Il y a présence de Yaoi dans ce chapitre... très léger, mais quand même, puisqu'il faut prévenir, je le fait !

( désolé pour les fautes, j'arrangerais ça plus tard )

Je n'ai pas grand chose d'autre à dire à part vive Ryry et bonne lecture !

Chapitre 10: Le Calice

- Harry, on y va !

- Hum... Quoi ?

- Harry ! Le match va commencer dans peu de temps !

Harry releva la tête et croisa le regard bleu excité de Ron. Il avait complètement oublié qu'en ce jour allait se jouer le match Gryffondor-Serpentard. Ron s'assit face à lui, le regard soudain très sérieux.

- Harry, depuis le début de l'année tu as l'air tout le temps en train de rêver et pendant les entraînements de Quidditch, c'est limite. C'est vraiment un miracle que tu ne tombes pas de ton balai. Angelina est folle de rage, si ça t'intéresse. Elle compte vraiment sur toi pour ce match. Mais... Si tu ne te sens pas bien... S'il y a quelque chose qui ne va pas...

- Non, l'interrompit vivement Harry, je vais très bien. On va le gagner ce match.

Ron lui fit un grand sourire et s'en alla devant.

Je lui dois bien ça, se dit Harry en suivant son ami vers les vestiaires de Gryffondor.

oOo

Tout se déroula comme d'habitude dans les vestiaires. Le discours d'encouragement, les remarques, les cris enthousiasmes des rouges et ors... Et un petit " je compte sur toi " de la part d'Angelina, chuchoté à l'oreille droite du Survivant.

Quand Harry sortit des vestiaires et qu'il arriva sur le terrain, il sentit une vague de bien être le saisir - en même temps que le froid mordant. Il avait toujours aimé voler. Même s'il avait eu un peu la tête ailleurs ces temps-ci et que les entraînements avaient été proprement catastrophiques, il avait hâte de remonter sur son balai et de montrer à tous qu'il n'avait pas perdu la main. Un petit match lui ferait le plus grand bien. Quand il arriva sur le terrain, il y eut une grande exclamation stupéfaite. Harry regarda le public qui le fixait, les yeux écarquillés. Mais que leur arrivait-il à tous ? Il les ignora et avança avec le reste de l'équipe, sous le silence inhabituel du public. Il avait déjà affronté ce genre de regards depuis la veille où il était retourné à Poudlard. Il ne comprenait définitivement pas. Même Hermione, Ron, Geoffrey et tous les Gryffondors lui avaient servi ce même regard.

Au coup de sifflet de Mme Bibine, ils s'élevèrent tous dans les airs en même temps. Harry monta plus haut que les autres, faisant des tours de terrain afin de voir la petite boule dorée qu'il affectionnait tant. Au bout d'un troisième tour, il se figea. Et le fixa. Il n'avait pas remarqué jusqu'à maintenant. En fait, il ne l'avait même pas regardé. Droit devant Harry, à quelques mètres seulement, se trouvait, toujours droit et fière sur son balai, Draco Malfoy. Il paraissait plus grand, son visage pointu était plus laiteux qu'il n'en avait l'habitude, ses cheveux platine, qu'il avait cessés d'enduire de gel, voletaient autour de son visage, telle une auréole, lui donnant un aspect angélique, plus paisible, plus séduisant, mais aussi plus dur et plus sérieux, d'une certaine façon. Ses yeux gris étaient plus foncés, plus métallique et paraissait être un mur de plus qui cachait habilement ses sentiments. Le cœur de Harry manqua un battement. Il trouvait Draco tout simplement... Magnifique.

Quoi ? Magnifique ? Et puis quoi encore ! C'est juste son côté vampire qui le rend aussi... attirant et craquant et follement affriolant et... non mais tu t'entends, Harry ?! Trêve d'imbécillités ! Reprends-toi et remporte ce match, pour ton équipe... pour Ron !

Harry secoua la tête et regarda sur le terrain, priant de toutes ses forces pour voir le Vif d'Or apparaître. Il sentit alors ses doigts lui faire mal et il baissa la tête vers elles. Sans qu'il ne s'en rende compte, il avait fortement serré son balai... Tout ça à cause de Malfoy, ragea-t-il intérieurement.

Il s'éloigna du blond et plissa les yeux, cherchant la petite balle. Il la trouva finalement près des buts des Serpentards. Il jeta un coup d'œil à Malfoy qui ne semblait pas l'avoir remarqué et fonça vers la petite balle dorée. Son corps se mit automatiquement dans la longueur de l'éclair de feu, comme si lui et son balai ne faisaient plus qu'un, comme si son corps n'avait besoin de rien pour voler... L'air sifflait à ses oreilles et sa vitesse était vertigineuse. Il ne tarda pas à voir Malfoy sur son balai le suivre de près. Ils étaient à présent l'un à côté de l'autre et ils tendirent tout deux la main vers le Vif d'Or. Malfoy s'approcha d'Harry et le percuta volontairement, manquant de le faire tomber, mais lui faisant tout de même perdre légèrement le contrôle de son balai. Les doigts de l'attrapeur des Serpentard frôlaient presque la petite balle volante quand un cognard fonça sur sa main. Draco, qui, heureusement pour ses pauvres phalanges, l'avait entendu venir, retira rapidement ses doigts, les refermant fermement sur le manche de son balai. Harry et Malfoy s'arrêtèrent dans leur progression. Le Vif d'Or leur avait échappé. Harry regarda dans la direction d'où venait le cognard et vit Fred Weasley lever un pouce en l'air en lui souriant. L'attrapeur de Gryffondor hocha la tête en direction du batteur, qui repartit un peu plus loin, et reporta son attention sur Malfoy qui le regardait rageusement, comme si que c'était lui qui avait lancé le cognard. Quand leur regard se croisèrent, un frisson parcouru l'échine d'Harry. Les yeux de Draco étaient encore plus sombres que peu de temps avant. Le blond eut un rictus méprisant et remonta plus haut dans le ciel. Harry le regarda un moment, ne sachant pas trop quoi penser et remonta à son tour, du côté des buts Gryffondor.

- Malfoy avait presque eu le Vif d'Or, mais sa prise fut déviée par le spectaculaire lancé du cognard de Fred Weasley. Quel lancé ! Il le méritait de toute façon, il a bien failli faire tomber Harry de son balai le sale traître, le sale fils de... euh... mais oui Mme, je n'allai rien dire du tout... Bien sûr, bien sûr.

Harry eut un sourire amusé. Il aimait beaucoup les commentaires de Lee Jordan... surtout lorsque McGonagall s'en mêlait.

- 60 à 50 en faveur de Gryffondor, aller les lions, vous pouvez le faire !

Le second commentaire eut le don de réveiller complètement Harry. Il devait attraper le Vif d'Or. Serpentard était en train de rattraper son retard à une vitesse alarmante. Le match n'avait commencé que depuis dix minutes et Gryffondor semblait perdre son avantage. Il regarda autour de lui et vit avec surprise Malfoy lui foncer dessus. Il se décala en quatrième vitesse et il aperçut enfin ce que sa Némésis regardait avec tellement d'insistance. Le Vif d'Or était quelques mètres au dessus de sa tête. Quand il le vit, il serra fermement le balai entre ses doigts et remonta vivement vers la petite balle dorée qui voletait tranquillement. Un instant plus tard, le Vif d'Or s'en alla en voletant furieusement, Harry et Malfoy faisant la course derrière lui.

Draco jeta un regard rapide vers Potter, mais détourna promptement le regard. La vision d'un Potter attirant l'écœurait, à part si s'était autre chose... Il reporta son attention sur le Vif d'Or après qui il volait. Il dévia les joueurs sur son passage, donna un violent coup de pied au balai de Potter que celui-ci évita habilement, tendit la main une seconde fois vers le Vif d'Or tout en sachant douloureusement qu'il ne pouvait pas l'attraper. Potter était bien plus proche de la balle que lui. Il activa toute la puissance de son balai, mais ne tarda pas à voir, avec dégoût, les doigts de Potter se refermer sur la petite balle qui se débattait dans sa paume. Draco grogna quand le coup de sifflet retentit après que Jordan ait crié un " Et Gryffondor gagne " enthousiasme. Il descendit de son balai en même temps que la plupart des autres joueurs et rejoignit Potter qui était déjà à terre. Quand il se retrouva fasse à lui, il ne put s'empêcher de le détailler. Ses yeux verts brillaient plus que jamais depuis qu'il ne portait plus de lunette, sa mâchoire était plus carrée, ses épaules plus droites, son torse et ses bras plus musclés qu'en début d'année, ainsi que ses jambes. Ses cheveux de jais étaient plus brillant et plus noir aussi. Et il paraissait tellement doux que Draco, pendant une fraction de seconde, pensa y passe sa main pour en tester la texture. Sa main se mit à le démanger mais il refusa de lier ce phénomène aux cheveux de Potter. Oui, il voulait juste lui en coller une, c'est pour ça que sa main lui démangeait.

- Alors Potter, fière de toi ? lui demanda-t-il d'une voix traînante pleine de ressentiment, le visage tordu en un rictus méprisant.

- Plutôt, oui. répondit Harry avec défi.

- Ce n'était rien d'autre qu'un coup de chance.

- De toute évidence, tu as du mal à accepter ta défaite.

- Pour qu'il y ait une défaite, il faut deux adversaires.

- Tu as raison, tu n'es même pas un adversaire digne de ce nom.

Draco fut pris d'un élan de rage et fit un pas vers le brun.

- Espèce de sale petit con sans parents ni ambition. Tu te prends pour quelqu'un alors qu'au fond, tu n'es rien. Rien de plus qu'une image idiote qui ne sait rien d'autre que jouer au héros. Tu penses faire beaucoup en attrapant une idiote petite balle, alors tu te trompes complètement.

- Si c'est si facile d'attraper " une idiote petite balle ", répliqua Harry en s'avançant à son tour, les yeux étrécis par une rage sourde, pourquoi n'y parviens-tu pas, toi ?

- Tu...

- Stop ! intervint une voix féminine à leurs côtés.

Pansy se plaça entre eux, une main sur le torse de chacun des deux garçons, les éloignant l'un de l'autre. Autour d'eux s'étaient amassé les étudiants et quelques professeurs en plus des joueurs des deux équipes.

- Vous ne pouvez pas arrêter de vous disputer pour une fois ? Vous avez déjà ameuté toute l'école, je pense que c'est bien assez. Maintenant vous allez retourner chacun dans vos vestiaires, ok ?

Harry et Draco se regardèrent méchamment et, sans jeter un seul regard à Pansy, s'en allèrent chacun de leur côté.

Pansy suivit son frère, mais attendit devant les vestiaires de Gryffondor, qu'il finisse et la rejoigne. Quelques minutes après que Pansy se fut appuyé au mur à côté de la porte, Hermione Granger fit son apparition. La jeune préfète croisa ses bras sur sa poitrine et toisa son homologue Serpentard.

- Qu'est-ce que tu fais ici ? demanda-t-elle.

- Ça ne te regarde pas, Granger.

- Si ça me regarde puisque je sais que c'est pour Harry que tu es là. Qu'est-ce que tu lui veux ?

- Au risque de me répéter... Ça ne te regarde pas, Granger. Tu sais, il y a quelque chose qui s'appelle se mêler de ce qui le regarde, je pense que tu devrais le faire.

- Ah, oui ? Et depuis quand est-ce que ce qui concerne Harry ne me regarde pas ?

- Depuis toujours. Tu n'es pas sa mère ni sa femme que je sache.

- Par ce que toi tu l'ais peut être ?

Pansy lui fit un sourire malicieux et répondit nonchalamment :

- Peut être bien. Mais ça, toi, tu ne peux pas le savoir.

- Harry ne sort pas avec des Serpentards. Alors si tu es là, c'est que tu lui cherches des ennuis. Et je ne te laisserais pas faire.

- Ecoute toi. Tu es vraiment ridicule, Granger, Harry peut très bien se défendre tout seul. Il n'a pas besoin de ton aide... Ni que tu fouines dans ses affaires.

- Je ne fouine pas dans ses affaires comparé à une certaine Serpentard ici présente.

- Pansy !

Les deux jeunes filles se retournèrent pour voir Geoffrey arriver en courant. Le Gryffondor s'arrêta devant Pansy, mit ses mains sur ses genoux pour reprendre son souffle et fit face à la Serpentard.

- J'ai à te parler.

- Je dois voir Harry d'abord, ça ne peut pas attendre ?

Geoffrey rougit sous le regard interrogateur de son amie de Serpentard.

- Et bien en fait, oui. Ça peut effectivement attendre, sauf que je pense que ce serait mieux d'en parler maintenant. Par ce que tu vois... Si j'attends, je ne pourrai peut-être plus te le dire.

- Me dire quoi ?

- Te parler de... quelque chose de... personnel... tu comprends...

- Pas vraiment, non, répondit Pansy, si yeux plissés.

- Hum, sans vouloir interrompre ou déranger qui que ce soit. Parkinson, aurais-tu l'obligeance de lever ton arrière-train de ce mur et de déguerpir vite fait ?

- Je crains que cela ne soit possible, Granger, il faudra repasser.

Hermione aller répliquer, mais dans le même temps, Ron sortit des vestiaires et s'arrêta devant cet étrange rassemblement.

- Euh, vous pouvez m'expliquer ?

- Harry a fini ? demandèrent les deux jeunes préfètes en même temps.

Ron les regarda étrangement pendant un moment avant de hocher la tête, de rentrer à nouveau dans les vestiaires et de crier le nom de son meilleur ami. Quelques secondes plus tard, Harry sortit habillé de sa robe de sorcier, les cheveux quelque peu humide et ébouriffés.

- Qui est-ce qui me demande ? demanda joyeusement Harry.

- Moi, répondirent Pansy et Hermione en même temps avant de se regarder méchamment.

- Qui était la première devant la porte ? s'enquit Harry, les yeux brillants d'amusement.

- C'était moi, dit Pansy en relevant le menton avec un sourire alors que la Gryffondor la fusillait du regard.

- Donc se sera Pansy et ensuite Hermione. Tu n'y vois aucun inconvénient, j'espère ? interrogea-t-il, craignant de vexer son amie.

- Non, bien sûr que non. Je passe après, comme depuis le début d'année. Mais il n'y a aucun problème, Harry, aucun !

Hermione fit demi-tour et retourna au château d'un pas rageur. Ron ne tarda pas à la suivre.

- Bon ben, il ne reste que nous.

Harry avisa le teins rosé de Geoffrey et devina sans mal la raison de sa venue.

- Si vous avez des choses à vous dire, je ne vois aucun problème à attendre.

- Non non, s'écria vivement le brun, je... je peux attendre, et puis... je pense que j'ai d'autres choses à ... faire. À plus tard peut être.

Harry éclata de rire alors que l'elfe - qui avait, depuis peu, les oreilles plus grandes et plus pointus que la normal, sous ses cheveux châtain - le fusillait du regard, le visage toujours rouge, et repartait avec un air faussement indigné.

- Qu'est-ce qu'il a ? demanda Pansy quand Harry se fut calmé.

- Oh, trois fois rien. Aller viens, on va faire un tour.

Pansy rejeta ses longs cheveux sombres en arrière et marcha devant en direction du lac gelé. Ils marchèrent un moment en silence, enfonçant leurs chaussure dans la neige, avant de s'asseoir sur des rochers qui bordaient le lac. Pansy regarda la surface miroitante qui reflétait le ciel bleu dégagé et prit la parole sans regarder Harry.

- J'en ai assez !

Harry attendit pour savoir si elle aller ajouter quelque chose, mais ne croisant que le silence, il demanda.

- Assez de quoi ?

- De vos disputes, à toi et Draco.

- Je pourrai dire la même chose de toi et Hermione, fit remarquer Harry, un sourcil levé, signe de son étonnement.

- Ce n'est pas pareil, je ne dois pas travailler en collaboration avec Granger. Par contre, toi et Draco devez travailler ensemble, mais à cause de vos disputes rien ne marche.

- Et que veux-tu que je fasse ?

- Que tu fasses la paix avec lui, répondit Pansy en se tournant vers lui.

- Quoi ? Tu veux que je... Mais c'est n'importe quoi ! C'est à lui de faire un effort en plus. Si je me souviens bien, tout ça, depuis notre première année, c'est lui qui a commencé. C'est lui qui passe son temps à m'insulter, moi et mes amis. C'est lui qui fait tout et n'importe quoi pour que je sois puni, renvoyé ou même pour que je meure !

- Tu exagères là.

- Pas du tout ! Si tu veux qu'on fasse la paix, c'est à lui de faire le premier pas. Comme c'est lui qui a commencé cette idiote rivalité.

- Mais tu sais à quel point Draco est têtu, tu sais qu'il n'avoue pas facilement ses erreurs. Pourtant, tout ça, c'est une énorme erreur. Qui vient de vous deux.

- Faux ! C'est lui qui a commencé !

- Tu te rends compte que tu parles comme un enfant.

- Je me fiche pas mal de me comporter comme un enfant !

- Qu'est-ce que tu peux être têtu toi aussi !

- Et alors ?

- Voilà, lui et toi avez beaucoup de points communs.

- Comme ? demanda Harry, septique.

- D'abord, vous êtes tout deux très têtus, vous vous comportez comme des enfants en bas âge, vous avez tous les deux besoin de quelqu'un pour vous rendre heureux, vous êtes tous les deux des bombes atomique, dans tous les sens du terme, vous avez tous les deux changés aussi bien physiquement que moralement...

- Je n'ai pas changé !

- Moui, par ce qu'avant tu aurais traîné avec moi peut être ?

- Mauvais exemple, toi, tu es ma sœur, c'est différent.

- Tu t'es attaché à un vampire.

- C'est Aaron, donc ça aussi, c'est différent.

- Aaron ou pas, c'est un vampire quand même... Tout comme Draco.

- Raison de plus de le détester !

- Pourquoi ?

- Parce que les loups-garous et les vampires se détestent.

- Harry ! Peut importe la rivalité entre les loups-garous et les vampires. Je suis loup-garou aussi, en quelque sorte, ça ne m'empêche pas d'aimer Draco pour autant !

- Tu aimes Malfoy ?

- En tant qu'ami, oui. Je pense vraiment que vous devriez faire un effort tous les deux.

Harry porta son regard sur le lac gelé par le froid d'hiver et regarda les quelques élèves qui y faisaient du patin à glace, avant de demander doucement.

- Tu lui as servi le même discourt ?

- A qui ?

- Malfoy.

- Oui, soupira Pansy.

- Et que t'a-t-il répondu ?

- Qu'il était d'accord pour faire un effort... à condition, bien sûr que tu fasse le premier pas.

- Bien sûr !

- Oui, ce n'est vraiment pas gagné. Harry, j'ai vraiment besoin que tu le fasses. Tu vois, Draco est mon meilleur ami alors que toi, tu es... Mon frère. Je n'arrive plus à supporter vos disputes, c'est tout le temps la même chose. De plus, je ne peux pas intervenir par ce que pour cela il faudrait que je prenne le parti de quelqu'un. Et je me refuse à le faire. Je tiens à Draco comme je tiens à toi. Tu es ma seule famille, puis que je sais que mon père n'est pas vraiment mon père. Je ne veux pas perdre Draco comme je ne veux pas te perdre. Alors il faut que vous vous décidiez tous les deux. Il faut que vous fassiez quelque chose. Par ce que vous êtes tout simplement fatiguant. Deux vrais petits bébés. C'est parfois compliqué d'être neutre, et je sais que des deux, tu es le moins têtu - ce qui ne veut rien dire puisque tu es quand même un gros bébé - alors je compte principalement sur toi pour faire quelque chose. Et puis, tu n'es pas à Gryffondor pour rien, si ?

- Non, tu as raison. Je vais essayer de faire quelque chose pour que Malfoy et moi, nous entendions un minimum. Ou pour que nous arrêtions de nous disputer... Devant toi, du moins.

- Oui, c'est déjà ça, répondit Pansy en riant et en serrant contre Harry qui avait mis sa main autour de ses épaules autant pour la protéger du froid que par affection.

oOo

- Tu viens au terrier pour les vacances, Harry ? Hermione sera là et Bill et Charlie ont même pu se libérer pour fêter noël avec nous !

- Désolé, Ron, mais j'ai déjà prévu quelque chose.

- Prévu quoi, demanda Ron, déçu.

- Et bien, Pansy et Geoffrey restent à Poudlard en plus, le 24, c'est l'anniversaire de Geoffrey.

- Et depuis quand tu préfères rester avec une Serpentard et un pot de colle plutôt qu'avec nous ? demanda rageusement le rouquin.

- J'entends tout, Weasley, je ne suis pas sourd ! protesta Geoffrey dans un coin de la salle commune, un livre dans les mains.

- Toi je ne t'ai pas parlé. Mêle-toi de ce qui te regarde. Alors Harry, continua Ron en se tournant vers son ami, tu pourras très bien donner un cadeau au pot de colle une fois rentré de vacance ! Tous les ans tu passes noël avec nous. Pourquoi pas cette année ?

- Pour changer un peu.

- C'est toi qui as changé ! grommela Ron en remontant rageusement dans son dortoir pour préparer sa valise.

Geoffrey s'installa à côté d'Harry en riant.

- Qu'est-ce qui t'amuses, toi ?

- Oh rien, rien du tout, répondit le châtain, riant toujours.

- Tu as parlé à Pansy, j'imagine, dit Harry se moquant à son tour lorsque son ami s'arrêta de rire et rougit.

Geoffrey s'éclaircit la gorge et regarda Harry d'un air sérieux cette fois-ci.

- Harry, le 24, c'est mon anniversaire.

- Oui, je suis au courant.

- Je deviendrais complètement... Elfe. ajouta-il après avoir vérifié que personne ne le regardait.

- Je le sais aussi.

- Et les choses changeront pour moi.

- Je pense être également au courant de ça.

- Harry ! Arrête avec tes commentaires idiots. Tu ne vois pas que je suis stressé là !

- Si bien sûr que je le vois. Mais si tu veux que je cesse de faire d'idiots commentaires, comme tu dis, arrête de me dire des choses que je sais déjà. Et puis, tout se passera bien, ce n'est pas comme si qu'on t'annonçait que ton père était Voldemort.

- Mouais... En parlant de père... tu ne sais toujours pas ?

- Toujours pas, répondit Harry en se passant une main dans ses cheveux devenus lisse depuis peu.

- Et que comptes-tu faire ? Demander à Dumbledore ?

- Non, je ne pense pas qu'il me le dirait. Mais je sais que Lupin sait de qui il s'agit, Sirius aussi, sûrement. Je leur demanderais à eux, c'est plus simple.

- Tu corresponds avec le professeur de Défense ? Et un échappé d'Azkaban ?!

- Oui, dit Harry avec un grand sourire amusé. Ce sont des amis de mes parents. Enfin, de ma mère puisque je ne sais pas qui est mon deuxième parent.

- Un professeur et un meurtrier ?! s'alarma Geoffrey.

- Sirius n'est pas un meurtrier. Il a été accusé et emprisonné à tort. C'est Peter Pettigrew qui a tué Lily et James !

- Et tu as des preuves ? Si je me fie à ce que je sais, Pettigrew a également été tué par Black.

- Et bien, tu sais mal. J'ai revu Pettigrew il y a de cela deux ans, et il était entier, enfin presque, et je me serais fait un plaisir de le tuer pour de vrai puisqu'en plus d'avoir trahi Lily et James, il a fait revenir Voldemort entièrement à la vie.

Geoffrey le regardait étrangement.

- Si tu le dis, répondit-il enfin en se détournant, l'air pensif. Ça change beaucoup de choses alors.

- Beaucoup de choses ? Comme quoi ?

Geoffrey secoua la tête, comme s'il voulait s'enlever une quelconque idée du cerveau et sourit à Harry.

- Non, ce n'est rien. Alors, dit-il, voulant changer de sujet, tu restes à Poudlard seulement pour moi et Pansy ou... Pour quelqu'un d'autre ?

- Pour qui d'autre voudrais-tu que je reste à Poudlard ? demanda Harry, soupçonneux.

- Mm, je ne sais pas, répondit Geoffrey avec un sourire moqueur, je me demandais juste s'il y avait peut-être une autre raison.

oOo

Samedi 20 Décembre...

- Joyeux noël en avance ! s'exclama Aaron en les faisant entrer dans le manoir avec un grand sourire.

Ils entrèrent tous dans le manoir qui, pour les vacances, avait été décoré de blanc de rouge et de vert. La première chose qu'ils virent en entrant dans le salon principal fut le gigantesque sapin, puis la grosse boîte de carton rempli de guirlandes et de décorations qui traînait à ses pieds. Harry se retourna et sourit en voyant les yeux de Luna briller. La Serdaigle s'avança vers l'arbre de noël et s'agenouilla devant le carton, avant de se tourner vers le vampire, les yeux pleins d'interrogation.

- Vas-y, je t'en prie, répondit Aaron à sa question muette.

Susan et Geoffrey ne tardèrent pas à la rejoindre, s'appliquant à décorer le sapin comme il se devait.

- Si Stella savait ce que j'ai fait à son manoir, je serais mort, dit Aaron, répondant au regard amusé que lui lançait Harry.

Aaron éclata de rire, ce qui surprit tout le monde, et quitta la pièce. Harry et Pansy s'approchèrent du sapin à leur tour et, alors qu'Harry prenait une guirlande d'un rouge vif de la boîte, Pansy lui donna un coup de coude et lui montra Draco d'un geste vif de la tête. Le Gryffondor soupira et se retourna vers le blond Serpentard, toujours debout derrière eux, les bras croisés sur sa poitrine.

- Hum... Malfoy... Et si tu venais nous rejoindre ?

Draco le regarda de travers, suspicieux et eut un rictus méprisant. Il se détourna et s'assit dans un fauteuil, loin d'eux. Harry haussa les épaules et jeta un regard désolé à Pansy. Il avait essayé au moins. Mais si Malfoy ne faisait pas d'effort, il n'y pouvait rien.

- Draco, est-ce que tu... commença Pansy.

- Non ! l'interrompit le blond sans la regarder. Ne compte pas sur moi pour faire joujou avec un arbre et des décorations en plastiques. J'ai passé l'âge, merci bien !

oOo

Aaron quitta la pièce, referma la porte derrière lui et monta les escaliers jusqu'au quatrième étage. Prenant le couloir de gauche, il ouvrit la dernière porte sur sa droite et la referma lentement derrière lui. La pièce était grande, les lumières étaient éteintes et de grands rideaux vermillon couvraient les fenêtres, donnant à la pièce une douce couleur rougeâtre. Des bougies étaient allumées et flottaient dans l'air, un peu partout dans la chambre. Un large lit à baldaquin occupait la presque totalité de la pièce et, sous les draps immaculés, se trouvaient une silhouette. Un petit sourire aux lèvres, Aaron s'approcha du lit et s'y glissa, se collant au corps chaud qui s'y trouvait déjà.

- Mon cœur, tu dors toujours ?

Une tignasse d'ébène émergea de l'amas de draps blancs et se retourna vers le vampire, lui servant un doux sourire.

- Non, diablotin, dit l'homme d'une voix chaude et sensuelle. Je t'attendais, tu m'as beaucoup manqué, tu sais ?

Aaron se colla encore plus au corps de l'autre homme qui le serra dans ses bras, riant quand il entendit Aaron ronronner de plaisir.

- Ne te moques pas de moi ou je te mords !

- Je ne me moque pas, je te trouve seulement adorable quand tu ronronnes, on dirait un chat.

- Oh, les chats t'excitent ?

- Pas exactement. Mais quand tu ronronnes, quand tu bouges légèrement contre moi, quand tu m'effleures de tes doigts... mmm... je perds pied. Tu me rends complètement fou, petit diablotin !

Le vampire gloussa doucement dans le cou du brun.

- Tu es fou ! déclara le vampire à voix basse, ce qui donna des frissons à l'autre.

- Oui... Fou de toi.

- Ne dis pas de bêtises !

- Mais c'est la vérité, diablotin.

- Il me semble qu'il n'y a pas si longtemps, tu aimais encore une certaine femme... à la folie, même.

Un silence lourd d'installa alors entre eux et Aaron sentit son Calice se figer dans ses bras. Le vampire regretta immédiatement ses paroles. Il se renversa le corps de l'autre homme sous lui, mettant ses jambes de part et d'autre de ses hanches.

- Je t'ai blessé ?

Seul le silence lui répondit. Aaron se baissa vers le visage de l'autre, l'embrassa sur le front, la joue, les lèvres. Il lui caressa l'autre joue et lui chuchota à l'oreille :

- Pardonne-moi, je ne voulais pas te blesser. C'est parti tout seul.

- Ça sort souvent tout seul avec toi, Aaron, dit-il d'une voix plutôt froide.

Aaron détestait quand son Calice l'appelait par son prénom. En fait, ce n'est pas qu'il détestait ça... c'est juste que l'autre homme l'appelait comme ça, que quand il était énervé ou sérieux, hors, le vampire préférait le ton léger qu'il employait quand ils jouaient et même s'il ne le disait pas... il trouvait plutôt mignon le surnom qu'il lui avait donné.

- Je le sais bien, répondit le vampire en l'embrassant de nouveau. Mais parfois, j'ai du mal à me retenir. J'ai... encore un peu de mal à croire que nous soyons ensemble... que tu veuilles réellement de moi.

Aaron se pencha de nouveau et enfouit son visage dans le cou de l'autre, déposant des tas de petits baisers sur son passage. Il sourit quand il entendit l'autre gémit et qu'il le sentit frémir. Il prit le lobe de l'oreille gauche de l'autre entre ses lèvres et le lécha, le mordilla, le suça langoureusement. L'homme gémit et commença à gigoter.

- A... Aaron... Qu'est-ce que tu fais ?

- Je me fais pardonner, mon ange...

Sa voix était chaude et caressante. Aaron ne tarda pas à reprendre le lobe entre ses dents, tandis que sa main droite glissait de la joue de l'homme à son cou, son épaule, pour finir sur son torse qui se levait et s'abaissait au rythme de sa respiration saccadée. La main baladeuse caressa doucement le torse aux muscles fermes sous le vêtement avant d'aller s'égarer plus longtemps au niveau des tétons tandis que la bouche du vampire vint prendre sa jumelle en un doux baiser. D'abord légèrement crispé, le brun ne tarda pas à se détendre et à répondre au baiser tendre qu'on lui offrait. Les mains, jusqu'alors immobiles de l'homme, s'accrochèrent doucement à la fine taille d'Aaron avant de se faufiler sous le t-shirt et de caresser son dos. Le vampire gémit sous ces délicieuses attentions et accentua le baiser, caressant les lèvres de son amant avec sa langue afin d'en quémander l'entrer. Le brun ne se fit pas prier et écarta les lèvres, accueillant la langue divine avec plaisir. Leurs langues se touchèrent, se caressèrent, doucement d'abord, puis de manière plus prononcée et insistante. Les doigts d'Aaron pinçaient et caressaient les tétons de l'autre homme lui arrachant nombre de gémissements qui se perdaient dans leurs bouches unis. Aaron plaça son genou droit entre les jambes de son amant, le forçant gentiment à les écarter et vint, de son genou, frotter la bosse qui venait de se former dans le pantalon du brun. Au bout d'un moment, le brun commença à se frotter contre ce genou insistant, remuant le bassin en rythme. Leurs bouches se décollèrent, leur permettant de respirer et Aaron observa avec plaisir les joues rosis de son Calice. Lui-même arborait sur son visage, cette même teinte. Au lieu de reprendre ses lèvres, une fois le souffle revenu, le vampire alla embrasser le cou de son amant avant de le lécher, tout en poursuivant ses mouvements de genou.

- Aaron... si tu veux... aller jusqu'au bout... il vaut mieux... il vaut mieux arrêter tout de suite.

- Mmm... Dis-moi plutôt que tu me veux.

- Je suis sérieux Aaron... Arrêtes maintenant si tu as ...l'intention de... coucher avec moi.

Aaron releva la tête et plongea ses yeux d'ambre dans les yeux gris de son Calice.

- Et si... si je te disais que j'ai bel et bien pour intention de te faire l'amour ?

- Alors je te répondrais que je ne veux toujours pas le faire avec toi.

- Pourquoi ?

- À cause de ce qui s'est passé la première fois... il me semble me souvenir de n'avoir pas été consentent, ni conscient.

- Mais enfin, mon ange, c'était il y a deux ans !

- Je me fiche que s'était il y a deux ans, diablotin, on n'oublie pas sa première fois avec un homme !

- Je sais, soupira Aaron, et je m'en veux beaucoup d'avoir fait ça... Mais je ne peux pas changer le passé, mon ange, je peux juste essayer d'arranger les choses. Je t'ai pris beaucoup, je le sais. Ta virginité, ton sang, ta chaire.

Le brun lui jeta un regard interrogatif et Aaron expliqua :

- Quand j'ai couché avec toi cette nuit-là, c'était ta première fois... avec un homme, je veux dire. Je t'ai mordu aussi, je t'ai donc pris ton sang. Et je t'ai pris ta chair... je t'ai pris ton fils, Harry. (1)

A suivre...


(1) Il ne parle que de Harry par ce qu'il l'a vu grandir ( parallèlement au Dursley ) alors qu'il ne connaissait pas Pansy. Du coup, il n'y est pas aussi attaché.

Aller, je suis sûr que vous savez qui est le calice d'Aaron et aussi le père de Harry et Pansy !

Alors ? Qu'est-ce que vous en avez pensé ?

Une review ?

Une note sur dix ?