Comme je l'avais annoncé il y a quelques temps déjà, j'ai commencé la reprise de cette fic qui ne me satisfaisait pas du tout. Les changement ne sont guère notables au début mais vous les verrez au fur et à mesure. En espérant que cette version puisse vous satisfaire autant que moi. Bonne lecture !
Titre : The Uchiwa'story.
Genre : humour, romance.
Couple : SasukexNaruto
Résumé : Sasuke dirige une grande entreprise. Pour ne plus subir l'assaut des mères de familles en quête d'une proie pour leur progénitures, il paie Naruto afin qu'il l'aide à éloigner la horde de ses fans.
10.
— Pourquoi as-tu peur, Naruto. Je ne te veux aucun mal.
— Permet-moi d'en douter après ce que tu m'as fait.
— Oh, voyons ! Je suis aimable, non ?
Neji vint s'asseoir à ses côtés, provoquant un geste involontaire de répulsion du blond. Cela ne sembla pas l'affecter puisqu'il sourit plus encore.
— Je ne t'ai pas encore touché, non ?
— Et tu n'as pas intérêt ! Cracha Naruto avec un regain de colère. Car jamais Sasuke ne te pardonnerait ça. Il te traquera jusqu'à.. argh !
Neji l'avait sasi par le cou et serrait de toutes ses forces.
— Ne par le pas de lui ! Ses yeux étaient fou. Ce salopard, tu l'a laissé te toucher ?
Naruto ne parvint pas à répondre, à moitié étouffé. Neji s'en aperçu et le relâcha pour se rasseoir tranquillement.
— Tu sais, commença-t-il, j'ai cru devenir fou lorsque tu m'as quitté. J'ai pleuré pendant des semaines puis j'ai attendu. Car je savais que tu finirais par me revenir. Notre amour était bien trop fort.
— Neji, il n'y a jamais rien eu entre nous, dit Naruto. Tu m'as violé !
— Qu'est-ce que tu raconte ? Le brun rejeta élégamment ses longs cheveux par-dessus son épaules. Je ne t'ai pas imaginé me supplier, non ?
— Je n'étais pas consentant ! Argh !
Une gifle le fit taire.
— Cesse d'inventer des idioties !
— Frappe-moi autant que tu veux.
Naruto se redressa. Neji n'aurait plus jamais de prise sur lui. C'était bel et bien terminé et ce salaud allait s'en rendre compte. Foi d'Uruap
« Mais sache que jamais je ne serais de nouveau à toi. Je préfère mourir que de t'appartenir. Tu n'est rien, tu ne vaux rien. Cette fois, tu devras me tuer. Mais je ne me laisserait pas faire. »
Neji ricana. Puis se jeta sur lui.
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— C'est ici ! dit Temari.
Le trio leva les yeux vers l'imposant immeuble se dressant vers le ciel. L'endroit où se cachait Kiba respirait le luxe. Il fallait être vraiment stupide pour se planquer dans l'hotel le plus cher de konoha. Soit il était imprudent, soit il avait trop confiance en lui. Quoi qu'il en soit, l'endroit n'était guère approprié pour ce qu'ils avaient à faire.
Temari décida de les attendre dans la camionnette que Sakura leur avait gracieusement prêté. La rosée s'était déclarée heureuse de la vengeance mise en oeuvre, ajoutant des descriptions de tortures diverses et variés pour châtier celui qui avait osé s'en prendre à son ami. Temari avait grandement apprécié.
Itachi et Gaara devaient louer une suite et se faire passer pour un jeune couple amoureux prêt à faire des folies pour la nuit. Leur jeu devait être convainquant, surtout que tous les connaissait. Faire les gros titres de la presse people arrangeait quand même leurs affaires !
Arrivés devant l'accueil, l'Uchiwa afficha un air supérieur et arrogant, bluffant Gaara. Le rouquin le trouvait de plus en plus à son goût mais refusait de passer après son obsession pour son frère. Mais comment attraper l'insaisissable ?
— Monsieur Uchiwa, dit l'employé qui l'avait aussitôt reconnu. Bienvenu !
— Je veux ma suite.
— Mais bien sûr ! C'est toujours un plaisir de vous recevoir parmi nous...
— Trêve de bavardage, coupa Itachi. Je suis assez pressé alors...
Et pour affirmer ses dires, il attira Gaara pour lui donner un baiser à couper le souffle. L'Uchiwa agrippa ses fesses à pleines mains, le souleva légèrement et se frotta contre lui sans pudeur. Le dernier neurone valide du rouquin grilla pour se concentrer sur ses lèvres et il répondit à l'étreinte avec passion. Un toussotement gêné les ramena sur terre pour voir l'employé aussi rouge qu'une écrevisse leur tendre un badge.
— S'il vous plaît... bon séjour parmi nous !
Itachi acquiesça, prit le badge et traîna Gaara jusqu'à l'ascenseur où il le poussa sans ménagement. Puis il reprit d'office ses lèvres, l'amenant sans vergogne au portes du plaisir. Le groom qui les accompagnait ne savait plus où se mettre. Son mince filet de voix parvint quand même à leurs faire entendre qu'ils étaient arrivés. Gaara lui adressa un signe de tête alors qu'Itachi passait devant sans le voir. Dans leur chambre, le brun se dirigea droit vers la salle de bain et claqua la porte sans ménagement, laissant derrière lui un roux frustré et au bord de la crise de nerf.
Finalement, ce dernier opta pour s'allonger sur le lit et s'endormit sans s'en rendre compte. Kiba n'était pas présent à l'hotel, cette information venant d'Ino, l'amie de Sakura qui y travaillait. Il ne rentrait généralement que vers 20 heures alors ils avaient du temps à tuer. Elle les aiderait à sortir le corps par l'entrée de service.
Lorsqu'il s'éveilla, ce fut pour sentir un poids sur son torse. Itachi était allongé contre lui, une jambe en travers des siennes et sommeillait du sommeil du juste. Gaara caressa lentement ses cheveux puis jeta un coup d'oeil à l'horloge sur la table de chevet : 19h57.
— Itachi, réveille-toi !
L'autre bougonna.
— Il va arriver.
Itachi se redressa, les yeux embrumés et entreprit de mettre ses chaussures. Gaara courut jusqu'à la porte et l'entrouvrit juste à temps pour voir Kiba sortir de l'ascenseur. Il attendit que l'Inuzuka passe devant leur porte pour lui sauter dessus. Kiba poussa un cri, vite réprimé par la main du rouquin.
— Salut toi, dit Itachi avec un sourire menaçant. Tu te souviens de moi ?
Kiba pâlit. Il n'en avait que trop bien le souvenir, de lui et du rouquin. Le frère de l'homme qui lui avait volé sa poule aux oeuf d'or...
Un entrepôt désaffecté dans les quartiers lugubres de la ville. Jamais personne n'aurait l'idée de les y trouver et les rares clochards avaient depuis longtemps apprit à se mêler de leurs affaires. Mais l'argent offert par Itachi pour s'assurer de leur silence les rendrait muet comme des tombes.
Lorsque Kiba ouvrit les yeux, il était attaché sur une chaise. Combien de temps avait-il été inconscient ? Il leva la tête pour essayer de se repérer avec la lumière du jour mais rien ne filtrait par les grandes fenêtres couvertes de poussière.
Un bruit de pas sur sa droite le fit se raidir.
— Alors comme ça, tu es du genre à éliminer ceux qui se dresse sur ton chemin ? dit une voix froide et traînante. Bof, ce n'est pas originale comme façon d'agir surtout quand on sait qui tu es.
Kiba attendit la suite, anxieux. Qu'allaient-ils faire de lui ?
— Toi et moi ne sommes pas si différent. J'ai pour habitude de supprimer ce qui me barre la route sans considération mais là, je dois avouer que tu as fait fort.
Gaara s'approcha jusqu'à n'être qu'à quelques centimètres de son visage. Ses traits n'exprimait rien, impassible au possible, ce qui effraya encore plus Kiba. Ce type... il était effrayant !
— Tu n'a commise qu'une erreur de parcours : celle de t'en prendre à Naruto. Vois-tu...
Le rouquin passa un doigt sur le visage de l'Inuzuka, caressant tendrement sa joue.
— ...rien n'est plus important que lui. Ma vie n'est rien s'il n'est pas heureux et s'il y a une chose que je hais, c'est bien de le voir souffrir. Et toi, tu est celui qui l'a fait souffrir.
Il ne vit pas sa main bouger, seul la douleur lui apprit que quelque chose s'était planté dans sa cuisse. Kiba hurla.
— Mmm... douillet en plus. Mais vois-tu, Gaara s'approcha de son oreille, j'adore quand on crie. Surtout, ne me déçois pas !
******************
La douleur devint son nom, rien d'autre n'atteignit son cerveau. Les jours devaient défiler et personne au dehors ne le cherchait.
Gaara lui fit subir les pires outrages. Il avait commencé avec les armes blanches. Puis vinrent les brûlures, bougies ou fer chaud, tout y passait. Aujourd'hui, il avait droit au cordes. Le rouquin semblait spécialisé dans l'art sexuel japonais, il excellait dans l'humiliation, exploitant ses tendances sado-masochiste avec un brio frisant la perfection.
Le corps de Kiba ne fut plus que souffrance. Il appréhendait ses rencontres avec le roux, sachant que pendant plus de deux heures, on l'obligerait à appeler cet homme « maître » ou « seigneur ». Obligé de se soumettre à des jeux pervers ayant pour but de briser un peu plus chaque jours son esprit. Prit dans cette tourmente, Kiba ne voyait plus la lumière.
Un jour -dieu sait depuis combien de temps il était là- il surprit le roux en grande conversation avec le frère de Sasuke. Visiblement, le frère de Sasuke pensait qu'ils en avait fait assez mais Gaara n'était pas de cet avis.
— Je n'en ai pas encore finit avec lui.
— Tu as eu ta vengeance.
— Non, je prend du plaisir.
— Gaara...
— Va t'en, je continuerais seul.
Itachi le sonda longuement puis tourna les talons et s'éloigna, ses talons claquant sur le sol froid. Gaara revint vers Kiba et s'assit face à lui, jambes croisés. Kiba avait peur. Le tuerait-il si Itachi parvenait à le convaincre de tout arrêter ?
— Ils ne sont plus d'accord pour que je m'amuse avec toi.
— ...
— Je pense qu'ils se trompent. Regarde-toi, tu n'attend que le moment où je viens pour prendre ton pied. N'est-ce pas ?
Devait-il dire qu'il n'y avait que le roux qui aimait ces jeux sadique ? Mieux valait faire comme si !
— Oui... maître.
— Bon garçon. Aujourd'hui, je vais être gentil. Tu auras le droit de me toucher. Mais juste un peu.
Ces étreintes trop rare lui donnait le tourni. Quand avait-il commencé à ne penser qu'à lui ? Quand attendait-il avec impatience le moment où il le laisserait caresser son corps d'albâtre, si doux ? Kiba ne vivait plus que pour cet instant fugace et priait pour qu'on ne lui ôte pas ce plaisir. Si précieux à ses yeux pleins de fièvre.
Mais un jour, tout s'arrêta. Il se réveilla dans un lit d'hôpital, seul. Son bel éphèbe avait décidé de se passer de lui. Il refusa de répondre aux questions des médecins sur la provenances de ses blessures et hurla pour qu'on le laisse seul.
Kiba attendit la solitude de la nuit pour verser toutes les larmes de son corps.
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Sasuke chercha Naruto pendant toute une semaine. Jusqu'à ce qu'un jour, le détective qu'il avait employé l'appela : il avait retrouvé Naruto. L'émotion le fit tomber à genoux. Tandis qu'Itachi s'emparait du combiné pour en savoir plus, des larmes de bonheur ruisselèrent sur ses joues. Après tout ces jours d'angoisse, il allait le revoir !
— Lève-toi, on doit aller à l'hôpital.
Ce fut dans un état second qu'il fit le trajet, angoissé comme jamais. Qu'allait-il trouver là-bas ? Le plus terrible fut de le voir allongé dans ce grand lit tout blanc, si pâle ! Sasuke se laissa tomber sur la chaise tout à côté, posa le front sur la main du blond et pleura silencieusement. Il n'avait pas su le protéger !
Son beau visage était marqué par des bleus et entailles. Un de ses oeil était violacé et sa tête couverte de bandages, tout comme son corps. Il avait été plongé dans un coma profond, dû aux blessures infligés par Neji. Enfin, Sasuke le supposait. Une bouffée de haine l'envahit : ce salopard, il allait le détruire !
Sasuke avait fait appel à eTsunade, la spécialiste la plus célèbre dans le domaine de la chirurgie cervicale car Naruto ne réagissait pas au différent stimulis qu'avait tenté l'équipe médicale. Les résultats furent encourageant : Naruto allait beaucoup mieux. Il aurait dû se réveiller et pourtant, rien.
Peu après ce drame, Sasuke fit connaissance avec Shizune, lsa soeur. Son opération du coeur, qui fut un succès lui permit de se lever et désormais, elle travaillait dur sa rééducation. Elle fut attristée du sort de son blondinet préféré et depuis, prenait le temps de passer le voir.
Obnubilé par la santé du blond, Sasuke déserta son bureau. Heureusement que ses collaborateurs reprirent les affaires courantes car lui s'en fichait totalement. Ce qui lui importait le plus était là, allongé dans ce lit. Il s'assit sur le rebord et prit une de ses mains dans la sienne. Sa peau était froide, amenant une nouvelle monté de larmes.
— Naruto, mon amour, dit-il. Réveille-toi, je t'en prie. Si tu savais comme tu me manque, je ne peux pas vivre sans toi.
Il porta la main à ses lèvres et l'embrassa tendrement puis l'appuya sur sa joue baigné de larmes.
— Je n'aurais jamais dû laisser Kiba entrer dans ma vie. Je regrette tellement de ne pas avoir su deviner de quoi il était capable ! Mais ne t'en fait pas : je te vengerais. Je sais ce que tu dirais, souffla-t-il avec un sourire, tu refuserais que je lui fasse du mal et on se serait disputé. Mais tu sais bien que j'adore ce que nous faisons après. La réconciliation, c'est toujours le meilleur, n'est-ce pas ?
« Tu sais que j'adore te tenir entre mes bras. J'aimerais tant que tu sois à nouveau près de moi, dans notre lit et que nous ayons ces discussions qui animait nos soirées. Tu es si intelligent et si susceptible parfois mais tellement naïf ! Hier soir, je songeais que nous n'avions pas encore choisit nos alliances. Tu te rend compte, nous n'y avions même pas pensé. Tu sais pourquoi ? Parce que j'étais tellement heureux que ça m'était sortit de l'esprit.
Tu m'a rendu heureux, Naruto et j'aurais jamais cru que ça puisse m'arriver. J'ai tant souffert après la mort de mes parents. Je me sentais si seul...et puis, tu es entré dans ma vie. Tu as illuminé l'obscurité, la nuit qui régnait dans mon coeur. Tu m'a appris à respirer, a apprécier ce qui m'entourait. Grâce à toi, je me sens plus vivant que jamais alors si tu t'en va, je veux aussi partir avec toi. Parce que je n'envisage pas une vie sans toi à mes côtés. Réveille-toi Naruto. Je t'aime tellement... »
Il s'allongea à ses côtés et s'endormit.
