Bonjour à tous, ça fait un petit moment déjà que le chapitre précédent est sorti et honnêtement, je ne me sentais plus trop inspirée pour celui-là... D'où le temps que j'ai pris pour écrire un chapitre si court... J'ai voulu renouer avec les bases, maintenant que les problèmes de cœurs sont réglés pour faire un peu d'humour, et même si je ne suis pas ravie de ce chapitre, j'en suis satisfaite alors je vais arrêter de blablater pour vous laisser lire, le gros commentaire et le moment émotions, ce sera à la fin.
Bonne lecture !
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« Plus que tu ne le mérites »
Dans la cour du lycée, et alors que la plupart des élèves étaient attablés devant leur repas de midi, un bruit de tonnerre suspect retentit, suivi d'un « Pouf ! » sonore familier à certains. Ce qui avait tout l'air d'un réfrigérateur des années 80 venait d'apparaître subitement dans un nuage de brouillard épais, en surprenant plus d'un. Les peureux commencèrent à paniquer, mais comme il y avait peu de peureux dans les écoles de super-héroïsme, le grabuge ne fut que minime. Les curieux partirent s'entasser autour de l'objet d'un autre temps - sans savoir à quel point cette appellation était juste dans la forme mais inexacte dans le fond - en discutant.
« Qu'est-ce que c'est ?
― Un frigo, non ?
― Qu'est-ce qu'il fait là ? »
Aucun d'eux ne trouva le sage qui avait les réponses à ces questions, tandis que de plus en plus de nouveaux curieux s'agglutinaient autour et s'interrogeaient sur ce qui était devenu dans l'instant la chose la plus intéressante du monde. Le frigo se tenait là, droit, gris, immobile et muet comme une tombe. Il faisait à peine la taille d'un petit homme, mais était assez épais et large pour en serrer cinq pas trop costauds. À la différence des tombeaux, la curiosité renfermait des personnes ce qu'il y avait de plus vivant. Tous purent s'en rendre compte lorsque, dans un mouvement brusque, bruyant et soudain, la porte s'ouvrit, ne laissant dépasser qu'un pied. Le pied semblait être celui d'un homme, il était assez large et chaussé de grosses bottes militaires noires. Il avait vraisemblablement ouvert le frigo de l'intérieur en un coup sec et violent, et on put bientôt voir le corps auquel il était relié, puisque celui-ci sortit une fois que le premier fut posé au sol.
...
Le tonnerre avait à peine retentit, suivit du « Pouf ! » familier, quand Mighty s'était levé de son banc pour courir dans la direction d'où, il le pensait, provenait le son. Un léger brouillard s'étalant au sol et une foule indésirable se serrant autour d'un point inconnu firent battre son cœur plus vite, et de ses bras forts il écarta les quelques uns qui se trouvaient sur son passage et le séparaient encore de ce qu'il espérait être une certaine personne, d'une certaine époque.
Il fut for étonné de se retrouver face à un grand bloc de métal gris et froid.
« Mais qu'est-ce que c'est que ça ?
― On n'a pas une très bonne vue d'ici, fit un élève à ses côtés, même en étant tout devant.
― Il paraît que c'est un frigo, dit un autre, il est apparu comme par magie, juste là. »
Soudain, le bruit d'une vieille portière s'ouvrant avec brusquerie retentit et Mighty observa la foule retenir son souffle. Il entendit quelqu'un descendre de l'engin d'une façon bourrue et bien connue, ronchonner dans sa barbe et soupirer comme il ne l'avait plus entendu depuis bien trop longtemps. Ce fut plus fort que lui, mais l'espoir immense, la joie, et le soulagement mêlés, le firent crier en même temps qu'il s'approchait sans se rendre compte qu'il bousculait tout le reste du monde :
« Kacchan ?
― Deku ? Où t'es putain ? »
Mighty utilisa même son alter sur les derniers mètres, et quand il arriva à hauteur de la voix si vulgaire mais pourtant si tendre à ses oreilles, qu'il prit enfin son aimé dans ses bras, qu'il le souleva à près d'un mètre au dessus du sol en le faisant tournoyer, qu'ils rirent et qu'ils s'enlacèrent, il se sentit enfin complet. Complet comme il ne l'avait jamais été ces dernières semaines.
Lorsqu'il décida enfin de le lâcher, Mighty n'eut même pas à le déposer au sol, son chéri n'eut qu'à tendre les jambes pour que ses pieds atteignent la terre ferme. Le jeune héros se sentit immensément joyeux quand il se dit encore une fois que c'était bien lui, qui était là. Ce grand homme à la silhouette élancée et aux cheveux en pagaille, c'était son Kacchan.
Une autre personne descendit du frigo, et les curieux observèrent avec la curiosité qui leur était propre, une jeune femme en blouse blanche - du moins, elle le fut - et sur le nez de laquelle étaient posées d'étranges et grosses lunettes rondes. La seconde chose qui attira l'attention chez elle fut la couleur étonnante de ses lokes -roses, même si dans ce monde cette couleur n'était finalement pas des plus extravagantes- remontées en chignon. Elle fit une grimace avant de prendre la parole :
« Midoriya, pourquoi y a-t-il tant de monde ? Je t'avais dit d'être discret.
― Désolé, répondit Mighty en se désintéressant une minute de son chéri. C'est impossible de se déplacer discrètement dans ce lycée !
― Tu ne sais pas de quoi tu parles, je parie que tu n'as même pas essayé.
― Mais...
― Bon, assez parlé ! On t'embarque, bye les jeunes ! »
Aussitôt dit, aussitôt fait, elle tira sur les manches des deux idiots collés là l'un à l'autre pour les embarquer dans son frigo, elle ressortit la tête rapidement, ferma la porte, et les curieux restèrent ébahis devant le spectacle qui venait de se jouer là. Tout s'était enchaîné à grande vitesse, et personne n'avait eu le temps de souffler que Mighty venait comme de se faire kidnapper par ses pairs. On n'entendait rien de ce qu'il se passait à l'intérieur, c'était assez inquiétant, d'autant plus que le frigo ne disparaissait pas.
Les curieux finirent par repartir d'où ils venaient, trouvant le temps long et ayant abandonné leurs repas plus tôt pour venir voir ce qui se tramait alors.
...
Dans l'habitacle de la machine à voyager dans le temps, se serraient trois personnes dont un grand énervé, un costaud euphorique, et une moins grande et costaude mais qui avait besoin de place pour effectuer la manœuvre de décollage. Izuku n'avait jamais vu cet engin, alors il regardait chaque recoin du petit espace dans lequel ils étaient tous avec des étoiles dans les yeux. Katsuki de son côté, connaissait déjà par cœur la cabine pour avoir contribué à sa fabrication, et attendu déjà bien assez longtemps lors de l'aller. Il voulait rentrer chez lui avec son imbécile, et au plus vite, mais les choses n'étaient jamais si faciles.
« C'est la dernière fois que tu aides cette pouffe ! cria-t-il. »
Mei n'y prêta pas d'attention, habituée au mauvais caractère du blond. Il faut dire qu'ils travaillaient ensemble depuis des mois à ramener Izuku, alors l'habitude, elle avait eu le temps de la prendre ! Elle ne se souciait donc plus depuis longtemps des insultes et des jurons que gueulait l'autre dès qu'il en avait l'occasion. De toutes façons elle était actuellement trop occupée pour se permettre de répondre. Cette machine nécessitait un tas de manipulations qui deviendraient vite énervantes si les deux imbéciles qu'elle trimbalait un peu malgré-elle ne se calmaient pas rapidement.
Justement rapidement, Izuku sortit de son admiration pour le décor en se disant qu'il avait d'autres choses à admirer dans l'instant. Son regard se posa sur son chéri, comme si jamais il n'avait dû se poser ailleurs. Il remarqua une barbe blonde de trois jours au moins, et de grosses cernes eux aussi de plusieurs jours. Comment son homme pouvait-il rester si charmant alors qu'il se négligeait visiblement depuis des semaines ? Izuku savait que c'était uniquement dans le but de le retrouver, que son Kacchan n'avait plus fait attention à lui-même ; il était donc touché de ces petits détails. Dans un élan de tendresse, et profitant d'un peu d'espace qui se libéra par il ne sût quelle magie, il enlaça avec douceur l'amour de sa vie. Ce dernier eut un sursaut, ne s'y attendant pas. Il sourit en passant une main bien trop tendre dans les cheveux bouclés de son compagnon. Il n'était d'habitude pas adeptes de signes d'affection -surtout en présence d'un tiers- mais en l'instant, son Deku lui avait beaucoup trop manqué pour qu'il refusât d'être enlacé, et câliné, et chouchouté, et caressé, et embrassé. Katsuki n'en avait plus rien à foutre, de la présence d'un tiers, il aurait aimé que son chéri le plaque durement contre la paroi tapissée de ce frigo de malheur pour l'embrasser sauvagement, pour compenser tous les baisers qu'il n'avait pas donné ou reçu ce dernier mois.
« Eh là, doucement les tourtereaux ! Vous ferez tout ce que vous voudrez quand on sera arrivés, mais pas dans ma machine, vous allez tout dégueulasser. On n'en a pas pour très longtemps, alors tenez-vous encore quelques minutes. »
La remarque de Mei fit rire le brun, pas gêné le moins du monde, alors que son blond était sur le point de péter un câble. Ils n'avaient pas le droit de fêter dignement ni tout de suite les retrouvailles ? Pourquoi n'étaient-ils pas encore parti de cette époque pourrie ? Pourquoi n'étaient-ils pas déjà arrivés ? Katsuki en avait clairement marre d'attendre, et il se retenait avec force de ne pas faire sauter cet engin de malheur, parce que malgré tout ce qu'il pouvait en dire, c'était cet engin de malheur qui était sensé le ramener chez lui d'ici peu.
...
« Dis, Kacchan... Tu crois qu'on sera comme eux, dans sept ans ?
― Tch, je serai encore mieux.
― Haha, je savais que tu dirais ça, idiot.
― Idiot peut-être, mais l'idiot que tu aimes !
― Absolument, et tellement plus que tu ne le mérites... »
Ils s'embrassèrent avec passion, avant que le blond n'eut réalisé quelque chose qui le fit tiquer nerveusement.
« Hé ! s'emporta-t-il ; Qu'est-ce que ça veut dire d'abord, "plus que tu ne le mérites" ? »
…
FIN
(mais peut-être pas tout-à-fait)
Et voilà, MAGG c'est terminé :'( ... Ouh là là, ça me fait vraiment tout drôle de me dire que j'ai fini une longue fic ! Je veux dire, ce n'est pas la première que j'écris, concrètement, mais c'est cependant bien la première que je mène à terme ! Eh oui ! D'ailleurs c'est un peu grâce à vous, lecteurs (surtout ceux qui laissent des reviews (on ne peut pas faire de cœurs mais c'est l'intention qui compte, non ? )) !
(Attention : Dans la suite, j'utilise le verbe "shipper", dont je ne suis sûre ni de l'orthographe ni même de la validité. En gros ça veut dire "supporter/apprécier le ship/pairing")
Comme je le disais plus haut, je n'étais pas trop inspirée pour cette fin, d'où sa taille exceptionnelle (environ 1600 mots, les autres sont au moins deux fois plus longs d'habitude). Cela dit, il me convient assez. Je trouve de plus en plus que la relation canon (officielle) de Kacchan/Deku est "malsaine", alors j'ai un peu voulu retranscrire ce côté malsain... C'est pas très clair, je ne sais pas m'expliquer ;A; !
Mais en gros, on est tous d'accord pour dire que Katsuki est un connard (ou du moins, il agit comme tel) ? Et donc, Izuku est bien trop gentil pour son propre bien (même si ça fait son charme :3 ). On est d'accord si je vous dit que Izuku ferait mieux de ne pas s'accrocher à son amitié passée avec Katsuki pour aller de l'avant avec/grâce à ses nouveaux amis ? Ceux qui sont gentils avec lui, qui le respectent, tout ça... Qu'il devrait tourner la page quoi, et laisser ce con de Kacchan. Voilà ça c'est ce que je pense, parce que c'est dans mon idéologie, cependant...
Il y a toujours cette part de moi qui continue de les shipper, parce que honnêtement, ils sont mignons quoi. Le caractère gentil, stable, de Deku complète parfaitement celui perturbé et colérique de Kacchan (et puis, ces surnoms quoi, c'est trop chou non ?). J'espère qu'on voit ça dans MAGG.
En fait, je les shippe grâce à leurs caractères respectifs, mais quand je me penche sur leur vécu (surtout les années de harcèlement, vous savez) je trouve ça malsain. Dans ce contexte, Kacchan devient une sorte de tumeur dont Izuku n'arrive pas à se défaire, par nostalgie.
C'est pas très rigolo mais j'avais envie de vous parler de ça. Si vous lisez/avez lu MAGG, j'imagine que c'est que vous les sippez aussi ? Alors je voudrais savoir si vous aussi, vous avez ce genre de dilemme quand vous les regardez interagir. Moi ça me tiraille assez, quand même...
Bref, j'ai pris conscience de cet état de fait assez récemment et c'est ce qui m'a un peu bloquée à écrire la fin.
Au final, je l'aime bien comme ça, la note finale revoie à ce petit dilemme, de façon plus légère en le traitant comme une petite boutade.
(Izuku est décidément trop gentil, c'est émouvant)
Je suis déçue parce que j'aurai aimé approfondir d'avantage les personnages du futur. Mon problème était que je ne savais pas vraiment comment m'y prendre. Concrètement c'est facile hein, mais le soucis c'est que je suis sensée conclure là, pas instaurer une nouvelle intrigue ^^' ...
Du coup... *suspense, roulement de tambour et tout* Toutes mes idées quand à cette époque, ou presque, seront développées dans des bonus !
Rien n'est certain ni même écrit, mais voilà le topo : j'ouvrirai une nouvelle fiction qui s'appellera "MAGG - bonus : Titre qui tue", et on aura des anecdotes de la vie de couple Mighty/Kacchan du turfu, mais aussi on verra ce que sont devenus les autres élèves de Yuei, et surtout, ce que devient la FOSSe !
(bah oui)
Je ne pense pas faire quoi que ce soit de très excitant ou régulier, juste quelques OS tranches de vies, romance guimauve, espionnage, famille, mariages, missions de super-héros, métro-boulot-dodo-, tout ce joyeux bazar quoi.
Et au milieu il y aura quelques explications sur comment à marché ce putain de voyage dans le temps et ces histoires de souvenirs, puisque je ne l'ai presque pas expliqué ici ^^' ...
M'enfin, si vous avez des questions à n'importe quel sujet, pas la peine d'attendre, je peux vous donner quelques détails en mp si vous souhaitez ^^ !
Merci, mille mercis pour votre soutien à tous et à toutes, c'est un peu grâce à vous si j'ai tant aimé écrire MAGG, et si je suis arrivée jusqu'au bout !
Merci à tous ceux qui ont laissé une trae constructive de leur passage, les reviewers, je sais pas ce qu'on ferais sans vous ;) !
Bien sûr je remercie également ceux qui ont suivi la fic et l'ont même ajoutée à leur favoris, je vois tout je sais tout, et ça me fait énormément plaisir de savoir (enfin, vu que vous suivez j'ai au moins le droit de supposer) que ma fic vous plait !
Merci du fond du cœur, j'espère que vous avez passé un joyeux Halloween, au passage ;) !
