Bonjour à tous.
merci pour vos review et favoris. J'espère avoir répondu à tous sinon je m'en excuse.
Pour ceux qui suivent mes autres fics, patience. Comme vous le savez ma muse s'est faite la malle sans préavis et je n'ai pas encore réussi à en embaucher une qui tienne la route.
En tout cas mes fics ne sont pas abandonnées juste en panne.
Bonne nouvelle dans tout cela. Une grosse bêtise est terminée.
Voici donc le dernier chapitre suivi dans quelques jours de l'épilogue, histoire de vous donner le temps de le lire et de partager vos impressions.
Je vous laisse avec la terreur du sanctuaire, le Mollusque adoré de Deathmask : Bastien (surtout ne lui répéter pas si vous tenez à la vie)
bonne lecture.
Chapitre 10
Bien que commençant à y être habitué, et motivé par tout ce qu'il voulait raconter à son tonton Dim, Bastien dû quand même reprendre son souffle dans la maison du Capricorne. Il savait bien qu'il ne devait pas s'y arrêter, sinon le vilain monsieur pas beau le découperait en rondelles de mollusque. Du moins, c'était ce que son papa-Masque-qu'il-devait-appeler-maître-et-surtout-pas-papa-deux lui avait dit. Tonton Dim avait dit qu'il exagérait mais n'avait pas vraiment démenti. Le petit aurait bien demandé à son vrai papa Camus ou même à tonton Milo, mais son papa deux lui avait aussi dit qu'il ne devait pas leur parler à cause de la grosse bêtise qui mettrait très en colère le grand-chose. Donc Bastien ne savait toujours pas s'il allait vraiment finir en rondelles de mollusque en s'arrêtant dans ce temple.
Néanmoins, pour l'heure, il s'en fichait complètement, puisqu'il se trouvait devant la chose qui le fascinait au plus haut point depuis son arrivée, après bien sûr les têtes qu'il n'avait pas le droit de rendre plus jolies, la magie qui n'en était pas, les armures brillantes qui bougeaient toutes seules et à présent l'homme volant qui disait ne pas voler. Bref, Bastien avait enfin l'occasion de contempler de plus près l'immense statue du dixième temple.
Il fallait bien reconnaître que cette statue rendait le gamin très perplexe. Elle représentait deux personnages chacun avec un casque. L'un en jupe courte était agenouillé devant un autre en robe longue qui lui tendait une épée. L'index dans la bouche, il tournait autour en se demandant qui ça pouvait bien être. Une voix derrière lui le fit sursauter.
- Qui es-tu ? Et que fais-tu ici ?
L'enfant se retourna et leva la tête vers le chevalier en étouffant un cri. C'était le meussieu tout moche du capicone qui lui faisait face, il en était sûr.
- Si vous plait meussieu capicone me découpez pas en rondelles de mollusse j'ai rien fait ! Et pi... Je suis pas bon à manger...
- Tu es l'apprenti de Deathmask ?
- Oui fit Bastien en hochant la tête.
- Il paraît que tu es aussi son fils ?
- Oui, répondit-il de même que précédemment
- Tu ne lui ressembles pas.
- Oui.
- Non tu ne lui ressemble pas du tout.
- Oui.
- Comment t'appelles-tu ?
- Oui.
- Je te demande ton nom.
- Oui.
Une fois de plus, craignant de trahir son vrai papa et impressionné par son interlocuteur, Bastien était passé en mode "tu réponds par oui ou par non bloqué sur le oui" Bien que plus patient que certains de ses compagnons d'armes, Shura, doté de bon sens (à moins que ce ne fut son expérience avec un mini futur Lion toujours collé au basque de son meilleur ami) préféra ne pas insister. Pendant qu'il tentait de localiser Deathmask dans le sanctuaire pour qu'il vienne récupérer son bien, le gamin, lui, avait reporté son attention sur la statue. Enhardi par le silence et surtout par le fait d'être toujours entier, il demanda.
- Qui c'est les dames ? c'est des chevaliers ? elles ont un casque pace que c'est des chevaliers ? pourquoi elles ont pas de masque ?
- Qu'est-ce que tu racontes ? interrogea l'Espagnol en se retournant.
Son sang ne fit qu'un tour lorsqu'il vit l'enfant pointer du doigt la statue.
- Des dames ! Des chevaliers ! s'étrangla-t-il devant l'ignorance du futur Cancer. Ton maître ne t'apprend donc rien ?
- Si ! il m'apprend à être le plus fort mollusse de l'univers tout en entier, fit fièrement Bastien.
L'enfant ne comprit pas un mot de l'exclamation offusquée et peu convenable dans la bouche du noble chevalier puisqu'en espagnol, mais trouvant la sonorité jolie, il en déduit que le maître des lieux approuvait. Avec un grand sourire, il remercia poliment comme le lui avait appris son tonton Dim, ce qui eut pour effet de désespérer encore plus le porteur d'Excalibur.
- Alors c'est qui les dames ? insista-t-il tenant absolument à lever le voile de ce mystère là.
- Ce ne sont pas des dames. Sache que tu es en présence d'une représentation de la Déesse Athéna offrant l'épée sacrée, Excalibur, à son plus fidèle chevalier pour le récompenser de sa bravoure et de son dévouement, expliqua Shura d'un ton professoral.
- Un chevalier dame elle a un jupe.
- C'est un homme.
- Mais non elle a une jupe. pourquoi elle a pas de masque ? ne se démonta pas le gamin.
- Parce que c'est un homme ! Répliqua Shura à deux doigts de perdre patience.
- Dis mossieu Capicone ? l'épée c'est une arme ?
- Bien sûr que c'est une arme ! s'exclama le chevalier choqué de la visible ignorance de l'apprenti avant de demander de nouveau. Mais qu'est-ce que ton maître t'apprend bon sang !
- A roter fort ! fit fièrement Bastien.
Face à une réponse si hautement pertinente, l'Espagnol jugea préférable de ne plus poser ce genre de question. A bien y réfléchir, Shura trouva même plus avisé d'ignorer l'importun et de retourner stoïquement dans ses appartements. Hélas pour lui, Bastien posa la question qui devait mettre fin à ses projets de repli stratégique.
- Je croyais que les chevaliers y z'avaient pas le droit d'avoir des armes, pourquoi l'Athéna elle donne une épée à la dame, elle veut qu'elle soit puni la dame ?
La bêtise du garçon crispa littéralement le fier chevalier qui dû faire preuve d'un sang-froid digne d'un Verseau pour ne pas le tancer vertement. Il songea avec consternation que si c'était comme cela que Deathmask s'occupait de ses disciples, il n'était pas étonnant que son autre élève ait échoué à son épreuve.
- Je devrais te châtier très sévèrement pour un tel blasphème ! fit le Capricorne en revenant sur ses pas. mais considérant que tu n'es pas responsable de l'incompétence de ton maître, je vais me montrer magnanime envers toi et palier à ton manque d'instruction.
Shura se préparait avec une satisfaction intérieure très bien dissimuler, à faire face à une reconnaissance débordante et enthousiaste. Il ne récolta qu'une expression de poisson mort et de surcroit pas frais. Bastien n'avait évidemment pas compris un traitre mot de ce que le chevalier lui avait dit. Mais vu qu'il n'osa pas le lui signaler, le dit chevalier poursuivit moins patient.
- Donc comme je te l'ai déjà dit, petit ignare, cette statue représente notre vénérée déesse offrant Excalibur au chevalier du Capricorne en récompense de sa loyauté sans faille. Et depuis cette glorieuse époque, chaque chevalier du Capricorne, dont la fidélité est aussi infaillible que cette lame sacrée, porte dans son bras cette épée de justice.
Shura poursuivit sa leçon par un long et élogieux exposé sur la glorieuse déesse Athéna sans se rendre compte qu'il parlait dans le vide. Bastien avait décroché lorsque les mots du chevalier avait commencé à dépasser un peu trop les trois syllabes. Et puis de toute façon, une seule chose l'intéressait : l'épée magique. Car si il y avait une chose qu'il avait appris en plus de roter fort c'était qu'ici sacrée était synonyme de magie. Et la magie, il ne s'en lassait pas.
Alors tandis que Shura continuait d'encenser Athéna et la loyauté du Capricorne, Bastien lui, examinait avec attention les bras du chevalier. Il cherchait une fente, un bouton, une poignée... N'importe quoi qui lui aurait indiqué où se trouvait l'épée et surtout comment la faire sortir. Hélas, il ne trouva rien. Il fit cependant une dernière inspection avec une moue dépitée avant de demander.
- Faut une formule magique ?
La question incongrue stoppa net l'Espagnol.
- Comment ça une formule magique ?
- Bah oui ! pour faire sortir l'épée du bras ! c'est quoi la formule magique ? Abacadaba comme les magiciens. T'es un magicien ?
Shura soupira de consternation. La patience du dixième gardien était mise à rude épreuve, et pourtant Aïolia n'avait pas été en reste durant son jeune âge. mais là, il commençait sérieusement à se demander à quel point Deathmask tenait à son apprenti.
- Je n'ai rien de commun avec ces charlatans de foire ! répliqua le chevalier à deux doigts de prendre son calme. c'est grâce à un entraînement sans relâche de mon cosmos que je suis parvenu à aiguiser la lame de mon bras et...
- Montre montre montre ! le coupa Bastien qui sautait sur la place d'enthousiasme en battant des mains.
Bien que choqué par l'impolitesse de l'enfant, Shura fut piqué dans son orgueil par son euphorie. Il enflamma son cosmos pour une démonstration mais hélas ou peut-être heureusement pour lui, il fut interrompu par l'arrivée de Deathmask monté faire son rapport au Grand-pope. Le Cancer interpella son élève.
- Ah t'es là toi ! je t'avais dit de rester chez Shaka !
Bastien avait complètement oublié la vierge volante. Il étouffa un cri dans ses mains.
- Ha ! Z'ai oubié ! s'exclama-t-il avant de filer vers la porte.
L'Italien le chopa au vol.
- Minute le mollusque ! je ne vais pas passer mon temps à te courir après, fit le chevalier comme s'il avait mis de heures à le trouver.
En réalité, il n'avait pas été étonné de ne pas le voir là où il l'avait laissé. c'était même plutôt le contraire qui l'aurait surpris. Il n'avait même pas pris la peine de sonder le sanctuaire à sa recherche devant le manque de réponse de l'Indien. Il aurait bien le temps de s'y mettre après son entretien avec Saga. A vrai dire, Deathmask se doutait qu'il trouverait Bastien chez Aphrodite qui était devenu son confident. Au pire, l'égaré aurait été ramassé par l'iceberg ou l'insecte, voire même par le sac à puces voulant, quoiqu'il en dise, se faire pardonner son désastreux babysitting. Donc, il n'avait vraiment pas de quoi se faire du mauvais sang, même s'il s'en faisait quand même un peu. Mais avec ce gosse il y avait de quoi.
Pour l'heure, deux choses préoccupaient Deathmask : les nouvelles de cette peste de Saori et la venue de Meï. Il reposa Bastien au sol en soupirant. Un problème à la fois.
- Je vais voir le grand pope. Et toi t'as intérêt à rester avec Shura ! Ordonna-t-il en se tournant vers le maître des lieux.
Ou plutôt vers l'endroit où il se trouvait précédemment car bien sûr le fier Capricorne avait profité de la diversion offert par son frère d'armes pour opérer un repli stratégique.
- Bon ! Oublie Shura, grogna le Cancer. Tu bouges pas de là. Tu m'attends !
Tout sourire, le garçonnet hocha la tête d'un air innocent qui mit l'Italien sur la défensive.
- Tu ne bouges pas de là ! Insista-t-il.
- Voui voui.
Deathmask soupira peu convaincu. Il s'apprêtait à menacer lorsque lui vint l'idée d'utiliser la méthode d'Aphrodite.
- Si tu restes là bien sagement sans bouger du tout, tu aurais une surprise, minauda-t-il.
- Une surprise ! Quoi ? Quoi ? Dis ! S'enthousiasma l'apprenti.
- Ah bah... Si je te le dis, ça ne serait plus une surprise. Bouge pas et tu verras.
Sous le regard amusé de son maître, Bastien se mit au garde à vous aussi immobile qu'une statue.
Deathmask reprit le chemin du palais. Arrivé à la salle du trône, il ne prit pas la peine d'attendre d'être annoncé. De toute façon, il n'y avait rien que l'ancien Gémeaux ne puisse lui cacher. Il sourit en le voyant remettre rapidement son masque, le cosmos brûlant de colère, prêt à envoyer l'importun dans une autre dimension.
- Un jour Deathmask ! Un jour, j'en aurais vraiment assez de ton insolence ! Cracha l'usurpateur en s'asseyant.
- Et bien, il va falloir te dépêcher parce que cette fille est aussi idiote que sa lettre le laisse supposer.
- Et pourquoi est-elle toujours en vie ?
- Oh simple ! Puisqu'elle nous fait le plaisir de sa venue pourquoi se fatiguer.
Le pope, d'abord en colère finit par se calmer. L'idée avait fait son chemin dans son esprit vil. Il l'accueillerait comme une invitée de marque et au moment où elle s'y attendrait le moins, il frapperait cette péronnelle en plein coeur. Il ouvrit la bouche pour formuler son plan mais redressa la tête brusquement et interrogea
- Que fait ton apprenti au sanctuaire ? Sans l'armure il ne nous est d'aucune utilité.
Un léger sourire passa sur les lèvres du Cancer. Ainsi Meï était enfin arrivé, c'était parfait. Le chevalier de bonne humeur répondit.
- Affaire privée, il ne reste pas.
- Quelle affaire privée ? Demanda le pope avec méfiance.
- Du genre privée, répliqua Deathmask en prenant congé aussi cavalièrement qu'il était entré.
Arrivé au temple du Capricorne, il sourit en voyant Bastien toujours au garde à vous. Pour une fois le morpion lui avait obéi, comme quoi son cas n'était pas désespéré. Le chevalier avait presque atteint la porte lorsqu'il stoppa net. Quelque chose clochait... c'était trop silencieux... Il se retourna pour voir pourquoi son élève ne l'abreuvait pas de son incessant babillage et soupira de consternation. Bastien n'avait pas bougé d'un pouce. Deathmask ouvrit la bouche mais opta finalement pour la solution la plus rapide : à savoir coller le gamin sous son bras pour redescendre à son temple.
- Eh ! j'ai pas bougé ! protesta celui-ci en se débattant.
- Bah continue ! grogna le Cancer.
- Et j'aurais ma surprise ?
- Mouais...
Bastien se figea et le chevalier soupira de nouveau. Mais au moins, il arrivera à son temple. Deathmask esquissa un sourire en voyant Meï qui les attendait appuyé nonchalamment contre une colonne.
- Ciao Maestro ! Salua celui-ci.
- Salut gamin, répondit-il en déposant son fardeau.
- Alors c'est lui la terreur ? Rit le jeune en ébouriffant les cheveux du petit diable.
A ces mot, Bastien déclara avec emphase.
- Oui ! Le plus terrifiant mollusse qui fait peur de tout l'univers.
- Bah comme ça t'es prévenu... Fit le maître.
Sans laisser le temps au Japonais de répondre, Bastien demanda.
- C'est quoi ma surprise ? J'ai pas bougé !
- C'est vrai. T'as pas bougé et ta surprise c'est que tu pars en Sicile avec Meï.
- Ouiiiiii ! C'est où ? Tu y vas aussi à la Sicile ?
- Pas question ! Explosa une voix derrière eux. De toute façon, on a ordre de rester au sanctuaire... À moins que tu aies l'intention de déserter ?
- Calme-toi, fit Camus avec son sang-froid habituel malgré la douleur qui l'étreignait.
Le Scorpion n'avait pas la moindre envie de se calmer. Prêt à en découdre, il fut déçu d'entendre le Cancer ordonner sereinement.
- Meï, emmène Mollusque faire ses bagages pendant que je parle à Crème glacée et Mille-pattes.
Bastien chercha un instant où était la glace et le mille-pattes. Il finit par comprendre et répétait les surnoms en riant tandis que Meï l'entrainait vers l'appartement.
- Et cesse de l'appeler Mollusque ! S'exclama Milo avec colère en frappant.
Deathmask n'eut aucune difficulté à l'éviter et le poing du Scorpion s'écrasa sur une colonne.
- Milo, je t'ai dit de te calmer, fit posément Camus. Comme tu l'as fait toi-même remarquer, nous avons ordre de rester au sanctuaire et je doute que notre grand pope lui ait accordé un passe droit.
Le Grec regarda le Verseau puis le Cancer d'un air suspicieux.
- Alors, d'après toi il dit ça justd pour nous emmerder ! Fit-il à son ami.
Celui-ci hocha la tête lentement et avec certitude bien que son regard de glace sondait le maître des lieux. Deathmask croisa les bras satisfait de son effet et articula à Milo comme s'il s'adressait à un gamin.
- J'ai dit que le mollusque partait... Pas que je l'accompagnais... La gosse de riche qui se prend pour Athéna et ses renégats arrivent, expliqua-t-il triomphant. Et je ne veux pas Calamity Mollusque dans mes pattes quand je leur botterai le cul.
Tout en poursuivant à l'intention du huitième gardien, l'Italien toisait le Français avec un léger sourire suffisant, comme pour dire : mon apprenti n'est pas un traite lui, contrairement au tien.
- Et même si punir des traites est toujours instructif, je doute que ta petite copine et toi vouliez qu'il soit témoin d'un bain de sang.
Milo allait répliquer mais Camus le stoppa d'un geste.
- Il a raison. Mieux vaut éloigner Bastien.
- Mais qu'est-ce qui nous prouve qu'il... Commença le Scorpion en se tournant vers le Verseau.
S'apercevant qu'il parlait dans le vide, Milo n'acheva pas sa question. En effet, Camus se dirigeait vers son temple après avoir pris congé d'un simple mouvement de tête. Mais Deathmask qui le regardant s'éloigner avec un sourire indescriptible flottant aux lèvres, savait que le maître des glaces lui avait également adressé ses remerciements. Et tandis qu'il regardait le Scorpion frustré rejoindre son ami, il songea que quelque soit l'issue de cette guerre, le gamin était trop jeune pour trop voir ça. De plus, il serait en sécurité en Sicile avec Meï.
En regagnant ses appartements pour voir où en était les préparatifs, un sourire mi-amusé, mi-compatissant pour l'aîné de ses élèves chassa la gravité de son regard. Son sourire s'élargit alors qu'appuyé contre le chambranle de la porte, il observait ses deux apprentis préparer tant bien que mal le bagage. Deathmask avait sous les yeux les deux meilleurs choses qui lui était arrivé dans sa vie et il refusait de les perdre si tôt.
A suivre...
