Mon combat, mon destin : Saison deux : Chapitre dix ou Fugue.
Déjà dix chapitres dans cette saison deux, c'est pas mal ! Merci à tout ceux qui sont fidèles !
Bref, je n'ai rien d'intéressant à dire aujourd'hui.
Sur ce, bonne lecture et on se retrouve en bas pour les reviews.
Rating : R, car lime.
Mots : Environs 5000
Droits d'auteur : One Piece appartient à Eiichiro Oda.
Correctrice : Pandadoudoucornu
Reviews :
Miss-Panda-Lawko : Tant mieux ! Dragon est comme ça, oui. Elle met plus un cadenas pour la clé plutôt que pour ses affaires personnelles.
Traff-d-Lamy : Plus d'un crois moi ! Clem en cache des choses. Sublime. Oh ! Je rougis XD. (sérieusement)
MERCI pour toutes ces reviews !
Petit rappel du chapitre précédent :
Clem, oubliant sa fierté un instant, demande de l'aide à son père alors chef de l'armée révolutionnaire pour trouver la dernière clé. La clé émeraude. D'après la prêtresse de la porte Est, cette dernière serait sur une île plus loin. Afin de ne pas se jeter la première dans la gueule du loup, elle attend la confirmation par missive.
P.D.V. Clem
Deux semaines, deux semaines étaient passées depuis le coup de den den et aucunes nouvelles. Mon père se serait-il moqué de moi ? Possible. J'avais hésité plus d'une fois d'appeler Sabo, mais me rebutais à chaque fois. Peut-être qu'il était en mission ou bien il dormait comme une loque.
Aujourd'hui était mon jour de garde. J'étais à la moitié, il ne me restait plus que deux heures. Je soupirai en voyant ça sur le den den horloge posé plus loin. Nous étions immergés et une vue magnifique depuis la baie vitrée m'était offerte. Ça m'aidait à retenir ma frustration et mon impatience. Des poissons de toutes les couleurs passaient devant mes yeux. Des longs, des fins, des gros, des arc-en-ciel, des bancs, des solitaires. Quelques uns ne voyaient pas la vitre et se la prenaient en pleine tête. Ça me faisait toujours rire. Je comprenais maintenant pourquoi Bepo ne faisait jamais ses tours de gardes quand nous étions sous l'eau, il briserait la vitre sans difficultés avec un coup de patte.
Bref, je m'extasiai de ce spectacle.
- Mhm ! Poussai-je en m'étirant de tout mon long.
Je me dirigeai vers me sofa moelleux et m'y étendis. Couchée sur le flanc, je regardai la baie vitrée et me battis pour ne pas m'endormir. Une heure s'écoula comme ça. Je n'avais plus de café et j'avais finis mon livre, je m'ennuyai. Je soupirai et me redressai en position assise, les jambes étendues sur le sofa.
- J'espère que tu ne dormais pas, me réprimanda une voix derrière moi.
Je renversai la tête et vis Law, déjà habillé. Je lui fis un petit sourire.
- Tu vas faire une marche matinale ?
- Non, pourquoi me demandes-tu ça, miss ?
- Ben t'es déjà habillé et il est...
Je jetai un regard au den den horloge et repris :
- Trois heure du matin. Regardes-moi, je fais mes tours de garde en nuisette l'été et en pyjama l'hiver. Nettement plus confortable.
Il vint déposer un baiser chaste sur mes lèvres alors que ma tête était toujours renversée après m'avoir répondu :
- Je m'habille toujours pour faire mon tour de garde.
Il contourna le sofa et je le suivis du regard. Je me poussai un peu pour lui faire de la place et il vint s'asseoir à côté de moi.
- Ah ? Fis-je. Je ne savais pas. Et puis tu ne fais jamais ton tour de garde, tu le refiles toujours à ce pauvre Louis.
- Je suis le capitaine, se défendit-il. J'en suis dispensé normalement.
- Pour lire toute la nuit et être aussi fatigué que si tu avais fais ton tour.
Je me levai et lui tirai gentiment la langue lorsque n'eut plus rien à me répondre. Son sourire en coin revint. Je réajustai ma nuisette qui remontait un peu.
- Et puis ce n'est pas ton heure. Il me reste encore un moment
- Je sais, mais je n'arrivais plus à dormir alors je venais proposer à celui qui était de garde de le remplacer.
/LIME. Le lime n'est pas un lemon, c'est une scène sans relations sexuelles à proprement dites. Souvent assimilé aux preiminaires si vous préférez. Vous comprendrez assez vite pourquoi je dis ça. Pour ceux qui n'aime pas ce genre de lecture, j'indiquerai la fin du lime pour que vous puissiez reprendre sans problèmes/
Je m'approchai, pieds nus, de la baie vitrée et mes doigts la frôlèrent. La froideur de celle-ci me fit frisonner. Je sentis le regard de Law sur moi. Je pouvais sentir son désir d'ici. Un tissu se froissa et de légères talonnettes se dirigèrent vers moi. Deux mains tatoués se posèrent sur mes seins et un torse musclé vint se coller contre mon dos. Un baiser chaud papillon vint se rajouter dans mon cou. Son souffle chaud me caressa la nuque et hérissa mes poils à ce même endroit. Je baissai un regard sur ses mains qui commençaient à s'activer discrètement. J'entre-ouvris les lèvres et mon souffle devint de moins en moins régulier et mon cœur le rejoignit point de vue battements. De la buée se forma sur la vitre à cause de ma respiration.
- Tu sembles savoir ce que tu veux, fis-je difficilement. C'est pour ça que tu es venu une heure plus tôt hein ? Ce n'est pas toi le prochain tour de garde.
Ses lèvres, qui déposaient toujours des baisers papillons sur ma nuque, s'étirèrent en un sourire.
- On ne peut rien te cacher miss.
L'une de ses mains quitta mon sein droit pour se faufiler sous ma nuisette en soie légèrement bleutée d'une lenteur excessive et caressa mon ventre du bout des doigts. Je sentis mon bas-ventre chauffer tout doucement et je laissai échapper des soupirs d'aise.
Je posai mes deux mains sur la vitre en fermant les yeux. Plus les secondes passaient, plus j'avais dur à articuler quelque chose de compréhensible.
- On..On ne peut pas le faire ici enfin~.
- Et pourquoi pas ? Demanda la voix sensuelle de mon amant à mon oreille.
- On pourrait nous surprendre.
- C'est plus excitant comme ça non ?
Ses deux mains se firent plus instantes et je lâchai mon premier gémissement. Il s'en délecta. J'ouvris les yeux, j'allais craquée. Mais je ne voulais pas que l'un des gars arrive et nous surprenne en pleine action. Ban aura encore de quoi m'ennuyer sinon. Sa main qui était sur mon ventre descendit tout doucement vers l'endroit de toutes ses convoitises.
/Fin du lime, eh ouais déjà./
Je plongeai mon regard dans l'océan face à moi. La lumière bleutée était la seule lumière de la pièce. Cela la rendit encore plus érotique.
Soudain, j'oubliai tout et me braquai. Il y avait quelque chose qui flottait à la surface. Nous n'étions pas très bas en dessous du niveau de la mer. Ainsi celui qui était de garde avait une vue sur les navires qui passaient au-dessus de nous sans le savoir. En fonction de la taille, on pouvait déterminer si c'était un Navire de la Marine ou non.
Mais celui-ci était trop petit. Il ne pouvait accueillir que deux personnes maximum si on devait en juger de la longueur et la largueur de la coque. Je pensais que le petit navire allait passer son chemin mais s'arrêta à hauteur du pont. Quelques mètres au dessus bien sûr. Les poissons présents et qui nous regardaient intrigués s'en allèrent comme si un prédateur commun arrivait.
Je stoppai, à contre-cœur, Law dans ses initiatives. Je retirai sa main de mon bas-ventre qui était prête à aller plus bas ainsi que celle qui câlinait ma poitrine.
Je fis un pas sur le côté pour échapper à son emprise. Il fronça les sourcils et je pus voir une petite bosse dans son pantalon brun.
- Un soucis ? Fit-il frustré d'être ainsi arrêter.
- Un navire s'est arrêté à hauteur du pont, répondis-je en me rhabillant correctement. Nous devrions...
- Capitaine ! S'écria une voix dans le couloir qui me coupa.
Law se tourna vers la porte qui s'ouvrit.
Gênée de mon accoutrement, je pris une couverture et la déposai sur mes épaules. Je m'enroulai dedans afin qu'on ne puisse voir que mon cou et mes jambes.
Bepo débarqua suivi de Ban.
- Capitaine ! Répéta l'ours en panique.
Ban entra à sa suite et il eut un sourire qui en disait long en voyant l'état du capitaine, son pantalon plus précisément, et mes joues rouges. Law n'était nullement gêné, ce n'était pas un pudique pour ce genre de choses, mais moi si. Question d'habitude que j'avais pris quand j'étais esclave de Doflamingo.
- Qu'est-ce qu'il y a Bepo ?
L'ours se calma et s'arrêta. Il était en sueur et essoufflé.
- Un navire s'est arrêté quelques mètres au dessus du pont comme s'il savait que nous étions là, expliqua plus calmement Ban.
Law fronça les sourcils et me regarda. Je hochai comme affirmation.
- On remonte, ordonna-t-il.
- Aye ! Fit Bepo.
Il avait repris du poil de la bête.
- Réveillez tout les autres avec l'alarme, ajouta Law.
- Je m'en charge, fit Ban.
Mes deux nakamas sortirent et nous restâmes seul. Je ne pus m'empêcher d'avoir un gros sourire.
Je passai à côté de mon amant, calmé, en faisant d'une mine joueuse.
- Ce sera pour une prochaine fois, capitaine.
J'eus un hoquet de surprise lorsqu'il m'attrapa par la hanche. Il me colla à son torse et vint me susurre :
- Ce n'est que reporté.
Je ris légèrement et tournai la tête vers lui. Il sembla l'attendre vu qu'il captura mes lèvres pour partager un long baiser. L'alarme stridente me fit sursauter et je rompis le baiser.
- Allons-y, me proposa Law.
Il se décolla et recula. Je savais qu'il allait redevenir le capitaine froid en passant le seuil de cette pièce. C'était toujours comme ça. Pour tenir l'équipage en ordre, me disait-il quand je lui posais la question. Je trouvais ça un peu ridicule. Il me devança et sortit de la pièce.
L'alarme servait à prévenir en cas de danger. La seule fois où je l'avais entendue était lorsqu'un monstre-marin avait percée la coque du sous-marin. C'était le jour où j'avais dévoilé mon secret, du moins une partie.
Je suivis Law et nous passâmes par notre cabine pour prendre nos armes. Les Heart s'activèrent dans le sous-marin. Lorsque l'alarme sonna, tous devaient se réunirent sur le pont supérieur.
Nous partîmes vers le lieu de rendez-vous au pas de course. Nous fûmes les premier arrivés. Law ouvrit la porte et s'engouffra dehors. Je le suivis de près, toujours avec ma couverture nouée autour de mes épaules. J'avais fais un nœud et cela faisait un peu cape de super-héros.
Quelle fut ma surprise lorsque je vis un blondinet accompagné d'une brune sur le pont. Je poussai légèrement Law qui grogna un peu et marchai vers mon frère. Cela fit tilte dans ma petite caboche. Le blond avait un morceau de ma Vive card.
- Sabo !
Enfin ! J'allais pouvoir savoir si la clé était là ! Enfin ! Je me retenais de sauter de joie. Je sautai dans ses bras et il m'enlaça. Il me souffla quelque chose à l'oreille :
- C'est Dragon-san qui m'envoie.
Je souris et me décollai. Il était bel et bien là pour la missive. Je saluai Koala d'un signe de la tête, elle me répondit de la même manière.
Retournez vous coucher, ordonna Law. Ce n'est rien.
Les Hearts, mécontents de s'être levés en catastrophe pour rien, rentrèrent. Bepo s'excusa.
- Rentrons, fit Law sans attendre de réponse.
Lui-même entra un premier et nous le suivîmes.
Nous marchâmes jusqu'à la cuisine et durant le trajet, Sabo vint marcher à mes côtés.
- Ça fait un peu prison ces murs métalliques, me murmura-t-il pour que le capitaine ne l'entende pas.
- On s'y habitude avec le temps et puis on a pas le choix. Au moins c'est pratique pour les canicule. Il fait une température parfaite ici.
Law s'arrêta devant la porte de la cuisine et l'ouvrit. Par politesse, il la tint de l'intérieur. J'entrai la première et je pus distinguer de la frustration dans son regard. Il n'aimait pas trop être dérangé en pleine action et encore moins par Sabo. Il ne le supportait pas. Il n'aimait pas grand monde aussi.
Je m'assis sur une chaise et invitai les deux révolutionnaires à faire de même. Koala et Sabo s'assirent l'un à côté de l'autre . Le chirurgien quant à lui resta debout, accoudé à la porte qui venait de se fermer.
- Vous voulez quelque chose à boire ? Proposai-je.
Ce n'était pas Law qui le demanderait.
Ils firent non de la tête et la brune rajouta un « Non merci, c'est gentil ».
Mon frère se tourna vers mon capitaine.
- Désolé, mais est-ce-qu'on pourrait être seuls s'il te plaît.
- C'est mon sous-marin, je fais ce qu'il me plaît, rétorqua le médecin bien décidé à rester.
- Law...Soufflai-je de sa réaction infantile, s'il te plaît.
Il plongea son regard dans le mien et je compris ce qu'il voulait. Il voulait savoir pourquoi Sabo et Koala étaient là. Ils ne venaient jamais. Certes ils avaient du travail en tant que révolutionnaire, mais le fait de débarquer la nuit l'intriguait.
Je hochai la tête pour lui faire comprendre de sortir. Il eut un rictus, mais le fit quand même.
Nous attendîmes quelque instants avant de commencer à discuter. Il serait capable d'être derrière la porte.
- Eh ben ! Rit Sabo. On dirait qu'on vous a dérangé durant vos câlins.
- Dis ! Le réprimanda Koala.
- « Si tu savais », pensai-je.
Je fus reconnectée sur terre lorsqu'il déposa une missive sur la table.
Je le regarda et déviai discrètement mon regard vers la brune pour lui demander si elle était a courant.
Il hocha la tête. Je me mordis la joue. Cela m'étonnerait qu'elle sache les détails. Mais si Sabo avait confiance en elle, j'avais aussi confiance.
Je pris la missive et commençai à la dévisser.
- Je ne sais pas ce qu'il y a dedans, mais Dragon-san nous a chargé de te dire que c'est dangereux. J'ignore de quoi il parlait, mais tu sais sûrement, m'informa la révolutionnaire.
Évidement que je le savais. Il faisait une allusion à l'île qui était dangereuse, mais je saurais quoi plus précisément en ouvrant cette missive cacheté de ses initiales.
Sabo se leva.
- On ne va pas vous déranger plus longtemps.
Je me levai également et Koala m'imita.
- Merci, fis-je. Bon retour.
- Ne t'en fais pas pour ça, c'est mon qui conduit, ricana Koala. Cet imbécile ne sait pas naviguer sur deux mètres sans renverser l'embarcation.
Le blond fut gêné et je ricanai aussi.
- Bon à rien mauvais en tout, ajoutai-je. Et moche en plus.
- Chut ! Bouda-t-il.
Une dernière étreinte et il sortit suivit de Koala.
- Refermez bien derrière vous, criai-je.
- Ouaip ! Me prends pas pour un baka.
- Mais tu en es un !
Je l'entendis grogner au loin et il disparut de mon champ de vision.
Je revins à table où j'avais posée la missive et la pris de nouveau.
Je sortis de la pièce en fermant tout et me dirigeai vers mon ancienne cabine.
J'y arrivai assez vite et entrai sans bruit. Pêche dormait.
Je m'installai à mon bureau et posai l'objet sur le bois. Je pris mon porte-plume vide dans lequel j'avais caché la clé. Je la pris également.
Je repris le dévissage du message. Un simple papier en sortit. Il ne faisait que quatre centimètres de largeur et d'une longueur de quinze. Il était écrit seulement quelque mots à la main. Une écriture soignée posée à l'encre rouge et signé « MDD ».
- Monkey D Dragon, murmurai-je.
Les trois premiers mots étaient seulement les coordonnées de l'île en question. J'irai voir Penguin plus tard afin de savoir si c'était sur notre trajectoire.
Je murmurai la suite :
- La clé est dans la base de la Marine, ils ne savent pas son importance. Fais attention à toi. MDD.
- La Marine. Fallait qu'elle se la ramène celle-là ! Dés qu'il y a une complication s'est sa faute, grognai-je.
- Miaou.
Je jetai un regard vers Pêche qui s'étira et se recoucha dos à moi en battant de la queue. Je l'avais réveillée et elle ne semblait pas super joyeuse.
Je revins sur mon mot. Je le lus une dizaine de fois avant de le remettre dans sa missive. Je fis rouler la Clé Saphir entre mes doigts. J'approchai du but.
Les deux autres clés étaient toujours sur mon île natale. Mais le seul soucis, c'était qu'elle n'était pas repérable par les log poses. C'était une île céleste mieux connue sous le nom d'Altis. Ce royaume était divisé en quatre parties : les quatre éléments. Chaque quartier était dirigée par une famille royale. La clé diamant symbole de l'air et la clé rubis symbole du feu étaient bien au chaud dans un coffre là-bas, mais il fallait les quatre pour pouvoir faire ce que je voulais.
Je rangeai la Clé dans l'encrier vide que je cachai derrière une pile de livres. Je l'accompagnai de la missive. Il était temps d'aller me coucher.
Je me levai et fis grincer ma chaise. Je verrai ça plus tard.
Lorsque j'ouvris la porte, je tombai sur Law de l'autre côté qui sembla faire de même. Nous sursautâmes tous les deux. Lui beaucoup moins que moi.
- Tu n'es pas encore couché ?
- Je me demandais où tu étais. Tu n'étais pas dans la vigie inférieure alors je me suis dis que tu étais dans ton ancienne cabine.
Il recula et je sortis dans le couloir. Je laissai, comme toujours, la porte entre-ouverte pour Pêche.
- Mon tour de garde est terminé.
- Que voulait Sabo ?
C'était donc pour ça qu'il me cherchait. D'habitude, il se serait couché et lirait jusqu'à mon arrivée. Il vouloir juste savoir. Il n'aimait pas être dans l'ignorance.
- Quelque chose qui ne regarde que lui et moi, fis-je sèchement.
Je n'allais pas lui en parler évidement. J'attendrais d'avoir la confirmation par Penguin que l'île était sur notre trajectoire.
Je passai à côté de lui comme un courant d'air et entrai dans notre cabine. Je lançai la couverture qui me couvrait sur un fauteuil plus loin et me dirigeai vers le lit. Je m'assis au bord de celui-ci et retirai mes chaussettes anti-dérapantes. Law entra et ferma la porte.
- Tu me réponds ? insista-t-il.
- C'est personnel.
- Cela peut mettre mon équipage en danger.
- Ça ne mettra pas l'équipage en danger. Ça ne concerne que moi et seulement moi.
- Pourquoi ce sont des membres de l'armée révolutionnaire qui sont venus alors ?
- Parce que j'ai demandé quelque chose à mon père.
- Mais enfin, Clem. Tu ne parles jamais de lui.
- Ce n'est pas parce que je ne parle jamais de lui que je n'ai plus de contacts avec.
Pour mettre fin à cette discussion qui n'avait ni queue ni tête pour moi, je me couchai. J'entendis un soupir et un corps se coucher dans mon dos.
- Bonne nuit au moins, fit-il en éteignant la lampe.
- Mh.
Je m'endormis assez vite, en rogne contre mon copain-capitaine. Il ne me restait déjà plus que deux heures de sommeil.
Lorsque je me réveillai, j'étais seule, évidement. Je me levai et m'habillai. Je remarquai qu'il était déjà dix heures. Sans cérémonie et après un coup de brosse, je sortis.
J'arrivai en cuisine en moins de cinq minutes. Law y était, mais ne le saluai pas. Je ne saluai personne à vrai dire. J'étais de mauvaise humeur à cause de la curiosité maladive de Monsieur Trafalgar. Je pouvais toujours courir pour avoir des excuses. Il était bien trop fier pour cela.
Je mangeai à peine sous le regard sévère de Ban et bus un café brut, ce qui était extrêmement rare chez moi. Le regard de Law ne me quittait pas et cela m'énerva encore plus. Et quoi encore ?! Il voulait venir avec moi aux toilettes pour voir si j'ai pas fais un petit plan de cana. Dans le pot de fleurs sur le hublot peut-être ? Pff...
Law, qui semblait être autant de mauvais pied que moi, se leva et sortit sans attendre. C'était ce que j'attendais. Une fois qu'il ferma la porte, je plongeai presque sur la chaise libre à côté de Bepo.
- Tu sembles fatigué mon nounours.
- Désolé, mais je n'ai pas l'habitude d'être réveillé par l'alarme. Toi tu sembles allez bien.
- Oui, j'ai l'habitude des nuits courtes.
Il reprit sa dégustation de son petit-déjeuner carnivore.
- Je peux te demander quelque chose ? Fis-je.
- Oui, bien sûr.
- Peux-tu me dire où est Penguin, je ne l'ai pas vu à table.
- Désolé, mais il est dans la salle des cartes, il travaille.
Je lui embrassai la joue et me levai.
- Mais il ne veut pas être déranger, ajouta-t-il.
- Il voudra bien pour moi.
Je trottinai vers la salle des cartes. Je fis un petit crochet par mon bureau et copiai vite fait les coordonnées sur un autre morceau de papier. Je ne pris pas la peine de les re-cacher. Je serais de retour dans cinq minutes.
Je sortis sans fermer la porte et repris ma route.
J'entrai après avoir toqué et Penguin, lunettes sur le nez, était plongé dans ses cartes. Il traçait le plan de la dernière île.
Je me raclai la gorge, il grogna.
- Je t'ai dis de dégager, fit-il méchamment.
Je restai un peu sur le cul de cette menace.
- Heu..Penguin ?
Il sursauta et se tourna vers moi, le compas braqué. Je levai les mains.
- Whowhowho, c'est moi.
- Oh pardon, s'excusa le navigateur. Je pensais que c'était encore Sachi avec ses conneries.
Il reprit ses occupations.
- Qu'est-ce-que tu veux ? Me demanda le brun.
- J'aimerais savoir si ces coordonnées correspondent à une île sur laquelle on accostera bientôt.
Il stoppa tout et se tourna vers moi.
- Montres-moi ça.
Je lui tendis le morceau de papier qu'il prit et les analysa. Il se leva et partit chercher des cartes, pas les siennes. Celles-ci n'étaient pas signées par un « P » calligraphié à sa façon. Il les feuilleta.
- Non, on y accostera pas. Le capitaine m'a ordonné de ne pas prendre le cap des îles potentiellement dangereuses. Je ne fais que suivre ses ordres, rajouta-t-il en voyant mon visage se décomposer.
J'étais si près du but. Je sentis quelque chose en moi se briser, l'espoir.
- Cette île s'appelle Crystalia. Une île connue pour son extraction de diamant et d'autres pierres précieuses.
Mais oui ! Voilà pourquoi elle avait été cachée là. Une pierre parmi tant d'autres passait inaperçue. Mes ancêtres, avant qu'ils ne soient exterminés, on essayé de cacher les Clés afin que n'aille pas souiller ce qu'elles permettaient d'ouvrir. L'Héritage de notre peuple. Trois seulement avait été retrouvée. Je n'avais jamais su où ma mère avait trouvé la sienne. Les deux autres étaient sur Altis, mais même moi j'ignorais si cet endroit existait toujours finalement. J'entendais tellement d'histoire. Mais pour le moment, la priorité était les clés. On avisera après.
- Je peux ? Dis-je en montrant le plan.
- Bien sûr.
Il me la donna et retourna à sa place. Je la pliai soigneusement et la gardai en main.
- Tu peux jeter le papier.
Il s'exécuta.
- Merci, ajoutai-je.
- De rien.
Il était de nouveau plongé dans ses plans. Je sortis.
Fin P.D.V. Clem
P.D.V. Law
C'était le moment où jamais. Clem venait de partir de son ancienne cabine et avait laissé sa porte ouverte. Je m'y faufilai à l'intérieur afin de trouver quel était l'objet de la visite de Sabo. Quand elle me cachait quelque chose, ce n'était jamais bon.
Je me dirigeai directement vers son bureau et y trouvai une missive. Je la pris et en sortis un papier. Je le lus et là je compris.
- Clé ?
La vieille femme l'avait évoqué. Clem n'avait donc pas abandonner cette idée. Cela m'irrita.
- Bornée, sifflai-je entre mes dents.
Le MDD ne pouvait être que les initiales de son père. C'était la discutions qu'on avait eu hier soir qui me mit la puce à l'oreille. Il y avait des coordonnées sur le papier. Je jugeai utile de les copier. Je rangeai la copie dans la poche de mon jeans et remis tout comme avant. J'avais deux mots à lui dire. Je sortis en laissant tout comme ça était à mon arrivée et partis dans la bibliothèque. J'attendrais bien le repas. Là, j'étais sûr qu'elle y sera.
Fin P.D.V. Law
P.D.V. Clem
Je revins dans ma cabine et attrapai un sac à dos. Je le bourrai de vêtements et d'une gourde d'eau remplie. J'y ajoutai quelques biscuits. J'avais pris ma décision. Je ne devais pas passer ma chance. J'allais aller sur Crystalia, sans Law, sans les Heart.
Ils n'avaient pas besoin d'être mêlés à ça. C'était mes affaires, mes problèmes.
Je ne laissai aucun message, je serais revenu ce soir. Avec un peu de chance, ils croiront que je fais encore la gueule et que je veux être seule. Je pris mon den den qui rejoignis mes affaires et n'oubliai pas mon katana. Je décidai de ne pas prendre le risque d'emporter ma Clé avec moi, elle était bien cachée dans le bic vidé sur mon bureau. Je serais capable de la perdre. Évidement, je mis quelques Berry's et la carte que j'avais pris à Penguin dans le sac.
Je mis mon sac à dos sur mon épaule et sortis. Personne dans le couloir juste Pêche. Pêche ! Elle allait vouloir me suivre. La voilà qui trottina vers moi. Elle se frotta à mes jambes en me demandant :
- Tu vas où ?
- Chercher la dernière clé.
- Tu sais où elle est ?
- Oui, enfin. Je vais la chercher sur une île non loin et comme elle n'est pas sur notre chemin, j'y vais seule.
- Non.
- Quoi non ?
Elle s'assit devant moi, la queue s'enroulant autour d'elle.
- Je viens, fit-elle décidée.
Je n'eus pas le temps de discuter qu'elle reprit :
- Je dois te protéger. Regarde le résultat que ça a donné avec Carco. Si j'avais été là ça aurait été différent.
Elle n'avait pas tord, je devais la prendre avec moi.
- Bon, d'accord.
Il ronronna pour me remercier.
- Par contre, on part maintenant.
- Bien.
Nous nous mîmes en route et sortîmes sur le pont. J'empruntai un canot de sauvetage et sautai dedans. Pêche fit de même et se coucha sur mon sac.
Je n'avais pas besoin de rame. J'utilisai mon pouvoir afin de faire de petites vagues qui nous amenèrent vers l'île. La carte à la main, je me couchai presque et regarde les Sub Nautilus s'effacer dans le léger brouillard.
- Désolée, les gars, mais je ne peux pas vous prendre.
Hey ! Clem fait sa crise d'ado en faisant une fugue.
Comme toujours, dites moi ce que vous avez pensé de ce chapitre. N'hésitez pas si vous ne comprenez pas bien quelque chose.
Le lime au début du chapitre n'était pas prévu, mais je me suis laissée tenté. J'espère que vous l'avez aimé. C'était mon premier.
Dites-moi quelle a été votre passage préféré. J'ai hâte de savoir.
Laissez une review pour me récompenser d'un chapitre aussi long(20 pages!)x).
A la prochaine, normalement.
