et elle venait de faire quelques courses après sa journée de travail. Elle marchait rapidement, souhaitant rentrer vite.

Le vent soufflait, faisant voler ses cheveux dans les airs. Elle avait la tête dans les nuages, pensant déjà à sa journée de demain. Elle se déplaçait au milieu des gens, ne faisaient pas attention à eux, pourtant, il y avait une personne qu'elle connaissait bien.

Derrière elle, à quelques mètres, un homme brun d'une trentaine d'année la suivait, un sourire mauvais aux lèvres. Il avait tout de suite reconnu Aidan, malgré ces années sans la voir. Il se souvenait aussi parfaitement de la dernière fois qu'il l'avait vu. Comment l'oublier ?

Au fur et à mesure qu'elle avançait, les rues se faisaient de plus en plus désertes.

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PDV Aidan

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J'étais bientôt chez moi, et avançais à pas rapides souhaitant sortir au plus vite de cette ruelle. Derrière moi, et depuis déjà plusieurs minutes, des pas se faisaient entendre. J'avais peur de me retourner, pour voir qui s'était. Peut-être que s'était simplement un type qui marchait dans la même direction que moi, mais j'avais la désagréable sensation d'être suivit.

Je pressais le pas. Derrière moi, j'entendis cette personne marcher plus rapidement d'un coup. J'avais peur, j'étais terrorisé et seule. Jamais je n'arriverais à me défendre en cas de besoin. De plus, l'individu derrière moi, avait certainement comprit que j'avais repéré sa présence, et pour cause, il continua d'accélérer.

Il courrait presque à présent, et je ne pus m'empêcher de faire de même. Nos pas résonnaient dans la ruelle, mais s'arrêtèrent quand l'inconnu saisit brusquement mon poignet. Terrorisée, je me tournais vers lui pour l'observer. Je me figeais aussitôt. Je le connaissais, évidement. Comment aurais-je pu oublier son visage qui hantait régulièrement mes nuits ?

C'était Raphaël, mon ex. On était resté deux mois ensemble, un an avant que je ne rencontre Mathieu, mais je l'avais quitté car il était violent. Evidemment, je n'avais rien regretté, car rompre avec lui m'avait permis de rencontrer l'amour de ma vie.

« Salut Aidan. » me dit-il avec un sourire moqueur.

J'étais pétrifiée par la terreur, et l'horreur de revoir cet homme qui m'avait malmenée, joué avec mon corps comme si j'étais une poupée. S'il décidait de s'en prendre à moi, jamais je ne réussissais à me défendre. Je serais seule, sans personne pour m'aider. J'avais l'impression de revivre le pire moment de ma vie.

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Flashback

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C'était une journée de juin, le soleil brillait dans le ciel, et aucun nuage ne laissait voir le bout de son nez. Il faisait chaud, et les rues de Nantes étaient pleine de monde, qui déambulait dans les rues, les magasins, les restaurants, ou autres commerces.

Il n'était pas encore dix-huit heures, les oiseaux chantaient, l'herbe était verdoyante, et les arbres étaient couverts de leur duvet vert. Il y avait quelque fois une légère brise qui venait refroidir les alentours, et soulager les passants de la chaleur ambiante qu'ils ressentaient.

Mathieu et Aidan étaient chez eux, dans leur salon. Habituellement, l'ambiance était bonne enfant, ils s'amusaient et riaient, mais pas ce soir-là. Face à face, l'un assit dans le canapé du salon, l'autre dans un fauteuil, ils se scrutaient mutuellement, les yeux dans les yeux, sourcils froncés, avec un regard meurtrier.

Ils se faisaient la guerre depuis déjà plus de trente minutes, pour une raison plus que stupide. En effet, le jeune homme était terriblement jaloux de Raphaël, un des rares ex d'Aidan. Ce dernier avait essayé de reprendre contacte plusieurs fois avec la jeune femme, alors que celle-ci l'avait fermement repoussé.

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PDV Aidan

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« Je te l'ai déjà dit, j'ai beau lui dire qu'il ne m'intéresse pas, mais il insiste ! » affirmais-je, agacée.

Ça faisait déjà trente minutes qu'on se disputait comme des cons, pour quelques choses sans importance. Et ce n'était pas ma faute ! Aujourd'hui encore, j'en étais convaincu. Mais Mathieu ne semblait pourtant pas prêt à passer l'éponge.

Raphaël, un de mes ex, n'arrêtait pas de me harceler, il me téléphonait et me suivait partout depuis déjà deux semaines ! C'était invivable, d'autant plus que je lui avais dit de me laisser tranquille. C'était moi qui l'avais quitté, car il était violent et impulsif. Mais il était réapparu, du jour au lendemain alors que je ne l'avais pas revue depuis onze ans, en prétextant que je lui manquais et que sa vie sans moi était fade.

Mathieu avait remarqué que Raphaël, me harcelait, et j'avais essayé de chercher du réconfort près de lui. Je l'aimais, il m'aimait, et pourtant sa réaction n'était pas celle que j'avais espéré. Il avait rejeté la faute sur moi, ne me faisait plus confiance. Pour moi, c'était une trahison affreuse : il n'y a rien de plus frustrant que quand la personne que l'on aime ne nous croie pas et ne nous comprend pas. Mathieu me décevait et me blessait plus que n'importe qui. Je savais que derrière cette jalousie et ce manque de confiance en notre couple se cachait une peur de me perdre, mais je ne l'excusais pas pour autant.

Notre couple était basé sur la confiance, ça avait toujours était comme ça, et ça n'aurait pas pu être autrement. Je voulais bien admettre que l'on puisse être jaloux une fois de temps en temps, c'est normal. Mais trop de jalousie tue la jalousie, et trop de jalousie tue l'amour.

« Qui me dit que tu ne vas pas me quitter pour ce con ?! » s'exclama-t-il.

« Tu ne me fait pas confiance, en plus ?! Tu penses vraiment que je suis capable de faire ça ?! » criais-je, alors que des larmes de rage perlaient aux bords de mes yeux.

Jamais je ne pourrais le quitter, et je ne comprenais pas pourquoi Mathieu doutait de moi. Moi, je n'aurais jamais douté de lui, et lui aurait toujours fait confiance. Et puis au finale, c'était lui qui m'avait quitté.

Mathieu ne me répondit pas, ce qui m'énerva encore plus. Je fronçais les sourcils et soupirais bruyamment. Je lui en voulais beaucoup, à cet instant. J'enfilais rapidement ma veste, et me dirigeait vers la porte sans même lui jeter un seul regard. Et lui, il était là, les yeux grands ouverts, à me regarder comme s'il me voyait pour la première fois. Il n'avait plus l'air énervé, ou jaloux, juste inquiet et soucieux de savoir où j'allais. Avait-il réalisé qu'il avait dépassé les bornes ? Peu importe, j'étais toujours en colère.

« Où tu vas ?

-Je sors faire un tour, tu m'as énervée. » répondis-je froidement.

J'ouvris la porte, et m'apprêtais à partir, quand il me demanda :

« Tu comptes rentrer bientôt, hein ? »

Il semblait inquiet, et je soupirais en mon fort intérieur en tournant la tête vers lui. Je ne voulais pas lui causer du souci, je n'étais pas quelqu'un de rancunière.

« Je ne sais pas. Je ne pense pas rester dehors trop longtemps, je fais juste faire le tour du quartier. »

Je ne le laissais pas ajouter quoi que ce soit et partit. Je sortais de notre maison, et partit faire le tour du quartier, comme je l'avais dit à Mathieu. Ça me prendrait dix minutes, quinze maximums. Quand je rentrerais chez moi, je serais sans doute calmée, et j'espérais que ce serait aussi le cas pour mon compagnon. Nous pourrions, ainsi, nous expliquer calmement. J'étais prête à lui pardonner son soudain manque de confiance en nous, parce que je l'aimais. J'aurais été capable de tout pardonner à cet homme.

Les mains dans mes poches, j'avançais tranquillement, repensant à notre dispute. C'était tellement stupide, de se disputer pour si peu.

Alors que j'étais perdu dans mes pensées, j'entendis des pas rapides derrière moi, comme si quelqu'un essayait de me rattraper. Je n'y prêtais pas attention : je n'étais pas la seule personne à empreinter cette rue, et que pouvait-il bien m'arriver en pleine journée ? Oui, j'étais insouciante à l'époque. Les pas ralentirent derrière moi, pour reprendre une cadence calme et régulière, au même rythme que les miens.

Je continuais à arpenter les rues du quartier, de plus en plus inquiété et perturbé en réalisant que la personne derrière moi suivait le même chemin. À ce point, ça ne pouvait plus être une coïncidence, et je me soupçonnais d'être suivi.

Je continuais malgré tout à avancer, quand une main me saisit fermement les poignets. Je fis volte-face pour me retrouver face à un homme brun d'environ mon âge. Raphaël, évidement. Il m'offrit un sourire malveillant que je trouvais des plus étranges et répugnant.

« Tu étais vraiment en train de me suivre ?! » demandais-je, en cachant ma peur du mieux que je le pouvais.

Il ne me répondit pas, et serra un peu plus ses doigts autours de mon poignet, comme pour m'empêcher de m'enfuir.

« Lâche moi, tu me fais mal. » ajoutais-je, en essayant de me libérer de son emprise.

Encore une fois, il ne répondit pas et me plaqua au mur d'une maison, avant de se jeter sur moi et d'aller à l'assaut de mon coup pour l'embrasser. Je n'étais pas du genre à avoir peur des hommes qui me suivait dans la rue pour se coller à moi, mais là, tout était différent. J'étais seule, personne ne pouvais m'aider, et j'étais clairement en position de faiblesse. Je tentais de le repousser, usais de mes ongles, les plantant dans son dos et son visage, me débattais de toutes mes forces, mais rien n'y faisait. Je finis par le gifler, et il porta brusquement une de ses mains contre ma gorge pour la serrer.

« Tu vas me payer ça, salope. »

Il m'empoigna fermement et empreinta une petite ruelle qui déboucha sur une rue très peu fréquenté, à deux pas de ma maison. Se faire agresser près de chez soi, quel comble. Je paniquais, ne savais pas quoi faire. Je me débattais de toutes mes forces mais ça semblait être totalement inefficace contre Raphaël.

« J-je t'en supplie, l-laisse moi tranquille ! »

Il était sourd à mes supplications, et je m'attendais au pire. Je pleurais à présent toutes les larmes, priant pour que Mathieu vienne me sauver, même si je savais que c'était quasiment impossible. Quand Raphaël commença à me déshabiller, je me pétrifiais soudainement. Je n'osais plus bouger, je n'y arrivais plus : j'étais comme figé par la peur et l'appréhension, je voyais la scène du dessus, comme si j'en étais la spectatrice impuissante.

Il déchira mon chemisier et s'amusa à me mordre et à me pincer la poitrine, me faisant lâcher des gémissements et des cris de douleurs. Je ne voulais pas qu'il me touche, seul Mathieu pouvait le faire. Comment cet homme pouvait-il bafouer ainsi mon consentement ?! Je n'étais qu'un objet, pour lui.

Il baissa mon pantalon et mon sous-vêtement à mi-cuisse, avant de se déshabiller hâtivement. J'avais peur, je savais que j'étais fichu. Pourquoi avait-il fallu que je tombe sur ce connard ?! Qu'allait-il me faire, une fois qu'il se serait servi de moi comme vide couille ? Me tuer, ou me laisser là ? Il était violent, je le savais, mais je ne connaissais pas ses limites. Je pensais une dernière fois à Mathieu, que j'aimais tellement, avant que le moment fatidique n'arrive.

Raphaël m'allongea derrière le mur de ce qui semblait être une maison inhabitée, et m'immobilisa avant d'entrer en moi d'un coup. Je lâchais un cri sous la douleur, et me remettais à pleurer. Je détournais la tête, et laissais mon regard vitreux sur le mur en face de moi. Je ne pouvais plus me débattre, j'étais cuite, autant ne pas chercher à résister, de toute manière j'en étais incapable. Pitié, que ça se termine vite. Je savais que j'en garderais sûrement des traumatismes. Il me donnait de violents coups de rein, alors que mes sanglots résonnaient dans la rue. Ça ne dut pas lui plaire car il plaqua sa main sur ma bouche, étouffant mes pleurs.

Je pensais que tout était perdu, mais une voix fortes, remplie de rage et de colère résonna dans la rue. Une voix que je connaissais trop bien.

« LAISSE LA ENFOIRÉ ! QUI T'AS PERMIS DE LA TOUCHER ?! »

Mathieu.

Il était là, il était venue et m'avait trouvé, comme un miracle inespéré.

Raphaël sursauta et se releva subitement, sortant de mon corps par la même occasion, alors que moi, toujours en état de choc et pétrifié par ce qu'il venait de m'arriver, je restais étendue par terre, immobile. Mon agresseur eut juste le temps de remonter son pantalon avant que mon héros ne lui saute dessus.

« ESPÈCE DE BATARD ! »

Mathieu n'était pas du genre à se battre, contrairement à mon ex. Et même si je m'inquiétais pour lui, j'étais dans l'incapacité physique et morale de l'aider. Je vis Raphaël donner un dernier coup de pied dans le ventre de Mathieu, avant de s'enfuir en courant. J'étais soulagé de ne plus voir sa tête, ça me perturbait plus qu'autre chose. J'avais peur et froid, malgré la chaleur. Je voulais que tout rentre dans l'ordre, même si je me doutais qu'il faudrait du temps.

Je vis Mathieu sauter sur ses pieds, en regardant Raphaël partir. Il semblait animé par une rage si intense que personne, même moi, n'aurait pu le soulager. Sans que je m'y attende, je le vis poursuivre mon ex sur plusieurs mètres.

« REVIENS TE BATTRE, CONNARD ! »

Mais Raphaël avait disparu, et heureusement, car je savais que mon compagnon n'avait aucune chance contre lui. Il était bien plus fort, plus grand, plus musclé, plus violent.

Mathieu finit par revenir en courant, et jamais je n'aurais pu penser qu'il courait aussi vite. Moi, j'étais toujours étendu sur le sol en train de pleurer. J'avais ramené mes mains sur mon visage, et essayé de me couvrir avec mes vêtements en lambeaux. Peine perdu, évidement.

Il se laissa tomber à côté de moi, et fondit en larmes à son tour, pour que l'on puisse pleurer ensemble. Il enleva son t-shirt, comme si c'était naturel, comme si c'était un réflexe, pour m'enrouler dedans. Mon amour semblait être brisé, ça me faisait mal. C'était à cause de moi qu'il était dans cet état. Je me blottissais dans son t-shirt, et respirais l'odeur si rassurant qui en émanait.

Pleurant toujours, la respiration entrecoupée de hoquet et le corps tremblant, je me laissai faire quand il me prit dans ses bras. Il me serra contre son torse, pleurant autant que moi, mais sûrement pas pour les mêmes raisons.

« J-je s-suis vraiment d-désolé, c'est d-de m-ma f-faute, j'aurais d-du t'écouter »

Il s'en voulait, je le voyais bien. Et je le connaissais par coeur, j'étais prête à parier qu'il pensait que je m'étais fait battre et violer par sa faute. Je ne lui en voulais pas, évidement. Ce n'était pas sa faute si j'avais décidé de sortir me promener, ce n'était pas sa faute si Raphaël m'avait suivi, et ce n'était pas non plus de sa faute si je m'étais fait violer. Certes, je lui en voulais toujours d'avoir douté de moi, mais je lui avais déjà pardonné avant même que cette dispute ait commencé.

J'avais mal partout, je saignais, physiquement et mentalement, je souffrais. Mais à l'instant, ce qui me faisait le plus mal était de voir mon amour pleurer. Je m'en voulais, de lui causer tous ses ennuis et toute cette tristesse.

Ce souvenir était le pire moment de ma vie. La pire chose qu'il me soit jamais arrivé. Même ma rupture avec Mathieu me paraissait futile à côté de ça. Et j'étais persuadé que c'était réciproque, et que mon ex-compagnon pensait aussi ça : il avait perdu toute confiance en lui, après ça. Moi, je n'avais pas pu faire confiance à un autre homme que Mathieu jusqu'à trois mois après ça, et encore aujourd'hui, j'étais méfiante. J'avais longtemps cauchemardé, et les sorties étaient très compliqués pour moi. Ce jour était un des plus traumatisants de ma vie : c'était le jour où j'avais reçu le baiser de la mort.

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Fin flashback

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PDV Aidan

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Je repris mes esprits au bout de plusieurs seconde et repoussais ferment Raphaël. Il lâcha mon poignet et tituba sous le choc et l'étonnement. Hors de question que je me laisse faire une deuxième fois. Je prenais mes jambes à mon coup, et courais aussi vite que possible. Je tremblais, j'avais peur, et étais d'ailleurs surprise que mes jambes m'obéissent. J'avais les larmes aux yeux, choqué par cette rencontre.

Mais je n'avais pas le temps de me laisser distraire par ça, pas encore car derrière moi, Raphaël me poursuivait. J'entendais ses pas rapides, je sentais qu'il me rattrapait. J'étais terrorisée.

« Aidan ! Reviens ! »

Je ne l'écoutais pas et sprintais aussi vite que je le pouvais. J'arrivais devant mon appartement et montais les plusieurs étages à une vitesse dont je ne me pensais pas être capable. Je touchais fébrilement mes poches, à la recherche de mes clés. Derrière moi dans la cage d'escalier, résonnaient les pas rapides de Raphaël. Je réussis à sortir hâtivement mes clés, et ouvrait la porte.

J'entrais rapidement dans mon appartement et refermais aussitôt la porte à clé. J'eus juste le temps d'entendre un gros "BOUM" avant de réaliser que Raphaël venait de s'écraser contre la porte. Je l'entendis jurer et se relever, avant qu'il ne se mette à tambouriner l'entrée.

« OUVRE-MOI ! »

Épuisée par ma course, et remplie de peur mélangé à du soulagement d'avoir échappé à mon bourreau, je me laissais glisser contre la porte. J'étais en sécurité, ici.

« AIDAN ! »

Il pouvait bien crier, je ne lui ouvrirais pas. Et avec le bruit qu'il faisait, des voisins viendraient certainement le mettre dehors sous peu.

« LAISSE-MOI LA VOIR ! »

Je fronçais les sourcils, face à cette demande.

« ... Plutôt crever. » murmurais-je sans qu'il ne l'entende.

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Voilà, c'était le chapitre dix, j'espère qu'il vous a plu ! Vous commencez à avoir une petite idée de ce qu'il se passe, et pourquoi il y a tant de mystère depuis le début ? Le grand secret sera dévoilé dans le prochain chapitre ;)

Reviews ? ;3

En attendant je vous dis à samedi prochain, profitez bien de vos vacances ! A oui c'est vrai, pardon, profitez bien de vos journées de cour xD

Amour et licorne *-*

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