Chapitre 10

Ils étaient silencieux, dans ce couloir froid, sombre et ils se regardaient, incrédules. Ils ne comprenaient pas ce qu'ils venaient de faire, tout était embrouillé dans leurs têtes. Pourquoi ? Pourquoi des ennemis s'étaient-ils donnés l'un à l'autre si intensément ? Comment cela se faisait qu'ils avaient dépassé les limites avec une telle facilité, et qu'ils s'attiraient tant, encore à ce moment ?

Drago qui se retira doucement d'elle ne parvenait pas à retrouver son masque habituel : non, il était perdu, emmêlé dans ses pensées, plus encore quand, en regardant ses yeux noisette vifs il comprit quelque chose qu'il n'aurait jamais crû penser un jour : Il la désirait encore.

Soudain, dans un craquement sinistre une porte s'ouvra et ils entendirent :

-Hermione ? Tu est là ? On t'a cherché toute la soirée Harry et moi, on se faisait du soucis et je me suis rappelé que tu aimais bien venir ici, dit moi si tu est là sil-te plait, dit Ron anxieux.

Ils eurent à peine le temps de se séparer et se cacher le corps hâtivement que Ron les vit : il s'arrêta brusquement devant Le Serpentard qui tentait de cacher hermione plus dévêtue que lui.

Ron resta là, figé comme une statue de marbre passant rapidement son regard de Malefoy à Granger, puis de Granger à Malefoy tentant de reprendre ses esprits.

Après ce qui semblait des heures, Ron baissa la tête d'un air de dégoût et partit en tanguant vers la porte qu'il avait passé passé quelques instants plus tôt.

Hermione, qui pleurait maintenant silencieusement se rhabilla sommairement, et en regardant une dernière fois son maudit amant, partit. Drago quand à lui était complètement dépassé par les événements; normalement il n'en aurait eu que faire de se faire surprendre avec une nouvelle conquête, mais là c'était différent, sans qu'il ne sache pourquoi.

La préfète enfin arrivée à ses appartements se rua sur la salle de bain et toujours en pleurs elle s'effondra dans la douche sans même sentir l'eau gelée qui ruisselait sur son corps.

C'est seulement après 20 minutes de douche glacée qu'elle s'apaisa, éteignit la douche et recommença a raisonner : Ron l'avait vue. Il l'avait vue dans une situation qui ne laissait présager aucun doute, avec son pire ennemi, Malefoy. Elle avait donné sa virginité à ce Serpentard un soir, dans un couloir. Il lui prit sa virginité sauvagement, et elle ne lui empêcha pas, bien au contraire. Le fouillis dans sa tête finit de l'épuiser et elle s'endormit.

C'était le matin très tôt lorsqu'elle fut réveillée par un cauchemar : elle avait rêvé que Ron la rejette. Elle se secoua la tête et et rassura mentalement en se disant qu'il ne ferait pas cela ; pourtant, le souvenir de son regard de dégoût lui fit pleurer à nouveau.

Mais Hermione était forte, elle ne devait pas se laisser abattre ! Elle se devait d'être la même qu'avant, avec ou sans cette histoire. Certes, c'était une erreur monumentale, mais elle décida d'oublier : du moins, d'essayer. La préfète se dégoûtait-elle même de s'être laissé prendre par le pire coureur de jupons de l'école et pria pour qu'il ai la bonté d'esprit de ne raconter cela à personne : Seulement, elle n'y comptait pas trop venant de Malefoy, l'imaginant déjà dire à toute l'école "J'ai baisé Hermione Granger". Dans quelques heures, la Griffondor devrait afficher un regard impassible devant les autres, elle devait montrer que rien ne l'atteignait. Hermione avait participé a cette erreur en étant largement consentante, elle devait assumer, c'était aussi simple que ça ! Enfin simple... c'est ce qu'elle pensait.

Quelques heures plus tard, après qu'elle se soit lavée, coiffée, jetée des sorts de contraception et entraînée à faire un regard des plus impassibles, elle descendit dans la grande salle avec une grosse boule au ventre.

Quand elle rentra elle se rendit compte qu'elle était très en avance : seuls quelques jeunes Pouffsoufles et Griffondor déjeunaient en silence. Elle fut rassurée et décida de s'attabler pour manger le plus rapidement possible, prendre des forces et partir avant que les 7èmes années n'arrivent. Elle sortit a la hâte lorsqu'elle croisa Harry, visiblement fatigué : Il la salua habituellement et il lui raconta sa soirée seulement Hermione ne voulant plus jamais entendre parler de celle-ci défila la conversation étrangement et le Survivant, encore trop fatigué ne put répliquer qu'un petit froncement des sourcils. Il était suivi de près par Ron , discutant avec lavande qui ne vit visiblement pas Hermione et continua son chemin.

Lorsqu'elle arriva devant la salle de cours elle croisa rapidement le regard de Ron près d'Harry : La frayeur l'empara quand il la regarda avec dégoût, et détourna la tête. Il ne pouvait pas faire ça ! Hermione avait besoin de ses amis !

Les cours se passèrent dans un silence morbide. La Griffondor, toujours aux cotés d'Harry avait tenté de communiquer avec Ron, sans succès. Ce fut en fin d'après midi qu'Hermione prit Ron par le bras et ils se séparèrent du reste du groupe.

-Ron... Je sais que

- J'ai pas envie de te parler, lâche moi ! dit Ron méchamment.

-j'ai besoin de mes amis Ron, tu est mon

- Ton ami ? Tu me lâches pendant les vacances et à la rentrée je te vois baiser avec... Malefoy ? ça fait longtemps que tu avait des vues sur lui hein avoue ! Ne me parles plus jamais, Tu me dégoûtes, cracha-il.

Hermione le vit partir et ne put s'empêcher de pleurer : Pourquoi la traitait-il ainsi ? Elle avait fait une erreur mais ça ne regardait qu'elle ! Ginny et Harry qui la virent pleurer la réconfortèrent sans poser de questions pour le moment, sachant qu'elle n'était pas en état. Avec l'aide de ses amis Hermione pût reprendre son masque impassible, comme celui que Malefoy avait. A cette pensée toutes sortes d'émotions contradictoires l'envahirent.

Hermione arriva devant la grande salle avec ginny alors que le repas du soir était servi. L'après midi avait été dur pour elle, entre le fait de ne pas avoir mangé et de devoir subir les regards de Ron. Ginny tenta tant bien que mal de lui poser des questions sans grande réussite : Elle su juste que son frère avait blessé son amie.

Drago qui resta impassible tout l'après midi, toujours en réflexion sur lui même regarda entrer hermione dans la grande salle. Elle avait l'air fatiguée mais il la trouva toujours aussi désirable. Il l'avait eu, il avait même était le premier et se sentait confus sur ce point, mais tout ce qu'il remarqua c'est qu'Il la voulait encore, contrairement à ses autres filles insignifiantes. Il la voulait encore la sentir contre lui, la voir prendre du plaisir, l'entendre dire son prénom...

Elle passa et s'asseya près de ginny, quand son regard accrocha le sien : il voyait dans ce regard de la haine, de la tristesse mais aussi une petite lueur qui grandissait à mesure qu'elle le regardait. Ils s'interrompirent quand Ron fit une rentrée fracassante avec cette fille étrange, Lavande. Drago observa celui-ci : l'air dur, le visage froid et le désintérêt total qu'il montrait pour hermione lui fit froncer les sourcils :"alors c'est ça l'amitié chez les griffondor ?" se dit-il avant de riposter un regard des plus méprisants à Ron qui avait tenté de surplomber du regard le prince des Serpentards. Fort heureusement pour lui, Ron baissa la tête rapidement.

La soirée suivante fut rude pour hermione, assise à la bibliothèque qui tentait désespérément de s'enfoncer corps et âme dans un livre. En une nuit et une journée, elle avait perdu sa virginité, elle avait perdu Ron, et avait perdu son sang froid. Elle était à présent en colère contre le rouquin qui l'avait laissé tomber et blâmée pour ce qu'elle avait fait. Après tout, elle ne lui devait rien, il l'avait traitée comme si elle l'avait trompée Or, ce n'etait pas le cas seulement elle n'aurait jamais cru Ron capable d'une telle cruauté envers elle. Le soir Zabini Avait tenté de plaisanter avec Hermione, ce qui faillit réussir si il n'avait pas parlé un instant de Ron, même pour plaisanter.

Elle se doucha et prit le temps de constater les traces des mains de Malefoy sur ses hanches, les petites traces dans son cou et se souvînt à ce moment de l'étreinte si chaude et plaisante qu'ils avaient eu ; A quel point il l'avait serrée contre lui. Ça avait été fort, violent mais tellement bon... Elle rougit instantanément : elle ne pouvait oublier cette soirée malgré ses efforts, et ne pût se voiler la face plus longtemps : Elle en voulait encore. Elle se gifla mentalement et se rendit compte qu'aucun regard n'avait été inhabituel chez les 7èmes années... après tout, peux être ne l'avait-il dit à personne tellement cela le dégoûtait d'avoir ...fait ça avec une "sang de bourbe" se dit elle.