Titre : L'humanité crée l'espoir
Auteur : Sinelune
Rating : M
Genre : Romance.
Avertissement : Attention, cette fic comporte des relations sexuelles entre deux hommes, alors pour ceux que ça gène, ouste !
Pairing : Drarry !
Disclaimer : Les lieux et les persos sont à JK Rowling, l'histoire à moi, Sinelune !
Hum hum.
Ah oui. Et à Conscience De Lune, évidemment . Le titre de ce chapitre est : « Et si je recommençais à croire ». J'ai eu cette idée quand…
Quand tu t'es demandé si tu pouvais recommençais à croire que, peut-être, quelques neurones se dissimulent quelque part dans ton minuscule cerveau ?
…
Non parce que si c'est ça, t'embête pas à essayer d'avoir à nouveau la foi, t'en as plus des neurones.
…
Orchideouxx, Ange-Jedusor, Vert Emeraude, Mily Black, Darky Obscure
gally84, Vif d'or, DTL, Ewira, Confiture de Tom, Flo, Malicia-moony,
la shinegami, Magical Girl Kiki, Jully Reed, Leviathoune x2, Spicy Marmelade,
Ishtar, Light Of Moon, Lanya, Vive les Unas, tit'cerise…, NEPHERIA,
Samaeltwigg, Bybytte, Harrie Zabbs, Artemis, Juju 22, Lilu Malfoy-Potter,
jenin, didi, Elie, blan, AAINTS, Vega, Kaene, lolodie, lo hana ni,
Tchaye, malilite x6, AdelheidRei, tama, Serdra, Booyaka87
Farniol, Violette-Ceresse, Jessy, Lina44, Yepa, Tchu, Sahada
MERCI beaucoup à vous toutes ! (même s'il y a des garçons (ce dont je doute), il y a plus de filles donc je le mets au féminin et puis c'est tout ;p)
Sinelune.
Bonne lecture !
Chapitre 9 : Et si je recommençais à croire ?
Rêveur, il ne tressaillit même pas lorsqu'il entendit une voix dire :
-C'est la première neige de l'année.
Le brun souffla à nouveau contre la vitre.
-Oui, répondit-il.
Draco s'assit en silence à ses côtés, mais Harry ne se retourna pas. Il savait que s'il rencontrait le regard de son âme sœur, il serait perdu.
Il ne pouvait pas se mentir.
Cette nuit-là… Draco l'avait guérit.
Il lui avait offert la guérison que lui seul pouvait lui apporter ; à aucun moment ça n'avait été une souillure supplémentaire.
Il avait pansé une de ses plaies… Pour le meurtrir encore plus profondément.
Harry crispa ses doigts sur la vitre.
Il sentit quelque chose de chaud et doux recouvrir ses épaules et sursauta légèrement en reconnaissant la cape du Serpentard. Il tourna légèrement son visage de façon à pouvoir respirer cette odeur si envoûtante, à la manière d'un drogué.
Il retint un gémissement en sentant son parfum discret et pourtant si présent. Il se sentait complet et en même temps lacéré. Paradoxalement, plus il était apaisé par le blond et plus des flashes de son secret lui revenaient. Il secoua la tête pour chasser ses visions, mais elles ne partaient pas. Ce fut Draco qui les chassa en rompant le silence et en se frayant un chemin à travers l'esprit du Gryffondor.
-J'aime la neige.
-Moi aussi, répondit Harry.
Parce qu'elle te ressemble.
-Je trouve qu'elle me ressemble, ajouta le blond.
Le Survivant esquissa un sourire qui disparut lorsqu'il rencontra le reflet du regard de Draco qui s'était décalé pour l'observer.
-Elle me ressemble, continua le Serpentard, parce qu'elle est froide, belle, qu'elle est capable de réconforter ceux qu'elle désire consoler. Elle est aussi éphémère, on la voudrait toujours à ces côtés, parce qu'on aime une de ses qualités ; en ce qui me concerne, il s'agit de la richesse, la renommée, le pouvoir… Mais elle s'en va toujours avec le printemps, et rien de ce que tu peux faire ne l'en empêchera, on ne commande pas à la neige de rester, tout comme on n'ordonne pas à la nuit de partir, aux étoiles de briller, à la pluie de revenir. Elle t'abandonne sans un regard en arrière, elle est provisoire et inconstante.
Essaies-tu de me dire que je n'ai rien à attendre de toi parce que quoi qu'il advienne… Tu me quitteras ?
Draco s'approcha, faisant trembler Harry. Doucement, il se fraya un chemin à travers les hautes herbes et posa presque son front contre la vitre, à quelques centimètres du brun qui fit de même.
Ils contemplèrent la neige tomber.
-Mais ce que les gens ne comprennent pas, chuchota le blond, c'est que la neige revient toujours. Elle peut partir parfois, elle peut se tromper de temps en temps, elle peut t'en vouloir, te blesser, te peiner. Mais elle revient toujours. Toujours, toujours vers toi. Elle peut craquer, crier. Parfois elle n'en peut plus, parfois l'amour ça n'en peut plus, mais si elle te fait une promesse, elle fera tout pour la tenir.
Une goutte salée créée de purs sentiments s'échappa de l'œil de Harry, et Draco tendit sa main pour l'approcher du brun. Il tenta de la poser sur sa joue mais le Survivant éloigna son visage, ne supportant pas l'effleurement. Le Serpentard s'approcha et empêcha Harry de s'écarter en tenant sa nuque. Et doucement, presque timidement, le cœur battant à cent à l'heure, il effaça cette larme d'un baiser et murmura :
-Je m'énerverai parfois, je t'en voudrai souvent, je partirai de temps en temps, mais je te promets, Harry je te promets, que si tu acceptes d'essayer… Je ferai tous les efforts du monde pour créer quelque chose entre nous, quelque chose de solide, et de précieux. S'il te plaît.
Les yeux écarquillés, essoufflé comme s'il avait couru un marathon, Harry ne disait rien, n'en croyant pas ses oreilles. Et il vit, il vit dans les yeux de Draco qui c'était vrai.
Ces yeux si différents des siens lorsqu'il le frappait, lorsqu'il le violait.
-Je… Je…
-Harry, dit Draco avec un sourire mutin, je te signale que je t'ai dit s'il te plaît. Ce n'est pas dans mes habitudes, alors je te conseille de réfléchir avant de dire n'importe quoi.
Harry sourit en entendant la voix de son âme sœur trembler légèrement et le vit rosir.
-Je suis mort de trouille, souffla-t-il.
-Moi aussi, répondit le blond. Je n'ai jamais… Pris de risques, en ce qui concerne les sentiments.
Harry hésita, puis prit la main de son âme sœur entre les siennes.
-Et moi… Moi je te promets de ne pas partir, jamais. D'être là et de t'attendre, même si tu t'en vas et que tu m'abandonnes.
-C'est une promesse importante et difficile à tenir, remarqua Draco. Tu seras là, toujours ? Tu ne partiras pas, tu ne… Mourras pas ?
Harry eut un sourire tendre. Evidemment, le blond ignorait qu'ils étaient âmes sœurs et que de ce fait, s'ils entamaient une relation et s'aimaient, si Harry mourrait, Draco finirait lui aussi par périr.
Avait-il le droit de faire courir ce risque au Serpentard sans qu'il le sache ? Avait-il le droit ?
Il répondit à la question sans mentir.
-Je ne te quitterai pas.
Ils ne sourirent pas, mais leurs yeux étincelaient.
Une promesse faite un soir sous la première neige de l'année, vous la briseriez ?
oOoOoOo
POV Draco
-MESSIEURS POTTER ET MALFOY ! hurla une voix stridente.
Je me réveille en sursaut et porte mes mains à mes oreilles. J'ordonne à l'enquiquineuse, qui qu'elle soit, inconsciente pour déranger mon profond sommeil réparateur :
-Tais-toi, femme !
-Femme ? FEMME ! rugit la créature dont la voix monte de plusieurs octaves.
Je me redresse péniblement mais sens que quelque chose me bloque. Je baisse les yeux et aperçois Harry endormi sur mon torse, nullement dérangé par le bruit de la gêneuse. Je souris et l'entoure de mes bras, enfouissant mon nez dans ses cheveux. Il a la peau douce. Je le serre contre moi en fermant les yeux. Il pousse un petit gémissement qui me fait frissonner et ouvre des yeux ensommeillés. Un instant, il a l'air effrayé en ne reconnaissant pas l'endroit où il est mais il est immédiatement rassuré en me voyant. Il me sourit timidement et je me fais violence pour ne pas me jeter sur ses lèvres si douces.
Adorable.
Je me penche pour lui faire un baiser esquimau et j'entends un hoquet choqué. Ah oui, c'est vrai, l'emmerdeuse de service m'était sortie de l'esprit. Je lève la tête pour lui demander poliment de foutre le camp.
Oups.
Mme Chourave nous observe, visiblement ébahie, tout comme la classe de Serdaigles derrière elle. Fantastique. Au moins je sais que tout le monde sera au courant avant l'heure du déjeuner.
Je sens Harry qui se crispe à mes côtés et croise son regard anxieux et interrogateur. Je soupire. Mais que croyait-il ? Que j'espérais que personne ne soit au courant ? Je suis un Malfoy, et un Malfoy n'a honte ni de ses choix, ni de ses actes.
Je relève la tête et toise mon professeur avec tout le dédain que je suis capable de montrer en étant allongé sur le sol, Harry Potter sur moi et encore à moitié endormi. Ne vous méprenez pas, je reste impressionnant.
-Qu'y a-t-il professeur ? je demande avec mépris, vous savez le ton qui dit : « Le simple fait que ton regard m'effleure est un honneur infiniment trop grand pour ton existence dépassée par ma splendeur ». N'avez-vous donc pas vu que nous étions occupés ? J'admets que nous nous trouvons dans une de vos serres et que vous devez faire cours, mais cela ne sous-entend PAS que vous puissiez vous permettre de détruire une tentative de compréhension entre les maisons, vous qui prônez sans cesse l'effort de solidarité entre les élèves.
Je me relève en entraînant Harry avec moi.
-Nous avons voulu trouver un endroit paisible pour discuter du moyen de cesser nos querelles incessantes, et emportés par notre discussion, nous n'avons pas vu l'heure passer et nous sommes finalement endormis. Est-ce un crime ? Est-ce notre faute si l'école grouille d'oreilles indiscrètes et qu'il est impossible de trouver un peu d'intimité ?
Tout en noyant le professeur de mes paroles, je traîne Harry vers la sortie.
-A présent, si vous voulez bien nous excuser, nous allons devoir vous quitter pour proposer nos solutions aux élèves de notre maison. Sauf si bien sûr vous considérez que le non-respect du couvre-feu est une faute suffisamment grave pour devenir prétexte à détruire notre début d'entente mutuelle.
Mme Chourave ouvre la bouche mais je la coupe avant qu'elle ait le temps de parler :
-Ceci dit, je ne doute pas que vous êtes bien trop intelligente pour commettre ce genre d'impair. A présent, je vous prie de m'excuser, je rajoute en sortant de la serre avec dignité, sans un regard en arrière.
Je marche lentement, en tenant toujours Harry par la manche, qui se dégage et me prend la main. Nous nous asseyons près du lac, dissimulés par un rocher et il éclate de rire en me regardant avec une expression malicieuse.
-« Est-ce un crime ? Est-ce notre faute si l'école grouille d'oreilles indiscrètes et qu'il est impossible de trouver un peu d'intimité ? » répète-t-il avec un sourire narquois.
-Hé, c'est MON sourire narquois ! dis-je en portant la main à mon cœur, l'air offusqué. Toi, tu es le gentil Harry Potter, naïf, mignon, débile et dégoulinant de gentillesse.
Il fait une moue boudeuse mais se reprend presque immédiatement en retrouvant son sourire narquois.
-Moi aussi j'ai le droit de l'utiliser !
-Non ! dis-je, catégorique. D'ailleurs, je vais te le reprendre.
Je me jette sur lui comme un affamé et dérobe ses lèvres si tentantes. Je les mordille, les lèches et il gémit. Il pousse un soupir et je savoure ce souffle sucré, délectable. Je m'écarte à regret et pose les yeux sur ses lèvres rougies par mes baisers, couleur cerise.
Même si j'ai peur…
Je suis heureux d'avoir fait ce choix.
oOoOoOo
Nous nous quittons au détour d'un couloir pour retrouver nos chambres respectives afin de nous changer et nous promettons de nous retrouver à l'heure du déjeuner devant la grande salle.
Je prends le chemin menant à ma chambre en espérant ne pas tomber sur un de mes amis qui m'abreuverait de questions stupides et inutiles. Fort heureusement, je ne croise personne –réflexion faite, ils doivent tous être en cours– et m'enferme dans mon antre rassurant. Je prends une douche et m'habille soigneusement. Je m'apprête à mettre du gel dans mes cheveux et stoppe mon geste, le pot à moitié ouvert. Bizarrement, je sens que Harry n'aimerait pas que je le fasse. Indécis, je me contemple un instant dans le miroir puis hausse les épaules et repose le pot sur le lavabo.
Puis je m'allonge sur mon lit avec lassitude, me sentant pourtant étrangement bien, apaisé.
J'ignore pourquoi, mais…
Lorsque je suis à ses côtés, c'est comme si je me retrouvais soudain entier, après avoir été privé d'un de mes membres durant ces longues années. Il ne m'apporte pas ce qui me manque, il est une partie de moi. Il n'est pas mon opposé, mais une continuité.
Il est une évidence.
oOoOoOo
Je me retrouve dans le hall d'entrée à l'attendre, ignorant superbement la plèbe qui m'entoure en jacassant. Merlin, ce qu'ils m'ennuient !
-Dray ! m'appelle Pansy en me rejoignant, suivie de Blaise. Où étais-tu ce matin ? Le professeur Snape nous a dit de te dire qu'il voulait que tu lui rendes ton devoir de potion ce soir.
-Et Potter a eu droit à une retenue et vingt points en moins pour sa maison, m'informe Blaise, visiblement satisfait.
Il marque une pause et reprend :
-Tu étais avec lui, n'est-ce pas ?
Je lui souris, complice. Il me connaît trop bien.
-Allez déjeuner, je vous rejoins.
Pansy essaie de me dire quelque chose mais Blaise l'entraîne vers la Grande Salle. Peu à peu, le hall se vide et je me retrouve seul. Quelques minutes plus tard, je vois Harry descendre les marches de l'escalier en face de moi et je le rejoins.
-Tu es en retard, Potter. Je n'aime pas les retards.
Il me sourit, moqueur, et mon cœur fait un bond dans ma poitrine. C'est étrange, j'ai l'impression que la moindre petite seconde passée en sa compagnie me fait devenir toujours plus accro à lui.
-C'est que je me suis fait chopper par Mac Go, dit-il, elle n'a pas voulu me lâcher ; j'ai eu droit à une retenue.
-Et bien ça t'en fera deux ; le professeur Snape aussi t'en a infligé une.
Il a une expression agacée :
-Et toi bien sûr, tu n'as pas été puni, je me trompe ?
Je lui fais un sourire suffisant :
-Que veux-tu, mon charme est irrésistible.
Il lève les yeux au ciel et je l'entraîne vers la Grande Salle. Arrivé devant les deux immenses portes qui semblent étrangement bien plus intimidantes que d'habitude, je le sens qui se crispe. Je le force à se tourner vers moi et me rends compte qu'il a l'expression d'une bête traquée, comme s'il s'apprêtait à se jeter dans la cage aux lions.
-Hey, Harry, je murmure. Ça va bien se passer.
Il hoche la tête, encore soucieux mais ne trouvant rien à ajouter, je le prends par la main et ouvre les portes.
Nous apparaissons et le silence se fait petit à petit. Harry se raidit et je serre sa main dans la mienne. Arborant mon habituel air supérieur, je rejoins ma table en défiant quiconque du regard de faire la moindre petite remarque désagréable. Personne ne dit rien et je m'assois à ma table Harry à mes côtés. Tous les élèves nous fixent avec des yeux ronds et je croise le regard d'un Serpentard de septième année qui a l'air surpris et écoeuré. Je lance d'un ton froid, l'avadakédavrant du regard :
-Qu'est-ce que tu as à me fixer comme ça ? Si tu continues, je te frappe.
Le Serpentard hésite mais finit par se concentrer sur son repas en serrant les dents. Les conversations reprennent immédiatement et je souris, satisfait, pendant que Blaise éclate de rire et vient s'asseoir de l'autre côté de Harry pour lui taper le dos.
-Alors Potter, on a réussi à apprivoiser notre petit dragon ? Tu mérites mon putain de respect pour avoir réussi ce tour de force !
Harry le regarde, visiblement choqué qu'un Serpentard aie pu lui dire qu'il le respectait. Il ouvre la bouche pour répondre mais son regard est soudain attiré par la table des Gryffondor et il esquisse un sourire avant de rougir et de tenter de se cacher sous la table. Je le force à se redresser et jette moi aussi un œil en direction de la table des rouge et or.
J'aperçois la sang de… Granger qui sourit à son ami d'un air encourageant et j'apprécie sa tolérance (nda : pas comme toi Dray… ;p). Je vois les autres Gryffondors qui rient sous cape comme les imbéciles qu'ils sont et la belette qui fixe mon Harry avec animosité et ressentiment.
Non mais pour qui se prend ce demeuré congénital ?
Furieux, je me lève et fait le tour de la table de façon à m'asseoir face à Harry, l'empêchant de voir l'imbécile de service.
Il sursaute et me regarde, étonné. Sans mot dire, je lui sers un verre de jus de citrouille et lui fait signe de manger.
Durant tout le repas, mes amis le harcèlent de questions et il a l'air assez à l'aise, compte tenu de sa situation. Seule ombre au tableau, Pansy ne dit mot de tout le repas et s'en va dès qu'elle a terminé de manger.
J'avoue être un peu désorienté par son comportement. Je sais que l'école pense que c'est ma fiancée, et elle l'est aux yeux de nos parents, mais elle et moi savons que je n'ai jamais eu l'intention de l'épouser, ce qu'elle m'a toujours dit très bien accepter. Peut-être est-ce simplement Potter qui l'ennuie.
Fin POV Draco
oOoOoOo
-Mais enfin Harry ! Est-ce que tu sais ce que tu fais ? demanda Ron à son meilleur ami, rageur, en faisant les cent pas dans leur salle commune.
Il n'était que dix heures du soir, mais la pièce était presque vide ; les autres Gryffondors s'étaient empressés de les laisser seuls en voyant Ron commencer à s'énerver.
Seule Hermione était toujours là, suivant l'échange sans rien dire.
-Je comprends que tu veuilles essayer et… Enfin non, je ne comprends pas !s'énerva le roux en se plantant devant son ami. Il te fera du mal, Harry, tu souffriras par sa faute et après ce sera à nous de te ramasser à la petite cuillère !
Harry sourit :
-Mais il reviendra toujours, et vous serez là pour m'aider à surmonter ces problèmes.
-Nous serons là, Harry, intervint Hermione. Et puis, entre nous, le simple fait qu'il ait imposé votre couple comme s'il s'agissait d'une évidence me rassure amplement. S'il n'a pas honte de toi et ose braver les mauvaises langues, tu peux t'attendre à beaucoup de lui.
Hermione reçut un regard reconnaissant en guise de réponse et elle pencha la tête sur le côté d'un air taquin.
-En plus, grâce à vous, Blaise et moi passerons presque inaperçus.
Harry écarquilla les yeux et Ron sentit sa mâchoire se décrocher pour pencher dangereusement vers le sol.
-Ah, euh, vous… Bien, déclara le brun, indécis.
-Merci Harry, répondit Hermione avec un sourire resplendissant. Qui l'aurait cru, n'est-ce pas ? Mais je me suis rendue compte qu'en réalité Blaise est quelqu'un d'intéressant et attentionné.
Ron eut un reniflement méprisant.
-Ça suffit, dit-il d'un ton sec. Il y a à peine quelques semaines, Hermione, tu considérais les Serpentards comme des traîtres doublés de lâches et aujourd'hui tu sors avec l'un d'eux ? Quand à toi, continua-t-il en se tournant vers le Survivant, je te pensais plus intelligent que ça ! Il va te faire souffrir, Harry, il va te faire mourir ! Tu ne penses pas que tu as déjà bien assez souffert par sa faute ? Ne viens pas me voir quand il te fera à nouveau du mal, parce que cette fois, c'est toi qui auras tout provoqué !
Sur ce, il fit demi-tour et rejoignit leur dortoir à pas lourds et pesants, donnant des coups dans les murs en essayant manifestement de faire le plus de bruit possible.
Le silence régnait à présent dans la salle commune des Gryffondors. Harry ne regardait pas son amie de façon à ne pas voir la question muette qui devait probablement faire briller son regard. Néanmoins, Hermione, fidèle à elle-même, ne s'avoua pas vaincue et ignora volontairement le fait que Harry n'était visiblement pas disposé à se confier.
-Harry… commença-t-elle, de quoi parle-t-il ? Est-ce que tu m'as caché quelque chose ?
A l'écoute de ce ton moralisateur, Harry s'énerva. Il était toujours très nerveux quand on approchait de près ou de loin ce qu'il avait vécu cette nuit-là.
-Je ne vois pas en quoi ma vie privée te concerne, répliqua-t-il d'un ton glacial.
Les joues de son amie s'enflammèrent et elle baissa les yeux, embarrassée. Voyant cela, Harry se calma presque immédiatement, légèrement honteux de la traiter aussi méchamment alors qu'elle lui accordait son soutien sans faillir.
-Excuse-moi… soupira-t-il. C'est simplement que… Enfin, ce n'est pas important. Draco m'a toujours ennuyé durant toutes ces années, et il ne s'est jamais caché de tout faire pour me pourrir la vie. Ron ne digèrera jamais ça, je crois.
Hermione fit la moue. Elle n'était pas convaincue de la réponse de son ami car Ron avait sous-entendu que Harry avait été blessé par le Serpentard, ce qui n'était, à sa connaissance, jamais arrivé jusqu'à maintenant. A moins bien sûr que Harry n'éprouve des sentiments pour le blond depuis un certain temps déjà. Mais cela lui semblait déjà moins étonnant depuis qu'elle avait vu Harry se faire beau pour le jeu Courage ou Sincérité. Peut-être Malfoy l'avait-il appris et s'était-il moqué ? Les questions fusaient dans son esprit mais elle s'abstint de toute remarque, se disant que Harry savait qu'elle était là s'il avait besoin de se confier.
Elle se contenta de hocher la tête, songeuse.
-Je vais me coucher, déclara-t-elle. Bonne nuit Harry, à demain.
-Bonne nuit, 'Mione, répondit le Survivant en la regardant rejoindre son dortoir.
Il resta quelques instants immobile dans la pièce, se contentant d'écouter le crépitement du feu dans la cheminée. Enfin, il rejoignit son dortoir et croisa le regard emprunt de rancune de Ron juste avant que ce dernier ne tire les lourds rideaux de son lit à baldaquin.
Soupirant, il se changea et se coucha sans fermer ses rideaux, les yeux fixés sur la fenêtre.
Il neigeait.
Dans le prochain chapitre, On doit bien pouvoir arranger les choses… Non ? , le grand retour de Ethan que Harry apprend à mieux connaître, et ça me fait très plaisir que vous l'aimiez aussi !
Au fait, on m'a plusieurs fois fait remarquer que mon résumé est nul (plus gentiment bien sûr, mais appelons un chat un chat), et je me demandais si par hasard vous auriez des idées concernant celui-ci… ?
Je suis aussi très contente d'avoir rencontré les nouvelles lectrices qui m'ont envoyé un petit commentaire il y a deux semaines :)
Merci beaucoup aux habituées également ;)
A dans deux semaines !
Bises,
Sinelune.
