Je suis DESOLEE pour ce retard ! Je m'étais promis de vous chouchouter avant le blocus, où je vais « ermiter » chez mon grand père, loin des tentations technologiques variées –et entre autres l'ordinateur…Mais voilà que plus de connexion internet ! Je vous raconte pas la galère… et l'envie d'étriper deux fois plutôt qu'une ce foutu proprio !
Heureusement, comme j'ai bien choisi mon homme, il a fini par réparer ça –mon horrible proprio ne daignant même pas se déplacer. Grrr ! ^^

Bref, vous n'êtes pas là pour lire ma vie, hein ?

Je vais vous laisser avec ce chapitre, qui j'espère vous plaira :)

Bonne lecture à tous !


Chap 10 :



Le loup garou somnolait dans son lit, les couvertures froissées et négligemment repoussées en-dessous de ses genoux, car le soleil qui inondait la pièce de lumière la réchauffait aussi de ses rayons estivaux. Quelques mèches châtain, striées de plusieurs fins cheveux tirant sur le gris clair lui barraient le front, alors que son torse se soulevait lentement, au rythme de ses respirations sereines. Les traits de l'homme étaient un peu pâles, sans doute, mais il semblait détendu dans l'ensemble, la tête enfoncée dans l'oreiller.

Cependant, il ouvrit brusquement les yeux dans une sorte de sursaut dés que la sorcière passa le pas de la porte, son ouie sensible lui indiquant que quelqu'un venait d'entrer et le réveillant, alors qu'un autre serait sans doute resté endormi, alors que l'odeur du repas venait délicieusement chatouiller ses narines.

Remus Lupin était à présent habillé d'une large chemise blanche, un peu trop grande pour sa taille fine due aux longues années de misère qu'il avait connues, nota Hermione, toujours en train de faire léviter le plateau pour aller le faire se déposer une fois encore sur la table de nuit, et du pantalon qu'elle avait laissé le matin. Elle nota également que le lycanthrope avait l'air en meilleure forme que plus tôt, sans doute grâce au repos qu'il avait pu prendre, et elle lui sourit.

-Rebonjour ! fit-elle d'un ton enjoué. Ça ne vous dérange pas si je me joins à votre repas ? demanda-t-elle, un peu plus timide ; elle ne voulait pas le déranger.

-Bien sûr que non, répliqua Remus en se redressant tant bien que mal dans son lit, lui adressant un sourire sincère à son tour.

-Restez couché, conseilla immédiatement la brune.

-Je ne suis ni infirme, ni mourant, grogna l'ancien professeur en retour, faisant un effort pour s'asseoir, ce qui lui arracha une grimace qu'il tenta de masquer, sans grand succès.

Hermione leva les yeux au ciel, mais n'insista pas. Après tout, il était adulte et était sensé savoir ce qu'il faisait… non ?

Elle lui tendit un gobelet fumant –contenant une sorte de revigorant mélangé avec un anti-douleur- alors qu'elle métamorphosait la moquette brune en une chaise confortable, pour s'installer à côté du lit de Remus.

-Encore une potion, geignit le loup-garou, j'en ai tellement prises que je me demande comment elles peuvent encore me faire un quelconque effet.

-Parce que le je les prépare divinement bien ? suggéra la brune, malicieuse, imitant un air faussement modeste qui ne pouvait tromper personne.

-C'est ça, répliqua Remus, l'air de ne pas y croire une seconde. Tu es très brillante, Hermione, ajouta-t-il sérieusement cette fois, alors que la susnommée prenait une teinte rosée.

- Ce n'est pas grand-chose, marmonnât-t-elle, s'absorbant dans la préparation du dîner – qui consistait en fait à garnir le pain frais qu'avait été chercher Kréattur pour accompagner les restes de potages de la veille, les yeux humblement baissés.

-Vous voulez quoi dans vos tartines ? demanda-t-elle a brûle pourpoint, désireuse de ne pas s'étendre sur le sujet.

-Je suis encore capable d'étaler du fromage sur une malheureuse tranche de pain ! s'exclama le plus âgé d'un ton indigné en s'installant à côté de la table de nuit garnie du plateau repas.

-Cessez de jouer au courageux obstiné, menaça la brune, ou je vous donne à manger votre soupe à la petite cuillère comme à un gosse d'un an et demi !

-Tu n'oserais pas, fit l'adulte, horrifié par l'idée, s'enfermant dans une moue boudeuse, mais n'osant manifestement pas tester la jeune fille.

-Profiter un peu, enfin ! Au lieu de voir cela comme une torture, vois n'avez qu'à prendre ça comme un instant où vous êtes en vacances !

Elle avait prit un ton sévère, mais si le lycan avait prit la peine de la regarder bien en face, il aurait décelé la lueur amusée brillant dans ses yeux noisettes.

-Rho, et puis cesse donc de me vouvoyer ! ronchonna le lycanthrope en guise de réponse.

-Comme vous voulez, répliqua la brune, taquine, instant délibérément sur le « vous ».

Elle tendit au loup-garou un bol de soupe généreusement rempli, encore fumant, et s'attaque ensuite à son propre repas, plongeant la petite chambre dans un silence agréable, seulement brisé par les tintements de couverts et mastications discrètes.

Étalant une noix de beurre sur une large tranche de pain et mordant avec appétit dedans, Hermione en profita pour observer la chambre dans laquelle elle se trouvait. Elle la connaissait bien, certes, pour y être restée un long moment suite à la terrible pleine lune sans potion Tue-Loup, mais elle n'avait jamais vraiment eut l'occasion de s'attarder sur les détails. En fait, elle était relativement impersonnelle, si ce n'est quelques objets ça et là, attestant son attachement à son propriétaire actuel. Quelques livres ; de lourds volumes à première vue, traitant de sujets divers étaient rangés en fonction de leur taille sur des étagères aux murs, le baume se trouvait posé à côté du lit, et d'autres potions étaient regroupés sur un petit meuble bas, attestant des soins que sa condition de lycanthrope nécessitait. Pour le reste, les vêtements élimés étaient soigneusement rangés, et une grosse plaque d'un des meilleurs chocolat de chez Honeyduck trônait au centre du bureau, entre deux piles de parchemins bien nettes.

Petite, carrée, elle était pourvue d'un grand lit confortable –Pomfresh avait insisté pour qu'il choisisse le meilleur, puisqu'il y passait plus de temps que la moyenne des gens ordinaires, ce qui lui valait un lit double, même s'il n'avait pas l'usage de la deuxième place si ce n'est la possibilité de s'étaler de tout son long sans risquer de tomber à terre- et d'une fenêtre, mais ornée de plusieurs carrés vitrés au lieu d'un seul, histoire que le loup n'aie pas l'idée de tenter de passer au travers… Même s'il n'était qu'au premier étage, la chute resterait importante, sans parler du fait qu'il pouvait sérieusement se blesser avec les bris de verre. Pour parer à toute éventualité, ils prenaient soin de lancer un sort à la fenêtre.

Une armoire un peu délabrée où Hermione devinait des vêtements usés, rapiécés, quelques meubles de bois sombre. La chambre était simple, dans les tons bruns et ocre chaleureux, les murs simplement blancs, sans fioritures.

Hermione soupira intérieurement. La chambre était agréable, mais elle n'était que très peu personnalisée, tout simplement parce que Remus n'avait que très peu d'objets personnels. Il n'y avait pas de tableau, de babioles diverses ou même un réveil matin qui l'appartienne. Il vivait square Grimmaurd, songea la brune, car il ne possédait que cela. Elle n'avait pas de logement autre que celui de ses parents, bien entendu, mais elle avait tout de même des effets personnels. Dans sa chambre à la résidence des Granger, elle avait son propre bureau, un grand miroir de sa taille offert par une tante pour un de ses anniversaires, une coiffeuse et des bibelots décoratifs, … Elle n'avait pas emporté ses meubles au QG de l'Ordre car elle savait que ce serait provisoire et parce qu'elle y avait tout ce dont elle avait besoin. De plus, même si elle aimait la chambre qu'elle avait chez ses parents, cela ne restait qu'une pièce agréable, mais dans laquelle elle passait en fait peu de temps. Elle n'y était plus réellement attachée depuis qu'elle était rentrée à Poudlard… Il fallait dire qu'elle se sentait davantage chez elle dans les dortoirs de l'école de sorcellerie que chez ses parents à présent.

Mais la condition de loup-garou de Remus l'avait contraint à des petits boulots minables, lorsqu'il avait la chance d'en trouver, pour une vie où il ne pouvait se permettre aucun luxe. Il n'avait jamais vraiment eut de maison, si ce n'est celle de ses parents, mais elle ne lui appartenait pas, obligé de vivre dans des appartements à la limite de la salubrité lorsque ses maigres revenus le lui permettaient et à l'improviste le reste du temps.

Poudlard, en fait, avait été son seul travail vraiment gratifiant, et une année où il lui avait semblé qu'il vivait dans l'abondance : un toit sans risque d'expulsion, uns salaire régulier et si pas astronomique, tout à fait décent, un boulot qu'il aimait et trois délicieux repas par jours, que demander de plus ?

C'était profondément injuste. Remus était sans nul doute plus compétent qu'une bonne partie des employés du ministère, et il avait obtenus ses ASPIC avec brio. Mais les préjugés sur les loups garou, relayés par les gens comme Dolores Ombrage, l'avaient tenus à l'écart d'une vie tranquille. Les traités de lois ignobles n'avaient fait que compliquer sa vie davantage.

Hermione n'avait vraiment connu la nécessité que l'année précédente, lorsqu'ils erraient d'un endroit à l'autre avec leur petite tente, mais le lycanthrope, lui, le vivait au quotidien depuis plus de dix ans.

Maintenant, bien sûr, il était logé, soigné et nourrit par l'Ordre –et surtout Harry qui prêtait sa maison- mais qu'adviendrait-il de lui une fois celui-ci redevenu inutile ? Sans parler du fait que si le gîte et le couvert était offert (Harry n'aurait jamais songé le faire payer pour vivre dans sa maison et Kréattur n'était que trop heureux d'avoir du travail. Il aimait particulièrement faire la cuisine et avait même proposé ses services à la famille Weasley dans le cas ou square Grimmaurd resterait vide de tout membres de l'Ordre) il devait néanmoins effectuer des missions qui n'étaient pas des moins périlleuses.

La brune se surprit à éprouver une grande tendresse envers l'homme assis à côté d'elle, que la vie n'avait décidément pas gâté. Elle l'observa à la dérobe, cachée derrière son bol de soupe, qu'elle mangeait distraitement malgré les bons légumes verts soigneusement sélectionnés par l'elfe de maison servile.

Elle observa les traits encore un peu marqués de son visage aujourd'hui fatigué. Il avait de grandes cernes sous ses yeux couleurs miel, sa barbe exceptionnellement mal rasée lui donnait un petit air rebelle. Plus vieux, aussi. Ses cheveux châtain un rien trop longs et parsemés de fines mèches blanches pouvaient donner une apparence négligée, mais on devinait malgré tout derrière le visage d'un homme séduisant. Peut être que le mot n'était pas exactement approprié, mais il avait un certain charme.

Il était grand et mince. Il n'était pas de ces hommes musclés à outrance, mais de sa haute silhouette fine se dégageait une aura qu'Hermione trouvait rassurante. Une sorte de force tranquille. Car la brune savait que sous son côté serein et sensible, l'homme possédait une force hors du commun et des réflexes bien supérieurs à la moyenne, dû à sa condition de loup garou.
Il n'avait pas la beauté insolente que Sirius avait pu avoir, il n'était pas un de ces hommes sur lesquels on se retournait dans la rue, mais la brune le trouvait plutôt attirant tel qu'il était, à sa manière. Sans parler du fait que sa personnalité lui plaisait beaucoup...

Effarée en réalisant la tournure que prenaient ses pensées tout à coup, Hermione tenta tant bien que mal de se reprendre, se concentrant sur son pain beurré, mais ne parvenait pas tout à fait à chasser ses idées troubles.

Cela la tracassa du reste un long moment encore, après avoir pris congé de lui pour le laisser se reposer, même si elle oublia un peu ses préoccupations l'après-midi, alors qu'elle effectuait des recherches pour améliorer ses potions désinfectantes –les remèdes traditionnels avaient l'inconvénient de piquer atrocement les victimes de blessures infectées et de laisser des traces colorées un bon moment sur la peau, en plus de dégagée une inquiétante fumée colorée. Elle espérait pouvoir trouver un désinfectant moins agressif dans le court terme, en particulier pour les élèves de Poudlard un peu « chochottes ».

Elle appréciait beaucoup Remus Lupin.
Soit, c'était un fait qu'il était inutile de nier, mais il n'y avait pas de quoi en faire une affaire d'Etat. Et si c'était vrai que depuis quelques semaines elle n'était pas totalement insensible à son charme d'homme ; il fallait reconnaître pour sa défense que même si plus âgé qu'elle, eh bien, il était un trentenaire en bon état… même si elle aurait aimé pouvoir faire disparaître les trop nombreuses cicatrices qui barraient son corps comme les traces de la malédiction qui l'avait touché alors qu'il n'était encore qu'un enfant.

Et puis, elle restait une jeune fille de 18 ans qui était désespérément seule et qui s'emballait dés qu'un homme lui accordait un peu d'attention –ce qui était rare. Et Remus Lupin était justement une de ces rares personnes à l'avoir toujours prise au sérieux. Bien sûr, elle n'était encore qu'une enfant pour lui en troisième année et il était surtout « proche » d'Harry, mais il avait su voir son potentiel, deviner la jeune fille intelligente derrière sa touffe de cheveux broussailleux, sans tomber dans l'incontournable « je sais tout ».

Il ne l'avait jamais prise pour une gamine sans cervelle. En fait, il avait toujours dans le regard une grande acceptation qui laissait voir qu'il respectait ses élèves en tant que personnes, même s'il restait à sa place de professeur.

Et ces dernières années, il s'était révélé être une personne qu'elle appréciait beaucoup, capable d'avoir une discussion animée sur un autre thème que le Quidditch, à un niveau nettement supérieur que celui que ses camarades de classe pourraient jamais lui offrir.

Elle était également fascinée par l'intelligence de son ancien professeur et sa capacité à transmettre son savoir de façon si passionnante, ce qui manquait parfois cruellement à bien des enseignant de Poudlard, malgré des capacités non critiquables.

D'ailleurs, ils avaient pris l'habitude de discuter le soir des choses et d'autres. Elle lui posait des questions sur quelque chose qu'elle avait lu dans un quelconque ouvrage, ou lui exposait ses idées contre le traitement –scandaleux !- que subissaient nombre de créatures magiques comme les elfes de maison, mais aussi les centaures, les loup garou ou les gobelins –bien qu'après Gripsec, elle avait a présent moins de compassion pour les gardiens de Gringott's. Lui l'écoutait et la prenait au sérieux, même s'il ne se privait pas de la taquiner gentiment, politesse qu'elle ne se privait d'ailleurs pas de lui renvoyer dés qu'elle le pouvait.

En revanche, lorsqu'elle rentrait dans un débat enflammé, Ron avait tôt fait de faire grimace dégoûtée –comment pouvait-on discuter avec tant de ferveur sur des sujets aussi désespérément sérieux, et donc ennuyant ?- alors qu'Harry levait les yeux au ciel, moqueur, et proposait une partie d'échec version sorcier à son meilleur ami, ou parlait Quidditch avec sa petite amie, qui était fan des Harpies.

Enfin, il fallait préciser à sa décharge qu'elle venait de se faire larguer, même si c'était une sorte de décision commune, elle n'en était pas moins affectée : n'y avait-il pas quelqu'un qui pourrait lui correspondre ? Était-elle destinée à rester un rat de bibliothèque célibataire ? A part avec Ron, ce qui avait du faire le record de la plus courte de relation à priori sérieuse, il n'y avait eut que Krum pour s'intéresser à elle. Et elle n'était pas amoureuse… encore que ce n'était pas une trop mauvaise chose, car il aurait été difficile de rester avec un bulgare, joueur de Quiddtich international de surcroît. Les relations à distances, bien que possibles, présentaient tout de même des inconvénients certains.

Cependant, elle finit par écarter ses idées, se plongeant dans les potions et décrétant qu'il n'y avait de toute façon rien a essayer de comprendre là-dessous.


Hum, et vous, vous en pensez quoi ? Rien à essayer de comprendre là-dessous aussi ou... ^^