Chapitre 10
Quand on frappa à la porte Draco alla ouvrir machinalement se disant que si c'était Parkinson il l'étriperait a main nue, il fut donc soulagé de trouver Hermione qui lui adressa un magnifique sourire avant d'entrer et de déposer les victuailles qu'elle avait ramenées sur le bureau du blond.
-Ca va mieux mon chéri ? Lui demanda-t-elle.
-Ca fait du bien de décompresser, lâcha le jeune homme avec un sourire. Au moins maintenant elle devrait me foutre la paix, non ?
-Ca c'est sur, tu étais… effrayant ! Parkinson était tellement secouée qu'elle tremblait comme une feuille, Bulstrode va avoir besoin de courage pour la calmer. Et ce silence dans la salle quand tu es parti ! Tu as fais ta petite impression, tu sais ?
-A vrai dire je m'en doutais un peu… répondit le sorcier en s'avançant vers le bureau et en se servant à manger. Toutes ces émotions m'ont données faim !
-Alors dépêche toi de manger, parce que moi aussi j'ai faim… mais de toi ! Susurra la brune à l'oreille du blond tout en la lui mordillant.
Quelques minutes plus tard, Draco se trouvait de nouveau attaché aux barreaux de son lit avec une Hermione très coquine sur lui qui prenait un malin plaisir à le dévêtir avec une infinie lenteur. Quand la brune lui caressa tendrement le torse puis le détacha le blond la regarda d'un air étonné, dans ses yeux il vit la crainte qu'elle n'avait pas voulu lui montrer quand ils avaient réfléchis à la lettre de Voldemort. Alors il l'attira tendrement à lui, sa tête reposant sur son torse nu, il lui caressa les cheveux, lui déposa quelques baisers sur le front. Après quelques instants, elle leva les yeux vers son amant et dit dans un souffle :
-Fais moi l'amour Draco…
Le blond fut touché par la détresse et la douceur qu'il percevait dans le regard de son amante. Avec douceur, il défit chaque bouton de son chemisier, accompagnant chaque geste d'un baiser toujours plus doux que le précédent. Quand il l'eut débarrassée de son chemisier et de son soutien gorge il caressa la peau satiné et encore dorée de sa belle, puis il la couvrit de baiser lui donnant la tendresse dont elle avait besoin. Le souffle de la brune s'accéléra comme celui de Draco et elle lui rendait ses caresses et ses baisers avec fougue mais avec douceur, ce soir les deux amants se découvraient sous le signe de la tendresse, pour exorciser leur peur. Cette nuit là ils firent l'amour au lieu de faire la haine, cette nuit là ils s'aimaient au lieu de se posséder, cette nuit là ils vivaient au lieu de mourir. Puis, comblés, épuisés, ils s'endormirent, Hermione dans les bras de son amant.
Le lendemain matin quand elle se réveilla Hermione se souvint de la soirée de la veille, et se sentit mal à l'aise. Regardant l'heure elle soupira de soulagement, il était 6h00 du matin et elle ne commençait ses cours qu'à 9h00. Tout doucement elle sortit du lit pour ne pas réveiller Draco qui même s'il commençait à 8h00 pouvait encore se permettre de dormir une heure. Elle s'habilla silencieusement et lança un sort de réveil pour que le blond ne se réveille pas en retard comme la veille puis elle sortit silencieusement de la chambre.
Se retrouvant dans la salle commune des Gryffondors, où personne n'était encore présent vu l'heure matinale, la brune s'installa dans un fauteuil en face de la cheminée et repensa aux moments de faiblesse que Draco et elle avaient eu la veille. Qu'ils aient peur suite à la lettre de Voldemort était on ne peut plus normal, après tout, quand il demandait à vous voir c'était soit pour vous tuer, soit pour vous asservir… Mais ils n'auraient pas du se laisser porter par cette peur ! C'était un signe de faiblesse, rien de tel pour donner envie à Voldemort de les tuer au lieu de les enrôler. A y réfléchir, quelle était la meilleure option ? Hermione ne le savait pas, mais ce qu'elle savait en revanche, c'est qu'elle et Draco étaient bien trop jeunes pour mourir. Se levant pour aller prendre une douche avant que la salle de bain soit monopolisée par les autres filles, elle se fit une promesse : jamais plus elle ne céderait à la panique, et elle empêcherait aussi Draco d'y céder si nécessaire.
Quand il se réveilla à la sonnerie du sort lancé par Hermione, Draco sursauta et se tournant dans son lit il vit que la jeune femme n'était plus là, après quelques instants il se leva et annula le sort à l'aide de sa baguette. Il se doucha et s'habilla puis alla prendre son petit déjeuner dans la grande salle. Quand il y entra, tous les élèves se tournèrent vers lui et le silence se fit, il les ignora et alla s'asseoir à sa table, quand il fut assit les conversations reprirent. Il n'avait pas vue Hermione à la table des Gryffondors, réfléchissant, il se souvint qu'elle n'avait pas cours avant 9h00 pour leur cours commun de SACM. Il songea à leur soirée, qui avait pris une tournure des plus étonnantes ! Ils avaient fait l'amour, ils n'avaient pas simplement couchés ensemble comme d'habitude, ils avaient eu peur aussi, et s'étaient rassuré l'un l'autre.
« Merlin ! Mais qu'est-ce qu'il nous a pris ? Pourquoi avoir réagi d'une telle façon ? »
Ca ne devait plus se reproduire, ils n'avaient pas le droit d'être faible, surtout pas maintenant, à quelques jours de leur rencontre avec Voldemort. Désormais, c'était une question de vie ou de mort… Le blond savait que Hermione s'en rendait compte elle aussi, et qu'elle prendrait la même décision que lui, si ce n'était pas déjà fait.
A 9h00 alors qu'il attendait avec ses camarades Serpentards devant la cabane de Hagrid l'arrivée des Gryffondors pour que le cours commence, il aperçut de loin Hermione qui arrivait en riant avec Ron et Harry, et il ne put s'empêcher d'en être jaloux. Il se força à rester calme, après leur moment de faiblesse de la veille il ne voulait pas laisser voir à la jeune femme qu'il était jaloux, c'était une faiblesse qu'il s'était toujours interdit d'avoir, mais cette fille le rendait dingue, et il avait parfois du mal à contrôler sa jalousie. Même s'il savait pertinemment que la brune jouait la comédie et qu'elle en avait de plus en plus mare de Potty et compagnie, elle était à lui, et à personne d'autre !
Quand Hermione vit Draco prés de la cabane de Hagrid, entouré de ses « amis » Serpentards, elle fut soulagée de la arborer la même attitude qu'il avait depuis toujours, hautaine et fière. Elle n'aurait pas besoin d'aborder le sujet de leur petite faiblesse, elle le savait, il avait prit la même décision qu'elle, plus jamais ils ne se laisseraient aller de la sorte. Quand leurs regards se croisèrent, le blond hocha légèrement la tête en guise de salutation et elle fit de même puis retourna à sa conversation avec Harry et Ron.
-Je suis content d'avoir SACM, ça va nous permettre de voir Hagrid parce que depuis la rentrée on pas eu le temps de passer lui dire bonjour, dit le brun enthousiaste.
-Normal, bougonna le rouquin, avec tout les devoirs dont nous couvre les profs on risque d'avoir beaucoup moins de temps libre qu'avant…
« Vraiment quel crétin ! On va passer nos ASPIC's c'est logique qu'on ai plus de travail ! »
-Ron, répondit Hermione ne souriant, c'est l'année de nos examens, si on à plus de travail c'est parce que le programme de septième année est chargé, et puis ça nous prépare pour nos études supérieures.
-Pourquoi j'étais sur que tu allais me répondre un truc dans ce genre là, hein ?
Harry sourit à la remarque de son ami, et la jeune femme lança à Ron un regard lourd de sens qui le fit rougir jusqu'aux oreilles. C'est à ce moment là que Hagrid sortit de chez lui et que le cours commença.
