Auteur : Voilà venu le temps de la partie 8! Accorderais-je le plaisir aux fans d'un certain couple de voir se réaliser leur rêve le plus cher? Le saurez-vous dans ce chapitre ou bien plus tard? Que de questions! Sans plus attendre, les réponses aux reviews!

Talim-san

Me voilà heureuse de savoir que tu as adoré la partie 7!! Oui, Kyo faisait bel et bien parti de la fine équipe! Mais ça, tu devais t'en douter je pense... Vraiment merci et bonne lecture!!

PS : 2 reviews pour le même chapitre! Non vraiment je suis touchée!! Ça me flatte! Oh un petit commentaire? Voyons... j'aimerais tout d'abord remercier les acteurs qui ont fait un travail formidable ainsi que toute l'équipe de cameramen et tout qu'on ne voit pas. Un remerciement spécial à ceux qui ont aimé le film...vraiment, tout ça c'est grâce à eux! XD Chibi pose l'oscar sur son meuble et l'astique toutes les 5 mn! Merci beaucoup

Keikoku-sama

Et revoilà la chasse aux fautes aïe aïe aïe que d'inattentions! Mais étant donné que mes chapitres sont maintenant « bêta-lecturés », j'espère bien que les fautes seront moins nombreuses!

L'épisode du « sans-nom » est vraiment quelque chose qui n'était pas prévu au programme! (et là je me demande « mais qu'est-ce qui était réellement prévu au programme? » - -') Et personnellement je l'aime beaucoup aussi! Mais je savais pas si ça allait passer, apparemment si, je suis contente!

Lol ce n'est rien... tu avais peut être un zeste raison, au delà du fait qu'il est chouette à manipuler, j'ai une certaine attirance pour ce personnage et je ne peux pas la qualifier!

Sinon mdr XD encore une confusion acteur/perso... j'ai veillé au grain cette fois, logiquement!

Merci pour ton review!! Bonne lecture!!

Peckforever

Tu sais, je me demande toujours à quoi vont ressembler tes reviews... et il n'empêche qu'à chaque fois je suis étonnée! XD ce qui est pratique...c'est que je n'ai même plus besoin de parler, tu le fais pour moi XD (la prochaine fois que le prof d'éco m'interroge, jt'appelle et jte laisse répondre!)

Preuve d'amour, preuve d'amour... tu imagines beaucoup! Enfin logique, je m'obstine à ne pas vouloir te révéler ce qu'il va se passer entre eux deux! XD (Chui sadique? Ouuueeeeee!!)

Après, comment j'ai osé couper ce moment Ô combien crucial pour toi? Parce que je suis cruelle et que ça me paraissait chouette couper là!! (mode torture de lecteurs enclenché!) Donc comme je dois réfléchir à un plan de survie... je vais peut être plutôt faire ceci :

Si tu tentes quoi que ce soit, j'arrête d'écrire et tu ne sauras JAMAIS la fin!!

je veux bien même donner ma place pour la torture, si tu m'oublies c'est vraiment pas un problème! Je t'assure!

Pauvre Yukimura... Et pauvre de moi!! As ton avis, je devrais craindre les 300 plaies d'Égypte ou pas? Non je te demande parce que je ne suis pas prête à te révéler si oui ou non tu auras à me les balancer sur le coin du nez! XD

Nadeishiko

Moi qui avais peur que deux parties, ce soit un peu dur à développer en parallèle, il semble que ça se passe plutôt bien! Ah, tu veux des réponses...mais je sais pas s'il y en a là... En tout cas merci beaucoup pour ton review!! Il me fait très plaisir!! Bonne lecture!!

Nyozeka

Oui...le plus misérable possible pour les besoins du scénario... pauvre petit!

Oui, me suis encore trompée...qu'elle auteur misérable je fais! XD Et pourquoi j'ai coupé là? Parce que je suis méchante Niark niark niark! Merci beaucoup!! Bonne lecture!!

Kisa

Kyaaaaa suis trop contente Yuya a les yeux qui brillent! J'espère que la suite te plaira tout autant!! Merci beaucoup et bonne lecture!!

Miss Gaspy

Ma bêta lectrice préférée (et la seule en même temps ) Tu sais que je stress beaucoup moins quand tu ne me fais pas mariner!! (Pour une fois, mon clavier n'a pas été la victime désastreuse de ma crise de nerf!)

Pour la maison qui prend l'eau...pourquoi ne pas imaginer un méchant nuage noir égarer par là?! XD (Tentative désespérée de rattraper l'erreur!)

C'est la joie! Moi aussi je préfère les points positifs!! (Néferménedj ? Tu crois quand même pas que je vais m'user les doigts à taper ce nom... je fais copier/coller XD) Mdr t'es excellente! Si on te fourni des morts, t'es contente!

Merci beaucoup beaucoup!! Et bonne lecture (enfin quoi que c'est déjà fait )

Chibi Ayashi

« Surprise agréable », Chibi vogue sur son petit nuage la suite, c'est de suite!! Merci beaucoup!! Bonne lecture!!


Un remerciement spécial à Gaspy, ma super bêta lectrice!

Merci également à tous les lecteurs!

Et désolée pour les éventuelles fautes qu'il reste

Rappel du casting!

Satis (Chefet) Yuya Shiina

Chou Onime no Kyo

Djéhouty (Yuki) Yukimura Sanada

Taita Muramasa

Hény Kyoshiro Mibu

Hity Sasuke Sarutobi

Ibi Tigre Rouge

Débehenitjaenmoutef(Debe) Oda Nobunaga

Kary Luciole Mibu

Néfer Akira

Chian Tokugawa Ieyasu

Abina Sakuya

Néferménedj Okuni

Sôthis Akari

Néheteni Santera


Les Enfants d'Horus

Film

Partie 8

Vérité

La Palais était fort calme en cette matinée ensoleillée qui, pour tout début de journée qu'il était, ne voyait naviguer que peu de serviteurs et autres gardes. Pour tout dire, le Palais n'avait pas été aussi calme depuis le décès prématuré de la Reine. Souvenir frais et douloureux toujours présent dans les esprits. Une ambiance pesante, inquiétante et stressante régnait en ces lieux où la sécurité avait été renforcée.

Tout du moins, tel fut en cet instant, près de la fontaine de la petite cours intérieure, le sentiment de Néfer.

Ce dernier n'avait cessé de naviguer, ces derniers temps, à la recherche du traître qui se cachait sournoisement dans leurs murs. Sachant pertinemment que, bien qu'il en fusse désolé, Hény était bien obligé de le soupçonner également. Cependant lui n'était pas l'un de ces peureux, assez brave pour déshonorer leur maître mais trop lâche pour assumer leurs erreurs. Lui serait courageux et fidèle, il aiderait son ami et Seigneur de toujours à terminer sa mission en toute quiétude et ferait tout ce qui était en son pouvoir afin de dénicher ce serpent vicieux qui se nichait dans les recoins sombres du Palais, se gaussant de sa future victoire. Non, en se délectant d'une victoire dont il n'aurait jamais la gloire. Si Néfer pouvait l'arrêter, alors il s'en ferait un devoir.

Mais pour le moment, une toute autre tâche avait été assignée au jeune guerrier désireux de défendre son Dieu. Oui, aujourd'hui, il devait tenir sa promesse. Une promesse vieille de plusieurs années, mais quel que soit son âge, une promesse ne devait être déshonorée. Aujourd'hui, il devait montrer à Néheteni, une lointaine cousine de Chou et de Hény dont on fêtait les dix ans, comment on faisait pour dompter un cheval.

Tout s'était déroulé ainsi.

Il y avait de cela quatre ans, tandis que la jeune fille n'avait encore que six ans et qu'elle était la petite favorite de tous car de loin la plus jeune, une discussion banale dont on ne mesurait pas les conséquences débuta.

Elle était toute mignonne, haute comme trois pommes et possédait une chevelure noire, d'un noir si profond que les femmes en discutaient pendant de longues minutes, de quoi faire ressurgir la fierté de sa défunte mère. Comme toute enfant avant de voir arriver sa première lune (1), elle portait une petite tresse, tresse qui disparaîtrait ce jour qui pour elle ne viendrait que dans longtemps.

« Papa ! Papa ! »

La petite tirait sur la tunique de son « père ». En temps normal, elle ne l'aurait pas fait mais elle savait l'interdiction levée lorsqu'ils étaient en privé, avec pour seule compagnie des gens de confiance. En réalité, « papa » n'était personne d'autre que le pharaon. La pauvre petite, orpheline tout autant que son grand frère, du fait de son âge avait trouvé un substituant dans son oncle qui avait accueillit cela le sourire aux lèvres, n'aillant aucune fille. Ainsi la laissait-il l'appeler « Papa » à son aise.

« Veut un cheval ! »

Le Dieu des lieux sourit. Comme tout enfant semblait-il, la petite avait des passes plutôt ci ou plutôt ça…Hény avait eu sa grande époque des cerf volant et Chou une préférence pour un glaive qu'il ne posséda que cinq ans plus tard. Cette semaine, Néheteni voulait un cheval. En réalité, la dernière prestation cavalière de Chou l'avait tellement impressionnée qu'elle voulait faire comme son « grand frère ».

« Tu es trop jeune »

« Mais je veux faire pareil ! »

« Lorsque tu auras dix ans, tu auras un cheval qui ne sera qu'à toi. En attendant, patiente. »

Malgré le temps qu'il lui faudrait patienter, la jeune demoiselle fut heureuse, surtout quand Néfer se pencha vers elle en lui disant :

« Et moi je t'aiderais à le dompter et à le monter ! »

« Comme Chou sur Victoire ?! »

« Oui, promis »

Il avait dit ceci sur un coup de tête, pensant qu'elle oublierait bien vite. Belle erreur avait il commis en pensant cela. Et c'était ainsi que quatre ans plus tard, le jour même de son anniversaire, Néheteni était venue à Néfer, ce souvenir en tête.

« Néfer !! »

Le jeune homme se retourna. Non loin, une petite demoiselle qui avait bien poussé depuis ses six ans courrait vers lui en lui faisant de grands signes. D'ordinaire, cette petite princesse était plutôt timide, mais elle attendait ce moment avec tant d'impatience qu'elle en oublia toute retenue. Son frère, Kary, se tenait non loin derrière, peu intéressé par cette agitation matinale.

La petite fille avait toujours sa tresse dans les cheveux, preuve irréfutable que la demoiselle n'était pas encore une Dame. Cependant, cela faisait bien longtemps qu'elle avait abandonné son « papa » rituel vis-à-vis du Pharaon. Secrètement pourtant, il demeurait son père dans son cœur.

« Néfer ! Je suis si heureuse que tu n'aies pas oublié !! »

« Comment le pourrais-je ? »

« Tu es génial !! Pharaon m'a dit que mon cheval m'attendait !! »

« Oui…je l'ai vu en venant »

« Je veux le voir !! »

Et sur ces bonnes paroles, Néheteni devança ses deux accompagnateurs. Ce rêve qu'elle caressait depuis toujours de monter à cheval comme Chou la tiraillait toujours, indicible sentiment d'envie sans barrière ni frontière.

Kary rejoignit donc Néfer. Il s'agissait d'un homme tout à fait atypique qui n'avait de spécial que son caractère nonchalant et son amour inconditionnel pour les scarabées. Ce tout lui donnant un charme qui plaisait tout autant que la beauté pure et simple. On ne pouvait pas dire non plus qu'il vouait une admiration sans bornes pour sa petite sœur. Si Néfer et Chou, eux seuls, n'avait été témoins d'une scène pour le moins « touchante » de sauvetage, nul n'aurait su alors l'amour fraternel d'ordinaire absent qui liait les deux orphelins. Mais il était bien là et avait conduit Kary, sous des airs absent et de je-m'en-foutiste probant à veiller l'une des clôtures qui parquaient le cadeau à sabots.

Les yeux de l'enfant s'illuminèrent à la vue d'une jeune pouliche entièrement noire, respectant l'admiration que l'heureuse propriétaire vouait à Victoire. Après trois tours à pas de course de la clôture, excitant un peu le cheval, la jeune demoiselle s'arrêta net et annonça :

« Elle s'appellera Triomphe ! »

Cette nuit là, le sommeil ne fut pas de tout repos pour la Princesse, à tel point que, abandonnant sa couche de fortune et de sable à l'abri d'un rocher, elle se faufila quelques pas plus loin aux abords d'un petit point d'eau.

La veille, les trois compères de voyage eurent l'agréable surprise de tomber sur un oasis perdu au milieu de l'étendue de sable. Ces points, rares, appréciés et si souvent perdus étaient une aubaine de part leur position cachée et de leur réserve en eau. La Princesse eut aussitôt fait le vide aux alentours afin de s'y baigner avec allégresse. Un bon bain, elle ne demandait que cela.

Mais le sommeil lui remontrait en rêve l'extermination de la femme assassin envoyée à sa suite et le désarroi de Néfer, le vieil homme qui n'avait rien. Ainsi, peu importa le nombre de fois où, exténuée, elle chercha à trouver le chemin vers un sommeil salutaire et reposant, ces images s'imposèrent à son esprit comme un prédateur traquant sa proie, se jouant de ses faiblesses.

Assise au bord de l'eau calme, fraîche et sombre, elle repensait donc à ce qui, deux jours plus tôt, avait failli être sa fin. Cet homme, Néfer, elle l'aimait beaucoup. Qu'il l'ait trahie l'avait beaucoup peinée mais elle ne lui en voulait pas. Elle ne pouvait s'empêcher de le revoir en train de pleurer, de demander pardon…

La femme, elle, l'avait plutôt intriguée. Quel pouvait être son passé ? Qu'est-ce qui avait bien pu la mener sur un tel chemin meurtrier ? Tant de questions qui n'auront certainement jamais de réponses…

Et Chou, dans cette histoire ? Qu'avait-il pensé du fait de sacrifier une femme amoureuse de lui pour une petite Princesse qu'il n'aimait pas ? N'y pensait-il pas ou suivait-il son devoir ? Était-il si insensible qu'il ne ressentait rien? La tuerait-il elle aussi, si on lui en donnait l'ordre?

Perdue dans les tortueuses pensées de son esprit, la jeune fille n'entendit pas le dit insensible arriver.

« Hey, va dormir »

Surprise, Satis se leva, glissa et se retrouva à l'eau. Au bord de ce petit point d'eau, le sol était glissant. Ses pieds nus n'avaient demandé alors qu'à glisser devant la précipitation du bon qui l'avait fait se relever. Son protecteur n'en leva que son sourcil droit. Il n'eut aucun geste préventif vain mais visant à la retenir et aucun autre signe d'inquiétude. Sans quitter sa place, il reprit.

« Tu comptes jouer longtemps? »

Une seconde passa. Elle ne savait trop ce qu'elle devait ressentir. Être honteuse pour avoir été une princesse trempée de la tête aux pieds? Être coléreuse de se faire sermonner tandis que la faute lui revenait à lui, lui qui l'avait surprise?

« Non mais j'y crois pas... »

Commença t-elle tout en sortant de l'eau froide.

« ... parce que tu m'as surprise je glisse et maintenant c'est ma faute si je suis tombée! Tu ne manques pas de culot! »

« ... »

« Et maintenant Monsieur le Prince ne dit plus rien?! »

« ... »

« Mais quoi?! Dis quelque chose! »

« Tu n'es qu'une gamine... pense un peu à ce que tu fais »

Mais que veut-il à la fin? C'est ma faute maintenant! A quoi je devrais penser? A peine arrivait-elle vers lui que Chou l'attrapa par le bras droit et la plaça derrière lui, glaive en position de défense.

« Bouge pas »

Dans les quelques buissons de cet oasis, une ombre bougea, puis deux. Chou mit tous ses sens en éveil. Des assassins. Visiblement, le niveau était monté. Ces deux là savaient ce qu'ils faisaient. Ils devaient déjà être sur leurs traces depuis un petit moment déjà...

« Une journée avant notre arrivée chez « Néfer » exactement »

Satis se retourna tandis que Chou prêtait l'oreille sans pour autant quitter leurs adversaires des yeux. Djéhouty se trouvait là, tranquillement adossé à un arbre, le sourire aux lèvres. Le grand général continua sur sa lancée.

« Je suppose même que vous n'êtes pas les seuls à nous suivre depuis un moment. Bien sûr, si jamais l'assassin précédent échouait, il ne faudrait pas nous perdre de vue... Ainsi vous devez être une quantité à nous suivre. Recevant les ordres au fur et à mesure que vous mourez. »

Les hommes ne prononcèrent pas un mot, acquiesçant silencieusement. L'un avait deux glaives. Un ambidextre. Ces hommes là étaient forts, cumulant les points forts et diminuant leurs ouvertures durant les combats. Celui là avait l'air particulièrement habile et réfléchit. Il ne bougeait pas et ne parlait pas. De plus, on pouvait observer qu'il gardait un oeil sur tout ce qui respirait, de près ou de loin. Djéhouty devinait beaucoup rien qu'en le regardant. Il devait économiser les gestes inutiles et devait faire de même pendant un combat. Ainsi, il ne fallait pas compter avec un combat bâclé où l'adversaire faisait n'importe quoi. Celui là, il savait se battre et était très observateur.

Le second possédait un grand bâton; un simple bâton de bois. Il était placé juste en retrait du premier, assurant certainement les arrières. Ils étaient préparés. Et si le premier gardait constamment un oeil sur Chou et Djéhouty, le second n'avait d'intérêt que pour Satis.

Le général s'avança vers Satis et d'une voix rassurante lui lança.

« Reste derrière moi »

La jeune fille acquiesça sans discuter. Elle avait oublié sa colère et oublié qu'elle était trempée. Désormais, elle ne voyait que ces deux individus qui n'avaient envie que d'une seule chose, la tuer.

Ce fut le premier, d'une voix calme et étonnement posée qui commença.

« Nous voulons seulement cette gamine »

Chou n'étant pas disposé à discuter, quand bien même c'était lui à qui s'adressait l'agresseur, Djéhouty prit la relève.

« Nous ne sommes pas disposés à vous la laisser »

« Pourquoi perdez vous votre temps avec cette gamine? Elle? Une future reine? Elle n'est même pas capable de réfléchir aux conséquences de ses actes! »

Satis accusa le coup. Quand n'avait-elle pas réfléchi?

« La demoiselle est jeune, elle a encore beaucoup à apprendre mais elle fera une reine excellente »

« Vous croyez? Si nous l'avions voulu, elle serait déjà en train de prendre le thé avec les Dieux. »

Que voulait-il dire? Il aurait déjà pu la tuer. Quand? Soudain la lumière se fit dans l'esprit de la jeune fille. Ils étaient là, tout près... et elle seule près de l'eau. Elle s'était absentée. Elle avait quitté la sûreté de ses protecteurs pour s'isoler un peu... elle aurait pu mourir à cause de son inadvertance. Était-ce cela que Chou, un peu avant, avait voulu lui dire? Elle se sentait bête et honteuse... Cet homme avait raison, comment pouvait elle se prétendre future reine en se conduisant ainsi? Elle baissa la tête et ne la releva que lorsque...

« Vous avez votre mission, nous avons la nôtre, battez vous! »

La voix de Chou avait résonné et avait précédé le silence.

« Le grand Prince nous dit de la fermer, apparemment. Mais pourquoi celui qui n'aime que le combat et la liberté se coltine donc une gamine? »

« ... »

« Qu'est-ce que cette imbécile t'apportera donc? Tu ne peux la mettre dans ta couche, à quoi te sert-elle donc?! »

« C'est une planche à pain, une gamine et une idiote. Mais elle a une chose que vous n'avez pas »

« Quoi? »

« Elle, au moins, elle est marrante! »

Sous les acclamations quelque peu enfantines d'un Djéhouty qui criait en applaudissant « Aaah Chou! Toi et l'art des arguments bidons! », Chou se lança face à ses adversaires. Eux firent de même. Le général, voyant que Chou avait assez à faire avec son ambidextre prit en charge le deuxième, ayant deviné ses capacités loin de l'inquiéter.

D'un côté, les glaives s'entrechoquaient à des vitesses folles, cherchant toujours la faille de l'adversaire, tâtant toujours la défense de l'autre et s'entêtant à vouloir la mort de l'autre. Comme l'avait saisi Djéhouty, l'adversaire du Prince était à la hauteur d'un véritable assassin, maîtrisant parfaitement son art. Il était en effet capable d'amuser le Prince. Ce dernier, le sourire aux lèvres semblait prendre un plaisir fou dans cette joute mortelle.

D'un autre côté se trouvaient le général et l'homme au bâton. Ce dernier, moins doué dans son art que son collègue peinait à rendre coup pour coup à son adversaire. Déjà raccourcis d'une dizaine de centimètres, son arme perdait sa consistance peu à peu, face au glaive maîtrisé de Djéhouty.

Satis regardait. La honte, elle l'éprouvait toujours. Même si à cet instant, la Princesse se fit une promesse intérieure. Plus jamais elle ne se mettrait dans une situation qui pourrait tourner à son désavantage. La leçon du jour avait été lourde de sens. La réflexion ou la vie.

Un troisième facteur tenta, sur ces bonnes pensées, d'atteindre la vie, oubliant la réflexion. Derrière la jeune fille, un homme rigola en se jetant sur elle et tout se passa très vite. On entendit un cri fendre l'air, un bruit inconnu et un son sourd, très rauque.

Satis était retournée et à terre. Elle avait vu un troisième homme fondre sur elle, un sourire carnassier sur les lèvres. Mais ce dernier avait apparemment marché dans un piège. Chou, ne sachant ce qu'il se passait derrière tenta de terminer son combat le plus vite possible. Il eut beaucoup de mal d'ailleurs et n'en vint à bout qu'après deux minutes de lutte à une arme contre deux. Avec un seul glaive, il avait été désavantagé par rapport à son adversaire bien que, dans les faits, sa propre dextérité ne soit pas comparable à ce défunt ambidextre.

Djéhouty lui avait cessé de s'amuser et avait expédié son combat tout en douceur ne semblant pas le moins du monde perturbé par l'agitation. Évidemment, tout le monde comprit. Le piège était de lui. Entre le moment où Satis était tombée à l'eau, ce qui avait du le réveiller et le moment où ces assassins avaient attaqué, il avait pu prévoir le coup. En effet, prévoir de laisser Satis derrière était une bien belle idée en soi, mais il ignorait, à ce moment, s'il n'y avait pas un troisième ennemi qui en profiterait pour attaquer leur point faible : la jeune fille.

Un homme, somme toute très moche et à l'air un peu simplet se trouvait devant la jeune fille. Il se débattait comme il le pouvait, ne regardant que Satis. Il semblait ne penser à rien d'autre et ne vouloir rien d'autre que la tuer. Comme ci ses sentiments humains avaient été remplacés par les plus bas instinct de prédateur. Bien sûr, la demoiselle n'avait rien à craindre. Le piège, sorte de piège à loup, lui enserrait trop profondément la jambe pour qu'il ne puisse ne serait-ce qu'avancer d'un mètre.

Chou resta à sa place, impassible devant ce spectacle misérable. L'homme criait, se débattait, tendait les bras vers sa proie sans jamais pouvoir l'atteindre. Il ne semblait ni avoir mal, ni avoir conscience de la situation de son groupe. Le silence régnait, on entendait que lui.

Le général, après s'être assuré de la mort de son adversaire se rendit près de Satis qu'il aida à se relever. Cette dernière, qui souhaitait mettre le plus de distance possible entre l' « animal » et elle rejoignit de suite le périmètre de Chou. Elle n'irait plus jamais dans un endroit au hasard de ses envies mais toujours dans un périmètre sûr. A l'heure actuelle, il n'y avait que celui du Prince. Ce dernier la regarda d'ailleurs s'approcher du coin de l'œil sans broncher.

Le général s'approcha à la limite des mains tendues de l'homme qui voyait s'éloigner sa proie. Il le regarda et lui parla.

« Vous avez perdu, me comprends tu ? »

Mais l'homme ne faisait que crier. Il était impossible de savoir s'il comprenait et pourtant, il ne pouvait que comprendre. Autrement comment aurait il compris le plan mis en place par ses coéquipiers ? Comment aurait-il su à quel moment il était opportun d'attaquer. Il devait comprendre, il n'y avait aucune autre solution. Il devait alors savoir, même instinctivement que sa fin était proche. S'ils le laissaient là, il ne pourrait que mourir. Et même s'il ne succombait pas à l'hémorragie de sa jambe, alors il mourait de faim attaché à ce piège. Djéhouty dégaina son glaive. Il le positionna au dessus de la nuque de l'homme qui, nerveux, s'agitait encore plus et, d'un coup sec, le planta dans son cou. Il y eut un craquement, les os s'étaient brisés mais la mort fut nette et le sang se répandit à ses pieds sans aucune retenue.

Satis avait détourné les yeux de la scène qui se préparait alors. Mais la voix dure et rauque de Chou la rappela à l'ordre.

« Pour qui crois tu que Djéhouty fasse ça ? Regarde. Il tue pour te protéger. »

Satis obéit. Elle ne pouvait faire que cela, d'autant plus que le Prince avait raison et elle le savait. Elle observa alors toute la scène, se retenant de détourner son regard peu habitué à ces scènes de meurtre et de sang. Sa vie n'allait jamais plus être la même.

Comment vivre sereinement en sachant que tant allaient mourir pour sa seule vie ?

La Palais était toujours si calme et si vide que le matin. Peut être l'absence du Prince Chou se ressentait-elle plus que les gens ne voulaient bien le dire. Certes, la vie au Palais n'allait pas s'arrêter car un homme n'était plus là, de surcroît si c'était un homme qui ne faisait jamais rien. Cependant, sa présence motivait, rassurait… et alimentait les ragots. De quoi parleraient les esclaves entre elles si le Prince Chou ne les abreuvait plus de ses frasques et aberrations princières ? De quoi parleraient et se vanteraient les soldats si le plus fort du Palais était absent ? Que pourraient dire les femmes de la ville si elles ne pouvaient plus crier haut et fort « Avec le Prince Chou avec nous, nous vaincrons tout ! » ?

Certes il ne faisait rien, mais il était là. Et quand il était absent, il fallait écouter d'autres ragots, se vanter des mérites de quelqu'un d'autre et crier haut et fort autre chose. Quand la star n'était pas là, il fallait lui trouver un remplaçant.

Ainsi les esclaves parlaient elles de tous les autres faits qu'elles oubliaient d'habitude. Leurs maîtres trop brutaux, entreprenants et sadiques. Les conversations étaient alimentées de « vous avez vu ça…il a agit comme ça » et autre « Je ne pensais pas cela possible de sa part… ». Les soldats qui cherchaient qui copier, à qui emprunter de nouvelles techniques de combats s'entraînaient sombrement et les femmes de la ville surveillaient davantage leurs rejetons, faute de pouvoir dire « on ne craint rien ».

Et pourtant, un nom revenait souvent dans les conversations de chacun. Debe.

Ce dernier, sorti de l'ombre des Princes, tous deux étant occupés, profitait de la situation à son avantage. Mais le charisme lui manquait encore et, malgré tous ses efforts, on ne parlait pas de lui comme des Princes et cela se ressentait dans l'ambiance du Palais.

Debe avait encore trop de concurrence. La reine avait été un obstacle longtemps subi et enfin terrassé, maintenant, d'autres se dressaient devant lui et il devait s'en débarrasser. Mais ces obstacles là n'étaient pas à prendre à la légère et il le savait. Aussi allait-il prendre son temps et utiliser d'autres moyens.

Il retrouva le pharaon Aba Adjib à son bureau, dans une pièce d'étude. Concentré sur ses papyrus, il était sous la protection d'un molosse Nubien possédant un cou épais comme celui d'un taureau. Comme énoncé dès le début, la famille de pharaon ne devait plus avoir confiance qu'en eux même.

Dans les couloirs, il avait rencontré une charmante esclave alors que lui-même transportait un plateau avec deux sorbets. Comme il l'avait pensé, elle avait tout de suite voulu le lui prendre et le transporter à sa place. Un grand seigneur tel que lui ne devait pas porter de telles choses. En réalité, ce dont elle ne se doutait pas, c'était que Debe, l'ami du pharaon, tournait dans ce couloir spécialement dans l'attente que quelqu'un passe. N'importe quel esclave lui aurait prit le plateau des mains afin de se charger de la corvée. Le voir lui porter le plateau n'était pas crédible.

Ainsi était il suivi dans la pièce du roi par cette jeune esclave. Il avait tout prévu, son plan marcherait.

« Puisses tu régner mille ans mon pharaon »

Debe salua son ami de combat, son frère d'arme qui fit de même de son côté.

« Je suis heureux de te voir, Debe. Avec toute cette histoire de traître, je ne sais plus en qui avoir confiance et même si l'on me dit de me méfier même de mon ami, je ne peux m'y résoudre. Tu as mon entière confiance. »

« Et je n'oserais imaginer trahir mon Dieu !! »

Pour appuyer son discours il s'agenouilla en signe de soumission.

« Voyons relèves toi mon ami ! »

Debe obéit. Puis en vint à la raison de sa visite.

« Cela faisait longtemps que nous ne nous étions vu, je me suis dis que déguster un sorbet serait un bon moyen de te détendre. »

« Et tu as eu bien raison ! Entre Chou qui est on se sait où à protéger la Princesse, Hény qui est à la recherche du traître et moi qui dois régler les détails du traité avec les Hyksos, je ne sais quand me reposer ! »

L'esclave déposa les sorbets sur la table et s'éloigna, restant tout de même dans la pièce. Elle se disposa à côté de la porte tandis que le molosse se tenait derrière le pharaon. Debe lui prit place en face du pharaon. Il prit soin de servir le pharaon, lui assignant la coupe de droite alors que lui prenait celle de gauche. Tous deux commencèrent la dégustation tout en parlant.

Quelques minutes passèrent dans une ambiance joyeuse et conviviale. Soudain, le silence se fit à l'entente d'une toux étouffée. Le pharaon se tenait la gorge de ses deux mains et semblait avoir grand mal. L'esclave se rapprocha et le gardien également. Le pharaon allait forcément leur dire ce qui n'allait pas. Mais ce ne fut pas le cas car ce dernier s'effondra d'un seul coup. Sa tête heurta le reste de sorbet et le renversa tandis que ses mains tombèrent le long de son corps. Les personnes présentes se figèrent. Ils avaient compris, ils étaient esclaves, mais pas bêtes. Ils comprirent d'autant plus lorsqu'ils se rendirent compte que Debe, l'ami du pharaon n'avait pas bougé d'un pouce et regardait le cadavre froidement, l'air fier.

La demoiselle recula, les yeux écarquillés, mit ses mains devant sa bouche et seuls quelques petits sons aigus en sortirent. Elle n'en revenait pas. Le molosse lui se mit en position d'attaque. Il ne le laisserait pas s'en sortir.

L'assassin se leva tranquillement et dégaina son glaive. Son adversaire avait certes comme avantage sa taille mais de tous les ennemis pareils à celui là que Debe avait rencontré, aucun n'avait survécu.

Le Nubien se lança sur lui de toute sa force. Debe esquiva. Il avait l'avantage. Il était rapide et moins lourd, plus réactif. Le temps que le garde comprenne, il avait déjà une entaille, non mortelle, dans le dos, entre les omoplates. Sorte de coup de semonce censé signaler « bats toi, mais tu es déjà mort ».

Et il combattit. Il ne pouvait faire que cela ou serait exécuté pour n'avoir pas arrêté l'assassin du pharaon. Il allait mourir, d'une manière ou d'une autre. Il ne parvint à toucher son adversaire que dans un dernier essai, juste avant que la lame adverse ne transperce son cou, partie fragile et bien plus facile à percer que le reste de son corps, recouvert de muscles. Debe fut coupé à la joue. Beaucoup de sang, mais rien d'alarmant. Il vit en se retournant la femme prendre ses jambes à son cou. Malheureusement pour elle, il était trop tard et il fondit sur elle en un temps record. Il lui trancha d'abord un bras, afin qu'elle crie, qu'elle crie fort, si possible et transperça son cœur. Elle s'effondra sans avoir pu se défendre.

Rapidement alors, il se replaça dans la pièce et sorti de sous son pagne un tissu blanc. Ce tissu blanc contenait un poignard qui ne lui appartenait pas. Sans hésitation, il se le planta près de l'estomac. Il savait où planter, il savait où ça saignait et où c'était dangereux. Ainsi la plaie saigna abondamment, faisant penser qu'il était à l'article de la mort. Mais il s'en remettrait.

Dans les secondes qui suivirent, esclaves, soldats et autres conseillés se précipitèrent dans la pièce. Se faisant, ils découvrirent l'horreur qui avait été commise. Ils avaient croisé le corps sans vie de l'esclave peu avant et s'attendait à tout sauf une bonne nouvelle. Ils découvrirent pire. Le gardien couché, mort, Debe, agonisant et le pharaon, sans vie. Leur attention ne se focalisa que sur le souverain. Contrairement à tous les autres, il semblait avoir été empoisonné.

Lorsque Hény arriva, il saisit la gravité de la situation.

Film

Partie 8

Fin

«Es-tu l'une des trois personnes qui étaient associées à mon frère?»

La question était brute. Pas besoin de passer par quatre chemins, chose que de toute manière Kyo n'aimait pas. D'ailleurs il n'eut l'air ni surpris, ni scandalisé par la question. Quoi que d'après analyse du personnage par la jeune fille, le scandaliser serait revenu à déclencher sois même une guerre avec des lapins de l'espace. Autrement dit, ce n'était pas la peine de rêver sur la faisabilité de ce projet.

Pendant deux ou trois minutes, il n'y eut aucune réponse. Le démon fumait et regardait droit devant lui. Yuya, qui le regardait depuis le lit ne sut s'il allait répondre ou éluder la question. Sur son visage, rien ne transparaissait.

« Oui »

Il avait répondu. Yuya avait une piste. Même si inconsciemment, elle s'attendait à cette réponse, l'entendre de vive voix la rendit muette. Ce ne fut qu'au bout de quelques minutes, pendant lesquelles Kyo ne la dérangea pas une seule fois qu'elle poursuivit.

« Sais-tu comment mon frère est mort? »

Bien sûr, ne serait-ce que se remémorer son frère et surtout sa mort, mettait les larmes aux yeux de la jeune fille. Sa voix, légèrement tremblotante avait posé l'autre question à peu près sur le même ton que la précédente, mais les tremblements de la voix se sentaient bien. Même beaucoup trop à son goût.

« Oui »

Et Kyo, lui, ne se contentait que de simples réponses, concises et qui par leurs simple prononciation voulaient tout dire. Au moins sa façon de s'exprimer épargnait-elle à Yuya les fioritures de beaucoup d'autres gens. Elle préférait cette précision brève et honnête aux réponses longues, non digestes et fausses de tous les autres. Tous ceux qui savaient et qui, continuant leurs petites vies paisibles lui disaient que son frère s'était suicidé, mais qu'il fallait qu'elle oublie et qu'elle continue. Et si en passant elle pouvait changer d'orientation professionnelle alors là, ils étaient tous heureux.

« Comment est-il mort? »

Sa voix la lâchait presque. Elle s'enfuyait seule et Yuya ne pouvait la retenir. Elle avait à peine fini sa question qu'une vague larmoyante envahissait ses yeux. Vague qu'elle retint de justesse en attendant la réponse de son interlocuteur qui ne la regardait toujours pas.

« Il a été tué »

Les paroles de Kyo, bien qu'appréciées pour leur honnêteté faisaient mal, très mal. Cette fois, Yuya ne pu rien retenir. Entendre dire, des années plus tard que son frère était bel et bien mort tué, c'était un vrai choc.

« Par... par...qui...? »

« ... »

Yuya attendit la réponse, mais elle ne vint pas.

...

Sakuya pleurait. A genou, par terre, les mains sur son visage trempé, elle versait toutes les larmes de son corps. Ses cheveux collaient à ses joues rougies, irritées par les larmes salées. Depuis quand n'avait elle pas pleuré ainsi. La réponse était évidente. Depuis la mort de Nozomu. Son meilleur ami avait été tout pour elle. Elle qui n'était pas grand chose avant, il lui avait fait rencontrer Kyo et Kyoshiro et tout avait changé. Tout était grâce à lui, ce groupe, c'était lui qui en était le fondateur. Ses gémissements et le bruit qu'elle faisait en pleurant tordait le coeur de Sasuke.

Il était assez impassible d'ordinaire mais comment pouvait il rester de marbre face à cette vue. Il était humain et la voir ainsi lui faisait mal. Surtout qu'il connaissait cette femme dont personne ne pouvait égaler la douceur. Et ce qui l'avait mise dans cet état, c'était sa question. « Sais tu comment est mort Nozomu Shiina? ».

Finalement, elle n'avait rien répondu et s'était effondrée en pleures. Au bout de dix minutes, elle raconta tout ce qu'elle savait.

« Nozomu était le fondateur du quatuor dont tu as certainement entendu parler. Au départ, ils n'étaient que trois, un trio époustouflant. Moi, je ne connaissais personne. Et un jour, j'ai rencontré Nozomu. Nous sommes devenu de très bons amis, meilleurs amis par la suite et avec l'accord du reste du groupe, j'ai été intégrée. On était doués. Mais... un jour... »

« On l'a retrouvé, chez Sakuya, une balle dans la crâne »

Une voix d'homme venait de finir la phrase de Sakuya. Kyoshiro se tenait à quelques pas, le visage grave. Il continua à la place de son amie.

« Tout accusait Sakuya, alors qu'en réalité, à ce moment elle était avec moi. Mais pour les enquêteurs, ce n'était pas un alibi valable. En apprenant où le corps avait été retrouvé et en devinant qu'elle serait forcément accusée, j'aurais pu lui fournir un alibi, comme j'étais son petit ami »

Sasuke écoutait sans en perdre une miette. Il n'en croyait pas ses oreilles. En fond sonore, Sakuya pleurait, mais moins fort.

« On gênait, tu vois. Si le fondateur était assassiné, ça nous fragilisait. Comme de fait, on s'est séparé. Et si Sakuya n'est pas derrière les barreaux à l'heure qu'il est, c'est que les grands pontes du métier ont profité de l'occasion pour nous écarter du circuit. »

Cette histoire semblait presque tirée d'un film du genre de celui qu'ils étaient en train de tourner.

« On nous a proposé de nous séparer. De faire des carrières solo moins compromettantes pour eux. En échange de quoi ils se débrouillaient pour blanchir Sakuya. Sakuya est la personne à laquelle je tiens le plus et je n'ai pas pu refuser et Kyo a suivi. »

Sasuke comprit alors. Personne, même ses anciens partenaires ne savaient qui avait assassiné Nozomu. Le meurtrier marchait toujours en toute liberté.

« Alors...Kyoshiro...c'est pour cette raison que Yuya n'a pas sa place dans métier? »

« Oui, il ne faut pas se rappeler Nozomu »

« ... »

« Le meurtrier est certainement... un grand du milieu »