Bonjour Bonsoir !
Et voila le chapitre 9, avec un peu de retard je l'avoue. Avant de commencer a me lapider, je tiens d'abord a vous dire que j'ai été très occupée au travail ces derniers temps et j'était tout simplement trop épuisée le soir pour préparer un chapitre et le poster. Mais brefs, on n'est pas là pour mes petits drames,
Merci merci merci infiniment pour toutes vos reviews, vos encouragements et critiques, du fond du coeur. Je n'ai pas encore eu le temps de répondre à toutes les reviews (Poster le chapitre était ma priorité aujourd'hui) mais je vais m'y mettre,
J'espère que vous aimerez ce chapitre autant que les précédents :)
Disclaimer : Non, Harry Potter et ses personnages ne m'appartiennent toujours pas. Next question.
Bonne lecture
Aliice.
Ginny était une boule de nerfs.
Ça faisait quinze minutes que Blaise la regardait faire les cent pas devant la cheminée de son ancien appartement, mais avait très diplomatiquement choisi de ne pas tenter de l'en dissuader. Il n'avait aucune envie de se retrouver du mauvais côté de sa baguette. Sa maitrise du maléfice chauve furie était légendaire et il ne tenait absolument pas à en refaire l'expérience.
Mais putain qu'est ce qu'elle était belle quand elle s'énervait comme ça ! (Et il y'en a qui doutent encore des tendances masochistes des hommes)
La raison de la nervosité de sa petite amie (il ne se lasserait jamais de le dire… enfin de le penser) tenait en un nom : Harry Potter. Ou comme Blaise aimait l'appeler « Celui-qui-a-miraculeusement-survécu-mais-s'obstine-à-tenter-le-sort ». Drago et lui avaient un petit jeu où ils trouvaient les surnoms les plus grotesques pour Le Survivant. Après tout quelqu'un avait bien eu l'idée d'appeler Voldemort « Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom »; alors pourquoi pas faire de même pour leur très cher Élu ?
De plus, ce surnom était amplement mérité. Potter avait survécu pendant des années avec une chance de cocu, et s'évertuait à pousser le bouchon, comme s'il voulait savoir jusqu'où sa chance irait. Étant un Serpentard de part en part, Blaise ne pouvait pas comprendre ce besoin irrépressible de jouer au héros au mépris de sa propre vie.
Deux coups frappés à la porte le tirèrent de ses réflexions sur le Survivant. Et sans surprise, ce dernier se trouvait sur le pas de la porte lorsque Ginny ouvrit.
Harry Potter parcourut la pièce du regard, remarquant les meubles renversés et le chaos général de l'appartement, puis il remarqua Blaise et ses yeux se plissèrent avec suspicion.
- Qu'est ce qui est arrivé à ton appartement ? et surtout, qu'est ce qu'il fait ici ? demanda le gryffondor sans préambule en désignant Blaise
- Blaise est ici avec moi, dit Ginny avec un air de confiance qui n'était pas là deux minutes plus tôt; et l'état de mon appartement est la raison pour laquelle je t'ai appelé, quelqu'un me harcèle, et j'ai de bonnes raison de croire qu'il pourrait être dangereux.
- Et pourquoi tu n'es pas venue au département des aurors ?
- Pour des raisons que je vais t'expliquer, cette affaire ne doit pas s'ébruiter, tu dois me promettre que personne ne saura rien de ce que je m'apprête à te dire, Harry
- Ginny dans quoi t'es tu fourrée ?
- Promets moi Harry !
- Je risque de regretter ces mots… mais très bien je te promets de garder ma bouche fermée
- Ça inclut Pansy, ajouta Blaise ; ce n'est pas contre toi, Potter, mais je la connais et je sais qu'elle peut se montrer assez tenace quand elle veut savoir quelque chose.
- Je sais comment gérer ma fiancée, Zabini répondit Harry en grinçant des dents – et puis depuis quand vous êtes un couple d'ailleurs vous deux ?
- Quelques semaines, répondit Blaise avant que Ginny n'ait pu dire quoi que ce soit
- Et comment est-ce que vous en êtes arrivés là, sans vouloir vous offenser, vous ne fréquentez pas vraiment les mêmes cercles,
- C'est une longue histoire, qui n'a rien à voir avec la raison pour laquelle mon appartement est dans cet état, et je voudrais que tu gardes un esprit ouvert et que tu me laisses terminer avant de t'énerver et de partir en claquant la porte d'accord ?
- Mais pourquoi …
- Est ce que j'ai ta parole, Harry ?
Après un instant de silence et un long soupir, Harry finit par acquiescer.
Ginny se lança alors dans le récit de la double vie qu'elle avait menée ces dernières années, elle lui raconta comment elle était devenue Scarlett, la call girl de luxe qui offrait ses services aux hommes riches du monde sorcier. Elle se garda cependant de mentionner que Blaise avait été l'un de ces hommes riches, et ne parla pas non plus du contrat qu'il lui avait proposé. Tout en racontant son histoire, elle s'efforça d'ignorer les différentes expressions qui se succédèrent sur le visage de son ex, d'abord l'incrédulité, puis le choc, la colère, et enfin, la déception.
Mais lorsqu'elle en arriva à la partie où Ernie Macmillan avait levé la main sur elle, elle fut surprise de voir sa nature protective reprendre le dessus.
- Cet enfoiré a osé poser la main sur toi !? demanda Harry furieux
- Ne t'en fais pas, d'après ce que j'ai entendu, le karma s'est chargé de lui rendre la monnaie de son gallion
Elle évita bien sur, de préciser qu'un certain serpentard avait un peu forcé le Karma... Car après tout, Harry était peut être son ami, mais il était aussi un auror et Ginny trouvait que le visage de Blaise était bien trop mignon pour être ruiné par un séjour à Azkaban.
Mais son ex n'était pas le meilleur auror du ministère pour rien. Il fit le lien avec l'attaque sur Ernie et Blaise et lui échangèrent un regard de compréhension mutuelle.
- Est ce qu'il a souffert au moins ? demanda finalement le gryffondor,
- Comme jamais auparavant, répondit Blaise avec le calme de quelqu'un qui n'avait absolument rien à se reprocher
- Bien. Fit simplement Harry avec une satisfaction sauvage.
- Loin de moi l'idée d'interrompre votre petit étalage de testostérone, mais est ce qu'on pourrait revenir à mon problème ? Parce que sans vouloir être chiante, il y'a quand même un malade quelque part qui m'espionne et me menace! S'impatienta Ginny
Harry eut la décence d'adopter un air honteux, mais puisque la honte et l'embarras ne faisaient pas partie du répertoire d'émotions de Blaise, ce dernier affichait une expression non repentante et légèrement amusée.
Ce putain de serpentard et sa putain de belle gueule! Elle lui pardonnerait tout et n'importe quoi et il le savait, l'enfoiré ! Malgré elle, elle se retrouva à lui rendre son sourire. Il se passa un moment durant lequel ils furent tous les deux captivés par l'autre, au point d'en oublier le monde alentour, jusqu'à ce qu'Harry les ramène à l'instant présent avec un raclement de gorge aussi subtil qu'un hippogriffe dans un magasin de porcelaine.
Harry ne savait pas quoi penser des révélations que Ginny venait de lui faire. Et par dessus tout, il ne parvenait pas à comprendre comment il avait pu passer à côté de quelque chose d'aussi gros! Certes, il était occupé avec son travail et sa relation avec Pansy, et ne voyait Ginny que lors des déjeuners de Molly au Terrier. Mais il se targuait souvent d'être quelqu'un de perspicace et d'observateur, avec de bons instincts, ces qualités lui avaient sauvé la vie un nombre incalculable de fois. Mais malgré tout ça, il avait été incapable de voir ce qui se passait juste sous son nez. La pensée que Ginny en soit réduite à cette extrémité pour financier ses études alors qu'un énorme tas d'or prenait la poussière dans son coffre à Gringott's le rendait malade. Il était blessé par le fait qu'elle ait préféré vendre son corps plutôt que de lui demander son aide. Leur relation était peut être terminée, mais il aimait Ginny. Pas comme il aimait Pansy, qui était l'amour de sa vie, ni comme Hermione qui était sa sœur, mais il l'aimait et ne voulait que son bonheur.
Et apparemment il n'était pas le seul…
Harry n'avait jamais vraiment côtoyé Blaise Zabini, mais il n'en avait pas besoin pour savoir que la manière dont le serpentard regardait Ginny n'était pas quelque chose d'ordinaire pour lui. Il regardait son ex petite-amie comme Drago regardait Hermione, ou comme lui même voyait Pansy. Comme si elle était le centre de son univers. Ses sentiments sur le couple étaient partagés. D'une part, il voulait que Ginny soit heureuse, et elle méritait quelqu'un qui l'aimerait d'un amour inconditionnel. D'autre part, il avait peur que le serpentard ne la fasse souffir. Mais si jamais ça arrivait, Harry se chargerait lui même de lui faire payer, et il n'aurait de repos que quand Zabini serait dans une cellule à Azkaban.
Se raclant à nouveau la gorge pour attirer l'attention des deux tourtereaux qui semblaient s'être encore perdus dans leur contemplation mutuelle, Harry demanda à Ginny de lui remettre toutes les lettres ainsi que les clés de son appartement, et lui promit de faire tout ce qu'il pourrait pour retrouver l'auteur des lettres avant qu'il ne puisse l'atteindre.
- Et n'oublie pas, insista t-elle, tu ne peux parler à personne de Scarlett !
- Ginny, tu as SIX frères, tu penses vraiment que j'ai envie d'être celui qui va leur répéter ce que tu viens de m'apprendre ? Même moi je ne suis pas téméraire à ce point.
À ces mots Ginny entendit Blaise marmonner quelque chose et il lui sembla entendre les mots « pousser le bouchon » mais elle n'était pas très sure alors elle ne chercha pas à comprendre.
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Plus tard, alors qu'ils était allongés dans le lit de Blaise après deux rounds de sexe passionné, ce dernier souleva un point auquel elle n'avait pas pensé jusque là;
- Tu sais, maintenant que Potter est au courant de notre relation, ça ne sert plus à rien de le cacher à nos amis…
- Tu n'as pas tort, soupira Ginny après un moment de silence
- Mais si tu n'es pas prête, on peut toujours…
Le reste de sa phrase se perdit dans le baiser qu'elle déposa sur ses lèvres. Quand ils se séparèrent, elle lui répondit;
- Rien ne me ferait plus plaisir de crier au monde entier que tu es à moi Blaise Zabini…
- Tout comme tu es à moi, répondit-il d'une voix rauque avant de l'embrasser à nouveau, pivotant leurs corps de manière à se retrouver au dessus d'elle alors qu'il sentait le désir s'emparer de lui.
Il en arrivait parfois à se demander si il se lasserait un jour de lui faire l'amour, et c'est dans des moments comme celui-ci que la réponse lui apparaissait clairement ; non il ne s'en lasserait jamais.
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Hermione et Drago se chamaillaient.
Pour ne pas changer.
Ils étaient à nouveau dans le bureau de Blaise et cette fois-ci le sujet de leur crêpage de chignon était le refus catégorique d'Hermione de monter sur un balai volant.
Blaise espérait qu'ils s'essouffleraient à un moment donné et le laisseraient en placer une, afin qu'il puisse leur annoncer la nouvelle de sa relation avec Ginevra.
Mais c'était sans compter sur l'acharnement de Drago à camper sur ses positions et le mystérieux pouvoir d'Hermione de parler pendant une minute entière sans reprendre son souffle.
- Drago n'insiste pas ma réponse est non !
- Tu n'as même pas essayé !
- Si j'ai essayé ! deux fois ! et c'était les pires dix minutes de ma vie !
- Ben voyons ! Laisse moi deviner, tu as essayé de voler sur un balai une fois avec Weasley l'Idiot et une autre fois avec Potter le Suicidaire ! Bien sur qu'ils allaient t'enlever l'envie de voler à vie !
- Je fréquente quelqu'un depuis quelques temps lança Blaise à tout hasard, avec peu d'espoir d'être entendu
- Et tu penses que ce sera mieux avec toi ? Je t'ai vu sur un terrain de quidditch, figure toi Drago
- Ben justement ! tu m'as vu alors tu sais que je…
Drago se figea en pleine phrase et Hermione et lui se tournèrent vers Blaise en même temps avec des expressions de surprises hautement comiques.
- Excuse moi ? Qu'est ce que tu viens de dire, Zabini ? demanda Malefoy quand il eut retrouvé sa capacité à articuler des phrases complètes.
- Que je suis en couple avec quelqu'un depuis quelques semaines… reprit l'italien avec un grand sourire
Avec un cri strident, Hermione se leva de son siège et fit le tour de son bureau pour le prendre dans ses bras tout en lui répétant à quel point elle était heureuse pour lui.
Drago lui partit d'un grand éclat de rire, et lui donna une claque amicale sur le dos
- C'est pour ça que tu ne martyrises plus tes employés depuis quelques temps hein ? Petit cachotier va ! Alors, dis tout à tonton Drago, qui est la malheureuse élue ?
Hermione lui donna une claque à l'arrière de la tête à ces mots.
Vous la rencontrerez ce soir, si vous êtes libres pour dîner…
Bien sur qu'on est libres répondit aussitôt Hermione, et Drago hocha la tête en signe d'accord tout en se massant là où il venait de recevoir une claque.
Parfait, alors rendez-vous à vingt heures ce soir Chez Gianni !
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Drago et Hermione étaient les premiers au rendez-vous, ils annoncèrent au maitre d'hôtel qu'ils avaient une réservation au nom de Zabini et il les mena à une table isolée, qui offrait une vue magnifique sur Londres.
Ils étaient en grande conversation quand le bruit de flashs et de voix provenant de l'extérieur du restaurant attira leur attention.
Gianni était un restaurant huppé, fréquenté par de nombreuses célébrités du monde sorcier alors il y'avait quelques photographes postés en permanence à l'entrée. Drago et Hermione eux même avaient été accostés par quelques paparazzi à leur arrivée, mais rien à voir avec le brouhaha actuel.
Quand finalement les photographes s'écartèrent pour laisser passer les personnes qui avaient attiré leur attention, ils virent Blaise entrer dans le restaurant, un bras protecteur autour d'une jeune femme dans un fourreau de soie vert sombre dont le visage était actuellement caché par une magnifique chevelure rousse.
Pendant que Drago se demandait pourquoi la jeune femme lui semblait familière, Hermione qui avait tout de suite reconnue son amie laissa échapper une série de jurons.
Drago plissa les yeux s'efforçant à se rappeler d'ou est –ce qu'il connaissait cette rouquine… puis le déclic se fit dans sa tête. Il savait ou il avait vu ces cheveux ! Sur un terrain de quidditch !
Attendez un instant.
La mystérieuse petite amie de Blaise était GINNY WEASLEY ?
- Par la couille gauche complètement fripée de Merlin ! s'exclama le blond qui n'en revenait toujours pas
- Voilà qui résume éloquemment la situation, répondit Blaise qui était arrivé à leur hauteur, son bras toujours autour de la taille de Ginny qui affichait un grand sourire face à leurs expressions hébétées.
- Mais… Mais… bégayait Hermione, incapable de formuler toutes les pensées qui se bousculaient dans son esprit.
- Je n'aurais jamais cru que je verrais le jour où tu serais incapable de t'exprimer avec des mots, Hermione, fit Ginny avec un air malicieux.
Blaise et Ginny s'installèrent en face de leurs amis et attendirent patiemment que ces derniers soient nouveau capable de former des phrases cohérentes.
- Ok… Reprenons depuis le début… fit Drago en se pinçant l'arête du nez; ta mystérieuse relation à cause de laquelle tu te pointes au travail avec un sourire niais depuis des semaines est avec Ginny Weasley ?
- C'est exactement ça, répondit Blaise avec un grand sourire
- Mais on se voit à chaque semaine, intervint Hermione à l'attention de Ginny, pourquoi tu ne m'as rien dit ?
- Parce que c'était tellement plus drôle de voir vos têtes quand vous nous avez vus arriver ensemble.
Drago et Hermione les regardèrent pendant un instant, comme s'ils essayaient de se convaincre de ce qu'ils voyaient. Puis Drago reprit.
- OK il va falloir que vous nous disiez comment c'est arrivé parce que je n'arrive toujours pas à croire que ça a pu échapper notre attention,
- Tu sais, ce n'est pas comme si on le criait sur les toits, répondit Ginny. Vous êtes les premiers à le savoir.
- Tu veux dire que tes frères ne sont pas au courant ? demanda Hermione à son amie
- Non… aucun d'entre eux ne sait. Ni mon père d'ailleurs. Ma Mère sait que je fréquente quelqu'un mais elle ne sait pas qui
- Donc en gros il se pourrait que tu disparaisses mystérieusement dans quelques jours quand Belette et Frères seront au courant, conclut Drago en contemplant Blaise avec un air mi amusé mi compatissant.
- N'importe quoi, Je suis sure qu'ils vont l'adorer défendit Ginny après avoir lancé un regard noir à Drago pour le surnom qu'il donnait à ses frères.
- Euh… sans vouloir être pessimiste, Weasley, tu as six frères, parmi lesquels un semi-lycanthrope et deux génies des farces et attrapes qui étaient aussi batteurs dans leur temps… Le moins que l'on puisse dire c'est que les choses ne se présentent pas bien pour mon cher ami,
C'est sur que présentée comme ça la situation avait l'air moins reluisante. Blaise avait oublié que Bill était devenu en partie lycanthrope suite à l'attaque de Greyback. Et bien sûr il y'avait les jumeaux de la terreur… Il préférait ne pas y penser à cet instant. Ils s'occuperaient de ce problème le moment venu.
Le reste de la soirée passa dans un tourbillon de questions auxquelles Blaise et Ginny s'efforcèrent de répondre sans mettre les pieds dans le plat. Ils avaient soigneusement préparé une version innocente du début de leur relation à raconter à leur famille et leurs amis, et pour l'instant tout semblait bien se passer.
Bien sûr, il n'avait pas encore officiellement rencontré ses frères, mais Blaise préférait ignorer ce détail pour le moment.
Lorsqu'ils prirent congé des futurs Mr et Mme Malefoy ce soir là, il ne faisait aucun doute dans l'esprit de ces derniers que leur relation avait commencé de la manière la plus conventionnelle possible. C'était rassurant pour Blaise et Ginny car Hermione et Drago étaient les personnes les plus intelligentes et perspicaces qu'ils connaissaient, si ils avaient cru à leur histoire, le reste y croirait aussi.
Quant à Blaise, depuis qu'il avait vu Ginevra dans sa robe aux couleurs de la maison serpentard, il n'avait eu qu'une envie : la lui retirer. Et lorsqu'ils transplanèrent enfin dans son salon, il ne perdit pas une seconde.
Entre baisers passionnés et paroles enflammées, la robe ne fut bientôt plus qu'un souvenir et Blaise avait devant lui la vision d'une Ginny nue, éclairée uniquement par les rayons de la lune à travers les baies vitrées de son appartement.
Elle était à couper le souffle, et il avait de plus en plus de mal de ne pas lui avouer ses sentiments de but en blanc. Ces trois petits mots qui menaçaient de le faire exploser d'un jour à l'autre. Mais elle n'était pas prête à les entendre, et il avait passé bien trop de temps à attendre d'avoir une chance avec elle pour tout foutre en l'air parce qu'il était incapable de tenir sa langue et maitriser ses émotions.
À défaut de lui dire à quel point il l'aimait, il le lui montrait, à travers chaque baiser, chaque caresse, il vénérait son corps, savourant les gémissements et murmures d'encouragement qu'il recevait en retour.
Mais apparemment sa petite lionne n'était pas d'humeur à se contenter d'une partie de jambes en l'air langoureuse et romantique.
Lorsqu'elle se releva sur les coudes et planta son regard dans le sien avant de murmurer : « Plus fort, Blaise. Prends moi. » Le peu de contrôle qu'il avait sur lui même sembla s'évaporer.
D'un mouvement fluide et la souleva et la retourna, de sorte à ce qu'elle soit de dos, à genoux sur le canapé.
Il la prit dans cette position, et le nouvel angle de pénétration arracha à la gryffondor des cris rauques.
Blaise n'allait pas tenir longtemps, pas quand elle le serrait aussi étroitement et émettait des gémissements de plaisir qui menaçaient de lui faire perdre le peu de santé mentale qu'il lui restait.
Il glissa sa main là ou leurs deux corps se rejoignaient, et se mit à la caresser.
Si à cet instant précis le ciel et la terre échangeaient de place, Ginny ne verrait probablement pas la différence. Le monde entier pouvait partir en flammes et elle n'en aurait rien à faire tant qu'elle parvenait à atteindre l'orgasme qu'elle sentait monter en elle.
Entre les mains de Blaise elle avait l'impression d'être un instrument de musique, il savait exactement sur quelle corde tirer, quel bouton presser, c'était presque injuste comme il savait manier son corps et la faire plier à ses moindres désirs.
Quand Blaise accéléra le rythme de ses va-et-vient et se pencha vers elle pour planter légèrement ses dents dans son cou, Ginny se sentit exploser. Le plaisir déferlait en elle par puissantes vagues et elle mit quelques secondes à réaliser que les cris rauques qu'elle entendait venaient d'elle. Blaise la suivit quelques secondes plus tard murmurant son nom dans son oreille alors qu'il se vidait en elle.
- Tu finiras par me tuer un de ces jours, Ginevra, fit le serpentard quand il eut repris son souffle
- Si je ne meurs pas avant toi tu veux dire,
- Il y'a pire comme façon de mourir je trouve,
Elle se blottit contre lui, et il enfouit la tête dans ses cheveux. Ils s'endormaient dans cette position tous les soirs (et se réveillaient le matin à deux bouts opposés du lit, parce que se réveiller blottis l'un contre l'autre ça n'existait que dans les romans. La réalité est beaucoup moins glamour), et Ginny se demandait parfois comment elle avait pu croire qu'elle pourrait retourner à sa petite vie dans son appartement après avoir vécu des moments pareils avec lui.
La respiration lente et régulière de Blaise indiquait que ce dernier s'était endormi, et Ginny elle même sentait qu'elle n'aller pas tarder à faire de même.
Dans ses derniers moment de conscience, une pensée passait en boucle dans sa tête, et Ginny se demandait comment est-ce qu'elle avait pu se voiler la face aussi longtemps;
Elle était complètement et irrémédiablement amoureuse de Blaise Zabini.
Rholalaaaaa c'est beau l'amour... *soupir + sourire super niais*
Ceux qui soupçonnaient Harry d'écrire les lettres, êtes-vous toujours convaincus ?
Impressions ? commentaires ? critiques ? Dites moi tout XD
À très bientôt pour le prochain chapitre,
Bises,
Aliice.
