Note : Voilà le dernier chapitre de mon histoire. J'espère qu'il vous plaira. J'ai failli le couper en deux pour avoir un chapitre 11, mais je voulais un chiffre pair. Alors je l'ai laissé comme tel. Il ne devrait pas non plus y avoir trop de fautes ) ! J'étais inspirée pour ce dernier chapitre.
Merci à tous ceux qui lisent, merci à Bibi et merci à toi également Anonymoussmouss. Dites-moi ce que vous pensez de ce dernier chapitre. Je vous répondrais en message privé.
Disclamer : L'univers des mousquetaires et leurs personnages ne m'appartiennent pas. Ils sont à la BBC et à Alexandre Dumas. Il n'y a que l'histoire de mon perso qui est à moi.
Bonne lecture
Chapitre 10
Ils sont devant les appartements de Rochefort, ils frappent, il n'est pas là. Athos se glissa discrètement dans la pièce suivit d'Aramis pendant que d'Artagnan faisait le guet au sommet des escaliers et Porthos devant la porte. Ils se mettent à fouiller pour trouver cette fichue lettre qui leur échappe.
Rochefort était parti se dégourdir les jambes, montrer fièrement son uniforme de mousquetaire et en bombant le torse. Il avait une idée précise en tête, car il était très tard. Le soleil n'était pas encore levé. Il croise un garde sur le chemin après avoir traversé les couloirs du palais et des tunnels sombres et humides.
« - Ouvrez-moi s'il vous plait, ordonne-t-il. Je suis autorisé à voir Helena Hidra. »
Le garde obéit et le bruit des clefs dans la serrure résonna et il entre dans le lieu qu'il convoitait. Je le regarde. Il lève la tête et arbore un large sourire sur sa bouche. Un sourire qui montrait tout le côté vicieux de cette personne.
« - Qu'est-ce que vous voulez ? »
La porte se referme et les pas du garde s'éloignent. Un rire moqueur s'ensuit juste derrière. Il cherche quelque chose sous sa chemise et en sort une enveloppe et la secoue énergiquement. J'ouvre de grands yeux.
« - Je le savais que c'était vous qui l'aviez ! Grognais-je. Qu'est-ce que vous me voulez ?
- Une petite faveur.
- Je ne travaille pour personne. Que ça soit vous, ou votre Roi.
- Donc cette lettre n'est pas importante ? Je peux la lire ?
- Je ne sais même pas ce qu'il y a dedans.
- Vous vous sacrifiez pour un morceau de papier dont vous ne savez pas le contenu ?
- Je l'ai fait parce que mon père me l'a demandé et est mort pour pouvoir envoyer cette dépêche au mousquetaire Athos. C'est tout ce que je sais.
- Donc le Roi ne m'en voudra pas de la garder et de la lire… »
Il commence à déchirer la cire qui la maintenait fermée. Quelque part, je suis curieuse de savoir ce qu'i l'intérieur. Mais de l'autre, si elle est si importante pour mon père c'est qu'il doit y avoir une information capitale au sujet du Roi. L'enveloppe ouverte, il sort un parchemin plié en quatre. La signature d'un des conseillers du Roi d'Espagne était représentée sur cette lettre précise Rochefort. Il marque un temps pour croiser mon regard avant de reposer son attention sur ce papier.
« - Voyons voir… »
Il la lit lentement de haut en bas en poussant quelques exclamations de stupeur. Mais il ne partageait pas cette lecture à mon grand regret. Quand il termine, il la range et s'avance vers moi, alors que je suis assise à même le sol. La pierre était bien plus confortable que cette espèce de lit. Il m'attrape la mâchoire et bascule ma tête en arrière. Il me faisait mal cette ordure.
« - Je suppose que… »
Commençait-il à dire avant de se couper tout seul dans son élan et de se mettre à ma hauteur en s'accroupissant. Et d'un coup, ses lèvres frôlent ma nuque. Un frisson de dégoût m'envahit. Si je n'étais pas enchainée des mains aux pieds, croyez-moi que ce dernier n'aurait plus de bijoux de famille. Je le repousse violemment avec le peu de mobilité corporel qu'il me reste. Pas content, Rochefort me tient rapidement par le cou pour garder le contrôle sur moi. Je faisais de mon mieux pour respirer. Je n'ai pas envie de mourir de ses propres mains ou de me faire abuser par sa personne. Plutôt mourir de pendaison que de vivre un tel cauchemar. Je ne comprends pas comment leur Roi peut-il avoir une telle confiance en cet homme. Il place son visage près de mon oreille. Ses doigts continuent de se presser sur les os de mon cou.
« - Tu m'aurais fait cette faveur, peut-être que j'aurais pu sauver ta pendaison, grimace-t-il.
- Plutôt mourir par pendaison que de vivre de cette manière-là, rétorquais-je en suffoquant.
- Dommage. Personne ne pourra te sauver sans cette lettre, ricane-t-il. Tu auras perdu ton temps en venant ici.
- Je suis sûre qu'Athos et Aramis trouveront une solution. »
Il rit de plus belle à ma réponse.
« - Ils sont morts, tous les quatre. C'est fini pour eux.
- Que veux-tu dire par là ? »
Rochefort me sort un rictus en guise de réponse. J'ai confiance en eux. Je suis sûre qu'ils vont me libérer. Ce monstre me bouscule, je perds mon équilibre. Son rire s'impose dans la prison. Il demande au garde de lui ouvrir. Le voilà parti, me laissant ici sans savoir ce que cache cette lettre, qui le rend de si bonne humeur.
…
Athos et Aramis avaient cherché dans tous les coins possibles, mais rien non plus chez Rochefort. Énervé, le mousquetaire qui avait gardé son chapeau parmi les deux, frappa un mur avec son poing. Bien entendu, il grimaça juste après. Oubliant que cela faisait mal. Son accompagnateur le dévisage.
« - On a fait ce que l'on a pu Athos, soupire Aramis.
- Non. Il y a une chose que l'on n'a pas faite encore, rouspète-t-il. Le menacer. Surtout avec ce que nous savons sur lui.
- Tu sais que nous aurons des problèmes si nous le menaçons.
- Ça m'est égal, je veux qu'on la sorte de là ! »
Ils sortent, déboussolés. Porthos et d'Artagnan comprennent à leurs expressions qu'ils n'ont rien trouvé. Des pas venant des escaliers les font sursauter et se précipiter pour s'aligner dans un couloir se trouvant près de la chambre de Rochefort. D'ailleurs, ce dernier rentrait chez lui pour se reposer un peu avant la pendaison. Ils prenaient la direction de la sortie quand ils se sont assurés que c'était bien lui et qu'il rentrait, quand soudain, Athos bifurque et fait demi-tour en se précipitant sur Rochefort. Il le colle contre le mur le plus proche et le foudroie du regard pendant que son sourire ne se décroche pas de ses lèvres.
« - Où est-elle ? Quémande Athos alors que ses amis le rejoignent pour le protéger.
- Qui ça ?
- Cette lettre, nous savons que tu l'as.
- Vous pouvez fouiller, je ne l'ai pas ! affirme Rochefort, confiant. »
Athos ne se gêne pas pour le faire, et la déception sur son visage confirme qu'il ne l'a pas. Il avait pris soin de la jeter quelque part, de façon à ce que personne ne la trouve. Mais Athos continue de faire pression sur lui.
« - Où est-elle ? Répète-t-il.
- Tu sais que tes accusations infondées peuvent te porter préjudice ? »
On lui tape sur l'épaule, c'est d'Artagnan.
« - Allons-nous-en, chuchote le jeune mousquetaire. »
Il le relâche et Rochefort remet ses vêtements en ordre sur lui pour ensuite s'enfermer dans sa chambre.
…
Des gardes du Roi me tenaient par les bras, je n'entendais plus que les chaines qui m'empêchaient de fuir. Ce bruit m'exaspérait. Le temps me paraissait long pour arriver jusqu'au lieu de ma mort. Je vais pouvoir voir si tous ceux qui y ont eu le droit avant moi à cet acte barbare ont souffert longtemps ou sont morts sur le coup.
Je suis dehors, nous prenons notre temps pour y aller. En effet, le soleil commence à se lever. C'est l'heure. Il fait frais, la brise matinale me provoque la chair de poule sur les bras et le cou, mais le froid est supportable. Je pourrais au moins profiter du dernier rayon de soleil avant de sombrer dans une nuit profonde sans étoiles et sans fin.
Nous arrivons enfin dans une petite cour où se font les actes de trahisons jugées sévères. Tout le monde est déjà là. Le Roi, la Reine, leur conseiller Rochefort – qui tentait de cacher sa joie –, quelques villageois qui étaient dans les environs sont présents aussi, Constance qui es près de la Reine Anne. Et à mon grand étonnement, les quatre mousquetaires. En croisant les yeux de chacun, mon cœur se brisa complètement. Je venais de perdre mon dernier espoir pour ma libération. Eux-mêmes montraient leur culpabilité de ne pas avoir réussi cette mission de trouver cette lettre. Je ne leur en veux pas, ils avaient peu de temps pour la chercher. Par respect pour eux et pour les remercier de leur contribution pour moi, j'incline instinctivement la tête sans oublier personne. Aucune personne présente n'osait dire quoi que ce soit. Le vent était même plus bruyant qu'eux. Une fois que mes pieds sont sur le carré de bois, ils m'installent. Je suis placée face à tout le monde. Je me sens aussi mal à l'aise que certains.
« - Mlle Hidra Helena, avez-vous quelque chose à dire pour votre défense ? Demande le Roi de France. »
Je ne le pensais pas si cruel. Mais les dires que j'avais entendus en Espagne me le confirment. Les gardes me maintiennent toujours. Qu'est-ce que je pouvais dire ? Mise à part que Rochefort a tout gâché ? Je n'ai pas de preuves tangibles pour me défendre. Même si les mousquetaires avaient espéré que je parle pour tenter moi-même quelque chose. Une femme nous rejoignit. Elle était en retard, elle s'excuse auprès d'eux. C'était Milady. Athos ne semblait pas heureux de la voir de ce que je pouvais apercevoir de ma place.
« - Votre silence confirme votre trahison. Préparez là ! Je veux que cette pendaison montre l'exemple à tous ceux qui oseraient trahir n'importe quel Roi. Cette jeune femme est coupable de l'avoir fait non seulement envers moi, mais envers le Roi d'Espagne également. »
Ils me soulèvent pour me mettre sur la corde au coup. J'écoutais le Roi me rappeler ma faute pour éviter de sentir cet objet me faire souffrir. Un dernier regard vers les quatre mousquetaires et je ferme les yeux après les avoir levé vers le ciel pour saluer mon père de là haut et de m'absoudre d'avoir raté.
« - Allez-y ! Hurle le Roi Louis avec douceur. »
La corde se tendait et me coupait toute respiration. Je me sentais déjà partir et mes jambes trembler par manque d'oxygène. Je n'entendais plus rien autour de moi. Et mon corps tomba comme un sac de marchandise sur le sol.
…
Un cri sorti de ma bouche, et de l'air passait de nouveau à l'intérieur de mon corps pour faire fonctionner à nouveau mes poumons. J'étais sensée être morte. Je ne comprends pas. Mes yeux qui venaient de s'ouvrir contemplaient une foule surprise et un homme sur son cheval qui pointait son arme sur moi. Deux mains me redressent alors que ma respiration était toujours aussi rapide à cause de son réenclenchèrent brutal.
« - Respire Helena, me dit une voix que je reconnaissais. »
Je lève la tête et Athos est là, près de moi, m'aidant à retirer cet instrument de torture. Je frotte mon cou, ça me faisait mal.
« - Vous me paierez votre insolence Treville, s'exclame le Roi mécontent. J'espère que vous avez une raison pour avoir arrêté cette pendaison.
- J'en ai une Sir, certifie-t-il en montrant une enveloppe à son tour. »
Il descend de son cheval et se dirige vers le Roi sous la curiosité de tous. Il s'incline et lui donne l'enveloppe. L'homme qui dirige un pays tout entier s'empresse de l'ouvrir et de la lire à voix basse de façon à ce que sa compagne puisse savoir son contenu également. Treville l'avait déjà lu, sinon il ne serait pas rentré aussi rapidement de son voyage. Après avoir lu la lettre, il sort un autre papier de l'enveloppe.
« - Est-il réel ?
- Il l'est mon Roi. Le conseiller lui-même a voulu me le donner en personne des fois que la première enveloppe n'arrive pas à sa destination.
- Cette première enveloppe contenait tout aussi ?
- Non, seulement la première partie. Sinon il n'y aurait aucune preuve.
- Et en ce qui concerne cette armée qui s'achemine jusqu'à nous ?
- Elle est également vraie.
- Comment avez-vous su qu'elle était ici ?
- Je suis arrivé peu de temps avant Sir, quand vous avez parlé de Roi d'Espagne j'ai compris.
- Bien… »
Il sort de sa chaise et se racle la gorge. Le Roi n'aime pas interrompre ce genre d'évènement. Surtout s'il sait qu'il doit s'excuser envers la personne qu'il a rendue coupable de trahison. Et il l'était encore plus, quand les invités attendaient le discours qu'il allait prononcer.
« - Vous êtes libre, dit-il. Nous devons faire une audience à huit clos.
- À huit clos ? Questionnais-je Athos.
- Comité restreint.
- Vous y serez ?
- Nous sommes présents quand il y a ce type d'audience. Mais tu n'as plus rien à craindre. Le Roi t'a dit que tu étais libre, répond Athos en tournant son regard vers les gardes. Vous avez entendu le Roi. Elle est libre. Retirez-lui ces chaines ! »
Ils hésitent, mais le signe de tête du Roi Louis les rassure. Dès que j'en suis libérée, mes poignets me font terriblement souffrir. Je n'ose même pas les toucher pour faire passer la douleur. Par ordre du Roi, après qu'il est désigné ceux qui participeront à l'audience privée, nous le suivons. Athos continue de me soutenir pendant que ses compatriotes nous suivent derrière. Mais quand nous sommes assez loin de la royauté, ils ne se gênent pas pour exprimer leur joie de me voir vivante. Même si j'ai du mal à le croire moi aussi. Chacun passe un bras autour de mes épaules pour le montrer. Je les gratifie de mon côté avec un petit sourire.
…
Le Roi m'a demandé d'attendre devant la porte, avec Aramis. Seuls la Reine, Sa Majesté, Treville, Constance, Rochefort, Porthos, Athos et d'Artagnan avaient eu le droit de rentrer automatiquement. Nous patientons donc tous les deux.
« - Je suis vraiment content que Treville soit arrivé à temps. »
Je souris faiblement et baisse la tête.
« - Qu'est-ce qu'il y a Helena ?
- Je m'étais préparée à ne pas avoir de suite. C'est difficile de se remettre de ce genre de chose immédiatement. J'ai vraiment ressenti cette sensation que je partais durant ses longues secondes interminables. C'est traumatisant.
- Je comprends… Mais tu es là. Et le Roi est au courant de cette histoire d'enveloppe.
- On ne sait même pas ce qu'elles contenaient.
- J'en mettrais ma main à couper qu'elles ont le même sujet ! »
Il me prend par la taille pour que je puisse lui faire face.
« - Tu n'as plus rien à craindre maintenant ! »
Pour me rassurer un peu plus, il m'embrasse sur le front avant de me lâcher. Peu de temps après, Athos vient nous chercher. Son visage s'est blanchi d'un coup.
« - Que se passe-t-il Athos ? Demande Aramis, voyant l'air de son ami. »
Il ne répond rien et se contente de rester muet, comme s'il venait de perdre sa langue. Je paniquai, j'avais peur qu'au final je dusse de nouveau me faire arrêter. Nous entrons, Athos reste dehors. Je l'avais observé avant de continuer de marcher pour rejoindre le petit groupe. Lorsque mes yeux se posèrent tour à tour sur chacun d'entre eux, je constatais qu'ils essayaient tous de garder une expression neutre.
« - Maintenant, quand nous les examinons de plus près, c'est évident, lance en premier Rochefort. Mêmes regards. Même forme de visage. Même peau. Mêmes origines. »
Je ne comprenais pas. Où voulait-il en venir ? Et pourquoi tous me faisaient me sentir comme quelque chose d'anormal ?
« - Treville… »
Ce dernier soupire, et il récupère une feuille blanche que lui tendait son supérieur. Il marche vers nous d'un pas lent et il la donne à Aramis. Curieuse, je jette un œil en même temps que lui. Il s'agissait d'un acte de naissance et en lisant progressivement les paragraphes jusqu'à atteindre la signature qui confirmait une nouvelle fois que le conseiller espagnol avouait une vérité. Évidemment, maintenant, nous saisissons les réactions des convives. Treville explique pourquoi il a obtenu à son tour une lettre ainsi que l'acte de naissance originale.
« - Je vous dois également des excuses, déglutit Louis. »
C'était toujours dur pour lui d'admettre son erreur. Mais il sait se montrer juste quand il le faut. Je reprenais petit à petit mes pensées claires.
« - Sachez que dès à présent, vous êtes sous la protection royale. Nous vous donnerons également un de nos appartements.
- Sans vouloir vous manquer Votre Majesté, je n'ai pas besoin de tout ça. J'aimerais d'abord enterrer mon père.
- Votre père ?
- Celui qui m'a élevé. Il est mort pour avoir essayé de vous avertir de tout ceci.
- Permettez-moi au moins de vous faire escorter par ses mousquetaires. Vous serez plus en sécurité.
- D'accord…
- Quand comptez-vous partir ?
- Dès que possible. Le chemin est long pour chevaucher jusqu'en Espagne.
- Constance, demandez à nos cuisiniers de leur préparer quelques victuailles !
- Oui monsieur. »
…
Rochefort s'était caché durant le reste du temps quand nous avions quitté la salle d'audience. La Reine était retournée près de son enfant. Aramis avait toutes les raisons du monde de vouloir détester Sa Majesté, il avait failli tuer sa sœur. Mais au contraire, il se sentait serein. Il avait même oublié ce qu'il s'était passé en prison et n'en avait pas rediscuté. Treville aussi était avec nous. Nous retournons au QG des mousquetaires pour récupérer nos chevaux. Ils savent que je veux partir dès maintenant. Constance nous apporte nos repas préparés avec soin. Elle me certifie que quoiqu'il arrive, sa vision qu'elle a de moi et d'Aramis ne changera pas et sait que nos histoires et personnalités sont différentes. Nous prenons le matériel nécessaire et partons tout de suite après.
…
Nous y sommes, nous venons d'enterrer mon père comme il le fallait. Je n'ai pas pleuré, non pas parce que je n'en avais pas envie, mais parce que je veux me montrer forte et fière de ce que mon père a fait. Athos n'a toujours pas parlé depuis que nous avons quitté Paris. Je pense qu'il a du mal à se faire à l'idée qu'Aramis soit autant impliqué dans ma vie privée. J'avais chopé du feu.
« - Qu'est-ce que tu fais ? S'étonne d'Artagnan.
- Je ne compte pas revivre ici, même si j'ai vécu de beaux moments. Il est temps pour moi de tourner la page. Et je préfère le brûler que de voir des voleurs prendre des choses qui ne leur appartiennes pas où des personnes y abriter. »
J'étais décidée à le faire de toute façon. Son avis ne changeait rien. Je rentre dans la petite maisonnette et récupère quand même le principal pour garder quelques souvenirs inviolables que je ne perdrais pour rien au monde. Une photo de famille de moi, mon père et ma mère, deux/trois bijoux et je brûle tout dans chaque coin. J'en ressors immédiatement et fais virevolte pour la regarder brûler. Les quatre mousquetaires qui étaient derrière moi en faisaient de même. Je soupire un bon coup. C'était pour moi le début de la fin. Je devais profiter de la seconde chance que Dieu m'avait confiée. Je suis une aventurière. Pas une prisonnière et je ne suis pas de ceux qui profitent des occasions pour faire parti de la royauté. Je veux gagner ma vie de façon honnête. Même si quelque part, j'ai aidé le Roi de France en acceptant la mission de mon père sans que je n'y sois pas totalement parvenue.
« - Que comptes-tu faire maintenant ? Commente d'Artagnan.
- Partir à l'aventure ! Fis-je le dos tourné. »
Je me tourne vers eux. Tous me scrutent. Je me dirige vers mon cheval.
« - Tu veux déjà partir alors que je viens à peine de retrouver ma sœur et un peu d'informations sur ma famille. Je n'en avais jamais eu avant d'informations, Helena. »
Je baisse la tête alors que j'étais en train de remettre la scelle correctement. J'ai dû mal me faire à l'idée d'entendre le mot sœur. J'ai toujours pensé que j'étais fille unique. Et me dire qu'en réalité, mes parents n'étaient pas les vrais, c'est étrange de le savoir. Peut-être qu'en découvrant le monde je finirais par en apprendre plus. Athos saute sur le sol et il vient à ma rencontre. Il n'avait pas réagi depuis qu'il était parti de cette réunion. Il fait pivoter mon visage vers le sien et nous nous fixons. Alors que nous entendions des craquements assourdissants de bois causé par le feu.
« - Ne pars pas Helena !
- Il le faut, murmurais-je.
- Pourquoi ?
- Je veux profiter de cette seconde chance que l'on m'a donnée.
- Tu peux en profiter en restant avec nous. »
Je lui fais non de la tête et l'embrasse sans qu'il s'y attende. Ses trois compagnons sourirent entre eux devant cette scène.
« - Je reviendrais, je vous le promets !
- Quand ? Se mêle à son tour Porthos.
- Au moment où vous vous y attendrez le moins. C'est la devise des Hidra ! »
Sur ces mots, je monte sur mon cheval, sans demander de l'aide à Athos, qui était toujours proche de moi. Je lui ordonne de se mettre au pas rassemblé. La dernière vision qu'ils ont de moi est ma silhouette arrière qui reste droite, et l'arrière-train de mon cheval qui bouge de gauche à droite.
FIN
